L'AVION DE L'APOCALYPSE (Umberto Lenzi)

Horreur
Long métrage italien/espagnol/mexicain
Réalisé par Umberto Lenzi
Scénarisé par Antonio Cesare Corti, Luis María Delgado et Piero Regnoli
Avec Hugo Stiglitz, Laura Trotter, Francisco Rabal, Mel Ferrer…
Titre original : Incubo sulla città contaminata
Année de production : 1980

L’avion qui amène l’apocalypse, c’est ce cargo militaire qui atterrit un jour sur la piste de l’aéroport d’une grande ville dont le nom n’est jamais mentionné (en fait, le film a été tourné à Rome mais tous les panneaux sont en anglais histoire de privilégier l’exploitation à l’international). En surgissent des hommes à l’air hagard, dont certains atrocement défigurés, qui se jettent soudainement sur le personnel et les autorités pour les massacrer et boire leur sang. L’épidémie ne fait que commencer…

Co-production entre l’Italie, l’Espagne et le Mexique, L’Avion de l’Apocalypse fait partie de ces nombreux longs métrages qui ont surfé sur la popularité du Zombie de George A. Romero. Mais s’il a été vendu un peu partout comme un film de morts-vivants, ses « créatures » sont en fait des humains rendus fous suite à une exposition prolongée à une trop forte dose de radiations. Ces « contaminés » (voir le titre original) savent encore réfléchir (à un certain degré), utiliser des armes, attaquer en groupe…et tout ce qui les intéresse, c’est tuer, encore tuer et se nourrir du sang de leurs victimes (ce qui les rapproche également des vampires). La proie également infectée peut alors rejoindre leurs rangs…

Les hordes sanguinaires réunissent donc différentes caractéristiques…mais ce qui les empêche d’être réellement effrayants, c’est bien le maquillage ridicule dont ils ont été tartinés pour évoquer des chairs en putréfaction…et qui ressemble plus ici à de la pizza trop cuite où à de la viande qui a dépassé la date de péremption (certains diraient que les figurants ont été enduits de caca mais je n’irais pas jusqu’à la blague scatophile…quoique…). Les comédiens/cascadeurs engagés pour jouer les zombies/contaminés/vampires (trop de slashs dans cette phrase) surjouent allègrement en grognant et roulant des yeux, ce qui n’est rien comparé à la prestation globalement médiocre des têtes d’affiches.

Entre deux attaques plutôt nerveuses (bien que répétitives et pas toujours très bien filmées), le scénario suit plusieurs groupes de protagonistes peu intéressants tout au long de sous-intrigues mal agencées. Du côté de l’interprétation, on passe de l’inexpressif Hugo Stiglitz (Lenzi voulait Franco Nero ou Fabio Testi mais il a du se contenter du médiocre mexicain imposé par les co-producteurs) à Laura Trotter qui surjoue en toute occasion. Il y a aussi ceux qui ont l’air de s’ennuyer copieusement en attendant leur chèque, comme l’espagnol Francisco Rabal (vu notamment chez Bunuel dans Belle de Jour) ou encore l’inévitable acteur hollywoodien venu cachetonner mollement en Italie en fin de carrière, Mel Ferrer, loin (mais vraiment très loin) de Scaramouche et Les Chevaliers de la Table Ronde.

L’Avion de l’Apocalypse se termine sur un procédé narratif éculé et utilisé ici de manière particulièrement grotesque…et tout cela parce qu’il paraît que les auteurs ne savaient pas comment finir le film à cause de leur budget étriqué…

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