LES MORTS ONT TOUS LA MÊME PEAU (Jean-David Morvan / German Erramouspe, Mauro Vargas, d'après Boris Vian)

« Entre donner les coups et les recevoir, je préférais les donner. »

Dan est un sang-mêlé. Autrement dit, un noir à peau blanche. Videur dans un bar de nuit à New York, il ne vit que pour Sheila, sa femme, et l’enfant qu’il a eu avec elle. Un enfant que la société acceptera parce que sa peau est blanche, contrairement à Dan, pour qui le secret de ses origines plane tel une épée de Damoclès. Alors qu’il s’entiche subitement d’une prostituée noire et que l’irruption de son frère, Richard, menace de tout révéler, Dan voit sa vie basculer. Lui qui, non sans remords, a tant voulu être un Blanc, ne serait-il au fond de lui-même qu’un « nègre » ?

À la manière de Chandler ou Hadley Chase, Boris Vian – alias Vernon Sullivan – donne libre cours à la violence et l’érotisme pour explorer la folie intérieure d’un homme qui ne se reconnaît plus.

Né en 1969, Jean-David Morvan est l’un des scénaristes de BD les plus prolifiques de sa génération. Il s’est d’abord essayé au dessin mais abandonne les études pour devenir scénariste. Il publie ses premiers textes dans un fanzine où il rencontre Yann Le Gall avec qui il écrira en 2001 la série Zorn et Dirna . En 1994, il publie Nomad avec Sylvain Savoia. La série Sillage , commencée en 1998 avec Buchet au dessin, remporte un succès immédiat. Il est également l’auteur des séries Troll, HK, Al Togo, Reality Show et Je suis morte . En 2009 il remporte un Silver Award au Prix international du manga pour l’album Zaya .

En 2013, chez Glénat, il donne une suite à la série Nomad avec un second cycle qu’il intitule Nomad 2.0 avec, cette fois-ci, Julien Carette au dessin. L’année suivante, toujours chez Glénat, il scénarise : Sherlock Fox (dessin de Du Yu), SpyGames (dessin de Jung-Gi Kim) et l’album de la collection « Ils ont fait l’Histoire » consacré à Jaurès .

  • Relié : 88 pages
  • Editeur : Glénat BD (11 mars 2020)
  • Collection : Hors Collection
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2344020594
  • ISBN-13 : 978-2344020593

Quelques images postées par Jean-David Morvan sur la toile :

Jim

Du noir et blanc, posté par Jean-David Morvan sur son compte Twitter :

Et de rajouter : « Un petit air de Daredevil… »

Jim

Il a fallu le temps, mais je viens seulement de comprendre que cette année, c’est le centenaire de la naissance de Boris Vian. Cela explique donc les divers projets éditoriaux qui naissent en ce moment.

Par exemple, ces temps-ci, Delcourt propose deux rééditions d’adaptations, L’Arrache-cœur et L’Écume des jours. Là encore, Jean-David Morvan est impliqué.

Jim

Le mec écrit plus vite que son ombre en se moment préférant la quantité à la qualité.

Après, à sa décharge, les deux Vian chez Delcourt sont des rééditions, ce qui contribue à donner l’impression qu’il est partout.

Jim

On parle du fait que cette année il est sortit 6 albums nouveau tout comme l’année dernière ?

C’est marrant, j’ai pas fait le compte, mais j’avais l’impression de voir son nom moins souvent. C’est sans doute parce que je m’intéresse un peu moins à ce qu’il fait que pour d’autres auteurs.

Jim

Moi non plus je ne m’y intérésse pas spécialement, mais je vois son nom souvent tout de même.

Ton boulot t’invite à surveiller ce genre de choses.
N’ayant jamais tellement aimé son travail (j’aime beaucoup Le Cœur des batailles, par exemple, mais j’ai du mal à trouver un autre exemple d’un truc qui m’aurait vraiment emporté), j’avoue que je ne fais pas tellement attention, et que je finissais presque par me dire que je le voyais moins qu’avant.

Jim

Tiens, j’ai aussi l’impression que Runberg sort beaucoup.

C’est pas faux.
Après, il faut voir aussi que tous les dessinateurs n’ont pas le même rythme (ni les mêmes paginations) si bien que parfois, des projets lancés à des dates bien éloignées aboutissent à des parutions resserrées.
De plus, écrire un tome 2 ou 3 demande des efforts d’une autre nature que pour le lancement d’un projet (série ou one-shot), les choses étant plus installées. Le temps qu’on ne consacre plus à convaincre les éditeurs, on l’utilise à d’autres choses…

Jim