Le Sourire d’Auschwitz
L’histoire de Lisette Moru, résistante bretonne
En réalisant des recherches sur sa région d’origine, la Bretagne, Stéphanie Trouillard, journaliste à France 24, spécialiste de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale, découvre une photo d’une déportée du Morbihan, Marie-Louise Moru, dite Lisette. Un cliché pris à Auschwitz sur lequel la jeune femme, étonnamment souriante, semble défier ses bourreaux.
Comment peut-on sourire dans une telle situation ? Qui est cette femme ? L’enquête de Stéphanie Trouillard révèlera son passé de résistante et l’histoire de sa ville Port-Louis.
Ce livre est imprimé avec des encres végétales sur du papier issu de forêts gérées durablement.
Des ronds dans l’O éditions
Parution : 17 janvier 2024
112 pages couleur
Format cartonné : 19,5 x 26,5 cm
EAN : 9782374181431
Prix : 22 euros
Vous êtes un peu en retard, les amis.
J’avais mis un avis en avril 2024 puisque j’avais eu l’occasion de rencontrer le dessinateur en salon BD et tatouage à Vannes.
Je finis mon cycle Coquin par le titre qui me plaisait le moins, mais comme madame était curieuse de cet album, je me voyais mal l’empêcher de se l’acheter …
Le sujet est évidemment dur, parce qu’on parle d’adulte à peine adulte, qui ont été envoyé dans des camps, en passant avant par moments pas drôle à travers la France, d’autant plus que ces jeunes gens ont été dénoncés par des gens de leur village. Mais le chemin parcouru par la journaliste dans son enquête est très intéressant, à la fois dans le côté « traçabilité », mais aussi par l’attitude des gens qu’elle a rencontrés. On est ici à la fois dans un documentaire, mais aussi dans un docu-fiction puisque la BD imagine des scènes du passé, selon les éléments que la journaliste et autrice a pu récupérer.
Et je pense que des histoires comme celle-ci, y en a pléthore en France et ailleurs.
Un récit touchant, mais qui fait aussi ressortir de la colère (en tout cas pour moi, mais cette période en amène souvent, chez moi. sans trop savoir pourquoi)
Graphiquement, Renan Coquin est parti sur du réalisme, et j’avoue que je ne le reconnais pas du tout et je trouve que ça lui donne un côté commun par rapport à d’autres histoires réalistes. Et puis j’aime beaucoup moins ce style que celui de ses deux autres BD, qui avait quand même plus de personnalité, malgré peut être quelques défauts.