LEGENDS t.1-2 (collectif)

Legends (1986) tome 1

Tyran incontesté de la planète Apokolips, Darkseid est le plus redoutable adversaire que la Ligue de Justice ait dû affronter. Désireux de ternir à jamais la réputation des légendes de la Terre, il envoie ses âmes damnées à l’assaut des grands médias, pour une campagne de calomnies attisant la haine du public à leur endroit. Très vite, le Président des États-Unis déclare hors-la-loi les super-héros.

Personnages : batmanblue beetledarkseidgreen lanternjustice league

Âge : 12+

Collection : DC Paperback

INFOS

  • Date de sortie : 06 février 2026
  • Pagination : 408 pages
  • EAN : 9791026854784
  • Contenu vo : Legends #1-3, Batman #401, Detective Comics #568, Jack Kirby’s Fourth World #2-5, Green Lantern Corps #207, Cosmic Boy #1-2, Justice League of America #258-259, Secret Origins #10, Firestorm #55-56, Booster Gold #13, Blue Beetle #9.
  • Prix : 32 €
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Y a du Compagnon là-dedans aussi ?
Comme pour le Crisis ?

Le sommaire de l’édition Urban précédente, pour comparer :

(Contient : Legends #1-6 + Jack Kirby’s Fourth World #2-5 + Superman #3 + Adventures of Superman #426 + Action Comics #586)

C’était dans une sorte de collection il me semble ?

Vu la complétude du sommaire, je vais peut-être me laisser tenter par cette édition (j’ai celle de Semic).

C’était dans la collection « Nemesis » réservée aux super-vilains, sous le titre La Légende de Darkseid.

Y a des choses très sympas. Je retiendrai surtout les quatre épisodes de Justice League of America, qui marquent la fin de la série, et où Jean-Marc DeMatteis livre un de ses travaux sérieux où il joue à fond sur le lettrage et s’intéresse à l’expression de la démence en BD (et se passionne pour un méchant).
Après, y a des choses plus convenues, comme les Blue Beetle de Len Wein, qui sont éminemment marvéliens mais bien cools, et le Secret Origins, qui propose quatre origines différentes pour le Phantom Stranger (et ma préférée n’est pas celle qu’on pourrait penser). Les deux Firestorm, je crois que c’est déjà de l’Ostrander, mais il me semble au début de sa prestation : ça sera encore meilleur plus tard (purée, j’aimerais un recueil VO de ça, moi).

Jim

Ah merci.

Bon, ça me saoule un peu ces éditions augmentées…

Je peux comprendre : quand on a déjà soutenu dans l’édition normale et qu’on se retrouve avec un bon gros pavé bien tentant, des années plus tard…
Mais en même temps, voilà, c’est un bon gros pavé bien tentant, quoi…
Et j’aime le format souple à rabats.

Jim

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Tu devrais être payé pour ton rôle ici par urban. Tu sais vendre. Ce pouvoir de convaincre. Ce n’est pas donné ! :zany_face::wink:

Si c’était vrai, je crois que je serais au courant.

Jim

Legends (1986) tome 2

Suivant les ordres de Darkseid, Glorious Godfrey parvient à monter les plus hautes instances américaines contre leurs super-héros. Les membres de la Ligue de Justice sont pris pour cibles et Superman lui-même rejoint les rangs ennemis. Mais dans le feu de la bataille les dernières Légendes se rassemblent pour former une nouvelle Ligue.

Âge : 12+

Collection : DC Paperback

Série : Legends (1986)

INFOS

  • Date de sortie : 20 mars 2026
  • Pagination : 368 pages
  • EAN : 9791026855958
  • Contenu vo : Legends #4-6 + The Warlord #114-115 + Cosmic Boy #3-4 + Justice League of America #260-261 + Blue Beetle #10 + Superman #3 + The Adventures of Superman #426 + Action Comics #586 + Secret Origins #14
  • Prix : 28 €

Suis en train de lire le premier tome. Je redécouvre certains épisodes (on m’avait rapporté Batman #401 des States à l’époque, donc je m’en souviens), je vais en découvrir d’autres (les Cosmic Boy, les Firestorm…), et bien sûr il y a ceux que j’ai traduits (Green Lantern Corps, que j’aime beaucoup, Blue Beetle où Len Wein et ses dessinateurs jouent à faire du Spider-Man, Booster Gold qui est pas mal, quoique un peu classique…).

Les deux chapitres consacrés à Batman, qui lancent le cross-over, sont intéressants à plus d’un titre. Le premier est illustré par Trevor Von Eeden, un dessinateur qui j’ai toujours trouvé inégal et qui ne m’a jamais emballé. Ici, c’est un peu pareil, il livre des planches sympas mais un peu désordonnées, où le style a du mal à rester cohérent sur l’ensemble de l’épisode. Mais on sent bien la volonté : son Gordon est très inspiré de la version d’Aparo, et il plane sur le récit une ambiance un peu à la Alex Toth. Quand on sait que Von Eeden avait été pressenti pour illustrer Batman Year One, on a donc un aperçu de l’orientation qu’il donnait à son trait, à l’époque, et ce vers quoi ça aurait pu tendre.

L’autre chapitre est graphiquement d’une autre tenue, puisqu’il est illustré par Klaus Janson qui parvient à conserver une cohésion visuelle tout au long de l’intrigue. Une intrigue somme toute classique avec le Pingouin qui utilise des faucons géants. La reproduction n’est pas terrible, sans doute parce que les films ont été perdus ou endommagés avant la numérisation, donc on perd un peu le trait contrasté de Janson.

Comme l’autre épisode, ce récit est une enquête classique qui ne tranche pas réellement avec la tonalité précédente : Batman (et Robin, ici) affrontent des méchants, s’échappent de pièges mortels et associent des indices afin de coincer les criminels. On est dans la tradition établie depuis des décennies.

Ces deux épisodes annoncent le début du cross-over (avant même le premier numéro de Legends). C’est bien marqué sur les couvertures, et on sent un changement de statut autour du personnage : dans le premier tome compilant l’ensemble de Crisis, on remarquera que les épisodes consacrés à Batman ne portent aucune mention de la saga sur la couverture. Mais on notera que les mémos concernant G. Gordon Godfrey ne sont pas parvenus à tout le monde : si Von Eeden lui confère une allure correspondant à peu près à ce qu’on verra de lui dans Legends, Janson en fait un brun en surpoids qui joue un peu dans la catégorie de Bullock. Ça fait un brin désordre.

Allez, maintenant, Cosmic Boy et Firestorm.

Jim

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C’est prévu en combien de tomes ?

C’est un euphémisme.

Tori.

Chez Urban, ils ont prévu deux tomes :

Legends (1986) : Pour la première fois en France, retrouvez dans son intégralité, en deux tomes, l’événement qui marqua le renouveau de la Ligue de Justice chez DC. Les deux tomes réuniront la série principale (déjà publié chez Urban dans LA LÉGENDE DE DARKSEID ), augmentée de nombreux tie-ins !
La collection DC Paperback est de retour en 2026 ! - Urban Comics

Ah, merci, je n’avais pas suivi.

Tori.

(Moi non plus :wink: j ai juste cherché pour le savoir)

Ce n’est pas sur tous les épisodes, encore heureux. Mais ça tombe sur celui-là, et c’est bien dommage.

Jim

Les deux épisodes de Firestorm, signés par John Ostrander (au début de sa prestation, puisque ce sont les deux premiers, me semble-t-il), sont franchement pas mal.

Firestorm vient de se prendre une tannée par Brimstone et rentre penaud à Pittsburgh. Les deux hommes qui composent le héros en fusionnant, le professeur Martin Stein et l’étudiant Ronald Raymond, se séparent, physiquement mais aussi politiquement : le premier veut suivre le décret présidentiel interdisant aux héros d’agir en public, tandis que le second préfère continuer à agir. Et quand ils se transforment à nouveau, leur mésentente a des conséquences sur les pouvoirs et la puissance du héros.

C’est plutôt bien vu pour une entrée en matière du scénariste, puisque cela redéfinit la relation du tandem et le fonctionnement de leur avatar. Les scènes de dialogues en costumes civils sont plus éclairantes que les cascades colorées. Et Ostrander, pour ses premiers pas, s’engouffre dans des angles morts de la série : comment s’articulent les pouvoirs du héros ? comment interagissent les deux hommes qui le composent ? Un peu comme s’il expliquait aux gens qui se sont illustrés sur Firestorm comment écrire le personnage (et quand on sait ce qu’il va en faire par la suite, c’est assez éclairant).

Faisant feu de tout bois, le scénariste parvient à évoquer les images angoissantes de la censure, des autodafés et du fascisme. Et il trouve même l’espace pour faire intervenir un autre personnage DC, Hawk, le Faucon, qu’il décrit comme un pro-américain bas du front et castagneur (ce qu’il est, somme toute). Ce portrait un peu salé est assez drôle, en accord avec la résolution de l’affaire, qui passe par l’humour (sans tomber dans la parodie). C’est à la fois léger et finaud.

Le truc étrange, dans les deux épisodes, c’est le travail du dessinateur, Joe Brozowski, qui est en mode « citation », pour faire dans l’euphémisme. Ou sample. Dans le premier volet, il copie carrément des cases du Daredevil de Frank Miller (Denny O’Neil, qui a supervisé ces épisodes mais a aussi édité la série de Miller, l’a-t-il remarqué ? Il y a des chances, ouais…). Dans le second, quand il met en scène Hawk, c’est Steve Ditko ou Gil Kane qu’il singe. Copier une case ou une composition de planche en guise de clin d’œil, je comprends, mais là, c’est systématique et assez envahissant.

En tout cas, deux épisodes que je découvre et qui valent pour le travail de scénariste, premier pas dans une entreprise de redéfinition du personnage.

Jim

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Ha ouais, chaque case est un swipe !! Le Fabio Laguna de DC!

ActuaBD : Legends (1986) T. 1 - Par John Ostrander, Len Wein & John Byrne - Urban Comics