LES COLTS AU SOLEIL (Peter Collinson)

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REALISATEUR

Peter Collinson

SCENARISTES

Scot Finch et Antonio Recoder, d’après un roman de Louis L’Amour

DISTRIBUTION

Richard Crenna, Stephen Boyd, Rosanna Schiaffino, Farley Granger, Aldo Sambrell…

INFOS

Long métrage espagnol/italien/britannique
Genre : western
Titre original : Un hombre llamado Noon
Année de production : 1973

Les Colts au soleil (titre français stupide de Un hombre llamado Noon, The Man called Noon en anglais) résume bien le caractère cosmopolite du western des années 60/70, production hybride entre l’Espagne, l’Italie et l’Angleterre tournée dans les beaux décors naturels de la région d’Alméria en Espagne. Le réalisateur Peter Collinson est anglais, principalement connu pour L’or se barre avec Michael Caine (qui a fait l’objet d’un remake en 2003, Braquage à l’italienne avec Mark Wahlberg et Jason Statham) et une adaptation des Dix Petits Nègres datant de 1974. Peter Collinson a oeuvré dans différents genres et Les Colts au soleil est son seul western, une expérience pas vraiment aboutie.

Le héros est joué par l’américain Richard Crenna, futur colonel Trautman de la saga Rambo. L’anglais Stephen Boyd (Le Voyage Fantastique) interprète le second rôle masculin tandis que la présence féminine principale est assurée par la belle italienne Rosanna Schiaffino (L’Enlèvement des Sabines). Et on retrouve au générique des tronches bien connues des amateurs de western spaghetti et de bis transalpin, le prolifique Aldo Sambrell en tête (beaucoup trop de films pour en choisir un dans cette parenthèse).

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Richard Crenna joue un pistolero qui a perdu la mémoire suite à une agression. L’histoire suit alors l’exploration de son identité, qui passe notamment par des gestes réflexes lorsqu’il est confronté au danger et par des éléments comme le prénom Jonas qui lui revient quand on lui demande comment il s’appelle. Mais est-il vraiment Jonas ou le dangereux hors-la-loi surnommé Noon, comme beaucoup semblent le croire ? Dans sa quête, Jonas sera accompagné par Rimes (Stephen Boyd), un aventurier qui semble en savoir long sur les secrets qui entourent l’amnésique…

Il y a une bonne dynamique entre les deux hommes qui sont d’ailleurs les meilleurs acteurs de cette adaptation d’un roman de Louis L’Amour, auteur américain spécialiste du western. Pendant une grande partie, l’intrigue tient pourtant plus du thriller que du western et celle-ci se révèle souvent un brin confuse. Le début est percutant mais la suite est plus hésitante et le récit traîne alors en longueur.

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Le dernier acte réveille un métrage qui ronronnait, avec révélations, péripéties et un affrontement final frénétique pour conclure ce film au rythme très inégal. C’est aussi nerveux qu’un peu trop chaotique…avec quelques passages un chouïa grotesques comme celui où Jonas écrase son adversaire avec un gros rocher en polystyrène, tel Hercule dans un bon vieux péplum !

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