LES AVENTURES DE HUCKLEBERRY FINN (Stephen Sommers)

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REALISATEUR & SCENARISTE

Stephen Sommers, d’après Mark Twain

DISTRIBUTION

Elijah Wood, Courtney B. Vance, Robbie Coltrane, Jason Robards, Ron Perlman…

INFOS

Long métrage américain
Genre : aventures
Titre original : The adventures of Huck Finn
Année de production : 1993

L’oeuvre de Mark Twain fait partie de ces univers narratifs que je ne connais que par leurs déclinaisons cinématographiques et télévisuelles (un peu comme les Trois Mousquetaires)…ce qui remonte au dessin animé de 1980 et son célèbre générique. Je n’ai donc jamais lu Les Aventures de Huckleberry Finn, roman paru en 1884. D’après ce que j’ai compris, les différentes adaptations en long métrage (la première datant de 1920) ont presque toutes mis de côté le personnage de Tom Sawyer pour mieux se concentrer sur le jeune garçon qui fuit la civilisation, en quête de liberté…

Le rôle-titre a été confié à un Elijah Wood alors âgé de 12 ans, pour ce qui était son septième film et son premier grand rôle. Et le futur Frodon était déjà très bon en gamin malicieux, même s’il ne se présente pas toujours sous un jour sympathique. J’ai survolé le résumé du bouquin et le scénario de Stephen Sommers (celui qui allait réaliser La Momie et Van Helsing signait là son premier contrat avec un studio après avoir fait ses débuts sur un film indépendant) en reprend les grandes lignes.

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Vivant chez la veuve Douglas, qui tente de faire de lui un bon petit garçon, depuis la mort de sa mère, Huckleberry Finn doit faire face au retour de son père alcoolique (Ron Perlman), un homme rustre uniquement attiré par la somme d’argent que son fils ne pourra toucher qu’à sa majorité. Avec la ruse qui le caractérise, Huck échappe à sa violente figure paternelle en se faisant passer pour mort et se réfugie sur une île soi-disant inhabitée où il tombe sur son ami Jim, l’esclave de Miss Douglas. Huck apprend alors que Jim s’est évadé…et que l’esclave en fuite est accusé de son meurtre !

Vient ensuite la descente du Mississipi en radeau, avec des moments forts entre Huck et Jim (campé par Courtney B. Vance). Leur dynamique est intéressante, car Huck a du mal dans un premier temps à faire abstraction des préjugés sur les noirs qui lui ont été inculqués depuis le début de sa jeune vie. Tiraillé, il pense même le dénoncer à un certain moment. Mais au fur et à mesure de leurs aventures, Huck ne peut plus supporter le traitement réservé à Jim, qu’il ne considère enfin plus comme un esclave et il fera tout pour aider son ami à s’évader. L’évolution du p’tit gars est bien retranscrite à l’écran, entre rires et larmes…

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La deuxième partie de l’histoire alterne entre un épisode sombre (le conflit entre les Grangerfords et les Sheperdsons, qui dure depuis tellement d’années que le jeune Buck Grangerford n’a aucune idée de la façon dont tout a commencé et qui rappelle celui des Hatfields et des McCoys) et un autre plus léger, quand Huck et Jim rencontrent ces deux grands escrocs fantasques que sont le Duc et le Roi, savoureusement interprétés par les excellents Robbie Coltrane et Jason Robards.

Porté par des thèmes forts et par une distribution de qualité, Les Aventures de Huckleberry Finn est un beau film d’aventures familial filmé dans de superbes décors et le premier succès de Stephen Sommers qui resta ensuite quelque temps dans le giron de Disney : il a réalisé Le Livre de la Jungle en 1994 (dont je garde un très bon souvenir) et co-écrit les scénarios de Tom & Huck (1995) et des Aventures d’Oliver Twist (1997).

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