Alors que l’humanité a colonisé le système solaire, une planète reste inatteignable : Jupiter. Au cours des siècles, les vaisseaux ayant échoué à percer ses défenses ont fini par créer un gigantesque nuage de débris, sur lequel s’est construit l’Amas, un bidonville flottant où se réfugient tous ceux qui cherchent à se faire oublier. Kat, physicienne en fuite, est arrivée sur l’Amas pour se cacher de ses ennemis, mais surtout pour retrouver Pavel, son frère jumeau, disparu sans laisser de traces. Lorsqu’elle rencontre la mystérieuse Jaspe, une mécanicienne de génie qui lui propose d’intégrer le circuit des courses de vaisseaux illégales de l’Amas, Kat saisit l’occasion de relancer son enquête en interrogeant ceux qui ont connu son frère. Pilote casse-cou, fasciné depuis toujours par l’exploration spatiale, Pavel est-il encore sur l’Amas ? Ou a-t-il réussi l’exploit fou d’atteindre Jupiter ?
Date de parution 21/10/2021
EAN 9782367409221
ISBN 2367409226
Nombre de pages 629
Prix 21 €
Gros pavé, que cette version pocket. Plus de 820 pages… et ça ne s’arrête quasiment jamais.
Gros rythme dès le départ, qui nous met dans l’ambiance de suite, parce que Floriane Soulas, elle n’a pas peur de tuer ses perso. Même ceux que les lecteurs pourraient bien aimé.
J’ai relu mon avis sur son 1er bouquin, et je retrouve cette violence dans l’écriture.
On est dans du space opera (avec un petit hommage à Star Wars à un moment), mais aussi dans de l’horreur, et puis il y a de la référence à Asimov, je pense. Est-ce qu’il y a aussi de la hard science ? Je ne sais pas trop, disons que même si je ne comprends pas tous les concepts physique, ça glisse plutôt bien, sans difficultés. Et là, je me suis demandé : quelle est la limite entre la hard science et le « technoblabla » ?
Et via ce récit, Soulas donne quand même à réfléchir sur des éléments que nous vivons avec l’IA.
Ce que j’aime bien, c’est qu’elle ne prend pas le lecteur à défaut. On extrapole, on peut deviner des choses, peut être par moment avant même les personnages.
Et puis, ça ne s’arrête pas. Il y a trois gros temps dans ce bouquin, avec le seul moment de pause vers la 700ème page, sur une vingtaine de page, mais qui a une ambiance avec une sorte d’angoisse sous-jacente. Ce bouquin m’a tenu éveillé jusqu’à tard dans la nuit, le reposant uniquement parce que je savais que je le paierai cher quelques heures plus tard. Un vrai page-turner comme on dit dans les milieux autorisés, et ce, à la fin de chaque chapitre.
Et puis j’aime bien ses persos. Des femmes bien campés, mais pas à la Rucka. J’adore la manière dont Kat est capable de réfléchir. Et puis globalement, il y a vraiment un côté naturel dans les caractérisations, les interactions, les actions, de chaque perso. Alors, oui, les principaux antipathiques sont des hommes. mais ils ne sont pas tous, et je ne ressens pas de féminisme à outrance dans l’écriture. par contre, j’ai pas l’impression qu’elle voit que la fin du XXVIIIème siècle sera plus évolué côté machisme qu’au XXIème siècle !
Bref, un super bouquin. Un kif de bout en bout, de la première à la dernière scène.