LAWRENCE D'ARABIE (David Lean)

Discutez de Lawrence d’Arabie

Titre original Lawrence of Arabia
Réalisation David Lean
Scénario Robert Bolt
Michael Wilson
Musique Maurice Jarre
Acteurs principaux Peter O’Toole
Omar Sharif
Alec Guinness
Anthony Quinn
Sociétés de production Horizon Pictures
Pays de production Drapeau du Royaume-Uni Royaume-Uni
Genre Aventure
Biographie
Drame
Durée 218 minutes
Sortie 1962

Ah, j’adore ce film.
Bon, déjà, j’adore David Lean et sa capacité à filmer les grands espaces ouverts, immenses, qui se collisionnent avec les portraits humains : toute cette tension entre le petit et le grand destin.
Purée, l’arrivée au puits, ce plan interminable d’angoisse et de suspense, qui sert en même temps à créer un personnage qu’on n’a pas encore vu.

Et puis, là, il bénéficie d’un acteur habité, entouré d’un casting impressionnant, et c’est parfait pour peindre un animal politique d’une ampleur colossale.

Et puis, enfin, il y a ce personnage, qui à mon avis dépasse son inspiration historique, cet homme fasciné par la douleur et le sacrifice, par la souffrance et la transgression. De la scène de l’allumette à celle du train (« ce sont des Turcs !!! »), en passant par celle du fouet ou celle du bar, c’est hallucinant ce que Lean parvient à suggérer autour de son personnage sans jamais le dire.
Encore un portrait de fou magnifique, comme il le réussit aussi à merveille dans Le Pont de la Rivière Kwai !!!

Jim

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Premier visionnage en ce qui me concerne.
Déjà, le 4K est magnifique. Les couleurs, le grain, c’est dingue.
Peter O’Toole, Omar Sharif, Anthony Quinn, Alec Guiness, le casting est incroyable.
La réalisation est un bijou du genre, et on reste aussi fasciné par ce qui est montré que par ce qui est suggéré.
À ce sujet, le sous discours gay est présent à plusieurs reprises. Avec une scène d’interrogatoire post torture qui laisse pantois.
À l’issue du film, j’avais très envie d’approfondir l’histoire de cet incroyable colonel via son livre, Les sept piliers de la sagesse.

Ah j’imagine la belle découverte.

Je l’ai vu ado la première fois, pour ma part. Peut-être le premier David Lean que j’ai vu (avec Le Docteur Jivago, que j’ai vu très tôt aussi…). Et c’est toujours un plaisir.

Carrément.
C’est un tournant dans le récit, avec un avant et un après. Et un art de la suggestion qui est épatant, parce qu’il en dit davantage que s’il le formulait réellement : on sent l’inventivité du scénario et de la mise en scène pour dribbler avec la censure.

Jim

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Pareil. Peu de temps après Le Pont de la Rivière Kwaï…mais je l’ai vu moins de fois que Le Pont et la dernière fois, ça devait être il y a 20 ans…va falloir que je le revoie un jour…

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Oui pareil

La semaine dernière, j’ai trouvé cela, bien planqué sous une pile d’ouvrages variés chez un bouquiniste :

C’est adaptation de Dell Comics. Les auteurs sont inconnus.

J’ai vu le Pont, je vais reprendre sa filmo, j’ai beaucoup aimé son taff.

Ah ouais, même la Grand Comic Database ne sait pas qui sont les auteurs.

Jim

Et apparemment,il ne s’agit pas de l’adaptation du film (si j’en crois le blog Bully Says: Comics Oughta Be Fun!: Today in Comics History, August 2: Happy birthday, Peter O'Toole! ) :

Dell published a biographical comic about Lawrence of Arabia around the time the movie came out, butr note that this is not an adaptation of the film! So they can get away with telling any story they want even though they had Lawrence drawn to look (vaguely) like Peter O’Toole. Pretty sneaky, Dell Publications!

Tori.

imbibé même
(pardon j’ai pas pu m’empêcher)

Ce film c’est plus qu’un chef d’oeuvre, c’est le genre de film qui te fait comprendre ce qu’est le cinéma. Ce que cela veut dire en temps que forme d’art. Pas une seconde ne résonne comme l’ultime qui touche à la grâce. Grandiose. Et je l’ai vu qu’une ou deux fois. Le prochain visionnage attendra une ressortie en salle parce qu’il n’y a que là que je veux le revoir.

Bon courage c’est hard. J’ai reposé le pavé après quelques pages. Ca attendra la retraite

Sinon j’aime bien le fait de voir le personnage historique (si l’on veut) dans le 1er épisode de Young Indiana Jones. C’est une superbe manière de croiser deux figures et de rendre hommage pour Lucas au film qui à tout changé pour son copain réalisateur

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