LE FUGITIF (Andrew Davis)

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REALISATEUR

Andrew Davis

SCENARISTES

David Twohy et Jeb Stuart, d’après une histoire de David Twohy

DISTRIBUTION

Harrison Ford, Tommy Lee Jones, Joe Pantoliano, Jeroen Krabbe, Andreas Katsulas, Selma Blair, Julianne Moore…

INFOS

Long métrage américain
Genre : action/thriller
Titre original : The Fugitive
Année de production : 1993

Entre 1963 et 1967, les spectateurs américains se sont passionnés pour l’histoire du docteur Richard Kimble (joué par David Janssen), un médecin accusé à tort du meurtre de sa femme. Condamné à mort, Kimble parvient à s’échapper et commence alors une longue fuite à travers le pays pendant laquelle il recherche inlassablement le vrai tueur, un manchot, tout en essayant d’échapper aux autorités, représentées principalement par le tenace lieutenant de police Philip Gerard (incarné par Barry Morse). Richard Kimble fut le Fugitif pour 4 saisons et 120 épisodes, dont seule une partie fut longtemps visible en France.

Il y a eu toute une suite d’adaptations de séries télévisées dans les années 90 (Mission:Impossible, Le Saint, Chapeau Melon et bottes de cuir, Wild Wild West…). Le Fugitif en est l’un des premiers représentants et l’un des plus gros succès de l’année 1993. Le producteur Arnold Kopelson en a confié la réalisation à Andrew Davis, un spécialiste du cinéma d’action (Sale temps pour un flic, Nico, Piège en haute mer…) et pour le duo vedette, les rôles du docteur Kimble et de l’U.S. Marshal Sam Gerard sont revenus respectivement à Harrison Ford et Tommy Lee Jones.

Le mystère au coeur de l’intrigue du Fugitif n’en est pas vraiment un et il n’est pas difficile d’en deviner l’issue. Ce qui compte, c’est le voyage, la quête de Kimble pour prouver son innocence et découvrir la raison derrière la mort de sa femme. Et Andrew Davis ne perd pas de temps car après une exposition qui présente efficacement l’affaire tout en déroulant le générique, l’évasion de Richard Kimble s’ouvre sur une catastrophe spectaculaire (le déraillement du train) avant d’enchaîner par une première partie menée sur un rythme haletant.

Le récit maintient la tension tout en introduisant les différents personnages, dont l’équipe d’U.S. Marshals commandée par Sam Gerard, interprété par un excellent Tommy Lee Jones (qui a improvisé quelques unes de ses meilleures répliques…et qui vole souvent la vedette à Harrison Ford). La caractérisation est soignée, chaque protagoniste est bien campé, conférant ainsi une bonne dynamique à cette équipe lancée sur la trace du fugitif.

Après ce départ canon, la suite n’a pas le même impact mais j’aime la mécanique du second acte qui suit l’enquête de Kimble qui ne garde souvent que quelques coups d’avance sur ses poursuivants (je n’ai jamais vu la série mais d’après ce que j’ai lu sur la toile, certains éléments sont très fidèles, comme cette façon qu’a Kimble de se mettre en danger parce qu’il veut aider les gens). Le jeu du chat et de la souris est intéressant à suivre dans une ville de Chicago judicieusement filmée par Andrew Davis et son chef opérateur Michael Chapman. Les parcours croisés de Kimble et de Gerard et de son équipe montent bien en puissance jusqu’au nerveux final.

Le Fugitif a été suivi en 1998 par U.S. Marshals de Stuart Baird, un long métrage dérivé centré sur Gerard et ses collaborateurs à la recherche d’un autre fugitif incarné par Wesley Snipes. Malgré de bonnes scènes d’action, une suite qui n’a pas su retrouver ce qui faisait le succès de l’original…

Une des rares bonnes adaptation d’une série TV sur grand écran.

Le Masque de Zorro, aussi.
Qui, comme Mission : Impossible, se présentait comme une sorte de « suite » de la série TV. Un concept que j’aime beaucoup, mais que je trouve terriblement casse-gueule, quand même.

Pour le cas de Mission Impossible, l’intrigue du premier film permet de faire le lien avec la série, ça chamboule tout mais d’une certaine manière c’est respectueux. C’est l’un des rares cas où ça fonctionne.

Jim

Zorro dans l’esprit, aussi.

Le masque de Zorro ce n’est pas une adaptation de la série c’est une nouvelle adaptation d’aventures qui existait bien avant la série de Disney.

(et en terme de suite cinématographique d’aventures télévisées, la référence reste Star Trek)

C’est une adaptation qui divise énormément les amateurs de la série mais, chose intéressante, non sur la qualité de l’ensemble (c’est même surement le dernier grand film de De Palma) mais quand aux choix scénaristiques effectués sur le personnage de Phelps et sur la manière de transformer un formula-show basé sur une groupe en licence autour d’un acteur.

Ce qui est totalement vrai mais qui, pour ma part, constitue l’intérêt même du film et sa persistance dans le temps là où une « fausse » adaptation plus proche de la série, a savoir Les Experts, sent bon le prozac.

Sinon, sur cette période, je pense que l’adaptation majeure reste La Famille Addams.

C’est tout l’intérêt du truc : valider ce qui a existé avant tout en l’écartant.

J’ai un peu du mal à voir les Experts en adaptation, même fausse, de Mission Impossible.
D’autant que j’aime beaucoup toute la période Grissom.

Jim

Alors je parlais de ce film

J’en fais partie.

Ah pardon !
Jamais entendu parler !

Merci pour l’info.

Jim

Tiens je connaissais pas, pourtant gros casting.

Je l’ai vu au début des années 90 et je me rappelle avoir bien aimé. Mais je ne l’ai pas revu depuis…

C’est un bon mélange de star sur le déclin (Poitiers), de star montante (Phoenix) et de populaire (Aykroyd). Et on reprend vraiment l’idée de Mission : Impossible avec une équipe de spécialiste dans un domaine.

(je l’ai jamais vu, c’est dans ma liste à lire, mais il semblerait que ca se rapproche aussi de Topkapi qui fut une très grosse influence pour la série M : I)

En ce sens c’est une adaptation plus fidèle que l’officielle. Cependant je qualifierais le film, d’aventure en charentaise tant c’est molasson (l’année d’avant sort Terminator 2 quand même) et surtout dans on est dans cette période où l’informatique était le couteau suisse rêvait des scénaristes. On pouvait le faire tout et n’importe quoi et c’était souvent n’importe quoi. Rajoutez un Kingsley qui cabotine très mal et voila un film dont on comprend qu’il ne soit pas sorti de l’époque de sa création.

Moi, ça me dit quelque chose quand même, notamment d’une scène qui était à deux doigts de me couper la faim.

Mais comme le Doc, je ne crois pas l’avoir revu depuis.