LES FEMMES EN BLANC t.1-42 (Raoul Cauvin / Philippe Bercovici)

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BERCOVICI . CAUVIN
LES FEMMES EN BLANC
TOME 40
SOUFFLEZ !
Avec ce quarantième album des Femmes en blanc, on ne pourra pas dire que Raoul Cauvin et Philippe Bercovici n’ont pas de bouteille ! Une série qui se boit comme du petit-lait, voici qui explique sans doute sa remarquable longévité. À moins qu’elle n’agisse sur les lecteurs comme un verre de bon vin ? Ce qui expliquerait pourquoi, après tant d’années et d’innombrables gags qui nous ont tous au moins fait rire une fois jusqu’à en perdre le souffle, elle est toujours aussi en forme. Une fois encore, ce nouvel album aura l’effet d’une bonne cure d’hilarité : on s’en resservirait volontiers !

PARUTION LE 07/09/2018
Genre : Humour
Collection : Dupuis “Tous Publics”
Age du lectorat : 9+
Etat de la série : En cours
Album cartonné - 48 pages en couleurs
Hauteur : 300 mm / Largeur : 218 mm
ISBN: 9782800173320
PVP : 10.95EUR

Purée tome 40 ! Je lisais ça quand j’étais ado, je me demande qu’est-ce qu’ils peuvent bien raconter au bout de 40 tomes

Quand tu vois toutes les séries que Cauvin scénarise (alors qu’il a 80 ans, quand même), c’est impressionnant.
Alors, certes, le rythme de parution de ses séries a ralenti… Ça lui permet de jongler de l’une à l’autre et, quelque part, ça l’aide peut-être à se changer les idées et d’en trouver de nouvelles…
De tête, il est au scénar de Cédric, des Femmes en Blanc, de Pierre Tombal, des Psys, de l’Agent 212, des Tuniques Bleues… C’est parfois un peu désuet (Cédric n’a pas toujours l’air d’être un jeune d’aujourd’hui, par exemple), parfois un peu faible, rarement exceptionnel, mais en général divertissant (et on n’en demande pas plus de ses séries)… Ça va, en tout cas, faire un vide chez Dupuis (et dans Spirou) quand il disparaîtra.

Tori.

J’ai lu des gags de Cédric et de l’Agent 212 récemment et je partage ton avis. Mon préféré quand j’étais plus jeune, c’était Pierre Tombal

C’est presque du Yann light, en quelque sorte. La présence de Hardy au générique y est pour beaucoup, c’est certain, mais pas que. Dans des cas comme ça, Cauvin démontre que sa palette n’est pas aussi limitée qu’on pourrait croire.

Jim

Les femmes en blanc - tome 42 - La radio de la méduse

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Rien ne va plus à l’hôpital et c’est à croire que Raoul Cauvin et Philippe Bercovici se sont donnés le mot pour achever patients et professionnels en tranches de rire toujours aussi drôles et caustiques. Les gags de ce 42e tome s’enchaînent encore comme pour conjurer le mal dans la bonne humeur malgré les restructurations des services et les reconversions du personnel. Quand certains ont déjà rejoint les services de psychiatrie, d’autres rêvent de prendre leur retraite…

  • Broché : 48 pages
  • Editeur : Dupuis (7 mai 2020)
  • Collection : Les femmes en blanc
  • Langue : Français
  • ISBN-13 : 979-1034747726
  • ASIN : B084YXK176
  • Dimensions du produit : 21,8 x 0,8 x 30 cm

« Le divan, c’est mon outil de travail. Dans presque toutes les pièces de la maison il y en un, ou quelque chose qui lui ressemble. » Raoul Cauvin, scénariste aux mille et une histoires, l’avoue humblement : il ne peut réfléchir correctement que lorsqu’il est allongé. Il ajoute : « D’ailleurs, je vous défie de penser les yeux ouverts ! » Né à Antoing le 26 septembre 1938, Cauvin est l’une des rares personnes à avoir suivi pendant cinq ans des études de lithographie publicitaire à l’Institut Saint-Luc de Tournai, pour découvrir en entrant dans la vie active que cette profession n’existait plus ! Suivent toute une série de petits métiers et notamment un emploi dans une usine de boules de billard, qui lui développe une véritable passion pour ce jeu sur tapis vert où l’on ne mise guère plus qu’une tournée générale. Il entre en 1960 aux Éditions Dupuis comme… lettreur (passage obligé s’il en est), puis devient rapidement caméraman au département dessins animés où il restera 7 ans. Durant ces années, il se découvre une autre passion : le scénario. C’est Charles Dupuis lui-même qui lui offre sa chance. Cauvin fait ses premières armes avec des collaborateurs internes de la Maison : Ryssack (« Arthur et Léopold »), Gennaux (« L’Homme aux phylactères », « Loryfiand et Chifmol »), Degotte, Carlos Roque et Vittorio. A ses débuts, il travaille avec une jeune dessinatrice parisienne : Claire Bretécher ! Leur collaboration donne naissance à une série intitulée « Les Naufragés ». 1968 est l’année clef. Cauvin et Salvérius lancent leur propre western : « Les Tuniques Bleues », une bande dessinée d’humour sur fond de guerre de Sécession. A la mort du dessinateur, il propose la reprise de la série à Lambil qui la développera jusqu’aux hautes altitudes des best-sellers. Cette saga dépasse les quinze millions d’exemplaires vendus en français et fait l’objet d’innombrables traductions à travers l’Europe. Toujours responsable de la vieille machine Rank tirant les copies et travaux d’agrandissement ou de réduction pour les rédactions et les auteurs de passage, Cauvin est désormais au centre de la toile et, grâce à sa renommée grandissante, il se voit sollicité par tous les dessinateurs à court de scénario. Une série de succès s’amorce avec Berck (« Sammy » et « Lou »), Mazel (« Caline et Calebasse », puis « Boulouloum et Guiliguili » et « Les Paparazzi »), Macherot (« Mirliton »), Walthéry (« Le Vieux bleu »), Counhaye (« Les Naufragés de l’espace »), Lambil (« Pauvre Lampil »), Kox (« L’Agent 212 »), Sandron (« Godasse et Godaille »), Bercovici (« Les Grandes Amours contrariées »), Nic (« Spirou et Fantasio »), Carpentier (« Les Toyottes »), etc. En parallèle, il écrit des scénarios pour les personnages de dessins animés de la Maison (« Musti », Tip et Tap", « Les Pilis ») et leurs produits dérivés. S’il excelle dans l’aventure humoristique pour tous les publics et toutes les formes du gag visuel, il évolue dans les années 80 vers des productions plus incisives, proches souvent de l’humour noir et de la parodie délirante. Ainsi le veut sa nouvelle vague de dessinateurs : Bercovici (« Les Femmes en Blanc »), Hardy (« Pierre Tombal »), Glem (« Les Voraces »), Laudec (« Cédric » et « Taxi-girl »), Malik (« Cupidon »), Bédu (« Les Psy »), Carpentier (« L’Année de la bière », puis « Du côté de chez Poje »), Jean-Pol (la reprise de « Sammy » après le départ en retraite de Berck), etc. Rares sont les échecs : son imagination, la qualité de ses dialogues et le métier mis dans ses découpages qu’il livre complets à ses auteurs représentent une véritable mine d’or. Le grand public est assuré de toujours trouver sous sa signature un album populaire et agréable à lire. C’est un don et il est extraordinaire qu’il puisse l’exercer sur autant de séries parallèles, le contraignant à fournir la matière d’une bonne quinzaine de volumes par année, sans jamais la moindre baisse de régime! Cauvin adore chasser les idées comme d’autres les papillons, et comme il le dit lui-même, pourvu que ça dure…

Né à Nice le 5 janvier 1963, Philippe Bercovici a acquis de haute lutte le titre de dessinateur le plus rapide de toute la profession en illustrant à lui seul, et dans divers styles, toutes les bandes dessinées et illustrations proposées dans les 48 pages d’un numéro de SPIROU en 1999. Dans un numéro normal, il occupe rarement moins de trois à cinq pages. Repéré à treize ans par Raoul Cauvin auquel il était venu soumettre ses oeuvres lors d’une dédicace à Nice, il publie immédiatement dans la « Carte Blanche » et les rubriques d’animations de SPIROU avant que le scénariste lui propose d’illustrer « Les Grandes Amours contrariées » en 1978. Souple, efficace, dynamique, son style part du cartoon pour aboutir à une nouvelle forme de la BD et à une grande maîtrise de tous les sujets possibles. Lancées avec Cauvin en 1981,« Les Femmes en Blanc » ont accédé rapidement au statut de best-seller et constituent sa série la plus populaire. Sans être exhaustif, citons également « Robinson et Zoé » (pour GOMME à partir de 1982), « Kostar le Magnifique » (CIRCUS, 1984), « Barnabé, envoyé spécial » et « Big Bang Orchestra » (JE BOUQUINE), le « Grand Panic Circus » (PIF), « Testar le Robot » (chez Fleurus), « Téléfaune » (pour Dargaud en 1993), toutes séries dont les scénarios furent assurées par François Corteggiani. Avec Yann, il a animé les aventures très soviétiques de « Leonid et Spoutnika » chez Marsu-Productions. François Gilson lui écrit désormais régulièrement les gags de « Cactus Club », une satire délirante des clubs de vacances et de leurs Gentils Organisateurs. Et il réalise « Eve et Adam » avec Gerrit de Jager pour le marché hollandais. C’est sous le masque de « Thelonius » qu’il a illustré les cent premiers gags du « Boss », série concoctée par l’infâme Zidrou pour tourner en ridicule le très respectable rédacteur en chef de l’hebdomadaire abritant leurs petites âneries. Las, vite reconnu à son style inégalable et à la vitesse où il envoie ses planches une heure après en avoir reçu le scénario, il a été contraint de reprendre son patronyme normal pour les albums de cette série.

Nouvelle date pour le tome 42 : 29 mai 2020.

Jim