LE CONSTAT (Étienne Davodeau)

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(couverture de 1996)

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(couverture de 2004)

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(couverture de 2014 - celle que j’ai)

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(couverture de 2017)

Le Constat, c’est l’histoire de trois personnages que tout oppose et qui, le temps d’un voyage en voiture insolite et dangereux, vont être rapprochés par le hasard et les circonstances… Un récit sublime et fondateur qui a permis de révéler tout le talent d’Étienne Davodeau.

Pagination 100 pages
Prix. 16,00 €
EAN. 9782205077360

Donc, du Davodeau du siècle dernier. Un mec a volé un petit chargement à des trafiquants. Alors qu’il est dans la panade, un vieil homme qui passait par là lui donne un coup de main et les voilà embarqués tous les deux (puis trois) dans une histoire rocambolesque, avec un parallèle, le petit vieux qui va partir à la recherche de sa famille.

Un polar que j’ai beaucoup aimé. Je ne m’attendais pas à cela. J’ai beaucoup aimé l’histoire des persos, surtout du petit vieux, évidemment. L’histoire est construite de manière à mélanger les deux histoires, des thématiques différentes, des drames aussi. Cette construction permet aussi d’inclure des tranches de vie totalement crédibles (pour qui traine un peu dans les routiers sait que 20 ans plus tard, c’est toujours comme ça. Je ne sais pas si la scène des supporters est réaliste, mais moi, elle m’a fait marrer). Alors, évidemment, l’histoire du vol semble être irréaliste, cela dit, on aurait mis des Américains à écrire ça, ça n’aurait ému personne. On s’en fout, c’est presque un prétexte pour moi, parce que les réactions et les relations humaines, sont intéressantes, même si on tombe que sur des gens qui quand même très aidant (cela dit, ça fonctionne aussi comme ça, il y a plein de gens bien et qui aide leur prochain). Je ne sais pas si c’est engagé politiquement, mais le discours autour du parcours du petit vieux est intéressant (peut être parce que je ne suis pas communiste, j’en sais rien), et ce, jusqu’au bout. J’aime bien la fin aussi, …

Y a peut être le dessin qui serait mon bémol, pas aussi léché et abouti je trouve que sur Un homme est mort par exemple. Mais ça ne m’a pas du tout dérangé, c’est plutôt efficace, avec du décor mais pas trop, et suffisamment expressif. La colo assez claire est facile pour l’œil.

J’ai vu que cette BD est très clivante sur Bédéthèque, par exemple. Je fais partie des gens qui ont beaucoup aimé. Et je connaissais Davodeau avant Lulu Femme Nue ou les Ignorants, donc c’est aussi peut être pour cela.

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Amusant, comme expression.
Qui m’évoque deux choses : que le temps passe, et que Davodeau a évolué.

Jim

Réelle, surtout !