41 messages ont été fusionnés à un sujet existant : Millénium : Les Hommes qui n’aimaient pas les femmes (David Fincher)
Juste pour le plaisir de remonter le sujet … à défaut du nombre d’entrées.
Faudrait faire une échelle adaptations de merde pour voir à quel degré se situe celle-ci. Mais bon à la lecture des échanges il y aurait plusieurs échelles , celle des trahisons et celle du c’est juste nul .
Sur l echelle dbevolution-blade runner ?
Db evolution est une trahison et une merde c’est beau ! .
En fait faut faire un diagramme avec trahison en abscisse et qualité en ordonnée , ça permet de bien situer les films et au moins tu sais quelle cardinalité peut t’intéresser!
Hehe.
Trouver le cœur de cible semble un défi.
Excellent
Plus bas le DB Evolution !
Tiens un avis contre le courant générale que j’ai trouvais intéressant à lire. Il provient du poto Romain d’Huissier (scénariste de jeux de rôles et auteur de la trilogie Les Chroniques de l’étrange notamment)
Cassons le suspens : j’ai vraiment beaucoup aimé le film. Je trouve qu’il réussit à donner une base solide à ce qui pourrait devenir une franchise cinématographique adaptant le manga Saint Seiya de façon efficace et moderne. Il y parvient même de manière intelligente, en tenant compte d’une multitude de facteurs pas toujours évidents à gérer (dont une fanbase parfois bien revêche ne constitue pas le moindre).
Replaçons toutefois le temple d’Athéna au milieu du Sanctuaire. Saint Seiya est une oeuvre marquante pour bien des personnes de ma génération, qui furent happés dans l’univers de Masami Kurumada dès la diffusion du premier épisode, un mercredi après-midi dans le Club Dorothée. Pour ces gens, dont je fais pleinement partie, il peut s’avérer difficile d’avoir du recul sur ce morceau d’imaginaire jailli de leur enfance et ayant marqué leur mémoire au fer rouge. Pourtant, c’est bien d’un tel recul dont on a besoin pour comprendre et apprécier ce film.
Soyons honnête : Saint Seiya est un manga des années 1980 créé par un mangaka plutôt ancré dans les années 1970, et à ce titre déjà un peu daté dès sa sortie. Si l’anime le sublime sur presque tous les plans, lui aussi accuse son âge. Pilier du genre shonen nekketsu, la narration en adopte (voire en crée) de nombreux codes et si tout cela fonctionne parfaitement dans le cadre d’une parution / diffusion feuilletonnante, il était inenvisageable de transcrire ce matériau de base tel quel dans le cadre d’une production cinématographique - même en plusieurs parties. Des choix étaient à faire, des éléments à gommer, d’autres à ajouter. D’autant que la franchise Saint Seiya a connu de nombreux développements en quarante ans, comme divers spin off sous forme d’anime ou de manga (et même une bande-dessinée bien française d’Arnaud Dollen & Jérôme Alquié).
Une fois ce contexte posé et même élargi à d’autres titres de Masami Kurumada, on ne peut que constater que les scénaristes du film connaissent leur sujet. De nombreux détails scénaristiques et graphiques (les dessins de Seiya enfant, la boucle d’oreille du Phénix…) le prouvent tandis que la trame même des débuts de Saint Seiya est parfaitement respectée - et même approfondie, puisqu’elle est l’objet du métrage entier. Finalement, on en retrouve tous les fondamentaux : Athéna, les Chevaliers, le Cosmos, les armures… et en filigrane, on devine bien qu’au-delà de l’histoire de cet opus, les jalons sont posés pour la suite (l’introduction montrant le combat entre le Sagittaire et le Capricorne, le double-jeu du Phénix, la mystérieuse Marine…).
Alors bien sûr, tout cela est « rationnalisé » d’une certaine façon. Finie l’histoire des cent orphelins (qui s’en plaindra ?), Seiya est cette fois un enfant des rues qui survit en menant des combats clandestins, et c’est au cours d’un tel affrontement qu’il éveille son Cosmos et attire l’attention de puissants individus. L’antagoniste du film craint le réveil des dieux, perçus comme une menace, et se repose sur la technologie pour s’y opposer. L’intrigue se concentre sur cette première menace mais aussi sur la relation entre Seiya et Sienna (l’incarnation d’Athéna) - le ciment même de la licence. Et on retrouve bien ces deux personnages tels qu’on les a jadis connus - mais au commencement de leur évolution. Seiya est donc un jeune crâneur obnubilé par sa quête (retrouver sa soeur - encore un de ses traits distinctifs) et Sienna une gosse de riche arrogante. Mais leur relation change au fil des péripéties pour s’orienter dans la direction que l’on connaît.
Le film profite de l’abondance de matériel créé autour de Saint Seiya pour y piocher ce qui fonctionnera dans son propre paradigme. La Athéna vouée à détruire l’humanité est la meilleure idée du récent dessin-animé en CGI. L’invocation des armures mélange ce qu’on voit dans Saint Seiya Omega et dans le dernier film en images de synthèse (et respecte en cela la volonté de Masami Kurumada, qui regrettait les cloth boxes initiales).
Et au-delà, de nombreuses références sont faites aux autres oeuvres de l’auteur : la relation entraperçue dans les flashbacks entre Seiya et sa soeur renvoie à Ring ni Kakero, les guerriers mécaniques de l’antagonistes évoquent Beat X (avec un côté Steel Saint mâtiné de Black Saint) et quand Seiya demande à Marine si elle ne serait pas un ninja, difficile de ne pas y voir un clin d’oeil à Fûma no Kojiro. En poussant un peu sur le côté méta, on peut même se dire que le choix de faire du Phénix un latino est un hommage à un continent (l’Amérique latine) qui voue un véritable culte à l’œuvre.
Bref, un fan objectif ne pourra que reconnaître que le travail d’adaptation a été mené sérieusement - abstraction faite de ses goûts personnels.
Une fois ce sujet traité, reste à savoir si les Chevaliers du Zodiaque se tient en tant que film. Et malgré un budget que l’on devine serré (et autour duquel plane un étrange mystère), force est de constater que là encore, on se trouve devant une réussite.
Le rythme du métrage ne nous laisse guère le temps de souffler (seul l’entraînement de Marine permet de se poser, dans une ambiance qui semble hors du monde avec ses statues flottantes) et les deux heures passent très bien. La réalisation se montre efficace, émaillée de chouettes idées - les postures iconiques, la scène où Seiya fait son introspection… - malgré quelques plans un peu kitsch (mais était-ce évitable ?).
Les scènes d’action se révèlent quant à elle lisibles, bien chorégraphiées et mettent en valeur la puissance des combattants en une escalade très shonen (les simples humains ne peuvent rien contre les soldats mécaniques, qui eux-mêmes ne font pas le poids face à un vrai Chevalier), grâce à des effets spéciaux qui s’avèrent corrects. Le Cosmos est d’ailleurs particulièrement réussi, avec la matérialisation des constellations protectrices derrière les guerriers.
On peut ergoter sur le design des armures (à titre personnel, je ne suis pas fan de celle de Pégase mais je trouve celle du Phénix plutôt réussie) mais au moins n’entravent-t-elles pas la liberté de mouvement des acteurs - et ce que l’on aperçoit des armures d’or est prometteur.
Bon je regrette aussi que les personnages ne crient pas le nom de leurs attaques quand même (on a l’occasion de voir les Météores de Pégase, l’Illusion du Phénix et les Ailes du Phénix). Quant aux musiques, elles ne m’ont pas marqué outre mesure même si quand point le thème de Seiya (une réorchestration de Pegasus Fantasy), il est difficile de retenir un petit frisson.
Rien à reprocher au casting. Sean Bean et Famke Janssen apportent leur présence de vieux briscards et contribuent ainsi à crédibiliser les présupposés un peu casse-gueule de l’histoire. MacKenyu (le fils de Sonny Chiba, excusez du peu !) s’approprie Seiya à la perfection et nous régale de ses aptitudes martiales que l’on avait déjà pu admirer il y a peu dans Kenshin - l’Achèvement. Madison Iseman campe une Sienna / Athéna encore fragile et dont la puissance menace de la submerger - c’est dans ses interactions avec MacKenyu qu’elle se révèle vraiment. Diego Tinoco évite le piège du surjeu pour offrir un Phénix ambigu que l’on espère vite retrouver. Et Mark Dacascos se (et nous !) fait plaisir en une version bien badass de Tatsumi.
Bien entendu, les Chevaliers du Zodiaque n’est pas un chef d’œuvre mais le film reste une série B très honorable, qui emporte l’adhésion de par son respect de l’univers de Masami Kurumada et sa grande générosité. Il constitue également une parfaite introduction à une saga dont on attend les suites de pied ferme, car tous les éléments sont désormais en place pour un développement de l’univers (concept assimilé, personnages principaux définis, futurs enjeux introduits…).
Il n’y a donc pas à bouder son plaisir et il serait vraiment dommage de ne pas donner sa chance au film de Tomasz Baginski. Au pire, le manga et l’anime originels sont toujours disponibles pour les plus nostalgiques et cette variation sur un même thème ne leur porte en aucun cas ombrage.
Mdr. Je pense sincèrement que le gars n’a pas compris saint seiya pour dire ça…
Saint Seiya c’est une série sur la camaraderie, sur l’amitié et la fraternité et ce dès le début hein, je rappelle que la série commence par un tournoi de chevalier et que cette amitié se forge d’abord par l’affrontement et qu’ensuite démarre l’arc des chevaliers noirs. Et que toute la suite repose justement sur cette camaraderie. Donc rien que ça…
Par contre :
Il parle de quoi là ? du fait que c’est un clin d’œil à la chaine nébulaire ?
Vu, c’est pas vraiment une trahison en effet, c’est juste un film médiocre même pas assez nul pour être drôle.
Les effets spéciaux sont passables, les chorégraphies aussi, faut vraiment avoir jamais vu un film de Tsui Hark pour y voir une saveur quelconque…
Une belle merde, non ? (plus que je ne le craignais)
Y a un truc à sauver ?
J’ai perdu mon temps.
Oui
non
totalement
Je lui avais mis une étoile sur Letterboxd, donc c’est que j’avais dû trouver un petit truc à sauver, mais quoi, aucun souvenir (autrement oui c’était vraiment pas bon…)
Le seul truc à sauver c est le temps mis à ne pas le regarder.
C’est insidieusement ce que je pensais.
Non.
Ça t’a permis de nous avertir.
(Même si beaucoup s’en doutaient déjà…)
Jim
Je pense que c’est pire que tes doutes.
