LE DÉBUTANT - QUAND STEVEN N'ÉTAIT PAS SPIELBERG (Damien Maric / Antoine Schiffers)

Trois, puisque Casterman annonce un album intitulé Le Débutant - Quand Steven n’était pas Spielberg, par Damien Maric et Antoine Schiffers, en septembre 2026.

Jim

A part ça, y a pas de mode, hein…

Héhéhéhé.
Voilà.

Jim

Aperçu de la couverture :

Jim

Le débutant: Quand Steven n’était pas Spielberg

En 1974, Steven Spielberg, 27 ans, entame le tournage de Jaws (Les Dents de la mer). Si au départ il souhaite réaliser un film d’aventures dans la lignée des classiques hollywoodiens, une pression croissante due à des problèmes de production (absence du requin, accidents, hostilité des insulaires, tensions au sein de l’équipe, sabotage, dépassement budgétaire…) le pousse à revoir son approche. Malgré le soutien psychologique et créatif de la monteuse Verna Fields et de l’actrice Lorraine Gary, le jeune réalisateur craque et cède à la panique. Et pourtant, contre toute attente… ce film inaugure l’ère des blockbusters et fait évoluer durablement l’industrie cinématographique par sa manière de produire, de commercialiser mais aussi de distribuer les films.

Éditeur ‏ : ‎ CASTERMAN
Date de publication ‏ : ‎ 9 septembre 2026
Édition ‏ : ‎ Illustrated
Langue ‏ : ‎ Français
Nombre de pages de l’édition imprimée ‏ : ‎ 144 pages
ISBN-10 ‏ : ‎ 2203303689
ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2203303683

ActuaBD : Les Dents de la mer en BD : Les requins ont la dent dure

Extrait :

Jim

Drole de titre concernant un mec dans le milieu depuis plusieurs années avec deux headshot merveilleux (1er épisode posant les bases d’une serie mythique et un téléfilm qui fout tout le monde sur le cul) expliquant en partie pourquoi Jaws ne fut pas une catastrophe

Qui s’ouvre sur un plan typique de son style en devenir, un surcadrage depuis une baie vitrée.

Mais tellement.
J’en connais cinq versions : la VO courte et longue et trois doublages. Et toutes sont percutantes, en dépit de changements qui parfois ne sont pas cosmétiques (genre : la voix off ou son absence dans la séquence du bar). C’est dire comme le métrage est solide.

Jim

Vous parlez de quoi ?

Du premier épisode de la première saison de Columbo (écrit par Steven Bochco, de surcroît), et de Duel.

Et puis bon, Sugarland Express n’était pas non plus une radouille, même s’il n’a pas bien marché.

Jim

Ah ouais ? :open_mouth:

Connais pas

Ouais, ça commence fort.
Et vraiment, c’est une merveille. Y a plein de pépites dans cette série, vraiment, en matière d’histoires, de réalisation, de jeu d’acteurs, mais cet épisode est très fort.
Il y a eu un ou deux pilotes avant, mais là, c’est le lancement officiel de la série. Et ça tape dur tout de suite.

La légende raconte que Peter Falk est allé voir le producteur, en lui disant que le jeune réalisateur, là, il n’allait pas le garder longtemps. Le producteur s’inquiète : il n’est pas bon ? il met une sale ambiance ? il fait chier les acteurs ? Non non, au contraire, lui explique Falk : il est très bon, le cinéma va le récupérer très vite.

Pas mal du tout, un road-movie avec Goldie Hawn qui interprète une femme qui fait évader son mari afin d’aller chercher son môme en famille d’accueil (le mari, c’est William Atherton, qui joue le journaliste Richard Thornburg dans Piège de cristal). Leur périple attire l’attention des forces de l’ordre, des journalistes et de l’opinion publique, et ça dégénère en gigantesque course-poursuite. Vu une fois, il y a longtemps, et j’ai été assez impressionné.

Jim

J’ai sûrement déjà vu l’épisode.
Mais je ne savais pas que c’était Spielberg.
L’anecdote est excellente.

Décidément, entre Die Hard 1 & 2 et le 1er Ghostbusters, il était abonné aux rôles de têtes à claques (selon lui ça lui a valu d’être accosté dans la rue par des gens l’associant à ces rôles-là).

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Un écrivain qui écrit des romans à quatre mains, et qui n’accepte pas que son co-auteur décide de se lancer dans une carrière solo.
De très beaux plans de ville, mais aussi une mise en scène formidable de la villa sur le lac.
Jack Cassidy dans le rôle du meurtrier.

(Quand tu sais que la série est créée par Richard Levinson et William Link, tandem d’auteurs qui ont inventé Columbo pour le théâtre et qui sont aussi créateurs d’Arabesque où Angela Lansbury incarne Jessica Fletcher qui est une sorte de clin d’œil à Agatha Christie, tu comprends tout de suite la portée métatextuelle que revêt cet épisode, certes rétroactivement, mais quand même…)

Jim

Et écrit par Bochco soit l’équivalent de Spielberg pour la série télévisée US en ce qui concerne l’importance et tout ce qu’il a changé au debut des années 80

Je plusoie sur Sugarland Express qui est au passage la premiere collaboration entre Williams et Spielberg. Avec Duel et Jaws c’est un peu la trilo 70 de l’Amérique vu par Spielberg deja remarquable de cynisme et de merveilleux.

(Une des scènes dans tout le ciné de Spielberg qui le bouleverse c’est le couple de fugitif regardant un film au drive in)

(Sans compter le magnifique plan de fin)

Oui, aussi.
Et je pense que cette première collaboration a permis de cimenter la confiance, surtout quand Williams explique au réalisateur que sa musique pour Jaws, c’est deux notes.

Jim