Sûr ?
sur l’évolution de la coqueluche dans le monde.

Bah ouais, c’est bon.
Je suis assez client d’uchronie (genre, Jour J), mais là, l’espace réservé est suffisamment intéressant pour arriver à développer un univers politique très cohérent.
Et là, mettre ça en filigrane d’une Guerre d’Algérie qui n’a pas eu lieu de la même façon (enfin, si j’en crois les notes en fin d’album), je trouve ça vachement original. En plus, il y a un réalisme assez frappant, que ce soit dans les technologies (je ne sais pas si c’est vraiment du rétro-futur, comme le dit kab), mais aussi dans l’environnement politique mondiale, et à l’échelle des pays. Et les auteurs se font plaisir en faisant naviguer leurs perso dans trois continents.
Et j’ajoute que le côté réaliste est d’autant plus frappant, car pour une fois, l’intrigue avec les mafieux se passe en province, et du côté de Nantes. Et les lieux, les patelins, me parlent carrément. Donc, j’ai la faiblesse de penser qu’il y a aussi eu aussi un travail de vraisemblance pour l’Algérie et l’Inde.
Et puis rajouter tout cela avec un aspect mafieux, ça donne au récit le côté inattendu de la SF. Un peu comme dans Rencontre avec le 3ème type (je ne sais pas si l’analogie est pertinente, mais c’est ce qui m’est venu pendant ma lecture).
Je ne connaissais pas Tanquerelle et son dessin me convient totalement. Jim disait que la sage construction de cases donnait encore plus d’impact aux évènements, et je crois que oui. Indirectement, en écrivant cela, je pense aux aventures de Tintin (je ne sais pas pourquoi, alors qu’on est quand même loin du même nombre de cases par planches)
Bref, je ne savais pas du tout à quoi m’attendre, et j’adore totalement.
Avec ce tome 2, je crois que Jim a tout dit.
Il est meilleur encore que le tome 1, sûrement parce qu’il a un aspect politique bigrement intéressant et j’y vois, pour ma part, une sorte de critique de cette période et de l’actuelle (ne serait-ce que de mettre des mecs du FN au pouvoir). Et puis le mafieux taré commence à prendre un poids, là aussi, assez intéressant sur sa capacité de nuisance en haut lieu.
Et comme tu le dis, l’équilibre est assez savoureux au niveau des intrigues, ce mélange de perso complètement improbable (à l’image d’une station spatiale) et des intrigues qui se nouent, des révélations qui se font, mais aussi des mystères qui s’épaissit.
ce que j’aime bien, c’est qu’il est assez difficile de savoir qui va s’en sortir, et que les personnages de la rue sont aussi importants. Et ça, sans perdre le lecteur.
Cet album est une franche réussite, avec un rythme qui ne s’arrête jamais, alors que le combat des golgoths n’intervient qu’à la fin, et de manière pas si spectaculaire (pas un défaut, juste un constat).
C’est vraiment très très bien, et je ne sais pas comment va être la fin, mais je mets cette série de romans graphiques (
) dans le haut du panier de Vehlmann.
Tout, je ne sais pas…
Héhéhéhé
Jim
Elle est très riche, cette histoire, je trouve. Politiquement, ça en envoie beaucoup, et sur tout un tas de sujets.
Il a encore tout, Monsieur Lainé, et même plus que j’avais pensé, car le parallèle avec Dark Knight, je ne l’avais pas fait.
Encore un album très riche, et qui vire au (presque) polar (assurément) politique, avec en toile de fond, ce que j’appelais mon « rencontre avec le 3ème type » qui se confirme.
Les auteurs semblent vouloir toujours laisser le doute au lecteur sur qui peut survivre à tout ça, car ils n’hésitent pas à tuer des perso sympathiques, à des moments souvent stratégiques, tout comme des lascars qui ne nous feront pas peine. Et donc ces morts servent à la fois le récit et donnent une dynamique qui m’a fait lire l’album en quasi non-stop sur les deux derniers tiers.
En tout cas, le côté politique est, comme le dit Jim, extrêmement intéressant, bien construit et donc plutôt réaliste (au point de ne pas me faire évaluer à la hausse tous ces gens qui nous gouvernent, même si je sais bien que c’est une fiction). La variété des cas, des exemples et des différents niveaux où les intrigues se passent donne cette richesse que j’évoque plus haut.
C’est vraiment une trilogie de haute volée, et oui, qui donne envie d’être relue.