Ah, j’adore ce film.
Bon, déjà, j’adore David Lean et sa capacité à filmer les grands espaces ouverts, immenses, qui se collisionnent avec les portraits humains : toute cette tension entre le petit et le grand destin.
Purée, l’arrivée au puits, ce plan interminable d’angoisse et de suspense, qui sert en même temps à créer un personnage qu’on n’a pas encore vu.
Et puis, là, il bénéficie d’un acteur habité, entouré d’un casting impressionnant, et c’est parfait pour peindre un animal politique d’une ampleur colossale.
Et puis, enfin, il y a ce personnage, qui à mon avis dépasse son inspiration historique, cet homme fasciné par la douleur et le sacrifice, par la souffrance et la transgression. De la scène de l’allumette à celle du train (« ce sont des Turcs !!! »), en passant par celle du fouet ou celle du bar, c’est hallucinant ce que Lean parvient à suggérer autour de son personnage sans jamais le dire.
Encore un portrait de fou magnifique, comme il le réussit aussi à merveille dans Le Pont de la Rivière Kwai !!!
Premier visionnage en ce qui me concerne.
Déjà, le 4K est magnifique. Les couleurs, le grain, c’est dingue.
Peter O’Toole, Omar Sharif, Anthony Quinn, Alec Guiness, le casting est incroyable.
La réalisation est un bijou du genre, et on reste aussi fasciné par ce qui est montré que par ce qui est suggéré.
À ce sujet, le sous discours gay est présent à plusieurs reprises. Avec une scène d’interrogatoire post torture qui laisse pantois.
À l’issue du film, j’avais très envie d’approfondir l’histoire de cet incroyable colonel via son livre, Les sept piliers de la sagesse.
Je l’ai vu ado la première fois, pour ma part. Peut-être le premier David Lean que j’ai vu (avec Le Docteur Jivago, que j’ai vu très tôt aussi…). Et c’est toujours un plaisir.
Carrément.
C’est un tournant dans le récit, avec un avant et un après. Et un art de la suggestion qui est épatant, parce qu’il en dit davantage que s’il le formulait réellement : on sent l’inventivité du scénario et de la mise en scène pour dribbler avec la censure.
Pareil. Peu de temps après Le Pont de la Rivière Kwaï…mais je l’ai vu moins de fois que Le Pont et la dernière fois, ça devait être il y a 20 ans…va falloir que je le revoie un jour…
Dell published a biographical comic about Lawrence of Arabia around the time the movie came out, butr note that this is not an adaptation of the film! So they can get away with telling any story they want even though they had Lawrence drawn to look (vaguely) like Peter O’Toole. Pretty sneaky, Dell Publications!
Ce film c’est plus qu’un chef d’oeuvre, c’est le genre de film qui te fait comprendre ce qu’est le cinéma. Ce que cela veut dire en temps que forme d’art. Pas une seconde ne résonne comme l’ultime qui touche à la grâce. Grandiose. Et je l’ai vu qu’une ou deux fois. Le prochain visionnage attendra une ressortie en salle parce qu’il n’y a que là que je veux le revoir.
Bon courage c’est hard. J’ai reposé le pavé après quelques pages. Ca attendra la retraite
Sinon j’aime bien le fait de voir le personnage historique (si l’on veut) dans le 1er épisode de Young Indiana Jones. C’est une superbe manière de croiser deux figures et de rendre hommage pour Lucas au film qui à tout changé pour son copain réalisateur
Je viens de voir Docteur Jivago du même David Lean, c’est vraiment pas mal. Les cadrages de Lean, les jeux d’ombres et lumières sur les yeux de ses acteurs, les fondus, les paysages magnifiques, il y a une cohérence entre ces deux films. En plus d’y retrouver Sharif et Guinness.
Je vais tâcher de revoir le Pont de la Rivière Kwai que j’ai en 4k. Mais j’ai vraiment envie d’explorer la filmo de Dean.
Un peu.
Je trouve le film magnifique.
La musique, les acteurs, la peinture d’un monde haut-bourgeois qui s’agrippe à ses privilèges, les grands décors…
Parce que c’est l’une des forces de Lean, ça, les décors immenses, l’équilibre entre les petits humains et le grand monde…
Je te conseille La Fille de Ryan.
Là encore, la confrontation entre la petite histoire et la grande Histoire, entre la vie amoureuse de Rosie, sorte d’Emma Bovary irlandaise, et la lutte pour l’indépendance de l’Irlande.
Et les décors ! La crique, avec la scène des naufrageurs. La lande.
Et puis aussi, Robert Mitchum !!!
Moi The Thing. Je bavais sur les articles des lasers discs qui étaient quelque chose qui était inaccessible pour moi à l’époque, et quand est arrivé le DVD, c’est sur le Carpenter que mon choix s’est porté, pour le film et surtout ses bonus !