Le MS Koh-Lanta Spécial Halloween

Bienvenue, dans une autre dimension :

Ou bien dans un monde parallèle au notre :

Aucuns scientifiques n’arrivent à déterminer la provenance du phénomène.
Vendredi soir dernier, certains téléspectateurs qui regardaient leur émission favorite sur TF1 ont assisté à des évènements étranges.
Nous allons tâcher, dans ce topic de vous les conter. Chers parents, veuillez écarter vos enfants de l’écran pendant votre lecture. Merci.

Jour 20. 5h38

Le soleil se leva sur des aventuriers pour la première fois tous réunis sous une même bannière de couleur blanche.
Yumé fût le premier levé, son cerveau sans cesse en ébullition ainsi que son estomac vide l’empêchait de dormir.
Au petit matin, il décida de s’enfoncer un peu plus dans la jungle pour trouver de quoi se nourrir.
Les alentours du campement ex-rouge ayant déjà été sur-exploité. Il demanda à Damss s’il voulait venir mais celui-ci fît semblant de dormir, en exagérant sur les ronflements, pour ne pas avoir à lui répondre. Yumé demanda à la cantonade, il n’eut pour réponse que des râles d’aventuriers agonisants.

“Bien, je vais donc y aller seul. J’en aurai pour plusieurs heures.” Puis il s’enfonça dans la jungle.
Yumé avançait à un bon rythme à l’aide d’une machette. Sa motivation lui servait de carburant pour faire fonctionner son corps avec sur ses pas un caméraman, Bookman.

Après une heure de marche intensive, il s’arrêta pour explorer le périmètre. Il déterra plusieurs pieds de manioc et décrocha quelques fruits des arbres alentours. Il posa le tout près d’un grand rocher recouvert de mousse sur lequel il s’adossa pour se reposer.
Il but de longues gorgées de sa ration d’eau. Après quelques minutes, il se saisit de sa machette. Mais d’un geste maladroit dû à de la fatigue elle lui échappa des mains qu’elle entailla légèrement et vînt percuter le rocher sur lequel il s’adossait auparavant.

Et là, il entendit un son métallique. Il crut que ses oreilles le trompaient. Aussi, il frappa le rocher avec la lame et il entendit à nouveau ce son froid et inattendu dans cette jungle.

Il jeta un regard surpris à bookman. Celui haussa les épaules et ralluma sa caméra.
Yumé commença à gratter la mousse, avec l’aide de Bookman. Au bout d’un quart d’heure ils avaient dégagé une grande surface de ce qu’il croyait être un mur au départ mais qui s’avéra être une porte blindée.
“L’entrée d’un bunker !” s’exclama Bookman. Il y était inscrit “Notausgang” dessus. Mais le plus inquiétant était la présence d’une svastika gravée sur la porte. “D’un bunker nazi !” Rajouta Yumé.

La porte ressemblait à celle d’un sous-marin, avec un volant dessus. Celui-ci était bloqué par une barre en acier.
“On dirait qu’elle a été placé là pour empêcher les gens de sortir par cette issue” se dit Yumé. Les deux hommes s’observèrent en silence troublés par cette idée. “Allez, retirons là !”

Ils s’y mirent tout les deux. Les muscles bandés, les dents serrées. La barre semblait être souder au volant. Après un énième effort elle finit par céder d’un coup et les deux forçats tombèrent à la renverse. En se relevant ils s’aperçurent qu’elle était légèrement entrouverte. Ils se servirent de la barre comme d’un pied de biche et agrandir l’ouverture juste de quoi laisser passer un homme et sa caméra.

“J’ai une lampe sur ma caméra ainsi qu’une vision nocturne pour les prises de nuit. Et j’ai aussi une lampe de poche. Tiens, prends la.”
“Ok merci, on commence par allumer les lampes pour que je puisse y voir moi aussi. Et filme tout !”

Derrière cette porte se trouvait un long couloir. Les deux hommes avançaient lentement, regardant tout autour d’eux. Il y avait plusieurs inscriptions en allemand telle que “Für den Ruhm unseres führer”. Et aussi plusieurs impacts de balles dans les murs. Une fusillade avait eu lieu ici. Il y avait de nombreuses tâches sur le sol, comme des traînées de sang séché depuis des décennies. Mais aucun cadavres en vue.

Ils arrivèrent à un carrefour et décidèrent d’aller tout droit pour éviter de se perdre. Plusieurs pièces débouchaient sur ce couloir, chacune avec un écriteau au-dessus comme “Waffenfabrik” ou “Latrines”. Une nouvelle intersection droite-gauche devant eux avec comme panneaux “Labor“ et “Leichenschauhaus”.
“Allons vers le Leichenschauhaus quoi cela puisse être !” décida Yumé.

Ils arrivèrent devant une double porte portant l’inscription recherchée. Il y avait deux petits carreaux par lesquels ils tentèrent de jeter un oeil. Ces derniers étaient si sales qu’on n’arrivait pas y voir au travers.
Yumé tenta d’ouvrir les portes, mais une chaîne et un cadenas l’en empêchait. Il alla mettre un coup de machette dessus lorsque Bookman l’arrêta.

“Attends ! Es-tu sûr que ce soit une bonne idée ? On devrait ressortir et prévenir les autorités locales non ? Et je le sens pas trop cet endroit moi ! Dit-il en frissonnant. ”
“Mais que veux-tu qu’ils nous arrivent ?” Devant l’inquiétude de son nouveau compagnon, Yumé abdiqua.
“Bon ok, on regarde dans cette pièce-ci et après on retourne au campement. Ok ?” Bookman hocha de la tête pour lui donner son accord. Au moment où Yumé allait frapper le cadenas, la lampe de la caméra s’éteignit.
“Raaa l’ampoule a grillé je crois. Je passe en vision nocturne.”

Yumé dégomma le cadenas sans mal, retira la chaîne et ouvrit les deux battants de l’entrée de la salle. Celle-ci était très grande. Yumé n’arrivait pas à en voir l’autre bout avec sa lampe. Mais ce qu’il éclaira sur les côtés fît frémir un peu plus Bookman.
“Heu… on dirait pas une morgue là ? Regarde toutes ces petites portes sur les murs et tous ces brancards au sol.”

Yumé alla vers la droite. “C’est étrange, ici tout est calciné. Comme si on avait cherché à mettre le feu à toute la pièce mais sans succès.”

“Qu’est-ce que c’est ?!” cria Bookman.
“Quoi donc ?”
“J’ai…je…j’ai entendu un bruit, là-bas.” Dit-il en pointant son index droit vers le fond de la salle.
Yumé essaya d’éclairer le fond de la pièce mais c’est à ce moment là que sa lampe choisit de ne plus fonctionner elle aussi. Yumé la tapota dans le vain espoir de la faire fonctionner à nouveau.
“C’est bien ma veine ça. Va falloir que tu me guides Bookman”.
Ce dernier regardait Yumé à travers l’objectif de sa caméra. Il fit brusquement un quart de tour vers la gauche lorsqu’il entendit à nouveau un bruit qui semblait plus proche.

“Ok, là j’ai entendu” dit Yumé dont la vue commençait à s’habituer à l’obscurité.
“A ton avis, la chaîne était placé là pour empêcher de rentrer ou de sortir ?” Demanda Bookman qui suait comme un boeuf. Les deux hommes restèrent immobiles, écoutant le silence et réfléchissant à la question. Yumé trancha.
“On va pas attendre pour le savoir. Barrons-nous d’ici !”. Bookman se retourna vers Yumé et vit derrière lui un grand drap qui n’était pas là quelques instants avant. Et le plus étrange, c’est qu’il semblait se déplacer.

“Yu…Yu… Yumé ? Un fan… Un fant…”
“Quoi ? Qu’est-ce qu’il y a ? Qu’as-tu à bégayer ainsi ? J’ai l’impression de parler avec scoobidoo. Plaisanta-t-il ”
“Derrière toi !!” Hurla Bookman. Yumé se retourna et vit un drap se jeter sur lui. D’un grand geste réflexe, il asséna un grand coup de machette sur la partie supérieure. Le drap s’écroula et ne bougea plus. Yumé s’affala sur le sol, le coeur battant à tout rompre. Il prit une minute pour se calmer, incapable de faire le moindre geste. Puis il se releva et alla vers le drap inerte.
“Viens voir avec ta caméra.” Bookman s’avança à contre coeur. Yumé tira sur le drap et le jeta au loin.
“Alors ? Que vois-tu ?” Bookman resta sans voix et trembla à nouveau.
“Parle !”
“On dirait un cadavre décharné dans un vieil uniforme allemand. Et il n’y a pas une seule goutte de sang frais suite au coup que tu as mis”
“Nan mais tu serais pas en train de me dire que j’ai été attaqué par un zom…”

Yumé fût interrompu par un grand vacarme. Comme si plusieurs objets métallique chutaient sur le sol en même temps.
Bookman pointa son objectif dans la direction du bruit et vit une silhouette, puis plusieurs se redressées au fond de la salle. Au début immobiles, elles commencèrent par se déplacer vers eux en émettant des grognements.

Bookman ravala sa salive et émit un ordre simple à son compagnon: “Coooooourt” Hurla-t-il à s’en casser les cordes vocales.
Ils sortirent de la pièce à toute vitesse poursuivit par des créatures de plus en plus véloces. Ils fermèrent violemment les portes. L’un de leurs poursuivants se la prit en pleine tête ce qui le fit chuter ainsi que plusieurs autres.
Yumé eut l’idée de bloquer les portes en faisant passer la barre de fer de l’entrée du bunker dans les poignées de la salle aux zombies.
“J’espère que ça les empêchera de sortir.”

Les deux hommes reprirent leur souffle. Mais un énorme bruit les fit sursauter. Les zombies tentaient de défoncer les portes pour pouvoir accéder à de la nourriture fraîche.
“Tirons-nous !” Yumé suivait Bookman qui lui pouvait y voir dans le noir. Ils avaient à peine parcouru cent mètres qu’ils entendirent un grand fracas.
“Oh non ! Ne me dis pas qu’ils ont déjà réussi à sortir !”
“Tais-toi et court !” lui ordonna Yumé.
Ils n’avaient jamais couru aussi vite de toute leur vie, malgré la faim pour l’un et le poids de la caméra pour l’autre. Mais il n’allait pas encore assez vite. Des grognements bestiaux se rapprochaient d’eux au fil des minutes.
“Par là !” Indiqua Bookman. Ils atteignirent enfin le long couloir par lequel ils étaient descendu en enfer. Yumé pouvait apercevoir la lumière du jour tout au fond.

Alors qu’ils pensaient qu’ils allaient s’en sortir, Bookman trébucha et s’écroula sur le sol. Yumé eut le réflexe de sauter par dessus lui. A peine avait-il eu le temps de se retourner vers le caméraman que deux créatures étaient sur lui. Il leur asséna plusieurs coups de caméra, ce qui les fît reculer mais pas abandonner, bien au contraire.

Yumé dût intervenir. Il décocha un coup de machette dans la tête d’un des zombies mais la lame se bloqua. Le corps tomba dans la poussière entraînant la seule arme qu’ils avaient.

Il saisit le manche avec ses deux mains, posa un pied sur le crâne du zombie pour s’appuyer dessus et tira de toutes ses forces. En quelques secondes il réussit à la retirer et décapita aussitôt le second zombie qui s’attaquait à Bookman. Mais pendant ce laps de temps, d’autres créatures les avaient rejoint. Bookman se défendait comme un beau diable, du sang suintant de plusieurs blessures.

“Enfuis-toi !” Cria-t-il à Yumé. “Je suis fichu, je vais les retenir. Tu reviendras me sauver avec les secours.” Ils savaient tous deux qu’il serait surement mort avant que les secours n’arrivent. Yumé lui dit de tenir bon et partit en courant vers la sortie.

Bookman tomba sous le poids du nombre impressionnant de zombies présents. Il jeta ses dernières forces dans la bataille, mais son esprit s’endormit lorsque l’un des zombies plongea ses mains dans sa poitrine, lui arrachant les entrailles fumantes. Du sang chaud gicla sur son visage. “Voilà c’est la fin !” se dit-il.
Les zombies se régalaient de cette proie inattendu. Ils se disputaient les parties les plus charnues de son anatomie. Bookman n’avait plus la force de crier ou de se débattre. Sa tête partit sur le côté, vers l’objectif de sa caméra. Il vit un voyant rouge indiquant qu’elle filmait encore.

Yumé n’eut pas le temps de s’apitoyer sur le sort de son compagnon. Une fois parvenu à l’extérieur, il tenta de refermer la porte blindée. Mais là, il était seul et épuisé. Plusieurs zombies qui n’avaient pas pu avoir leur part de bookman s’étaient jetés à sa poursuite.

Yumé qui avait réduit de moitié l’ouverture vît des bras sortir et s’agiter. Ils essayaient de s’emparer de lui. Il les trancha à l’aide de son coupe-coupe. Plusieurs membres inertes tombèrent au sol.

“Je n’arriverai pas à faire mieux et il en arrive encore. Je dois fuir, prévenir les autres du danger.”
Et il courut, à en perdre haleine…

Sacré cauchemar que Yumé fait ! :smiley:

T’es un grand malade sebulon :laughing:

Sacré histoire en tout cas !

Et Yumé est increvable je vois… ça m’étonne pas de lui.

Ouais je sais !! Mouahahaaaaaa :smiling_imp:
Et là, je me demande qui survivra dans ce monde parallèle ! Oui, qui ? :imp:

Bon, je vais essayer de poster un chapitre chaque jour pour avoir le finish de cette histoire au 31 Octobre.

Et j’ai préféré créé un nouveau topic afin d’éviter que l’on confonde les deux récits. Deux dimensions, deux topics ! :wink:

:laughing: :laughing: Toujours autant d’imagination Seb.
Si Yume amène les zombies jusqu’au campement, ils vont en avoir de la chair fraîche à se mettre sous la dent !

Bah moi je dis yume t’a qu’a te démerde tout seul! y a bien une application anti-zombie sur ton i-phone.

Moi j’aime pas les zombies ni les nazi alors les zombies nazi je te dis pas! Cependant j ai jouer des heures à left 4 dead alors je vais faire de mon mieux pour survivre.

[quote=“ALEXA”]:lol: :laughing: Toujours autant d’imagination Seb.
Si Yume amène les zombies jusqu’au campement, ils vont en avoir de la chair fraîche à se mettre sous la dent ![/quote]

En fait tu nous as fait un remake de Dead snow mais sur une île et sans la neige :laughing:

Pour les incultes c’est ça : http://www.cinemafantastique.net/IMG/jpg/dead-snow.jpg

Bah je fais partie des incultes alors. :stuck_out_tongue: Je ne connais pas ce film, mais je n’aime pas les films d’horreur/épouvante, ceci explique cela.
Dans le récit de Seb je voyais ça commencer comme Lost avec la découverte du bunker. Je m’attendais presque à lire les chiffres 4 8 15 16 23 42. Mais avec l’arrivée des zombies, et bein non c’était pas ça, ou alors il a vraiment attendu longtemps Desmond.:laughing:

génial :laughing: comme toujours
je savais déjà que t’étais fou mais tu me surprends à chaque fois avec tes idées :astonished:
je me méfierais de ce que tu as en tete quand je te verrais dorénavant surtout si tu prends du jus de tomate à l’apéro :laughing: :laughing: :laughing:
mais sinon oui sorata a raison, ya pas une appli anti zombi sur l’iphone ? :mrgreen:

Tout à fait Coco ! Ce n’est plus Dead snow mais Dead beach :mrgreen:

Mais non Guimauve, n’aie pas peur :smiling_imp:

[quote=“guimauve5012”]
mais sinon oui sorata a raison, ya pas une appli anti zombi sur l’iphone ? :mrgreen:[/quote]

Ah bon, ça existe. Et moi qui pensais en inventer une pour la suite de cette histoire ! Je garde l’idée sous le coude quand même.

J’espère qu’ils vont tous crever :smiling_imp: :laughing: !!!

Ca me rappelle les épisodes Special Halloween des Simpsons, vivement la suite :smiley:

ça me fait penser un peu à “Rec” aussi, la vision nocturne et la lampe qui tombe en panne au plus mauvais moment

excellent Sebulon :laughing: :laughing: :laughing:
je suis content j’ai eu une belle fin , je suis mort avec classe :mrgreen:
j’ai hate de voir la suite

Un chapitre un peu plus court pour aujourd’hui. Celui de demain est prêt !
Bonne lecture !

Jour 20. 14h30

La plupart des aventuriers émergèrent de leur sommeil difficilement. Oui oui, vous avez bien vu l’heure : 14h30 !!
La veille, Nookie Brogniart avait offert des bouteilles d’un alcool local pour fêter la réunification.
Selon Marjorie, ce breuvage pouvait aussi servir de carburant dans la région. Ou de Destop selon Sébulon. Ils rirent tous de bon coeur. Tous plus au moins éméchés, ils se couchèrent l’esprit embrumé.
Nombre d’entre eux savaient que c’était le calme avant la tempête. Ils n’imaginaient pas encore à quel point…

Une fois levé, 'Alexa et Camy s’affairaient près du feu, certains allèrent effectuer leurs ablutions sur la plage. Le seul qui dormait encore était Luke. Faut dire aussi qu’il avait descendu à lui seul l’une des bouteilles de ce nectar explosif. Les plus motivés, Naxela, Tzara et Vialette allèrent à la recherche de combustible.

Alors qu’ils ramassaient du bois, Tzara leur fît signe de ne plus faire de bruit. Tous ses sens étaient en éveil. Elle leva légèrement la tête, ferma les yeux et huma l’air environnant. Son ouïe au maximum de ses capacités. Elle avait localisé quelque chose qui s’approchait d’eux trois. Cela provenait d’un côté inexploré de la jungle. Là où elle était épaisse et peu praticable.
Naxela sourit devant le comportement étrange de son amie. “Tu te prends pour James Ellison ou quoi ?” dit-il en riant. Vialette le regardait en se demandant de quoi il parlait. Tzara lui jeta un regard noir qui lui cloua le bec.

La chose qui courait vers eux faisait de plus en plus de bruit. Elle pouvait percevoir sa respiration saccadée. Des feuilles bougeaient dans la direction qu’elle surveillait. Vialette commença à s’inquiéter et se rapprocha de Naxela ce qui n’était pas pour déplaire à celui-ci. Il lui posa une main sur l’épaule. “T’inquiètes pas, je suis là pour te protéger” dit-il en montrant sa machette.

Tzara toujours à l’affût, imagina qu’elle allait se faire charger par un ours polaire. Mais qu’elle ne fût pas sa surprise lorsqu’elle vit jaillir des fourrés l’un de ses compagnons d’infortune, Yumé. Il était arrivé à une telle vitesse qu’il surprit Vialette qui poussa un cri strident. Mais pas aussi fort que celui de Naxela.
Ce dernier avait tellement pris peur qu’il avait lancé sa machette en l’air, pris ses jambes à son cou vers le campement en hurlant comme une castafiore laissant ainsi les deux filles avec un danger potentiel.

Yumé tomba au sol, exténué. Il lui fallait quelques minutes pour reprendre son souffle. Les deux filles l’interrogèrent.
Que se passe-t-il ? Où étais-tu pendant tout ce temps ? Pourquoi courais-tu à t’en faire exploser les poumons ? Où est la bouffe que tu étais sensé rapporter ? Je vous laisse deviner qui avait posé cette dernière question…

qui sait de l’huile de colza ou de la betterave fermétée mélée à un peu de saqué ça peut valoir un bon pommeau et faire un bon carburants :laughing:

J’ai peur de mourir dans d’atroce souffrance!

Houlààà, une bonne ouïe c’est pas bon signe dans ce genre de trucs… Si j’ai trop de compétences j’vais crever rapidement ^^
J’espère que Yume aura le temps de nous expliquer ce qu’il a vu avant qu’on se fasse attaquer histoire qu’on aie le temps de se préparer un minimum…
Hum hum, j’imagine déjà les sceptiques se marrant…

j’ai adoré nax XD :laughing: :laughing: :laughing: :laughing:

Et allez, c’est reparti :

Jour 20 15h29

Padrino aida Yumé à marcher jusqu’au camp. Il avait été alerté par les cris de fillette de Naxela et son sens du devoir l’avait dirigé vers ses trois camarades.
Alexa versa un petit remontant à Yumé qui semblait terroriser. Il tremblait comme une feuille alors qu’il faisait une chaleur de 25°C. Tous les aventuriers étaient présent, excepté Luke qui pionçait encore. Coma éthylique dirent certains.
“Alors ça va mieux Yumé ?” Dit Alexa d’une voix douce. “Raconte nous tout.”

Et il leur raconta. Le bunker, les zombies, la mort de Bookman. A la fin de son récit, ils se montrèrent tous sceptiques. Nul ne croyait à une telle histoire.

Nil sarcastique : Es-tu sûr de ne pas avoir abusé de la boisson hier soir ? *
Alexa compatissante :
Laisse-le tranquille, tu vois bien qu’il ne sent pas bien. *
Sébulon moqueur : Faut que j’arrête de raconter des scénarios de film d’horreur au coin du feu moi !
Opaline soucieuse :* Appelons le toubib.*
Yumé délirant : *Nous devons fuir ! FUIR ! Ou nous allons tous mourir ! Et il tomba dans les vapes. *

Magicseb arriva une vingtaine de minutes plus tard.
Après son récit les garçons avaient porté Yumé jusqu’à la cabane pour qu’il s’y repose. Magicseb l’ausculta et parla avec lui pendant plus d’une heure. Puis il lui administra un léger sédatif pour l’aider à dormir.
Son diagnostic fût sans appel. Yumé souffrait d’un stress post-traumatique.

Pendant ce laps de temps, Nookie révéla aux aventuriers qu’un caméraman était pourtant bien porté disparu. Ceci ne validait en rien l’histoire de Yumé se dit Ivan peu convaincu par ses propres paroles.
Les naufragés regardèrent dans la direction de la cabane. Certains avec suspicion, d’autres avec inquiétude.
Nil et Asimov discutèrent un peu à l’écart du reste du groupe près du stock de bois à la lisière de la jungle.

Nil : Je suis sûr que c’est une histoire montée de toute pièce par la production !
Asimov : Allons, tu as vu dans quel état est Yumé non ?
Nil : Il doit être complice avec eux. Ils ont dû lui promettre quelque chose. Une place dans le carré final ? *
Asimov : Mais dans quel but ?
Nil :
Dans celui de nous faire peur. De faire de l’audimat avec des crises d’hystéries collectives.*
Asimov : Si ton hypothèse est vraie, ça marche plutôt bien. Regarde, Majyan tremble comme une fillette apeurée.
Nil : Et toi, tu as une idée ?
Asimov : Ben en fait, l’histoire de Yumé me plaisait bien. J’ai toujours voulu croiser un zombie, un vrai. Dit-il avec un grand sourire.
Nil le regarda se demandant s’il devait prendre le commentaire d’Asimov au premier degré lorsque son attention se porta sur la jungle derrière son interlocuteur. Il pouvait voir la cime de plusieurs arbres bouger. Des oiseaux s’envolaient en piaillant, des petits animaux tel que des singes appelés des doucs sortirent de la jungle dans la direction des deux hommes qui surpris s’écartèrent tant bien que mal du chemin.

Nil : What the fuck ? S’exclama-t-il alors qu’un cochon sauvage passa devant lui. Il va y avoir un tremblement de terre ou une éruption volcanique ou quoi ?!
Vialette se saisit du harpon et partit à la poursuite du cochon. Des entrecôtes gueulait-elle !

Plusieurs animaux filèrent le long de la plage, d’autres se jetèrent dans la mer vers une mort certaine.
Les filles choquées de voir toutes ces petites bestioles si mignonnes se suicider tentèrent de faire un barrage de leur corps.

Mais sans succès. Les animaux étaient si terrifiés qu’ils n’hésitaient pas à foncer tout droit sur celles qui tentaient de leur venir en aide. Au bout de quelques minutes de lutte, les filles épuisées par la faim ne purent que constater le désastre. Des dizaines de bêtes s’étaient jetés à la mer. Le ressac ne tarderait pas à rapporter leurs dépouilles sans vie sur la plage.

Miawka était en larme. Mais qu’est-ce qui a bien pu les effrayer autant ? demanda-t-elle entre deux remontées de morve.

Personne ne répondit, tous sous le choc. Puis certains regards s’illuminèrent. Den prit la parole.
Et si l’histoire de Yumé était vraie. Et si il y avait bel et bien des créatures anthropophage sur cette île.
Alors que les naufragés débattaient sur la conduite à adopter dorénavant, Nookie et MagicSeb s’éclipsèrent discrètement vers leur embarcation qui était accostée sur le bord de mer.

Padrino les vit se barrer. Mais son cri fût précédé par celui de Marjorie.
Elle était aller se chercher de l’eau près de la cabane. Elle se pencha pour attraper une gourde et vit une ombre s’approcher d’elle. Elle demanda, sans regarder, si l’ombre en voulait une aussi.
Elle n’obtint pour seul réponse qu’un râle. Elle leva les yeux et resta figée sous l’horreur de ce qu’elle voyait. Un homme ou une femme, difficile à dire, se tenait devant elle.
La chose la regarda comme si elle priait pour le bon repas qu’elle allait effectuer.
Et elle attaqua avec force et rapidité. Elle mordit Marjorie au visage et lui arracha la lèvre inférieure, du sang lui coula dans la bouche. Marjo la repoussa et essaya de se relever mais la créature lui tomba dessus à nouveau. Elle ne pu que pousser un cri en espérant qu’un de ses camarades interviennent.

La première à venir à son secours était Myriam. Lorsqu’elle entendit le cri de son amie elle n’écouta que son courage et alla à toute vitesse vers Marjorie. Elle effectua une course plus rapide qu’eyeshield 21 et un plaquage aussi puissant que ceux de Sébastien Chabal sur l’agresseur de Marjorie.
Le zombie roula sur cinq mètres mais il revint aussitôt à la charge. Il avait enfin trouvé de quoi bouffer et c’était pas maintenant qu’il allait lâcher le morceau.

Myriam en pleurs était au chevet de son amie et ne se rendit pas compte que le zombie allait l’attaquer dans le dos. Plusieurs aventuriers se précipitèrent vers eux mais pas assez rapidement. Leurs cris restaient sourds aux oreilles de Myriam.

Alors que le zombie allait se saisir d’une nouvelle proie, il fût stoppé dans sa course et tomba au sol à côté des deux femmes. Il ne bougeait plus. Myriam surprise se retourna et leva les yeux. Yumé se tenait là, armé d’une machette. Il respirait très fort, se pencha et donna plusieurs coups sur le zombie jusqu’à lui exploser la boîte crânienne.
Des petits fragments d’os sautèrent dans les cheveux de Myriam.
Juste pour être sûr ! Lui dit Yumé. Puis il l’aida à se relever.
Viens, on ne peut plus rien pour elle. Myriam refusait de lâcher le corps sans vie de Marjorie. Celui-ci commençait déjà à se refroidir.
Allez écarte-toi dit Yumé d’un ton ferme. C’est dangereux ! Voyant son refus de bouger il la tira par le bras.
Aïe aïe ! Arrête, tu me fais mal !
Allons, calme toi Yumé lui dit Padrino qui les avait rejoint en premier.
Vous ne comprenez pas ? Elle va devenir comme eux ! Il faut la décapiter ! Vite ! Choquée, Myriam le gifla. Les autres étaient presque tous là maintenant. Mais aucun ne réagit, tous sous le choc de voir le corps sans vie et ensanglanté de leur compagnon.

Puis tout le monde commença soit à pleurer soit à gueuler sur ce qu’il conviendrait de faire. Le seul qui n’ouvrait pas sa gueule pour une fois était Tempskron.
Le groupe tournait le dos au corps de Marjorie lorsque celui-ci commença à se relever. Une fois debout, il resta sur place et regarda ses mains, toucha son visage. Tel un nouveau né, le zombie-marjo découvrait son nouveau corps.
Le seul qui le remarqua était Tempskron. Il tenta vainement d’attirer l’attention du groupe sur le fait qu’il y avait un nouveau zombie parmi eux, sans succès.
Il est temps que l’on découvre mon merveilleux talent : Celui de gueuler plus fort que tous les autres !
Il prit une grande inspiration en remplissant ses poumons à 125%. Se concentra ils vont comprendre pourquoi on m’appelle La voix et lâcha tout :

[size=150]VOS GUEUUUUUUUUULES !!! [/size]

Les discussions cessèrent immédiatement. Certains regardèrent en l’air comme si il se demandait d’où sa venait.
Et là, Tempskron leur indiqua d’un simple geste de l’index droit de regarder derrière eux.

Ils hurlèrent tous à leur tour. Certains reculèrent, d’autres tombèrent à la renverse. Plusieurs restèrent figés.
Zombie-marjo commençant à avancer vers eux, Padrino reprit vite ses esprits et prit des mains de Yumé la machette. Il s’approcha du zombie, lui dit un adieu marjorie et effectua un swing qui la décapita d’un seul coup. Sa tête vola à plusieurs dizaines de mètres. Le home run n’était pas loin.
Le corps tomba dans le sable. Cette fois, c’était vraiment fini. Enfin, c’est ce qu’ils voulaient croire…

:cry: :cry: RIP Marjo.
Note pour plus tard : vu la voracité de Vialette de son vivant, s’en méfier comme de la peste si elle devient zombie. :mrgreen: [size=50](même s’il y a de grandes chances que je sois déjà passée Ad Patres :laughing: )[/size]