LE CONTRAT (John Irvin)

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REALISATEUR

John Irvin

SCENARISTES

Gary M. DeVore et Norman Wexler, d’après une histoire de Luciano Vincenzoni et Sergio Donati

DISTRIBUTION

Arnold Schwarzenegger, Kathryn Harrold, Darren McGavin, Sam Wanamaker, Paul Shenar, Robert Davi, Ed Lauter…

INFOS

Long métrage américain
Genre : action/thriller
Titre original : Raw Deal
Année de production : 1986

À une époque où sa société de production connaissait des problèmes financiers (il finira d’ailleurs par déposer le bilan), Dino de Laurentiis essayait de monter le projet Total Recall, d’après un scénario de Dan O’Bannon et Ronald Shusett (Alien). Arnold Schwarzenegger, qui était encore sous contrat avec Dino pour un certain nombre de suites à Conan le Barbare (dont une seule vit le jour), était d’ailleurs fortement intéressé par le scénario mais le mogul italien ne le voyait pas du tout dans le rôle de Doug Quaid (en ces premiers temps du long développement du long métrage, Richard Dreyfuss et Patrick Swayze étaient pressentis pour jouer le personnage principal). L’histoire a montré que Schwarzy a bien fait de patienter…

Pour renflouer ses caisses, De Laurentiis a monté plusieurs productions peu onéreuses (en 1986, il a produit Le Contrat, Maximum Overdrive de Stephen King, King Kong 2…et aussi le Blue Velvet de David Lynch), en espérant que les recettes lui permettent de compléter le financement de Total Recall. Peine perdue, il a enchaîné flop sur flop et fini par revendre les droits de Total Recall à la Carolco (mais ceci est une autre histoire)…

Dino de Laurentiis a proposé Le Contrat à Arnold Schwarzenegger, qui n’était dans un premier temps pas très chaud pour accepter. Mais le chêne autrichien y a vu l’occasion de mettre un terme à son contrat avec Dino (c’était la condition principale) et aussi de jouer un type de personnage différent de ce qu’on lui avait offert jusque là (on peut même dire qu’il a ici plus de dialogues que dans les Conan et Terminator réunis) dans un genre de film qu’il n’avait pas encore visité.

Dans Le Contrat, Schwarzy est Mark Kaminsky, un ancien agent fédéral devenu le shériff d’une petite ville après avoir été obligé de démissionner pour brutalité (il avait battu sauvagement le meurtrier d’une petite fille). Un jour, son ancien patron, qui soupçonne la présence d’une taupe au sein de l’agence, l’appelle pour lui demander d’infiltrer l’un des principaux clans mafieux de Chicago afin de détruire l’organisation de l’intérieur. En échange, Kaminsky obtiendra sa réintégration…

D’après une histoire originellement écrit pour le marché italien par Luciano Vincenzoni et Sergio Donati (qui furent notamment les collaborateurs de Sergio Leone sur la Trilogie des Dollars et Il était une fois dans l’Ouest), Le Contrat déroule une intrigue ultra-classique. Malgré quelques bonnes répliques, Arnold était encore un peu gauche dans son jeu et il se fait souvent éclipser par la solide galerie de seconds rôles (de Darren McGavin à Sam Wanamaker en passant par le buriné Robert Davi).

Polar passable réalisé par John Irvin (Le Fantôme de Milburn), Le Contrat se réveille dans son dernier acte en enchaînant deux grosses séquences de flinguage dans lesquelles Schwarzy dézingue des dizaines et des dizaines de malfrats en mode Terminator sans ressentir ses blessures. Des bons mots et des cadavres à la pelle pour conclure cette entrée mineure et un peu oubliée de sa filmographie…