L'OMBRE DU CORBEAU (Dylan Southern)

A la suite de la mort de sa femme et mère de ses fils, un père commence à perdre contact avec la réalité quand une créature mystérieuse, connue sous le nom de " Crow " (corbeau), semble avoir pris vie dans les pages de son travail d’illustrateur.

Drame/fantastique
Long métrage britannique
Ecrit et réalisé par Dylan Southern d’après le livre de Max Porter
Avec Benedict Cumberbatch, Richard Boxall, Henry Boxall, David Thewlis…
Titre original : The Thing with Feathers
Année de production : 2025
Date de sortie française non communiquée

Une mère meurt. Elle laisse derrière elle deux petits garçons et leur père terrassés par le chagrin. Un soir, on frappe à la porte de leur appartement londonien. Surgit alors un étrange personnage : un corbeau, doué non seulement de parole mais d’une verve enfiévrée, d’un aplomb surprenant et d’un sens de l’humour ravageur. Qu’il soit chimère ou bien réel, cet oiseau de malheur s’est donné une mission auprès des trois âmes en péril. Il sera leur confident, baby-sitter, analyste, compagnon de jeu et d’écriture, l’ange gardien et le pitre de service — et il les accompagnera jusqu’à ce que la blessure de la perte, à défaut de se refermer, guérisse assez pour que la soif de vivre reprenne le dessus.

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Inconsolable suite au décès de sa femme, un père de famille passe par toutes les étapes du deuil avant de pouvoir se reconstruire. L’originalité ici est que l’homme, « contaminant » ensuite ses deux fils, perd pied avec ce qui l’entoure et imagine qu’il est visité par un gigantesque corbeau, fruit de son travail d’illustrateur. Brillamment interprété (Benedict Cumberbatch est impeccable, les deux gamins sont convaincants, David Thewlis prête sa voix à Corbeau), L’Ombre du Corbeau est un drame au climat très, très pesant (c’est clair qu’il ne faut pas être dans un mauvais jour avant de le regarder) , parfois un peu trop répétitif dans ses effets et dans ce qu’il raconte mais que j’ai trouvé souvent fascinant (malgré ses longueurs) dans la façon dont le fantastique fait irruption dans un quotidien touché par le drame, en brouillant les frontières entre rêve et réalité. Le corbeau aurait pu être ridicule, il ne l’est pas et Dylan Southern signe de très beaux plans lorsqu’il apparaît à l’écran.

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