C’est trop tassé ?
Ça fait parti des raisons oui x)
Jim parlait d’une tasse de thé.
Tori.
Dans un café ?
Mais si boire aux cabinets n’est pas votre tasse de thé, peut-être aimez-vous boire sous la douche ?
Je suis tombé sur ça, il y a quelques jours, et je me suis demandé qui pouvait en avoir l’utilité :
Tori.
Mais je ne suis pas fermé (de l’intérieur) aux idées.
Jim
J’ai lu le deuxième tome, qui entame la longue partie d’explication, et c’est plutôt bien. Je garde un vif souvenir de cette partie dans le roman, où Griffin raconte ses recherches, sa découverte, ses expérimentations (et le chat !), puis sa transformation. Ici, les souvenirs sont traités dans une chromie différente, donnant à cette évocation une tonalité sépia qui permet d’asseoir la narration.

Griffin se trouve dans le cabinet du Docteur Kemp, qu’il connaît depuis ses jeunes années d’étudiant, et qu’il avait perdu de vue. L’album est donc un duel entre les deux savants, Kemp tentant de convaincre l’homme invisible de renoncer à ses plans machiavéliques, puis de l’arrêter.

La seconde moitié de l’album est consacrée à la fuite de Griffin, qui décide néanmoins de revenir et de se venger du médecin, et à la course-poursuite qui verra l’homme invisible céder sous les assauts de la foule, avec ce petit sentiment de lynchage et de justice expéditive qui laisse un arrière-goût, qu’il me semble avoir éprouvé déjà à l’époque de ma découverte du roman.
Graphiquement, Regnault ouvre ce second tome dans une atmosphère nocturne, et saisit toute les occasions possibles de dessiner de grandes cases. Son trait est énergiques, les cases de baston sont convaincantes, et son encrage est généreux et riche (pour résumer, imaginez David Étien encré par Tom Palmer). Si je déplore une police de caractère constamment italisée quel que soit le mode de narration (récitatifs, dialogues ou propos rapportés), il faut signaler une relecture plus efficace que pour le premier tome (relecteur revenu de vacances ?).
Jim
C’est d’autant plus moche sur une police en capitales. Je trouve ça moins gênant dans Tintin, par exemple.
Tori.
Hop, récupéré les deux tomes.
Je les mets dans ton carton pour octobre (sauf qu’il faut que je trouve un carton, mais ça devrait se faire).
Jim
Un grand merci.
Garçon, un huitième dessert !
Jim
A la fève de tonka.

