Et ça continue avec Lou Cale, série d’enquêtes policières dans une Amérique du passé, dont l’un des tomes est repris dans cet Opus Humano deuxième du nom : Le Centaure tatoué.
Comme l’explique le texte d’introduction (qui suit précisément une erreur de maquette, le texte consacré à Arkhé de Caza, présent dans le premier numéro, ayant été repris dans ce numéro par erreur), la série a commencé aux Éditions du Miroir, petite structure belge ayant entre autres abrité la série Alexe de Delaney et Jaradin avant que celle-ci ne trouve refuge chez Lefrancq, avant d’être accueillie dans le catalogue des Humanoïdes Associés alors que Métal Hurlant s’était déjà arrêté. Les auteurs, Warnauts (qui signe Warn’s) et Raives, avaient déjà été éconduits par Philippe Manœuvre et avaient déjà trouvé des contacts positifs chez (À suivre…), quand ce Centaure tatoué paraît. Cependant, le récit, qui tourne autour de deux cadavres retrouvés dans le fleuve sans tête ni doigts, et qui ne seront identifiés que grâce à leur tatouage, montre encore de nombreux signes d’amateurisme.
Les transitions d’une scène à l’autre sont maladroites, la présence de tous les personnages dans la même pièce est mal gérée si bien qu’on a l’impression que certains personnages parlent dans le vide avant de comprendre qu’ils ont un interlocuteur (à quoi servent les plans d’ensemble, je vous demande…), les scènes économes en dialogues ne fonctionnent pas, les personnages ont parfois du mal à être reconnaissables (je pense au glacier), tout ceci au service d’une intrigue un peu convenu qui cache un amour tragique sous un drap mafieux.
J’ai toujours eu beaucoup de mal avec le tandem Warnauts / Raives, dont les albums me sont régulièrement tombés des mains. J’ai été séduit par le dessin, plus naïf et moins travaillé que leurs albums plus récents, mais la plongée dans l’album lui-même a refroidi ma curiosité.