MES FILMS AMATEURS (Regulator)

discours d’un jobart s’adressant à une peluche en vue subjective de la peluche…

youtube.com/watch?v=Q591tMTmuzE
Premier film amateur où je filme un de mes acteurs fétiches.
Assez perché.

Le secret

youtube.com/watch?v=LgOQC_ouYGI
Un jour,un homme apprend d’un autre homme un incroyable secret…
Assez geek.

On appelle ça un film-minute.
Y’a des concours pour ça,d’ailleurs.

Pistoleros

youtube.com/watch?v=3cAtikpaKXU
Premier vrai court-métrage.
Un homme en noir,raciste,misogyne,qui boit comme un trou et fume comme un pompier…
L’homme en blanc,l’homme qui dérange et que tous les salauds veulent tuer.
Un duel…

Et une bande-annonce avec des zombies qui puent.

youtube.com/watch?v=0dfTF7PRd_o

Je viens de finir un film-enquête sur une maison “hantée”.

Je le poste bientôt.

Scénario de court-métrage:

Une scène de crime

De John Rimbauld.

09/10/06 Version n°5

Séquence 1:int. /nuit/-salon/noir:
Des tableaux de valeur, représentant des portraits, recouvrent le mur d’en face.
Une chaise se trouve dans l’angle entre le mur central et le mur de droite.
Une bibliothèque bien remplie, ainsi qu’une porte, se trouvent contre le mur de droite.
La lumière de la lune éclaire le sol, elle entre dans le champ, par le bord gauche.
Une ombre apparaît au sol, une silhouette traverse la pièce d’un pas décidé, mais discret.
L’HOMME, de profil, s’approche du tableau le plus proche de l’angle entre les murs, qui représente quatre individus, un homme, une femme, un garçon et une fille.
Il le décroche du mur.
Un coffre-fort se trouve au mur, qui était caché par le tableau.
L’HOMME, toujours de profil s’accroupit et se sert d’un stéthoscope pour découvrir le code d’ouverture.
La lumière s’allume.
Gros plan sur la porte.
Elle est ouverte.
Une dame âgée et myope, vêtue d’une chemise de nuit et d’une robe de chambre, apparaît.

                LA VIEILLE DAME 
                (inquiète)
                Irma, c’est vous qui avez ouvert la fenêtre ? Il fait                 
                froid, seigneur!

Silence…

LA VIEILLE DAME regarde autour d’elle, mais ne voit rien.

               LA VIEILLE DAME 
              (toujours plus inquiète) 
               Irma? 

Des tableaux de valeur, représentant des portraits, recouvrent le mur d’en face.
Une chaise se trouve dans l’angle entre le mur central et le mur de droite.
Une bibliothèque bien remplie, ainsi qu’une porte, se trouvent contre le mur de droite.
La lumière de la lune éclaire le sol, elle entre dans le champ, par le bord gauche.
L’HOMME (entièrement recouvert de noir) s’approche de la VIEILLE DAME.

Plan large de l’angle entre les deux murs.
On distingue aussi le coffre et la porte.
L’HOMME frappe la VIEILLE FEMME, qui tombe.
Il s’accroupit, se jette sur elle, et l’étrangle pendant 7 secondes.

Gros plan du visage de la VIEILLE DAME, que l’HOMME étrangle toujours.
L’HOMME, qui est hors champ, étrangle la VIEILLE FEMME pendant 1 bonne minute.
Le visage de la VIEILLE FEMME devient bleu, elle tremble, essaye de crier, pleure, elle souffre, elle se débat, elle essaye de frapper son agresseur, qui est hors champ.
Elle meurt.
Gros plan sur la porte.
L’HOMME, de dos, se redresse et s’approche de la porte.
Il appuie sur l’interrupteur, qui est à coté de la porte.
La lumière s’éteint.
Gros plan du coffre.
L’HOMME se rapproche du coffre et reprend son travail.
Il ouvre le coffre, prend les bijoux qui s’y trouvent et dépose un papier à l’intérieur.
GROS plan sur le coffre, laissé grand ouvert par le voleur.
Zoom
L’intérieur du coffre possède un système d’éclairage automatique.
Un papier s’y trouve mais ce qui y est inscrit n’est pas visible.
Zoom
On ne voit que le papier.
L’écran est blanc, sauf le message du papier, qui est:
“Avec les compliments de Fantômas!”

Il y a deux références aux comics;les trouverez-vous?

Une jeune femme en détresse

06/11/2006 Version 1

Séquence 1:ext. /nuit/-rue/faiblement éclairé:
DEUX JEUNES FEMMES sortent d’un magasin, qui est en train de fermer.

                LA PREMIERE JEUNE FEMME
                A demain, Laura !


                LAURA
                A deux pieds !

LAURA s’enfonce dans une rue sombre et inquiétante.
UN HOMME MYSTERIEUX, tout de noir vêtu, recouvert d’un imperméable et d’un chapeau, la suit.
Ils disparaissent TOUS DEUX dans l’obscurité.
LAURA, de profil, fouille dans sa poche et y prend un téléphone.

                LAURA
                 (après un petit moment d’attente)
                Allo, salut. C’était Laura .Je venais prendre un peu de 
                tes nouvelles .J’espère que tu vas bien. Bisous.

LAURA reprend sa route, un peu inquiète.
Elle regarde sans cesse autour d’elle.
Plan d’ensemble sur une rue déserte.
LAURA arrive par la droite.
Elle traverse la rue d’un pas hésitant.
Alors qu’elle est au milieu de la rue (et de l’écran), l’HOMME MYSTERIEUX arrive à son tour.
LAURA se retourne et le remarque.
Gros plan sur LAURA.
Sa peur se lit sur son visage.
Retour au plan d’ensemble.
Les deux personnages se sont arrêtés.
LAURA se retourne et part en accélérant le pas.
L’HOMME MYSTERIEUX la suit calmement.
Vue subjective de l’intérieur d’une ruelle.
LAURA, qui court, surgit de la gauche, tourne et se rapproche.
Elle s’arrête brutalement.

                LAURA
                 (affolée)
                Ho non…Non NON…

Vue subjective de LAURA.
La ruelle en face d’elle est un cul-de-sac.
Retour à la vue subjective de l’intérieur d’une ruelle.
LAURA repart vers la droite de l’écran.
L’HOMME MYSTERIEUX passe derrière elle, calmement.
Plan d’ensemble d’une rue sombre.
LAURA arrive au loin en courant, et se rapproche de plus en plus.
Elle trébuche.
L’HOMME la rattrape et se précipite sur elle pour l’étrangler.
Gros plan sur le visage de LAURA, qui étouffe.
Ce plan dure 30 secondes.
Retour au plan de la rue.
Un rire spectral retentit.
L’HOMME, surpris, regarde autour de lui, lâche la fille et se redresse.
Vue subjective de l’HOMME, qui regarde autour de lui.
Lorsqu’il regarde vers LAURA, celle-ci a disparu.
L’HOMME s’éloigne en courant, vers le cul-de-sac.
Le rire macabre retentit à nouveau.
L’HOMME MYSTERIEUX se cache derrière des poubelles, qui se trouvent dans la rue.
Vue d’ensemble de la ruelle.
On entend quelqu’un siffler la Marseillaise.
Vue subjective de l’ÉNIGMATIQUE INDIVIDU QUI SIFFLE, qui est sur le toit, juste derrière L’HOMME MYSTERIEUX, qu’il observe à travers la lunette d’un fusil.
Il cesse de siffler.

                L’ ÉNIGMATIQUE INDIVIDU QUI SIFFLE
                 (Monologuant)
                Je déteste ces types !
                Je déteste leur odeur nauséabonde !
                Je déteste l’eau qu’ils boivent !
                Je déteste l’air qu’ils respirent !
                Je déteste le sol sur lequel ils marchent !
                Je déteste les murs sur lesquels ils s’appuient !
                Il n’y a rien que je puisse aimer chez eux…
                Si !
                Leur peur, lorsque mon ombre plane sur eux !
                Leur peur, lorsqu’ils comprennent que je suis là !
                Leur peur, lorsqu’ils me voient arriver !
                Leur peur, lorsqu’ils m’entendent leur parler !
                Je l’adore …
                …

Il repose à terre le fusil, et saute dans le vide.
Gros plan, sur l’HOMME MYSTERIEUX, qui entend un bruit bizarre.
Il se retourne.
Vue subjective de l’HOMME MYSTERIEUX.
L’ ÉNIGMATIQUE INDIVIDU QUI SIFFLE, vêtu de cuir noir, d’une cape noire de Batman, avec les bords tranchants comme des rasoirs et d’un masque noir sado-masochiste, avec des trous pour les yeux, un trou avec fermeture éclair pour la bouche ainsi que des petites cornes, tombe du ciel en déployant sa cape, qui fait le mystérieux bruit entendu par l’HOMME MYSTERIEUX.
Vue d’ensemble de la ruelle.
L’ ÉNIGMATIQUE INDIVIDU QUI SIFFLE tombe sur l’HOMME MYSTERIEUX et le frappe violemment.
L’HOMME MYSTERIEUX perd son chapeau, qui cachait un masque noir qui lui recouvre le visage.
Vue subjective de l’HOMME MYSTERIEUX.
L’ ÉNIGMATIQUE INDIVIDU QUI SIFFLE lui donne un coup de poing violent et brutal.
Vue subjective du MYTERIEUX INDIVIDU QUI SIFFLE.
Il arrache le masque de son adversaire, qui crache du sang, et a le nez cassé.
Vue d’ensemble de la ruelle.
L’ ÉNIGMATIQUE INDIVIDU QUI SIFFLE prend un pistolet, lequel est dans un étui, sur sa ceinture, et tire une balle dans la tête de l’HOMME MYSTERIEUX.

Séquence 2:ext. /nuit/-toit/faiblement éclairé:
Plan d’ensemble du toit.
Le MYTERIEUX INDIVIDU QUI SIFFLE s’approche de Laura, qui est assise sur le toit.

                L’ ÉNIGMATIQUE INDIVIDU QUI SIFFLE
                 (d’une voix douce, très différente de son rire macabre)
                Ca va ?

Gros plan sur LAURA.

                LAURA 
                Oui, je crois.
                Mais qui êtes-vous ?

                L’ ÉNIGMATIQUE INDIVIDU QUI SIFFLE
                Qui je suis ?...
                Je suis un Ange…
                Un Ange de mort…
                Gardes-toi des Anges… 

L’écran devient noir.

Séquence 3:ext. /aube/-toit/clair:

Un POLICIER s’approche de LAURA.

                Le POLICIER 
                Et tu dis que le mort, en bas, a essayé de te tuer ? 
                Qu’il voulait t’étrangler ? 
                Ca ne m’étonne pas, vu tout l’argent que tu gardes sur 
                toi.
                Cet homme-là nous fait courir depuis des années, et 
                c’est ce fichu justicier qui aura eu le dernier mot.
                Tu sais que c’est lui qui avait tué la comtesse de 
                Gornadek, l’an dernier ?

                LAURA 
                Oui, mais Il était là pour me protéger.

Séquence 4:ext. /aube/-ruelle/clair:
Gros plan sur deux POLICIERS qui se tiennent en face de l’immeuble sur le toit duquel se trouvent LAURA et le policier.

                Le POLICIER à gauche
                Le Regulator !!!

Plan d’ensemble du mur en face des deux policiers.
On peut voir, tracé avec du sang, le « Double-R », symbole de l’ ÉNIGMATIQUE INDIVIDU QUI SIFFLE, qui est Regulator, et qui consiste en deux R symétriques dans un cercle, l’un des R étant en fait à l’envers.

FIN

[quote=“Regulator”]Il y a deux références aux comics;les trouverez-vous?

[/quote]

Personne n’a trouvé?

Il fallait trouver un clin d’oeil à Batman(la cape)et au Shadow(le rire).

Autre scénario,un peu auto-biographique.

Règlements de comptes

Un drame de la vie courante
Ou ma douleur…

Par John Rimbauld

29/11/2006 Version 3
Générique :
Sur fond noir apparaît l’inscription :
« Politikment inkorrect productions présente »
Gros plan du casque de motard.
Le titre du film apparaît sur la visière, suivi du nom des acteurs.

Séquence 1:ext. /jour/-rue/ clair:
Gros plan de l’entrée de Studio M.
Apparaît sur l’écran « 8H ».
Un CLOCHARD entre dans le champ par la gauche et s’arrête.
ALAIN entre dans le champ par la droite.
Le CLOCHARD interpelle ALAIN :

                    Le CLOCHARD
                    A-t’on déjà vu des ventilateurs oser ne pas donner l’heure ?

ALAIN prend l’air de celui qui ne comprend pas et s’avance à l’entrée de Studio M.
Le CLOCHARD reprend sa marche et sort du champ par la droite.
Plan serré de l’entrée de Studio M, vu de l’intérieur
ALAIN
(voix-off)
Quand je viens ici, je suis toujours inquiet.
J’ai l’habitude de subir la peur d’être une proie.
Les racailles, les fachos…
Parce que je suis un lanceur de vannes à deux
balles, parce que je suis de droite, parce que je
suis timide, parce que je lis des comics américains, parce que je suis pour la
peine de mort…

Plan d’ensemble du hall de Studio M. Une bande de jeunes discutent, parmi lesquels BLANDINE, SEB et TONY.
Plan serré de la BANDE.

                   Ca fait de moi une proie idéale pour les mégalos et   
                   les intolérants !
                   Je pensais que ça se passerait mieux ici, dans une   
                   école de ciné, mais j’ai eu tord. L’intolérance et  
                   l’orgueil sont bien là, et ma peur avec eux…

ALAIN passe devant.
TONY le regarde d’un air méprisant, et BLANDINE d’un air désolé (dans le sens négatif du terme).
ALAIN
(voix-off)
La peur me ronge lorsque je suis près d’eux.
Ne me dites pas qu’ils ne sont pas si méchants que
ça.
J’ai bien essayé de communiquer avec eux…Mais peut-
on vraiment communiquer avec des gens comme ça ?
Fondu au noir.

Séquence 2:ext. /jour/-devant Studio M, dans les escaliers/ clair:
Apparaît sur l’écran : « 12H ».
SEB, BLANDINE et TONY descendent les marches d’escaliers.
Ils mangent pendant un moment.
ALAIN les rejoint un peu plus tard.
ALAIN
Salut.

                   BLANDINE
                   (méprisante et hautaine)
                   Qu’est-ce tu viens foutre encore avec nous ? C’est  
                   pas vrai, t’as rien de mieux à faire que nous  
                   coller ?


                   ALAIN
                   Toujours aussi aimable !!!
                    
                   BLANDINE
                   Tu viens toujours vers nous, c’est chiant !!!

                  ALAIN
                  (un peu énervé)
                   En même temps, on est dans la même section, alors si 
                   on ne sympathise pas, à quoi ça sert ?
                   Ce n’est pas toi qui me fais toujours la morale sur 
                   ce sujet ? Tu te le joue comme ça solidaire et tout  
                   et tout, mais c’est du flan !!!
                   En fait, les gens tu t’en fous, tu les prends pour  
                   des cons.
                   Lèche cul par devant, faux cul par derrière !!!

ALAIN se lève et repart.
TONY
Ouais, c’est ça, on te veut pas, casses-toi.

                   SEB
                   T’es con, t’es taré…


                   ALAIN
                   SS de merde.

La caméra revient sur SEB, BLANDINE et TONY.
Le CLOCHARD entre dans le champ par la gauche.

                    Le CLOCHARD
                    A-t’on déjà vu des ventilateurs oser ne pas donner 
                    l’heure ?

Fondu au noir.

Séquence 3:int. /jour/-salle de tournage (fond blanc),à Studio M / clair:
Plan large du fond blanc.
SEB et BLANDINE rentrent par la gauche.
ILS commencent à enlever leur pantalon.
L’image devient floue.
Lorsque l’on ne distingue plus rien, on commence à entendre des bruits de jouissances sexuelles.

Séquence 4:int. /nuit/-dans la chambre de ALAIN / clair:
Plan large de la chambre.
On voit un lit avec une peluche, sur la droite et une porte sur la gauche.
La porte s’ouvre, ALAIN rentre, pose son sac de cours et s’assoit sur son lit.
Il prend sa tête dans ses mains.
Il souffle.
Zoom lent.
Il prend sa peluche.
ALAIN
Bonjours, Tristesse

                   TONY
                   (voix-off)
                   Ouais, c’est ça, on te veut pas, casses-toi.


                   ALAIN
                   (énervé)
                   Sale con …

Zoom lent.

                   SEB
                   (voix-off)
                   T’es con, t’es taré…

                   ALAIN
                   (encore plus énervé)
                    CONNARD!!!

Zoom lent.

                   BLANDINE
                   (voix-off)
                   Qu’est-ce tu viens foutre encore avec nous ? C’est  
                   pas vrai, t’as rien de mieux à faire que nous  
                   coller ?
                   Tu viens toujours vers nous, c’est chiant !!!

ALAIN fond en larmes.
Retour au plan large.
ALAIN se lève et jette au loin la peluche.

                   ALAIN
                   Il y a des jours ou je souhaiterais ne jamais être né!

CRAPULAX(le chat)rentre dans le champ par la gauche.
ALAIN le prend dans ses bras.
ALAIN
(parlant comme s’il essayait de ne plus être triste
sans pour autant y arriver)
Salut, CRAPULAX. Tu vas bien ?

Temps d’arrêt.
Mais j’y pense, CRAPULAX, ça existe déjà, c’est un
méchant dans « Pif et Hercule ».
On va te rebaptiser CRAPULOS.
CRAPULOS ronronne.
ALAIN fond en larmes.

Séquence 5:
(A revoir complètement.
Dans cette séquence, ALAIN annonce qu’il va se suicider.)

Séquence 6:int. /jour/-près du cimetière/ peu éclairé:
BLANDINE, SEB et TONY sont dans une voiture garée à proximité d’un cimetière.
Plan d’intérieur de la voiture.
BLANDINE
Enfin, on en est débarrassé. Ce n’est pas trop tôt.

                  SEB
                  Quand je disais qu’il était fou.
    
                  BLANDINE
                  Un taré, ouais…

Plan large de la rue. Leur voiture démarre.
On entend le refrain de « j’t’emmerde » de MC Jean Gab’1.
(A revoir).

Fondu au noir.

Gros plan sur REGULATOR, vêtu en motard, devant le cimetière.

                  REGULATOR
                  (voix off)
                  Voyez la douleur que vous avez causée.
                  A présent, c’est à vous trois de souffrir !
                  La mort que vous avez répandu crie vengeance !
                  Ses cris seront apaisés !

REGULATOR repart en moto.

Séquence 7:ext. /jour/- dans la rue:
On entend « Suck my dicks »de Natalie Portman.
(A revoir).
La caméra suit le COMICS KILLER qui marche dans la rue, puis s’arrête devant une maison.
(La caméra est placée juste derrière sa tête).
La caméra tourne autour de LUI jusqu’à lui faire face.
A ce moment là, le COMICS KILLER tourne la tête vers la maison.

Séquence 8:ext. /jour/-maison de REGULATOR:
Plan large de la maison.
REGULATOR et le BOSSU accueillent le COMICS KILLER.

                  REGULATOR
                  Content de te voir.
                  Ta mission s’est-elle bien passée ?

                  Le COMICS KILLER
                  Oui, merci.
                  Le colonel VIRGILE et les nostalgiques des Chemises 
                  Noires, ainsi que leurs rivaux des vétérans des 
                  Brigades Rouges ne sont plus qu’un souvenir décadent.

Séquence 9:ext. /jour/-terrasse de la maison de REGULATOR:
Plan taille du COMICS KILLER installé à une table, sur la terrasse. Il a une bouteille de Smirnoff à la main. Le bras du BOSSU dépasse à droite de l’écran. On distingue l’épaule de REGULATOR qui leur fait face.
Il semble qu’ils soient en plein milieux d’une conversation.

                  Le COMICS KILLER
                  (s’adressant au BOSSU)
                  Et la nouvelle série qui cartonne, vous la  
                  connaissez ?
                  Desesperate Studio M.
                  C’est l’histoire de quatre filles dans une école de 
                  cinéma.

Faux raccord, pour marquer une ellipse.

                  le COMICS KILLER
                  (s’adressant au BOSSU)
                  La première, c’est Gwladys, la plus belle. Elle est 
                  super sympa, et en plus, elle est belle. Que demande 
                  le peuple ?
                  Mais parfois, je trouve qu’elle est trop gentille 
                  avec tout le monde, même les pires enculés.
                  Alors, pour certains de ses amies, elle a un gout de 
                  chiottes.

Faux raccord, pour marquer une ellipse.

                  le COMICS KILLER
                  (s’adressant au BOSSU)
                  Ensuite, y’a Faustine. Faustine, c’est la 
                  blonde…Mais c’est pas une conne, hein, c’est pas ça 
                  qu’je dis. Celle là, les fans la sacquent, tu vois, 
                  genre, « c’est la petite grosse » !
                  En réaction, j’ai fondé son fan club.
                  En plus, dans la saison 3, on découvre sa cousine, un 
                  petit bout de chou tout mignon.
                  Mais après, je m’en suis désintéressé.
                  Le personnage n’était pas assez sympathique.

Faux raccord, pour marquer une ellipse.

                  le COMICS KILLER
                  (s’adressant au BOSSU)
                  Ensuite, y’a Alexa. 
                  Alexa, pour 
                  vous donner une idée, elle est percée et tatouée, 
                  vous voyez le genre ?
                  Bof bof, hein…Mais elle est bonne et elle est  
                  marraine d’un beau bébé tout gras tout dodu. 

Le COMICS KILLER marque une pause pour reprendre sa respiration.

                  Mais en fait, c’est un peu la « Méchante », 
                  complètement superficielle, uniquement préoccupée par 
                  l’idée de plaire aux autres.
                  D’ailleurs, si on lui parle, dans la série, c’est 
                  uniquement pour son cul…
                  Et elle est fausse, avec ça…
                  Une hypocrite et une manipulatrice.

Le COMICS KILLER marque une pause pour reprendre sa respiration.

                  Au début, tout le monde se fout de sa gueule… Et faut 
                  dire qu’il y a de quoi !
                  Au départ, j’avais un peu de l’empathie pour ce 
                  personnage, voire de la pitié…
                  Puis elle fait tout pour être populaire :
                  Relookage sexy, organisation d’un bal…
                  Tout pour plaire aux autres !

Le COMICS KILLER marque une pause pour reprendre sa respiration.

                  La minette superficielle par excellence.
                  Et puis je ne m’arrête plus de parler, pas vrai ?

Faux raccord, pour marquer une ellipse.

                  Le COMICS KILLER
                  (s’adressant au BOSSU)
                  Et enfin, y’a Caroline.
                  Caro, c’est la vieille, enfin, la plus vieille. C’est 
                  l’experte en cochonneries. Dès qu’il y a une 
                  partouze, elle fonce. Et dans cette série, il parait  
                  que c’est ni simulé, ni censuré.

Faux raccord, pour marquer une ellipse.

                  le COMICS KILLER
                  (s’adressant au BOSSU)
                  Sinon, tu l’as vu le dernier Tarantino ?
                  Il déchire trop, ce putain de film.
                  Et le personnage de Stuntman Mike McKey ?
                  Trop fort, le gars qui va dans un bar, et qui ne boit 
                  pas d’alcool… Comme moi, quoi. 
                  Et puis je ne m’arrête toujours pas de parler, pas 
                  vrai ?

Faux raccord, pour marquer une ellipse.

                  le COMICS KILLER
                  (s’adressant à REGULATOR)
                  Sinon, blagues à part, si on passait aux choses 
                  sérieuses ?

Plan poitrine de REGULATOR.
REGULATOR
Bien!
Parlons boulot, maintenant.
Voilà l’affaire : bizutage dans une école de
cinéma ; la MEME école de cinéma que celle de ta
série.

REGULATOR tend une photo au COMICS KILLER.

                  Voilà ta cible, COMICS KILLER : il s’appelle Séb ; il 
                  vit avec sa copine dans une petite baraque ; il 
                  trompe sa copine.

REGULATOR tend une photo au BOSSU.

                  BOSSU, tu te charges de TONY ; c’est une merde  
                  humaine ; tu le reconnaîtras facilement, il regarde 
                  les gens comme si c’était de la merde et il porte un 
                  masque ; il est 
                  complètement omnibulé par son égo, et j’ajouterai 
                  qu’il est complètement intolérant et caricaturale.
                  Je me charge de la fille.

Plan taille du COMICS KILLER installé à une table, sur la terrasse. Il a une bouteille de Smirnoff à la main. Le bras du BOSSU dépasse à droite de l’écran. On distingue l’épaule de REGULATOR qui leur fait face.
Le COMICS KILLER donne un couteau au BOSSU.

                  Le COMICS KILLER
                  Ca te servira.

Gros plan du couteau, sur lequel on peut lire : « L’armée de l’air recrute.»

Plan poitrine de REGULATOR.
REGULATOR
Bien : au boulot !!!
Notre CHAUFFEUR va arriver.
Fondu au noir.

Séquence 10:ext. /jour/- dans la rue, devant la maison de REGULATOR :
Plan large de la maison de REGULATOR, derrière un portail. Il y a un petit portillon sur la gauche. REGULATOR, le BOSSU et le COMICS KILLER se tiennent derrière et sont en train de sortir.
BEATRICE arrive en voiture. ELLE rentre dans le cadre par la gauche et se gare devant le portail.
Plan tête de BEATRICE. ELLE se regarde dans le rétroviseur (hors champ) et fait une grimace. ELLE sort.
Plan large de la maison de REGULATOR, derrière un portail. Il y a un petit portillon sur la gauche. REGULATOR, le BOSSU et le COMICS KILLER se tiennent debout derrière la voiture. BEATRICE apparaît.

                  BEATRICE 
                  Patron, j’peux aller me remaquiller ?

                  REGULATOR
                  (lui remettant les clefs)
                  Vas-y tiens prends les clés…

BEATRICE rentre par le petit portillon et disparaît en arrière plan.
REGULATOR rentre dans la voiture, par la porte arrière gauche.
REGULATOR
Bon, ben je vais finir mon livre dont vous êtes le
héros, moi.

                  Le BOSSU
                  Ben, moi, je vais lire Harry Potter.

Il monte à l’avant, coté passager, avec le livre à la main.

                  Le COMICS KILLER
                  Moi, je vais commencer le comte de Monte Christo.

Il s’appuie sur le coté droit du coffre, et lit.

Faux raccord, pour marquer une ellipse.
Le COMICS KILLER en est déjà à la moitié du roman.

                  Le COMICS KILLER
                  Hé, patron, t’as remarqué qu’dans Street Fighter, on 
                  dirait que les gars demandent : « Are you Ken ? »,  
                  quand ils font un coup 
                  spécial ?
                  Le truc marrant, ce serait qu’à chaque fois, on voit  
                  Ken apparaître, et répondre : « Oui, c’est moi ! »

Fou rire général.
Faux raccord, pour marquer une ellipse.
Le COMICS KILLER termine son livre lorsque BEATRICE revient.

                  BEATRICE 
                  J’ai pas été trop longue ?

                  Le COMICS KILLER 
                  Nan, nan, j’ai juste fini le comte de Monte Christo.

Fondu au noir.

Séquence 11:int. /jour/-appartement, dans la cuisine/ peu éclairé:
Plan d’ensemble de la cuisine.
TONY, de profil, cherche quelque chose dans le réfrigérateur.
MC Jean Gab’1
(voix-off)
Ko-ssi-ty,
rude boy, faut qu’il prenne une baffe pour qu’il comprenne,
(à revoir)

Un rire macabre retentit.
Gros plan sur TONY de dos.
Il se retourne.
Vue subjective de TONY.
Il voit le BOSSU surgir du néant et le larder de coups de couteau.
Il tombe.
Il voit toujours le BOSSU, qui se baisse.
Fondu au noir.

Séquence 12:int. /Jour/-salon:
Plan large d’un salon.
On voit SEB de profil.
MC Jean Gab’1
(voix-off)
Booba, Booba,
mon petit ourson
(à revoir)

On aperçoit une porte sur la gauche.
En arrière plan, on aperçoit la COPINE de SEB. ELLE a l’air fâtiguée.
Plan large de la COPINE de SEB.

                La COPINE DE SEB
                Ha, chuis morte, chuis morte…
                Ha mais non, chuis conne, chuis pas morte puisque je 
                parle.
                Ca va, mon cœur ?

                SEB
                Ca va, ma bite !

Plan large de la porte.
On entend frapper à cette porte.
SEB, de dos, se lève, se retourne et va ouvrir la porte.
Plan large de la porte.
SEB entre et fait mine d’allumer la lumière, mais elle ne s’allume pas.
Coup de feu.
SEB hurle.
Gros plan d’un canapé, ou la COPINE de SEB se trouve.
ELLE se lève.
Plan large d’un salon.
La COPINE de SEB s’approche de la porte.
Plan large de la porte ouverte.
La COPINE de SEB s’en approche encore.
Le COMICS KILLER sort, s’approche d’elle et lui appuie sur le cou.
Elle s’endort.
Plan large d’un salon.
Le COMICS KILLER traîne le corps de la copine de SEB vers le canapé et l’allonge dessus.

                  Le COMICS KILLER
                  (voix off)
                  Je n’aime pas laisser de témoins, mais mon boss et 
                  moi, on ne tue pas d’innocents.

(J’hésite entre deux versions de la mort de BLANDINE)

Séquence 13:int. /jour/-salle de bains de BLANDINE/:
Plan large de la baignoire vue en contre plongée.
BLANDINE rentre dans le champ par la droite et fait couler l’eau.
ELLE ressort.
Après un temps d’attente qui n’est guère trop long, REGULATOR entre à son tour dans le champ et coupe l’eau froide. IL met l’eau chaude à fond.
Puis IL ressort du champ.
BLANDINE revient.
(En fonction de l’actrice, elle sera nue ou en robe de chambre).
ELLE plonge le doigt dans l’eau et le ressort, blessé.
REGULATOR surgit derrière ELLE et lui plonge la tête dans l’eau bouillante.
IL LA lâche et ressort du champ.
ELLE ressort de l’eau.
Gros plan de son visage.
Il est brûlé.

Séquence 13:ext. /nuit/-rue:
Plan d’ensemble d’une rue.
BLANDINE semble attendre.
Le CLOCHARD entre dans le champ par la gauche et s’avance vers BLANDINE.

                   Le CLOCHARD
                    A-t’on déjà vu des ventilateurs oser ne pas donner 
                    l’heure ?

                    BLANDINE 
                    Casse-toi, connard.

Le CLOCHARD ressort par la droite.
Un rire macabre retentit.
Plan serré sur BLANDINE qui est rapidement terrorisée.
ELLE se retourne et se retrouve nez à nez avec REGULATOR.
MC Jean Gab’1
(Voix-off)
Certains m’appellent le nettoyeur,
mais j’opterais pour le fossoyeur,
car j’aime remuer la merde,
(à revoir)

IL LA frappe.
BLANDINE tombe.
Gros plan sur REGULATOR.
REGULATOR
TU sais pourquoi j’ fais ça ?
T’as bien une idée, pauv’conne.

Gros plan sur BLANDINE.
BLANDINE
(terrorisée)
Non…
Gros plan sur REGULATOR.
REGULATOR
Pour le venger !
Le pauv’ gars que vous avez tué.
Gros plan sur BLANDINE.
BLANDINE
(terrorisée)
Non, c’est faux !
C’est lui qui s’est tué…Tout seul !
Gros plan sur REGULATOR.
REGULATOR
Salope ! C’est votre mépris et votre haine qui y ont
Contribué!
Maintenant, c’est ton tour.
Gros plan sur BLANDINE.
BLANDINE
(un peu moins terrorisée)
Qu’il me déteste, passe encore, mais vous ?
Gros plan sur REGULATOR.
REGULATOR
Abrutie ! Il t’a jamais détesté!
C’était l’ contraire, l’extrême opposé!
C’est lui-même qu’il haïssait pour ça!
IL avait peur de ta putain de réaction, peur de
venir en cours, à cause de
toi.
Quand je pense que ce matin, il me demandait encore
de t’épargner !!!
Mais ALAIN n’est pas REGULATOR !!!
REGULATOR n’est pas ALAIN !!!
Gros plan sur BLANDINE.

                   BLANDINE
                   Ce matin ?
                   Attends, tu as dis ce matin ?
                   Mais il est mort.

Gros plan sur REGULATOR.
REGULATOR
Je suis arrivé à temps pour le sauver.
Il travaille désormais pour moi dans un orphelinat
ou les enfants l’adorent
Evidement, les bourreaux d’enfants l’aiment
moins, mais bon…On ne peut pas plaire à tout le
monde…

Plan d’ensemble d’une rue.
REGULATOR tire une balle de pistolet dans la tête de BLANDINE.

Séquence 14:ext. /jour/-jardin de l’orphelinat/clair:
Plan rapproché d’ALAIN et d’une PETITE FILLE (de 12 ans quand même). Ils jouent ensemble.
Quelqu’un apporte une lettre à ALAIN.
Gros plan sur ALAIN.
Il lit la lettre en souriant, mais son sourire s’estompe pendant la lecture.
Il baisse ensuite la tête, ferme les yeux et pleure.

Générique de fin :
« Smile » de Lily Allen.
(à revoir)

Devant un mur blanc, les membres de l’équipe du film apparaissent à tour de rôle.
Une fois que toute l’équipe est passée, on peut lire :
« Je tiens à préciser que la scène du gag avec le couteau n’est pas un gag anti militariste, mais bien un clin d’œil amical. Cordialement, John Rimbauld. »

« Virgile, t’es qu’un PD !!! »

Plus tard, alors que la musique continue, on peut lire :
« Vous êtes encore là ? »

A la fin, on peut lire :
«Gloire à Baal-Abu le Beau Nobo !
Balàbu ».

FIN

scénario de radio(pour un cours de son).

« Le Justicier Inconnu frappe encore »

Par John Rimbauld

Version n°1 05/02/2007

                                La NARRATRICE
                                Cela faisait sept heures maintenant que j’attendais ici, dans cette salle   
                                d’interrogatoire. Je me demandais s’ils m’avaient oublié. 

Des gens parlent, mais le son est indistinct.
La NARRATRICE
Ha, ça y est, ils se souviennent de moi.
Grincement de porte.

                                 La NARRATRICE
                                 C’était l’un des lieutenants qui s’étaient occupé de moi, lorsque l’on  
                                 m’avait retrouvé, au bord de la route, en larmes.

                                 LE LIEUTENANT
                                 (s’adressant à la NARRATRICE)
                                 Re-bonjour, mademoiselle. Comment vous sentez-vous, maintenant ?  
                                 Bien, ça va ? Je vais devoir vous réinterroger pour connaître le fin mot 
                                 de cette histoire.Ca ne vous ennuie pas, j’espere ?

                                 La NARRATRICE
                                 Non non, ça ira, je n’ai rien à vous caché.

                                 LE LIEUTENANT
                                 Bien. Alors, allez-y, je vous écoute.

                                 La NARRATRICE
                                 Ca s’est produit aux alentours de 23h30. Je le sais parce que je 
                                 consulte régulièrement l’heure qu’il est. A cette heure-ci, dans cette 
                                 ville, on ne croise plus personne. Il n’y a guère que des automobilistes.

Bruits discrets de voitures, de klaxons et de gens se qualifiant de noms d’oiseaux.

                                 La NARRATRICE
                                 Je rentrais chez moi, après une fête avec mes potes, et je me suis rendu  
                                 compte que l’on me suivait.

Bruits de pas dans la nuit. Ils se poursuivent pendant que la narratrice parle.

                                 La NARRATRICE
                                 Il y avait un homme étrange…Enfin, on aurait dit un homme, mais 
                                 dans l’obscurité, c’était dure à dire ! Et il semblait  me regarder.  
                                 Je commençais à m’inquiéter.

Battements cardiaques normaux.

                                 La NARRATRICE
                                 En y réfléchissant, je me suis dis que j’étais stupide, que je 
                                 m’inquiétais pour rien. Aussi, j’ai continuais ma route tranquillement.

Bruits de pleurs.
LE LIEUTENANT
Si vous avez du mal, on peut reprendre votre déposition plus tard.

                                 La NARRATRICE
                                 Non, ça ira, merci.

Elle marque un temps d’arrêt, puis reprend :

                                 La NARRATRICE
                                 Je repris donc ma route, mais au bout d’une demi-heure, je me rendis  
                                 compte qu’il était toujours derrière moi.

Battements cardiaques de plus en plus forts et rapides.

                                 La NARRATRICE
                                 J’ai décidé d’accélérer le pas pour lui échapper.

Bruits de pas de plus en plus rapides.

                                 La NARRATRICE
                                 Je l’entendis courir vers moi. Je me mis à courir aussi, mais il me 
                                 rattrapa, et il se mit à essayer de me frapper.

Bruits de chute et de lutte, ainsi que de deux respirations : l’une : inquiétante et effrayante, l’autre : rapide et affolée.

                                 La NARRATRICE
                                 Et c’est la que ça s’est produit…

                                 LE LIEUTENANT
                                 Quoi donc ?

                                 La NARRATRICE
                                 Ce rire. Ce rire macabre…

Rire macabre, très très fort, de plus en plus fort.

                                 La NARRATRICE
                                 L’instant d’après, ça a été rapide. L’homme a reculé et j’ai entendu des 
                                  bruits de lutte, puis un bruit d’os brisé.

Petit cri masculin discret, suivi de bruits de lutte, suivi d’un bruit d’os brisé.

                                 La NARRATRICE
                                 Ensuite, un autre homme, dont je n’ai pas vu le visage, s’est penché sur  
                                 moi. Il avait l’air de m’examiner, comme le ferait un médecin. Il m’a 
                                 parlé.

                                 Le SAUVEUR
                                 Soit rassuré, tu n’es pas blessée. Tu ne risque plus rien, cette larve 
                                 n’emmerdera plus personne.

                                 La NARRATRICE
                                 Et il est parti ! Je ne sais même pas qui il est.

                                 LE LIEUTENANT
                                 Et c’es tout ?

                                 La NARRATRICE
                                 Oui. Après ça, vous étés arrivés.

                                 LE LIEUTENANT
                                 Ok, je vous remercie pour votre coopération.

Bruit de pas ; bruit de porte qu’on ouvre et referme ; bruit de pas.

                                 La NARRATRICE
                                 Dans cette ville, il y a une légende urbaine qui dit qu’un homme veille 
                                 sur nous et nous protège. Il a pour nom Regulator. Pour beaucoup, cet 
                                 homme n’est qu’une fiction. Mais je sais qu’il n’en est rien…Depuis  
                                 cette nuit !

FIN

[size=200]Mort d’un antisémite qui ne l’a pas volé[/size]
[size=50]Un acte de Justice[/size]

De John Rimbauld

15/03/08 Version 2
Séquence 1:ext. /nuit/-rue:
CYRIL se tient devant le mur d’une vieille maison dans le style des années 40.
Il regarde en direction de la caméra et semble observer quelque chose.

                CYRIL
                (voix-off)
                Ce soir, je vais commettre l’irréparable.
                Je vais tuer un homme.
                Ce n’est pas que ça me pose un problème d’ordre moral,
                car ce salopard le mérite, mais je n’ai jamais tué  
                personne, et j’ai dans l’idée que ça ne va pas être 
                facile.
                Ce salaud s’appelle MATTHIAS TERRASS.
                Et croyez-le ou pas, c’est un nazi allemand.
                Un des pires propagandistes d’Adolf Hitler.
                Félicité par le Reich führer en personne.
                Un des antisémites les plus zélés qui soit, célèbre 
                pour avoir dit :

Plan poitrine de MATTHIAS TERRASS sur fond noir.

                MATTHIAS TERRASS
                Les juifs, la Shoah, c’est bien fait pour eux !
                Ils l’ont mérité.

Retour au plan précédant.

                CYRIL
                (voix-off)
                Ouais, c’est ça, j’ai qu’à me dire que je contribue à   
                rendre le Monde plus juste.
                REGULATOR m’avait prévenu :

Plan poitrine de REGULATOR sur fond noir.

                REGULATOR
                Mon p’tit gars, si tu veux faire parti de la branche de 
                L’organisation que je dirige, tu dois être prêt à tuer.
                Mais il ne s’agit pas simplement de savoir tirer, il                                           
                faut tirer sur les bonnes personnes.

Retour au plan précédant.

                CYRIL
                (voix-off)
                Mon mentor a raison : il y a des gens qui méritent de 
                Mourir ! Il faut les tuer.

IL avance vers la caméra.

Plan large d’une rue.
CYRIL, vu de profil gauche, avance vers un immeuble situé en face de lui.

                CYRIL
                Il se trouve dans l’appart’ des CRUCHOT, un couple de 
                Collabos.
                VIRGILE CRUCHOT et ALEXA  CRUCHOT, sa femme.

Séquence 2:int. /nuit/-salon:
Plan large d’un salon, avec un canapé situé à droite de l’écran, sur lequel reposent VIRGILE, vêtu d’un tee-shirt rose bonbon, et ALEXA, ainsi qu’un fauteuil sur la gauche, où trône MATTHIAS.
Une fenêtre se trouve sur le mur en face de la caméra, pile au centre du champ.

                MATTHIAS
                Alors, que pensez-vous du discours que j’ai fais ce  
                matin ?


                ALEXA
                Il était génial, comme d’habitude.
                C’est super intéressant, ce que tu dis.
                On voit que t’es un professionnel des discours.

                MATTHIAS
               (prenant un ton arrogant)
                Oui, c’est vrai !
                Le Führer en personne m’a félicité.
                Sur ce, je vais me coucher.

MATTHIEU se lève et sort du champ par la gauche.

Un ange passe.

                ALEXA
                C’était nul à chier, ce discours.



                VIRGILE
                Je sais, je sais.

Séquence 3:int. /nuit/-chambre d’ami où dort MATTHIAS:
Plan en plongée, vu depuis le coin d’une pièce, de la chambre.
Il y a une porte, sur la partie gauche de l’écran.
Il y a un lit sur la droite, qui est contre le mur d’en face.
Il y a un meuble qui dépasse par la gauche de l’écran.

La porte s’ouvre et MATTHIAS rentre dans la chambre.
IL referme la porte derrière LUI.
IL marche en direction du lit.

Plan large de la chambre vue depuis le lit, en contre plongée.
On distingue le meuble derrière MATTHIAS.
CYRIL surgit derrière le meuble, armé d’un Beretta model 1934.

                MATTHIAS
                (qui ne rend pas compte de la présence de CYRIL)
                Mais comme y sont cons, ces collabos.
                Surtout cette conne avec ses tatouages de croix gammée  
                et ses kilos en trop.

CYRIL frappe MATTHIAS avec la crosse de son Beretta.
MATTHIAS fait mine de tomber.
CYRIL LE rattrape et l’oblige à se relever.
ILS sont de profil, CYRIL regardant à droite, MATTHIAS à gauche.
CYRIL colle une droite à MATTHIAS, qui tombe en pleurant.
CYRIL se tourne dans sa direction, tournant le dos à sa caméra.

Plan taille de MATTHIAS, qui pleure.

                MATTHIAS
                Putain, mais d’où tu sors ????

Plan serré de CYRIL, devant la porte.

                CYRIL
                Je ne sors pas, je rentre.
                Et par la porte d’entrée, puisque vous êtes trop cons 
                pour penser à la fermer.

VIRGILE apparaît derrière CYRIL, armé d’un chandelier.

Plan taille de MATTHIAS, qui se relève lentement.

Plan large de la chambre, vu par-dessus l’épaule de CYRIL, qui rentre dans le champ par la gauche.

                MATTHIAS                    
                (qui cesse de pleurer)
                Ben t’as frappé à la mauvaise porte.

Plan serré de CYRIL, devant la porte, et de VIRGILE derrière lui.
VIRGILE frappe CYRIL, qui tire par réflexe.

                MATTHIAS
                (hors-champ)
                Aie

Vue subjective de CYRIL, qui ne voit que du blanc.
Puis l’image apparaît, complètement floue.
On distingue vaguement MATTHIAS, puis la caméra(ou CYRIL) se retourne et l’image redevient normale pour révéler VIRGILE, armé de son chandelier, un air effrayé au visage.

Le bras droit armé du Beretta de CYRIL entre dans le champ par le bas à droite de l’écran et tire dans la poitrine de VIRGILE.

Le bras gauche de CYRIL bouge à gauche de l’écran comme s’il tâtait l’arrière de son crane, puis sa main apparait, pleine de sang.

La caméra se retourne et avance vers MATTHIEU, qui apparaît assis par terre, la main sur le ventre.

                MATTHIAS
                Franchement, ça t’apporte quoi de me tuer ?
                Tu crois que t’es un héros ??

                CYRIL
                Et toi, ça t’apporte quoi d’être antisémite ?
                Tu m’amuses avec ton cynisme de façade ??

Le bras de CYRIL entre dans le champ en bas à droite et tire une balle dans la tête de MATTHIAS.

Plan serré de CYRIL et du cadavre de MATTHIAS, vus depuis la porte.
CYRIL se retourne et marche vers la caméra.
Plan serré de la porte, en contre-plongée.
VIRGILE pleure comme une madeleine, blessé à la poitrine.
CYRIL entre dans le champ par la gauche.
Après un temps d’hésitation, CYRIL tire une balle dans la tête de VIRGILE.

Fondu au noir.

Séquence 4:int. /nuit/-chambre de VIRGILE ET ALEXA:
L’écran est tout noir.
La lumière s’allume, révélant un plan serré de la porte ouverte de la chambre, ou se tient CYRIL.

IL entre.
IL regarde dans plusieurs directions, puis se retourne.

Plan serré de CYRIL, de face.
CYRIL regarde quelque chose.

Vue subjective de CYRIL, qui voit ALEXA se tenir dans l’ombre.

Plan serré de CYRIL, de face.
Bruit de mitraillette.
CYRIL est criblé de balles.
IL tombe.

Plan serré de la porte ouverte de la chambre. ALEXA entre, armée d’une Mitraillette MAS modèle 38.

                ALEXA
                Pauvre con.
                T’es qu’une merde.
                Tu pensais réellement qu’on ne t’avait pas vu arrivé.

                CYRIL
                (hors-champ)
                Salope.

ALEXA tire à nouveau.

                ALEXA
                Je vais prévenir la Gestapo de ta présence.
                Et si tu meurs pas, tu vas en baver.

ALEXA se retourne et commence à partir.
Coup de feu.
ALEXA est blessée dans le dos.
ELLE se retourne et tombe en arrière.

Plan aérien large puis, via un zoom, serré de CYRIL, baignant dans son sang.

                CYRIL
                (voix off)
                Désolé, patron.
                J’avais promis de pas me faire tuer, mais c’est plus 
                facile à dire qu’à faire.
                Au moins, ces trois salopards ont rencontré la GRANDE  
                FAUCHEUSE.

Bruit de porte défoncé, suivi de cris brefs de type « Schnell », « Raus ».

                CYRIL
                J’entends ses salauds de nazis.
                Trop cons pour vérifier si la porte est ouverte avant 
                d’essayer de la défoncer.
                Ils ne m’auront pas.
                Jusqu’au bout, je reste un homme libre.

CYRIL met son Beretta sur sa tempe.

Fondu au noir.

Coup de feu.

                   FIN

[size=200]Terreur dans le maquis[/size]

Par John Rimbauld

30/09/07 Version 6

Séquence 1:ext. /jour/-rue, arrêt de bus:
Vue en contre plongée de QUELQUES VOYOUX MOCHES ET CONS.

                                                    LE CHEF DES VOYOUS MOCHES ET CONS
                                           (méprisant)
                                                    Tu crois quoi, toi ?
                                                    Qu’un petit con de sale blanc de merde a le droit de s’asseoir là ?
                                                    Tu sais à qui tu te frottes, crétin ?
                                                    On va t’niquer ta gueule, toi, t’vas voar…
                                                    On les durs à cuire, tu vas comprendre c’que c’est…

Vue en plongée du COMICS KILLER, assis sur un banc, dans un arrêt de bus. Il tient une boite à sandwichs triangulaire presque vide, dans laquelle résident quelques morceaux de poulet, que LE COMICS KILLER mange négligemment.
Il y a un comics à coté de LUI.

                                                    LE COMICS KILLER   
                                                    (d’un air blasé)
                                                    N’allez pas croire que je sois dans la merde, nan nan…
                                                    En fait, de nous tous, je suis le mec le plus en sécurité.

Vue en contre plongée de QUELQUES VOYOUX MOCHES ET CONS.

                                          UN DES VOYOUX MOCHES ET CONS.
                                                    (d’un air blasé)
                                          Tain , ce keum est relou…

Gros plan du visage du COMICS KILLER.

                                                    LE COMICS KILLER   
                                           (en souriant)
                                           Héhéhé

IL prend l’air sérieux.
Arrêt sur image.
Apparaît l’inscription : « Politikment inkorrect productions présentent »
L’écran devient noir.
Apparaît le titre.
Séquence générique :
Vue subjective d’un individu imaginaire visitant le village abandonné.
Apparaissent ensuite successivement, sur fond noir:

I) les acteurs, avec les noms des personnages qui leur correspondent:

  1. REGULATOR, vêtu comme un motard, mais avec un masque de Jason Voorhees en plastique.
    Retour au plan précédant.
  2. Le COMICS KILLER, vêtu d’un Perfecto, d’une chemise, d’un pantalon, de baskets (avec chaussettes).
    Il a un comics à la main, différent du précédent.
    Retour au plan précédant.
  3. VIRGILE, alias SERIOUS ROF, un individu portant des lunettes solaires, (c’est un blanc).
    Retour au plan précédent.
  4. LISA, alias MADAME R SUPERIOR, une fille au regard hautain et méprisant, noire et raciste.
    Retour au plan précédant.
  5. et 6) JEAN-BENOIT, alias FEMAL SNIPER, un voyou efféminé au crane rasé, avec une houppette sur le crane, recouverte de gel, au sourire moqueur, (c’est un blanc) et ADOLF, alias KOOL STARR BRUTAL, une brute épaisse, grimaçante, (c’est un blanc)
    (ILS se tiennent tous deux par la main),
    Retour au plan précédant.
    8) DIDIER, alias FONKY RIMKAGRESSIFFF, un petit « d’jeun’s » toujours énervé (ayant un faux air des arabes énervés après le raciste du sketch « Ushuaia dans ton froc », des inconnus) (c’est le seul arabe du groupe)
    Retour au plan précédant.
  6. BRUNO, alias MURDER BOUBOULE SQUATT, le bibendum de service qui pete toutes les trois secondes. (C’est le frère de MADAME R SUPERIOR).
    Retour au plan précédant.
  7. Le PERE, vêtu comme un bandit corse.
    Retour au plan précédant.
  8. L’ONCLE, vêtu comme un bandit corse.
    Retour au plan précédant.
  9. Le FILS, vêtu de noir, en tongues.
    Il est chétif.
    Retour au plan précédant.
  10. La FILLE, en mini-jupe, en sandales (avec les ongles peints de différentes couleurs), et en décolleté.
    Retour au plan précédant.
  11. Le PETIT FILS (qui est le fils de la FILLE), nu comme un ver.
    Retour au plan précédant.
  12. Le NEVEU, déguisé en pompier, avec un masque de squelette et une hache.
    Retour au plan précédant.
  13. Le SECOND NEVEU, nu comme un ver.
    Retour au plan précédant.
    1. et 19) L’HOMME BRUN et ses DEUX COUSINS, tous vêtus de noir.
      Retour au plan précédant.
  14. JESUS ANGEL CHRISTOS(FRED,pour les intimes), un gars super calme.
    Retour au plan précédant.
  15. BEN DEVIL, un autre mec super calme.
    Retour au plan précédant.
  16. JENNY, une fille banale mais hautaine.
    Retour au plan précédant.
  17. ALEXA, une fille banale mais hautaine aussi.
    Retour au plan précédant.
      1. et 27) LESVOYOUX MOCHES ET CONS.
        Retour au plan précédant.
      1. et 31) LES DURS A CUIRES CORSES, habillés en jeans, baskets et marcels.
        Retour au plan précédant.
  18. L’HOMME A LA VOITURE , qui n’est pas devant un fond noir, mais au volant de sa voiture.
  19. 34 et 35) LES POLICIERS, en tenue.
  20. LA CHEVRE, qui n’est pas non plus devant un fond noir, mais sur une table.
  21. CYRIL : de dos, au téléphone.

II) l’inscription « un film de John Rimbauld » (sur fond noir).

Séquence 2:ext. /jour/-rue, devant l’entrée d’une bibliothèque:
Plan d’une rue, devant une bibliothèque
LE VIEL HOMME DE LA BIBLIOTHEQUE sort de la bibliothèque.
LES 6 DELINQUANTS arrivent derrière lui et le passent à tabac.
SERIOUS ROF le fouille, prend son portefeuille, et s’enfuie avec SA BANDE.
Fondu au noir.

Séquence 3:ext. /jour/-rue, à une table, devant un bar:
Plan large d’une table, dans la rue, devant un bar.
SERIOUS ROF, MADAME R SUPERIOR, FEMAL SNIPER, KOOL STARR BRUTAL,
FONKY RIMKAGRESSIFFF et MURDER BOUBOULE SQUATT sont réunit autour d’une table.

                                                    SERIOUS ROF
                                           (méprisant)
                                            Tain, les deux PD, vous voulez pas vous tenir la main ailleurs,     
                                             y ‘en a  marre, j’ai l’air de quoi si j’ai deux tantes dans mon 
                                             crew.
                                            Fais chier.

FEMAL SNIPER et KOOL STARR BRUTAL se lâchent la main en grimaçant.

Séquence 4:ext. /jour/-rue:
Plan d’une autre rue.
LES 6 DELINQUANTS marchent sur la route, l’air satisfait.

                                                      FEMAL SNIPER
                                            (qui a toujours l’air d’une tête à claques)
                                            Z’y va trop cool…

Une voiture arrive derrière eux et s’arrête,bloquée.
LE CONDUCTEUR klaxonne.
FONKY RIMKAGRESSIFFF et MURDER BOUBOULE SQUATT se retournent et frappent la voiture.

                                            FONKY RIMKAGRESSIFFF et MURDER BOUBOULE 
                                            SQUATT
                                            (en chœur, en colère, hurlants, complètement caricaturaux mais 
                                            effrayant)
                                            C’est quoi, ton problème, tu veux qu’on te la nique, ta gueule ?

Plan large d’un GROUPE DE POLICIERS marchant vers EUX.
Retour au plan précédant.
LES 6 DELINQUANTS stoppent leurs actes.
UN POLICIER entre dans le champ par la gauche.

                                            BRUTAL KOOL STARR
                                            (voix off, énervé)
                                             Putain, ça fait même pas 5 minutes, tu vas pas m’dire qu’y 
                                             savent déjà pour le vieux con.

Plan large de la rue, en face des DELINQUANTS ET DES POLICIERS.
On aperçoit les deux trottoirs.

                                            MADAME R SUPERIOR
                                            (paniquée)
                                            On s’arrache !

ILS courent.
Plan large, mais tourné dans la direction inverse du plan précédant.
LES 6 DELINQUANTS s’enfuient et s’éloignent, suivis par les policiers.

Séquence 5:ext. /jour/village abandonné:
Plan aérien d’une table.
Le PERE, l’ONCLE, le FILS, la FILLE, le PETIT-FILS, le NEVEU (démasqué, même si ça ne se voit pas trop), le SECOND NEVEU, l’HOMME BRUN et ses DEUX COUSINS sont autour de cette table.
Une CHEVRE vivante est sur la table.
Plan serré autour de la CHEVRE.
Le fils, debout, apparaît en arrière-plan.
IL porte une chemise ouverte sur son torse chétif.
Un pistolet dépasse de son pantalon.
A droite de l’écran, les mains du PERE entrent dans le champ.
IL tient un couteau dans la main (droite OU gauche, en fonction de l’interprète).
IL coupe la patte avant gauche de la CHEVRE, qui hurle.
Les mains de l’ONCLE, armé d’un couteau, coupe la jambe arrière-droite.
La CHEVRE hurle.
Le FILS sourit.
Les mains de l’HOMME BRUN entrent dans le champ par la droite et coupe la jambe arrière-gauche.
La CHEVRE hurle.
Les mains d’un des COUSINS de l’HOMME BRUN entrent dans le champ par la gauche et coupe la dernière jambe de la CHEVRE, qui hurle.
Les mains du NEVEU donnent un coup de hache qui décapite la CHEVRE.
Divers gros plan successifs sur chacun d’eux.
ILS rigolent.

Séquence 6 :ext. /jour/vieux port:
Plan serré du GROUPE DE 6 DELINQUANTS.
Ils sont assis sur un banc, sauf FONKY RIMKAGRESSIFFF et MURDER BOUBOULE SQUATT, qui sont par terre, autour d’eux. Ils sont fatigués.

                                            MADAME R SUPERIOR
                                            (essoufflée)
                                            On est dans la merde.

                                                     SERIOUS ROF
                                           (essoufflé)
                                            Tu crois ?

                                            MADAME R SUPERIOR
                                           (de plus en plus énervé)
                                            Ouais, je crois.
                                            Putain, avec ces 2 cons là, on a tous les flics de Marseille au cul, 
                                            maintenant.

                                            FONKY RIMKAGRESSIFFF
                                            (parlant comme un enfant)
                                            N’importe quoi !

                                            MADAME R SUPERIOR
                                           (méprisante)
                                            Ta gueule, bougnoule.

                                            FONKY RIMKAGRESSIFFF
                                           (agressif)
                                            Z’y va, comment j’vais te défoncer…

                                                     SERIOUS ROF et MURDER BOUBOULE SQUATT
                                           (en chœur, méprisant)
                                           Ta gueule, bougnoule.


                                            FONKY RIMKAGRESSIFFF
                                            (surpris)
                                            Ho, Sirius black, tu vas pas défendre ces négros ?

                                                     SERIOUS ROF
                                           (calme mais haineux et méprisant)
                                           La négro, j’là baisse, bougnoule…

IL sort un couteau à cran d’arrêt.

                                                     SERIOUS ROF
                                           (calme mais haineux et méprisant)
                                           Alors, ta gueule, bougnoule !

Temps d’arrêt.

                                           MURDER BOUBOULE SQUATT
                                                    (moqueur)
                                           Hé, les deux tantes, on vous entend pas…

Pas de réponse.

                                           MURDER BOUBOULE SQUATT
                                                    (moqueur)
                                           Ho les faces de craie…

KOOL STARR BRUTAL se lève et attrape MURDER BOUBOULE SQUATT pour le frapper.

                                           KOOL STARR BRUTAL
                                                    (énervé)
                                           Nigger …

                                           MURDER BOUBOULE SQUATT
                                                    (énervé)
                                           Sale français de merde.

Fondu au noir.

Séquence 7:ext. /jour/-vieux port, au bord de l’eau:
Les 6 DELINQUANTS sont debout, sauf MADAME R SUPERIOR, qui est assise, les pieds dans l’eau.

                                            MADAME R SUPERIOR
                                            (calme)
                                            On est dans la merde.
                                            Faut qu’on se planque.

                                            SERIOUS ROF
                                             (calme)
                                            Tu crois pas que t’exagères un peu ?

                                            MADAME R SUPERIOR
                                                     (s’énervant de plus en plus pendant qu’elle parle)
                                            Putain, t’es long à la détente, face de craie…
                                            Ces poulets ont déjà du faire connaît’ partout notre  
                                            signal’ment.

                                            SERIOUS ROF
                                           (s’énervant brusquement)
                                            Dis donc, pétasse, c’est pas une gonzesse qui va m’casser les 
                                            couilles !!!

                                            MURDER BOUBOULE SQUATT
                                            (caricatural)
                                            Vas-y, comment tu parles à ma sœur, toi ?

                                            SERIOUS ROF
                                            (méprisant)
                                            Ecrases, négro !

                                            MURDER BOUBOULE SQUATT
                                            (énervé)
                                            J’vais niquer ta mère !

                                            SERIOUS ROF
                                            (énervé)
                                            J’vais niquer ta race, négro.

                                            MURDER BOUBOULE SQUATT
                                            (énervé)
                                            J’vais niquer ta gueule, Blanco.

                                            SERIOUS ROF
                                            (énervé)
                                            J’nique ta sœur, BOUBOULE.

Fou rire général.

                                            SERIOUS ROF
                                            (calme)
                                            Blague à part, on fait quoi ?

Plan poitrine de KOOLSTAR BRUTAL, avec le bord de l’eau visible derrière lui.

                                            KOOLSTAR BRUTAL
                                            (levant le doigt)
                                            On prend le maquis ?

Le décor en arrière-plan se transforme et deviens…

Séquence 8:ext. /jour/-Ajaccio:
Plan poitrine de KOOLSTAR BRUTAL, avec le bord de l’eau visible derrière lui, mais à Ajaccio.

                                            KOOLSTAR BRUTAL
                                           (surpris)
                                            Je disais prendre le maquis, pas prendre des places de bateaux 
                                            payés avec l’argent de nos deals, et venir en Corse.
                                            Putain, ce film est produit par Elvifrance ou quoi ?

Plan large du groupe, debout, sauf MADAME R SUPERIOR, qui est assise, les pieds dans l’eau.

                                            SERIOUS ROF
                                            (parlant comme un petit garçon)
                                            Blagues à part, on va leur montrer qui est le chef :
                                            Suivez-moi !

Un gamin marche dans une rue d’Ajaccio, lorsque SERIOUS ROF surgit, se jette sur lui et le frappe. Il le fouille et lui prend de l’argent et s’en va. Le COMICS-KILEER entre dans le champ par la droite et l’aide à se redresser. Le GAMIN s’assoit par terre. Le COMICS-KILLER prend son téléphone.

                                            LE COMICS-KILLER
                                            Allo, Patron ?

                                            REGULATOR
                                            (Hors-champ)
                                             Oui?

                                            LE COMICS-KILLER
                                            Tu ne devineras jamais qui j’ai vu…

                                            REGULATOR
                                            (Hors-champ)
                                            SERIOUS ROF et sa BANDE?

Fondu au noir.

Séquence 9:ext. /jour/-rues:
LES 6 marchent dans une autre rue de Ajaccio.
Bruit de téléphone.
SERIOUS ROF cherche dans sa poche, prend un téléphone et décroche.

                                            SERIOUS ROF
                                            Allo ?

                                            L’INTERLOCUTEUR
                                            Virgil ? T’es qu’un PD !!!

                                            SERIOUS ROF
                                            (ridicule)
                                            Vas-y, putain, CYRIL, ferme ta gueule, fils de pute, j’vais 
                                             t’niquer !!!

UN PASSANT se cogne contre SERIOUS ROF.
SERIOUS ROF se retourne tandis que le passant continue de marcher.

                                            SERIOUS ROF
                                            (énervé)
                                            Putain, tu peux pas r’garder ou tu marches, connard ???!!!

Plan poitrine du PASSANT qui se retourne.

                                             LE PASSANT
                                             (Avec l’accent corse)
                                              Ho, c’est à moi que tu causes ?

Retour au plan précédant.

                                            SERIOUS ROF
                                            (moqueur)
                                            Ca va être ta fête, le boulet corse….

Retour au plan poitrine du PASSANT, qui siffle.

                                             LE PASSANT
                                             Les gars, venez !!!

DES CORSES COSTAUDS apparaissent derrière lui, armés de matraques.

Retour au plan précédant.
LES 6 VOYOUX se sauvent et sortent du champ par la droite.
Plan large d’une rue, ou les 6 VOYOUX se sauvent en courant.
Fondu au noir.

Séquence 10:ext. /jour/-maquis:
Plan large des 6 VOYOUS.
ILS sont essoufflés.

                                            SERIOUS ROF
                                            (essoufflé)
                                            Putain…
                                            Avec toutes ces conneries, on doit avoir toute la Mafia Corse à  
                                            nos trousses.


                                           MADAME R SUPERIOR
                                           (essoufflée et méprisante)
                                           Tu crois ça, face de craie?


                                            SERIOUS ROF
                                            (fatigué)
                                            Ca va pas recommencer ???


                                            KOOLSTAR BRUTAL
                                            (calme et parlant comme un adulte responsable et sensé)
                                            Dans l’immédiat, faut qu’on se planque.

                                            SERIOUS ROF
                                            (calme)
                                            Certes !
                                            Dans le maquis, désormais, c’est le cas de le dire.

Ils repartent dans le fond, en arrière-plan.
LE PERE et L’ONCLE apparaissent dans le champ, de dos, en direction des 6 VOYOUX.

Séquence 11:ext. /jour/-maquis, près du village abandonné, sur un chemin:
Les 6 VOYOUS marchent dans les bois.

                                            FEMAL SNIPER
                                            (d’une voix geignarde)
                                            Regardez las bas : un village.

                                            MADAME R SUPERIOR
                                            (méprisante)
                                            POUAH !!
                                            Il m’a l’air mort, ton village de merde.
                                            On y va vraiment ??
                                            Putain, la dèche.

ILS poursuivent leur route.

Séquence 12: ext. /jour/- dans le village abandonné:
Plan plus ou moins large de la rue centrale du village.
LES 6 VOYOUS entrent dans le champ par la droite.

                                            SERIOUS ROF
                                           (énervé)
                                            C’est quoi, c’te merde ???
                                            On est ou, là ?

                                            MURDER BOUBOULE SQUATT
                                            (calme)
                                            Mystère, mon gars, mystère…

Séquence 13:ext. /jour/-maquis, près du village abandonné, sur un chemin:
Le PERE et L’ONCLE marchent vers le village, accompagnés par le FILS, la FILLE, le PETIT FILS (qui est le fils de la FILLE), le NEVEU, le SECOND NEVEU, ainsi que l’HOMME BRUN et ses DEUX COUSINS.

Séquence 14:ext. /jour/-village:
Rue centrale du village. Les 6 VOYOUS posent leurs affaires.

                                            MADAME R SUPERIOR
                                            (énervé)
                                            Y’a pas à dire, on est au paradis.
                                            M’enfin, y’a k’moi  pour trouver que c’est de la merde, ce 
                                            bled ???
                                            Qu’est-ce qu’on branle ici, nom de Dieu de merde de chirie à la 
                                            con !!!
                                            
                                            SERIOUS ROF
                                            (calme)
                                            On branle qu’on se fait oublier le temps que l’autre connard 
                                            d’insulaire nous oublie, puis qu’on lui fasse sa fête.

                                            MADAME R SUPERIOR
                                            (méprisante)
                                            Ha ouais c’est ça? Comme quand vous vous êtes sauvé la  
                                            dernière fois ???

                                            FONKY RIMKAGRESSIFFF
                                            (énervé)
                                            Toi aussi, tu t’es sauvé, salope !!

                                            MADAME R SUPERIOR
                                            (encore plus méprisante)
                                            Tiens, le bougnoule ramène sa gueule ?

Séquence 15:ext. /jour/-maquis, près du village abandonné, sur un chemin:
Le PERE et L’ONCLE, le FILS, la FILLE, le PETIT FILS, le NEVEU, le SECOND NEVEU, ainsi que l’HOMME BRUN et ses DEUX COUSINS surveillent les 6 VOYOUS avec des jumelles.

Séquence 16:ext. /jour/-village:
Rue centrale du village. Les 6 VOYOUS sont assis par terre.

                                            MADAME R SUPERIOR
                                            Ban, faut que j’aille pisser, moi.

ELLE se lève et sort du champ par la droite.
FONKY RIMKAGRESSIFFF lui fait un bras d’honneur (sans le doigt).

                                            FONKY RIMKAGRESSIFFF
                                            (Tout bas)
                                            Ta mère la pute.

Séquence 17:ext. /jour/-maquis, près du village abandonné, sur un chemin:
MADAME R SUPERIOR traverse le chemin désert.
LE PERE ET SA FAMILLE(LES BANDITS CORSES) surgissent autour d’ELLE et la capturent.
Fondu au noir.

Gros plan sur ELLE qui se réveille, nue, attachée à un arbre.

Séquence18:ext. /jour/- village:
Rue centrale du village. Les 5 VOYOUS sont assis par terre.
Cri de MADAME R SUPERIOR.
Les 5 VOYOUS se retournent.

Séquence 19:ext. /jour/-maquis, près du village abandonné, sur un chemin:
MADAME R SUPERIOR est maintenu à quatre pattes par le PERE et L’ONCLE.
ILS sont de dos.
MADAME R SUPERIOR hurle.

Séquence 20:ext. /jour/- village:
Les 5 VOYOUS se lèvent.

Séquence 21:ext. /jour/-maquis, près du village abandonné, sur un chemin:
Vue subjective du canon d’un fusil qui fonce vers les fesses de MADAME R SUPERIOR.

Gros plan de MADAME R SUPERIOR.
Bruit du fusil rentrant dans ses fesses.
ELLE hurle.
Coup de fusil.
La tête de MADAME R SUPERIOR explose en 10 000 morceaux.

Séquence 22:ext. /jour/- village:
Les 5 VOYOUS s’arrêtent.

                                            BRUTAL KOOL STARR
                                            (inquiet)
                                            A votre avis, c’était quoi, ça ?

                                            SERIOUS ROF
                                            (inquiet)
                                            La merde qui nous tombe dessus !!!

Une fiente de pigeon lui tombe sur la tête.

Séquence 23:ext. /jour/-maquis, près du village abandonné, sur un chemin:
Les 5 VOYOUS arrivent par la gauche et s’arrêtent pour regarder quelque chose hors champ.

                                            MURDER BOUBOULE SQUATT
                                            (écœuré)
                                            Ho merde…
                                            Putain, c’est pas croyable…

                                            SERIOUS ROF
                                            (écœuré)
                                            Ben merde…

                                            MURDER BOUBOULE SQUATT
                                            C’est ELLE?


                                            SERIOUS ROF
                                            Tu reconnais pas ses tatouages?


                                            FEMAL SNIPER
                                            (Effrayé et tremblant comme s’il était trempé)
                                            Putain, comment on peut faire ça ???

                                            FONKY RIMKAGRESSIFFF
                                            Ben merde, on lui a tiré un coup de fusil de chasse dans le 
                                            cul.
                                            La balle est remonté le long du corps pour ressortir par le crane.

                                            FEMAL SNIPER
                                            (avec une voix geignarde)
                                            On fait quoi, maint’ nant ?

                                            SERIOUS ROF
                                            (calme)
                                            On retourne au village et on ne se sépare pas...

Séquence 24:ext. /jour/-maquis, village:
Rue centrale du village.
Les 5 VOYOUS retournent à l’endroit ou ils ont laissé leurs affaires.
Plan poitrine de SERIOUS ROF.

                                            SERIOUS ROF
                                            (parlant entre ses dents)
                                            On se tire.

Retour au plan précédant.

                                            KOOL STARR BRUTAL
                                            (paniqué)
                                            Ca va pas… ???!!!
                                            Je reste là, moi, chuis pas fou !!!
                                            Je retourne pas la bas.
                                            Je préfère rester dans le village, au moins, ils n’entreront pas.

Plan poitrine de SERIOUS ROF.

                                            SERIOUS ROF
                                            (parlant entre ses dents)
                                            Ca, on en sait rien.
                                            Tu préfère les attendre ici ?

Temps d’arrêt.

                                            SERIOUS ROF
                                            (énervé)
                                            On se casse ailleurs.

Retour au plan précédant.

                                            KOOL STARR BRUTAL
                                            Sans moi !

                                            FEMAL SNIPER
                                            (d’une voix efféminé)
                                            Sans moi non plus !

                                            FONKY RIMKAGRESSIFFF
                                            Ni moi.

                                            MURDER BOUBOULE SQUATT
                                            Ni moi !

Plan poitrine de SERIOUS ROF.

                                            SERIOUS ROF
                                            (résigné)
                                            Ok

Fondu au noir.
Séquence 25:int. /nuit/-dans une voiture:
Plan poitrine (autant que possible) de REGULATOR dans la voiture, coté conducteur.

                                            REGULATOR
                                            (voix off)
                                            Ces types sont cons.
                                            Ils se cachent en Corse pour rien et ils se prennent pour des 
                                            grands chefs ?
                                            Et ils sont racistes entre eux…
                                            Quels cons.
                                            D’ailleurs, pourquoi ils restent ensemble ?
                                            Et pourquoi les deux homos trainent avec eux alors qu’ils sont 
                                            homophobes.
                                            Pour qu’on croit qu’ils sont tolérants ?

Le COMICS KILLER rentre dans la voiture, coté passager.
Il tient un comics à la main.

                                            Le COMICS KILLER
                                            Fait chier, cette conne.

                                            REGULATOR
                                            Qui ?

                                            Le COMICS KILLER
                                            Lisa, putain.

                                            REGULATOR
                                            La morte ?


                                            Le COMICS KILLER
                                            Non, la connasse d’Internet !
                                            Elle vient de m’appeler pour me dire que j’étais un connard  
                                            pour avoir dit que ses potes et elle ne pouvaient pas passer 6           
                                            mois sans me faire chier, ce qui est quand même la pure vérité.

                                            REGULATOR
                                            Tu parles des fans de Natalie Portman.
                                            La pauvre…J’adore cette actrice, à part ses pieds et ses fans.

                                            Le COMICS KILLER
                                            Tous les fans ne sont pas comme eux, Dieu merci.
                                            Mais c’est vrai qu’ils nous portent préjudice.

                                            REGULATOR
                                            Ce qui est dommage, d’ailleurs.

                                            Le COMICS KILLER
                                            Et on ne peut même pas créer une communauté française des    
                                            fans, parce qu’ils monopolisent l’attention.
                                            Tu vas sur Google, le premier forum que tu trouves, c’est le  
                                            leur, tu vas sur Wikipédia, le seul forum dont tu trouves 
                                            un lien, c’est le leur ;par contre, les autres forums, ces connards 
                                            suppriment les liens.

Apparaît en bas de l’écran le terme : « Authentique ».

                                            REGULATOR
                                            A ce point-là ?


                                            Le COMICS KILLER
                                            Elle me fait chier.
                                            Et cette cruche qui veut bosser dans l’humanitaire…
                                            Elle est pas humaniste !
                                            Elle est même pas humaine…

                                            
                                            REGULATOR
                                            Mouais…
                                            En général, j’ai du respect pour le milieu humanitaire, mais pas              
                                             pour les brebis galeuses qui font ça pour se convaincre de leur 
                                            supériorité.


                                            Le COMICS KILLER
                                            J’imagine.


                                            REGULATOR
                                            Ils ont commis nombres d’injustices qui méritent punition :
                                            hackage, racisme, harcèlement, usurpation d’identité…Pour les  
                                            responsables du site :délit de sale gueule, abus de pouvoir,                      
                                            bavure et autres, ce qui, pour des  gosses de 15 ans, constitue 
                                            déjà beaucoup. Ces merdeux ont bien besoin d’être modérés, 
                                            parce que tous les échos que j’ai, ça me saoule.
                                            J’ai même lu leur dossier des R.G.

                                            Le COMICS KILLER
                                            Je connais.
                                            Le gars qui l’a rédigé, c’est un pote, un ancien collègue de la fac 
                                            de droit.
                                            C’est moi qui lui ai demandé de les surveiller.
                                            Ca m’a pas surpris de savoir qu’y z’avaient que 15 ans, vu leur 
                                            comportement.

Apparaît en bas de l’écran le terme : « Authentique ».

Les DEUX JUSTICIERS cessent de parler pendant un moment.
Le COMICS KILLER lit son comics.

                                            Le COMICS KILLER
                                            C’est dégueulasse !!!

                                            REGULATOR
                                            Quoi ?

                                            Le COMICS KILLER
                                            On a laissé un viol avoir lieu.

                                            REGULATOR
                                            Certes.
                                            C’est dégueulasse.
                                            Mais dis toi qu’on est la pour faire le sale boulot.
                                            Celui que personne n’a le courage de faire.
                                            Alors, on se salit les mains et on liquide ces fils de putes.

Temps d’arrêt.

                                            REGULATOR
                                            Dis-toi que dans son cas, on l’aurait tué, alors je m’en fous un 
                                            peu.
                                            Si ça avait été une innocente, là, je serai intervenu.


                                            Le COMICS KILLER
                                            D’ailleurs, c’est qui, ces connards ?

                                            REGULATOR
                                            Des anachronismes…
                                            Des bandits corses...
                                            Des malades mentaux qui pratiquent le cannibalisme.
                                            Leur gagne-pain, c’est le saucisson de touriste.
                                            C’est pas mauvais, d’ailleurs…


                                            Le COMICS KILLER
                                            Et d’où ils sortent ?

                                            REGULATOR
                                            C’est à cause d’Andrew, un russe.


                                            Le COMICS KILLER
                                            Un russe ? En Corse ?

                                            REGULATOR
                                            Ouep. 
                                            Mais c’est pas un vrai russe. C’est un extra-terrestre qui a été 
                                            envoyé sur Terre pour nous faire chier.

                                            Le COMICS KILLER
                                            Sympa.


                                            REGULATOR
                                            Ouep.
                                            Il a finit en Russie où il a mené une triple vie.
                                            Champion de lutte Sambo le jour, tueur en série la nuit et 
                                            parrain de la Mafia Russe les deux.
                                            Et quand il est mort, il est devenu une sorte de vampire zombi, 
                                            comme ceux de son espèce.

                                            Le COMICS-KILLER
                                            On se croirait dans une BD Elvifrance…	
                                            Et comment il est arrivé ici ?


                                            REGULATOR
                                            En nageant.
                                            Sur place, il a exterminé les habitants d’un village et a engrossé 
                                            les femmes.
                                            Ses enfants ont ensuite couché ensemble puis les petits-enfants 
                                            Aussi. Les gamins sont les arrière-petits-enfants.
                                            Il y a quelques années, quand Ivan Colonna a pris le Maquis, 
                                           deux groupes, un constitué de flics, l’autre constitué de 
                                           gendarmes, se sont approchés du village. On ne les a jamais 
                                           revu.
                                           C’est là que le drame a commencé.

Fondu au noir.

Séquence 26:ext. / nuit /- village:
Plan large de la rue principale.
Les 5 VOYOUS font les 100 pas.
Bruits de pas sur des branches.

                                            SERIOUS ROF
                                            Putain, ils sont là !!!

Plan large des bois.
Un feu apparaît.
Retour au plan précédant.
MURDER BOUBOULE SQUATT s’arrête et tend l’oreille.
IL sort de son pantalon un couteau à cran d’arrêt.

                                            MURDER BOUBOULE SQUATT
                                            Putain, j’entends quelqu’un gueuler.

                                            KOOL STARR BRUTAL
                                            Ben j’entends rien, moi.

                                            MURDER BOUBOULE SQUATT
                                            Ecoutes mieux.

Un gémissement étrange devient de plus en plus fort.

                                            MURDER BOUBOULE SQUATT
                                            Ca vient de là-bas.

MURDER BOUBOULE SQUATT part vers la droite.
(Mouvement circulaire de la caméra qui le suit.)
IL s’éloigne en dehors du village.

                                            SERIOUS ROF
                                            (hors-champ)
                                             La mort de sa sœur lui a donné des ailes et du courage, à ce  
                                             négro.

Les 4 VOYOUS partent dans la même direction.

Séquence 27:ext. / nuit /-maquis, près du village abandonné, sur un chemin menant à une maison abandonnée:
Plan large d’une maison abandonnée, déjà vue en arrière-plan, lors des scènes du village.
Rien ne se passe pendant 30 secondes.
Les 4 VOYOUS courent en direction de la maison.
SERIOUS ROF
IL est dedans ?
IL est entré ?
JE ne vais pas dans cette baraque.

MURDER BOUBOULE SQUATT apparaît à la fenêtre, au premier étage.
Plan serré de la fenêtre.

                                            MURDER BOUBOULE SQUATT
                                            (paniqué)
                                            Les gars, aidez-moi.
                                            Je peux pas sortir.
                                            Ils sont là-dedans.
                                            Y’a plein de morts.
                                            Y vont m’avoir.

MURDER BOUBOULE SQUATT tombe, et le NEVEU apparaît derrière lui.

Plan en plongée du sol. MURDER BOUBOULE SQUATT tombe.

Retour au plan précédant.
Les VOYOUS (sauf MURDER BOUBOULE SQUATT) s’éloignent de la maison.

Plan poitrine de KOOL STARR BRUTAL qui s’arrête.

ANDREW entre dans le champ par la gauche. KOOL STARR BRUTAL se tourne vers lui. ANDREW LE frappe sur la figure puis le soulève et saute.

ILS tombent tout les DEUX.
KOOL STARR BRUTAL se relève péniblement.
Coup de feu.
Son genou droit explose.
Hurlements de KOOL STARR BRUTAL.
IL tombe.

                                            KOOL STARR BRUTAL
                                            Les gars, venez m’aider.
                                            HA!!!
                                            BENOIT !!

Gros plan de FEMAL SNIPER.

                                            KOOL STARR BRUTAL
                                            Me laisse pas !!

FEMAL SNIPER s’éloigne.

Retour au plan précédant.

                                            KOOL STARR BRUTAL
                                            Salope !!

Les jambes du PERE apparaissent et marchent devant KOOL STARR BRUTAL.
Le canon du fusil du PERE entre dans le champ par le haut et touche la mâchoire inférieure.
Coup de feu.
La mâchoire inférieure de KOOL STARR BRUTAL explose.
KOOL STARR BRUTAL hurle.
Plan large d’une autre rue.
FEMAL SNIPER court. L’HOMME BRUN et ses 2 COUSINS surgissent et attrape FEMAL SNIPER, qui hurle.
Plan large d’une table.
L’HOMME BRUN et ses 2 COUSINS emmènent FEMAL SNIPER sur la table et l’attachent par les bras.
Le PETIT FILS et le SECOND COUSIN s’approchent et commencent à lui couper les doigts.

Séquence 28:ext. / nuit /- village:
Plan large de la rue centrale.
Le NEVEU porte KOOL STARR BRUTAL sur ses épaules.
Zoom lent d’un crochet pendant à une barre métallique situé entre deux maisons.
Plan taille du NEVEU qui s’arrête devant le crochet.
L’ONCLE apporte un escabeau et le pose à coté du NEVEU.
Gros plan du NEVEU.
Hurlement de KOOL STARR BRUTAL.
Plan poitrine de KOOL STARR BRUTAL pendu par la mâchoire à un crochet.

Séquence 29:ext. /nuit/- village:
Plan large d’une table.
FEMAL SNIPER a le bras gauche coupé à l’épaule et la main droite coupée.
Le PETIT FILS et le SECOND COUSIN lui coupent le bras droit au niveau du coude.

Séquence 30:ext. /nuit/- maquis, près du village abandonné, sur un chemin:
SERIOUS ROF et FONKY RIMKAGRESSIFFF courent sur le chemin.
Vue subjective d’un individu imaginaire qui LES suit.

                                            SERIOUS ROF
                                            Prenons par les bois.

Ils sortent du champ par la gauche.

ANDREW entre dans le champ par la gauche, une tronçonneuse à la main. IL s’arrête et la met en route puis repart.

Séquence 31:ext. / nuit /- village:
Plan large d’une table.
FEMAL SNIPER a les 2 bras coupés au niveau de l’épaule, la jambe droite coupée au niveau de la cuisse, et le pied gauche coupé.
Le PETIT FILS et le SECOND COUSIN lui coupent la jambe gauche au niveau du genou.

Séquence 32:ext. /nuit/- village:
Plan large d’une autre table.
Le PERE et l’ONCLE placent MURDER BOUBOULE SQUATT sur la table.
Gros plan sur le ventre de MURDER BOUBOULE SQUATT.
Les mains du PERE lui déshabillent le ventre puis plantent la lame d’un couteau sur son ventre et l’éventrent.
Les mains du PERE fouillent dans son ventre et ressortent avec un paquet de taboulé, puis avec un paquet de pates, puis avec une tablette de chocolat dans son emballage.

Séquence 33:ext. /nuit/- sur une route:
Plan large d’une route, éclairée par la pleine lune, avec une voiture vide à gauche, tournée vers la gauche et la voiture de REGULATOR sue la droite, tournée dans la même direction.
SERIOUS ROF et FONKY RIMKAGRESSIFFF surgissent entre les deux voitures.
Plan serré autour de SERIOUS ROF et FONKY RIMKAGRESSIFFF.

                                            SERIOUS ROF
                                            On prend quelle bagnole ?

                                            FONKY RIMKAGRESSIFFF
                                            (hésitant puis désignant la voiture vide)
                                             Celle-là …

Retour au plan précédant.
SERIOUS ROF et FONKY RIMKAGRESSIFFF montent dans la voiture.

                                            FONKY RIMKAGRESSIFFF
                                            (d’une voix stupide)
                                            T’as vu, elle est ouverte.

SERIOUS ROF ressort de la voiture.

                                            SERIOUS ROF
                                            J’ai pas confiance, c’est trop facile.

Un ange passe.
Bruit de tronçonneuse.
La voiture initialement vide explose.
SERIOUS ROF tombe par terre.
Plan moyen sur SERIOUS ROF.
SERIOUS ROF a peur et pleure.
Plan large d’une route, avec une voiture qui brule à gauche, tournée vers la gauche et la voiture de REGULATOR sue la droite, tournée dans la même direction.
Le NEVEU surgit en arrière-plan, armé d’une hache, suivi d’ANDREW, armé de sa tronçonneuse.
Retour au plan moyen.
Les jambes du NEVEU entrent dans le champ par la gauche.
Vue subjective de SERIOUS ROF, regardant le NEVEU lui donner un coup de hache de pompier.
Retour au plan moyen.
SERIOUS ROF a une hache plantée dans la figure.
IL se débat puis s’effondre pour ne plus bouger.

Séquence 34:ext. /nuit/- village:
Le PETIT FILS et le SECOND NEVEU se font face.
Le PETIT FILS tient un cœur à la main.
Le SECOND NEVEU tient la tête de FEMAL SNIPER.
Le PETIT FILS et le SECOND NEVEU éclatent de rire.
ANDREW entre dans le champ par la gauche, fumant un joint.
Fondu au noir.

Séquence 35:ext. /nuit/- dans une voiture:
Le COMICS KILLER
T’as plastiqué cette bagnole ?

                                            REGULATOR
                                            Je n’y suis pour rien.
                                            C’est les cannibales qui laissent toujours une voiture sur cette  
                                            route, pour les fuyards plus chanceux que d’autres.
                                            Comme c’est la route la plus proche.
                                            Et elle est plastiqué, bien sur.

                                            : un M79 Grenade 
                                            Launcher.




                                            Le COMICS KILLER
                                            Ok, ok, on est dans un film Elvifrance.
                                            On fait quoi, maintenant.

                                            REGULATOR
                                            (qui recharge son pistolet)
                                            Le ménage au karcher.
                                            Mais avant, on va chercher nos invités.

Séquence 36:ext. /nuit/-maquis, près du village abandonné, sur un chemin:
Le PETIT FILS et le SECOND NEVEU marchent tranquillement puis s’arrêtent.
La voix du COMICS KILLER chante.
REGULATOR apparaît derrière eux. Il a une grosse branche à la main.
Le PETIT FILS se retourne.
REGULATOR lui donne un coup de pied dans les parties génitales.
Le PETIT FILS s’envole et quitte le champ par le haut.
REGULATOR frappe le NEVEU avec le morceau de bois.
Bruit d’os brisés.

                                            Le COMICS KILLER
                                            (hors champ)
                                            T’as tué un mome de 12 ans.

Le PETIT FILS retombe.
REGULATOR
Et un autre de 8.
Ca te choque.

                                            Le COMICS KILLER
                                            (hors champ)
                                            Quand j’vois leurs victimes, nan.

Séquence 37:ext. /nuit/-village:
Plan serré sur KOOL STARR BRUTAL.
L’épaule de REGULATOR apparait à droite de l’écran.

                                            REGULATOR 
                                            T’as pas trop mal ??

Vue subjective de KOOL STARR BRUTAL.
REGULATOR tient un lance-flammes dans les mains.
IL l’allume et le tourne en direction de la caméra.
Retour au plan précédant.
REGULATOR brule KOOL STARR BRUTAL.
Fondu au noir.

On distingue un mur mal éclairé par un feu (hors-champ).
Le NEVEU besogne la FILLE. (Vue en plongée).
ELLE jouit (ELLE en rajoute des tonnes).
Bruit de pas sur des branches.
Le NEVEU s’arrête et tend l’oreille.
IL se redresse et remonte son pantalon, puis prend sa hache. (La caméra le suit).
IL sort du champ par la droite.

La FILLE est désormais seule et toujours nue.
REGULATOR entre dans le champ par la gauche et s’accroupit devant elle.
IL a un couteau dans la main gauche.
Zoom sur le dos de REGULATOR, jusqu’à ce que l’écran devienne noir.
Hurlements de la FILLE.

Plan large de la rue principale.
Le NEVEU, qui déambule, la hache à la main, s’arrête.
Vue subjective du NEVEU (on peut voir ses mains dans son champ de vision).
IL voit les arbres, au loin, puis deux étranges formes qui s’en détachent.
Plan poitrine des deux formes qui se révèlent être JESUS ANGEL CHRISTOS (Fred, pour les intimes) et BEN DEVIL.
ILS ont des AA-12, des lunettes noires (en pleine nuit) et des perfecto.
Retour au plan précédent.
REGULATOR surgit par la droite et lui donne un coup de pied dans la hanche.
Le NEVEU tombe.
REGULATOR frappe le NEVEU avec son poing.
CELUI-CI râle.

                                            REGULATOR 
                                            JESUS, BEN, tirez leur dans le cul.

Le NEVEU se relève et frappe REGULATOR, qui ne ressent pas le coup de poing.
REGULATOR donne un coup d’boule au NEVEU, qui recule et retombe.
REGULATOR s’éloigne du NEVEU.
Le NEVEU se relève et fait mine de frapper REGULATOR dans le dos.
REGULATOR se retourne et LE frappe.
IL LUI donne un coup de pied de face, puis un coup de pied de coté, ainsi qu’un coup de pied retourné, avec pour finir une planchette (tranchant de la main) dans la gorge.
(Pour chaque coup : bruit de coup brutal et violent, ainsi que d’os brisé).
Le NEVEU recule.
Plan aérien du sol initialement derrière le NEVEU dans le plan précédant.
Le NEVEU tombe de tout son long.
Retour au plan précédant.

                                            REGULATOR 
                                            (S’adressant au COMICS KILLER, à JESUS ANGEL
                                            CHRISTOS (Fred, pour les intimes) et à BEN DEVIL, qui sont 
                                            hors-champ)
                                            Massacrez-moi ses putains de cannibales.

Plan serré d’ANGEL CHRISTOS (Fred, pour les intimes) et BEN DEVIL, armés de mitraillettes.
La caméra s’éloigne des MERCENAIRES qui se révèlent en tongs et caleçons à fleurs

ILS tirent.
Plan large de la maison à coté de laquelle pend KOOL STARR BRUTAL (qu’on voit).
Le mur est criblé de balle.
Ce qu’il reste de la porte s’ouvre.
L’HOMME BRUN et ses DEUX COUSINS sortent.
L’UN DES COUSINS est abattu.
Le FILS sort, armé d’un pistolet.
Retour au plan large de la rue principale.
REGULATOR tient une mitraillette.
Plan serré de REGULATOR et de sa mitraillette.

                                            REGULATOR 
                                            Hé, connard !!!

IL tire.
Retour au plan précédant.
Le FILS explose dans une gerbe de chair et de sang, ainsi que d’os.
Retour au plan large de la rue principale.
REGULATOR se retourne et s’éloigne.

Retour au plan large de la rue principale.
REGULATOR se tient debout en arrière-plan, de face.
Bruit de quelqu’un qui se lève.
Le NEVEU entre dans le champ par la gauche.
REGULATOR lui donne un coup de boule.

Plan d’une autre rue, dans le même village.
Le COUSIN de l’HOMME BRUN court.
IL ressort du champ par la droite.
Plan serré autour du COUSIN de l’HOMME BRUN.
IL s’arrête.
Vue subjective du COUSIN DE L’HOMME BRUN.
REGULATOR se tient debout.
Quelques secondes passent.
REGULATOR commence à mimer Brice de Nice.

                                            REGULATOR 
                                            J’te casse !!!
                                            J’te casse !!
                                            J’te casse !!!

Au bout de la troisième fois, il « fabrique » un arc de cercle d’énergie.
Retour au plan précédent.
Le COUSIN de l’HOMME BRUN est coupé en deux de manière sanglante et gore.

Retour au plan large de la rue principale.
L’HOMME BRUN se fait cribler de balles.
IL tombe.
REGULATOR apparaît derrière son cadavre.

                                            REGULATOR 
                                            Deux morts seulement ???
                                            Je vous paye pour quoi ?

Plan large serré de JESUS ANGEL CHRISTOS (Fred, pour les intimes) et de BEN DEVIL.
Coup de feu.
La tête de JESUS ANGEL CHRISTOS (Fred, pour les intimes) explose.
Retour au plan sur REGULATOR.

                                            REGULATOR 
                                            J’m’en occupe.

Plan serré autour de l’ONCLE, debout dans la rue ou pend le cadavre de KOOLSTARR BRUTAL.
IL tire avec son fusil.
REGULATOR surgit devant LUI.
Bruits de griffes rétractibles.
Les griffes apparaissent sur les mains de REGULATOR.
IL frappe avec les griffes de sa main gauche et coupe le fusil de l’ONCLE, puis il frappe à nouveau avec les mêmes griffes et tranche le bras gauche de l’ONCLE.
Puis IL lui enfonce ses griffes dans le ventre.

                                            REGULATOR 
                                            (se retournant)
                                            Il n’en reste plus que deux.

Plan large du mur de la maison dont la porte a été détruite. KOOL STARR BRUTAL brule à gauche de l’écran. REGULATOR entre dans le champ par la gauche et traverse l’écran. Au moment où IL arrive à la droite de l’écran, ANDREW (hors-champ) hurle. REGULATOR se retourne et ANDREW (avec sa tronçonneuse) entre dans le champ par la gauche, LUI faisant face.

                                            REGULATOR 
                                            Restez à l’écart, celui-là est pour moi.

ANDREW et REGULATOR s’approchent l’un de l’autre. ANDREW tente de frapper REGULATOR à la tête mais REGULATOR claque des mains au-dessus de sa tête et bloque la tronçonneuse. REGULATOR donne un coup de genou dans les parties intimes d’ANDREW qui recule puis REGULATOR lui donne un coup de pied dans le ventre et le fait valser à quelques mètres derrière lui (donc à gauche de l’écran). ANDREW se relève et approche sa main de sa ceinture où se trouve un pistolet.

Gros plan sur les yeux d’ANDREW.

Gros plan sur les yeux de REGULATOR.

Plan américain d’ANDREW. Il fait mine de prendre son pistolet.

Plan américain de REGULATOR qui dégaine, tire et rengaine à super-vitesse (comme Lucky Luke).

Retour au plan américain d’Andrew qui cherche son pistolet qui n’est plus à sa ceinture.

                                            BEN DEVIL
                                            (hors-champ)
                                            Tu as fauché son flingue avec ta balle ? Chapeau !

Retour au plan large de la maison avec ANDREW à gauche et REGULATOR à droite. ANDREW fonce sur REGULATOR, l’attrape par les bars et lui fauche les jambes d’un coup de pied au niveau du genou.

REGULATOR tombe, frappe ANDREW dans les parties génitales avec ses pieds puis le refrappe dans la poitrine. ANDREW recule tandis que REGULATOR se redresse. ANDREW l’attrape et le jette au sol.

(REGULATOR est donc allongé, tête à gauche et pieds à droite).
ANDREW saute sur REGULATOR et l’écrase. ANDREW est soulevé à bout de bras par REGULATOR qui l’envoie à gauche de l’écran. ILS se redressent et se font à nouveau face. ILS courent l’un vers l’autre. ANDREW attrape REGULATOR sur ses épaules et tombe en arrière pour l’écraser.

REGULATOR se relève et fait à nouveau face à ANDREW qui prend un air bête. ILS courent à nouveau l’un vers l’autre et ANDREW fait une prise lutte sambo à REGULATOR qui valse à gauche de l’écran puis se redresse tandis qu’ANDREW, à droite de l’écran, se retourne.

ILS courent à nouveau l’un vers l’autre et REGULATOR envoie un coup de pied dans les parties génitales d’ANDREW qui décolle du sol.

Plan du ciel en contre-plongée. ANDREW entre dans le champ par le bas et disparait par le haut.

Séquence 38:ext. /nuit/- dans un vaisseau spatial :
Vue en plongée de la Terre. La caméra recule pour permettre de voir les contours d’une fenêtre d’un vaisseau spatial. DEUX EXTRATERRESTRES rentrent dans le champ, un par la gauche, l’autre par la droite. ILS se tournent vers la fenêtre et tournent le dos à la caméra.

                                            PREMIER EXTRATERRESTE
                                            C’est la Terre, KANG ?

                                            KANG
                                            Oui, KODOS. Nous allons y mettre la pagaille.

Un point apparait, devant la Terre. Il grossit.

                                            KODOS
                                            Qu’est-ce que c’est ?

                                            KANG
                                            Je ne sais pas !

Le point grossit et s’avère être ANDREW. KANG et KODOS s’éloigne de la vitre qui éclate quand ANDREW passe à travers.

Séquence 39 :ext. /nuit/- dans l’espace :
Plusieurs vaisseaux spatiaux volent dans l’espace. Bruits de tronçonneuse. Plusieurs vaisseaux explosent. Cris des aliens. La tête d’un Alien rentre dans le champ par le bas, avec un air stupide.
L’ALIEN
N’empeche,j’aimerai bien savoir ce qu’on fait dans cette
histoire,nous.

Séquence 40 :ext. /nuit/- maquis, près du village abandonné, sur un chemin:
Le PERE court, avec un fusil de chasse dans chaque main.
La foret est éclairée d’une lumière bleue.
L’écran se divise en deux.
Le PERE court toujours sur la moitié droite.
REGULATOR et BEN DEVIL courent dans les bois sur la moitié gauche.
Le PERE saute, se retourne et tire 4 coups (2 par fusils), le tout au ralenti.
BEN DEVIL reçoit les 4 balles et tombe.
Le PERE retombe.
La caméra le suit et le filme en plan serré sur le sol.
Le plan du PERE au sol occupe à nouveau tout l’écran.
Le bras du COMICS KILLER apparaît et braque un pistolet sur sa tempe gauche.

                                            Le COMICS KILLER
                                            (Hors-champ sauf le bras)
                                            Kikoo.
                                            Tu pensais quand même pas qu’on avait pas prévu que l’un 
                                            d’entre vous s’enfuirait de la sorte ?

La main du COMICS KILLER tire sur la tête du PERE, qui éclate dans une gerbe de chair, de sang et d’os.
Plan serré sur REGULATOR arrivant en courant.

                                            REGULATOR 
                                            Ca va ?


                                            Le COMICS KILLER
                                            (hors-champ)
                                            Ouais
                                             Et toi ?

                                            REGULATOR 
                                            On a perdu JESUS et BEN.
                                            Mais comme c’était juste deux connards qu’on payait pour nous 
                                            aider, je m’en fous.

                                            A part ça, ça va.

Séquence 41:ext. /nuit/- dans une voiture qui roule:
Plan serré autour de REGULATOR qui conduit et du COMICS KILLER.

                                            REGULATOR 
                                            Haaaa
                                            Bon débarras.

                                            Le COMICS KILLER
                                            Comme tu dis.

                                            REGULATOR
                                            Ils ne mangeront plus personne, ces cons-là !

                                            Le COMICS KILLER
                                            Héhéhé

                                            REGULATOR
                                            Et VIRGIL…Enfin, SERIOUS ROF et SA BANDE ne feront 
                                            plus de mal à personne.

                                            Le COMICS KILLER
                                            Tiens, c’est vrai, je n’y pensais plus, à ceux-là.
                                            C’est vrai qu’ils étaient insignifiant.
                                            Héhéhé.

Vue subjective d’un individu imaginaire assis derrière REGULATOR.
On aperçoit une portion de route éclairée par les phares de la voiture de REGULATOR.
Lorsque le véhicule tourne à droite, dans un virage, surgit le NEVEU, sans son masque.
Plan large d’une portion de la route, éclairée par la pleine lune.
La voiture manque de quitter la route et freine brutalement.
REGULATOR ressort de la voiture, pistolet au poing.

                                            REGULATOR 
                                            Y’en a un qui m’a échappé !
                                             Ce con n’est pas mort !

Fondu au noir.

Apparaît le mot :FIN.

Générique.
Défilent les noms des membres de l’équipe du tournage.

Plus tard, alors que la musique continue, on peut lire :
« Toute ma sympathie pour la chèvre tué dans la séquence 7(réalisé avec truquage). »

« Vous êtes encore là ? »

A la fin, on peut lire :
«Gloire à Baal-Abu le Beau Nobo ! »
« Balàbu ».

                                                                                                 16/09/2010

[size=200]Juste des hommes[/size]

De John Rimbauld

01/04/2011 Version 1
Séquence générique:
REGULATOR se tient debout devant un fond noir.
Défile le texte suivant :
Nom : Justice-Law
Prénom : Judge
Nom de code : Regulator
Occupation : justicier, redresseur de torts, tueur
Caractère : impitoyable et philosophe

Le COMICS-KILLER se tient debout devant un fond noir.
Défile le texte suivant :
Nom : Patrickson
Prénom : Allan
Nom de code : le Comics-Killer, plus communément appelé CK.
Occupation : justicier, redresseur de torts, tueur
Caractère : impitoyable, philosophe, dépressif, nerveux, stressé chronique
Signe particulier : un sens de l’humour…Spécial

Séquence 1:ext. /jour/-autour d’une table:
Un HOMME et une FEMME se font face, autour d’une petite table. Il y a un verre d’eau en face de la FEMME.

                   L’HOMME
                   Cet homme est un mythe moderne.
                   Je considère ce qu’il fait comme mythique. Une vie 
                   comme la sienne…
                   Cet homme, ce REGULATOR…
                   Il se dévoue corps et âmes à ce qu’il fait. Il se 
                   donne à fond. Et souvent pour se le voir reprocher 
                   ensuite.

                   La FEMME
                   Pas mythique : épique !

                   L’HOMME
                   Je ne comprend pas où tu veux en venir à répéter ça 
                   A chaque fois.

                   La FEMME
                   Je vais t’expliquer ça.

Séquence 2:int. /jour/-lieu inconnu:
Plan américain de REGULATOR, debout, portant un masque blanc sur le visage et un fusil à la main.

                   La FEMME
                  (Voix-off)
                   Tu vois, ce qui le caractérise, ce sont les 
                   Décisions qu’il prends.

Séquence 3:int. /jour/-lieu inconnu:
Plan américain d’une MECHANTE assis à gauche de l’écran, de profil (gauche). REGULATOR entre dans le champ par la droite, un pistolet avec silencieux à la main, et vise la tête de la MECHANTE.
Fondu au noir.
Coup de feu.

Séquence 4:ext. /jour/-autour d’une table:
Plan poitrine de la FEMME qui regarde à droite de l’écran.

                   La FEMME
                   Le simple fait de tuer est déjà en soit une horreur 
                   quand on est un mec bien. Même s’il en a prit 
                   l’habitude, depuis le temps. Mais ça doit être
                   épouvantable, pour quelqu’un cherchant avant tout à  
                   rétablir la Justice.

Plan poitrine de l’HOMME qui regarde à gauche de l’écran.

                   L’HOMME
                   Ca, encore, tu n’en sais rien. Si ça se trouve, 
                   c’est la routine pour lui.

Plan poitrine de la FEMME qui regarde à droite de l’écran.

                   La FEMME
                   S’il est ne serait-ce qu’à moitié fidèle à ses 
                   idéaux, j’en doute.
                   Il revendique son désir d’un monde meilleur mais sa 
                   vie se limite à des tueries.
                   Mais ça ne s’arrête pas là.

Elle boit un verre d’eau.

                   La FEMME
                   Tu te rappelles cette prise d’otage où il aurait pu 
                   sauver tout le monde ?

Plan poitrine de l’HOMME qui regarde à gauche de l’écran.

                   L’HOMME
                   Comment pourrais-je l’oublier ? Il avait refusé 
                   d’intervenir pour des motifs obscurs.

Plan poitrine de la FEMME qui regarde à droite de l’écran.

                   La FEMME
                   C’était un piège qui lui était destiné. On l’a sut 
                   plus tard au procès des criminels.

Plan poitrine de l’HOMME qui regarde à gauche de l’écran.

                   L’HOMME
                   Ca ne me dit rien, ça. C’était quand ?

Plan poitrine de la FEMME qui regarde à droite de l’écran.

                   La FEMME
                   Pendant ton voyage en Inde. Mais peu importe. Tu 
                   Imagines l’horreur de la situation : ne pas sauver 
                   ses gens pour préserver sa propre vie, lui qui sauve 
                   des vies tous les jours.

Plan poitrine de l’HOMME qui regarde à gauche de l’écran.

                   L’HOMME
                   Tu crois qu’on aurait fait quoi, à sa place ?

Plan poitrine de la FEMME qui regarde à droite de l’écran.

                   La FEMME
                   On est pas à sa place. On est pas des super-
                   justiciers de la mort. Lui, oui. Et ça ne rend sa 
                   décision que plus dur.

Plan poitrine de l’HOMME qui regarde à gauche de l’écran.

                   L’HOMME
                   Je ne vois vraiment pas où tu veux en venir.

Plan poitrine de la FEMME qui regarde à droite de l’écran.

                   La FEMME
                   Ben rappelle-toi de ton chat, quand il est tombé 
                   malade. Tu te rappelles ce que tu as fais ?

Plan poitrine de l’HOMME qui regarde à gauche de l’écran.

                   L’HOMME
                   J’étais triste. J’ai du prendre une décision 
                   Horrible puisque j’ai du le faire piquer.
                   Ca a été dur à faire, comme choix, dans le sens où 
                   c’était douloureux. Mais j’ai choisi rapidement.

Plan poitrine de la FEMME qui regarde à droite de l’écran.

                   La FEMME
                   Ben lui, c’est pareil, il prend des décisions 
                   difficiles, mais sur grande échelle.
                   Tout ça n’est qu’une histoire d’émotion.

                   Je vais te raconter une histoire sur ce REGULATOR.

Séquence 5:ext. /jour/-sur un chemin:
REGULATOR est assis sur une pierre, à gauche de l’écran. Le COMICS-KILLER, alias CK est assis sur une pierre, a droite de l’écran.

                   REGULATOR
                   (voix-off)
                   Nous sommes ici pour tuer un homme…
                   Je ne sais plus pourquoi. Toute cette vie passé à  
                   venger les victimes, à préserver l’innocence, à 
                   punir tous ces connards…
                   A rétablir la morale en prenant, paradoxe, 
                   mes distances avec elle, bref, tout ce temps passé à 
                   rétablir la Justice…
                   Je ne sais plus où je vais…

                   CK
                   Ca va, Patron ? A quoi tu penses ?

                   REGULATOR
                   Des choses et d’autres…

                   CK
                   Et bé…Ca va pas fort. Tiens, j’en ai une bonne : sur 
                   une affiche publicitaire, j’ai pu voir une femme 
                   couchée comme si on allait la prendre en levrette. 
                   Mais le gag n’est pas là. Le gag, c’est que, sur le 
                   panneau à coté, y’a une photo d’une carotte, symbole 
                   phallique, présentée comme « la carotte la plus 
                   rapide du monde », tournée vers son cul. Elle est 
                   bonne ?
                    
                   REGULATOR
                   La blague ou la meuf ?





                   CK
                   Holà, tu m’as cassé. Et tu sais pourquoi les nains 
                   sur les buches de Noel ont ce sourire à la con ?


                   REGULATOR
                   Parce qu’ils savent qu’ils vont se faire sucer.

CK se lève.

                   CK
                   (râlant)
                   Raaa, fais chier.


                   REGULATOR
                   (voix-off)
                   C’est toujours les mêmes blagues…Je ne lui en veux 
                   pas ; il faut bien qu’il décompresse…

CK s’éloigne de REGULATOR et la caméra le suit alors qu’il marche de dos puis revient.

                   CK
                   Bon, on fait quoi, en attendant ?

Plan en plongée de REGULATOR.

                   REGULATOR
                   On attend sagement.

Il attend calmement.

                   CK                       
                   (hors-champ)
                   T’es sur que ça va, Patron ?


                   REGULATOR
                   On fait aller, on fait aller…

IL attend un moment.

                   REGULATOR
                   Je pensais juste aux concepts de la Vie et de la 
                   Mort. Je me disais que, puisqu’on meurt tous un 
                   jour, est-ce que ça vaut la peine de sauver des gens 
                   qui mourront, de venger des gens qui seraient morts 
                   de toutes façons et de tuer des gens qui mourront de 
                   toutes manières…

Plan américain de CK.
(Le même plan que celui ou il se retourne).
CK
Et ben c’est gai, tout ça.

Plan en plongée de REGULATOR.

                   REGULATOR
                   Sans jeu de mot.

Plan américain de CK.

                   CK                       
                   Sans jeu de mot…Hé…C’est ma blague, ça.

Plan en plongée de REGULATOR.

                   REGULATOR
                   Une autre question que je me pose :
                   est-ce que nous rétablissons l’Ordre ou bien nous 
                   semons le Chaos ?
                   Nous rétablissons la Justice, ok. Mais on sème quand 
                   même un sacré bordel avec destruction et cadavres à 
                   la clé…Et aussi une sacré pollution.
                   On détruit et on reconstruit sur des ruines, comme 
                   des anarchistes au sens philosophique.

IL marque un temps d’arrêt.

                   REGULATOR
                   Oui, on peut aussi se demander si on sert le Bien ou 
                   le Mal… 
                   D’un coté, on tue sans état d’âme… Enfin, si, un peu 
                   quand même, sinon, on serait pas meilleurs que nos 
                   proies.
                   D’un autre coté, la Justice va au-delà du Bien et du 
                   Mal et reste impartial.

Plan américain de CK.

                   CK
                   En effet, si on commence à se poser toutes ces 
                   questions, on ne s’en sort plus

Plan en plongée de REGULATOR.

                   REGULATOR
                   On nous considère comme des champions de l’humanité,        
                   comme ses protecteurs…
                   Mais on peut aussi dire qu’on est là pour punir 
                   l’humanité pour ses excès.

Plan américain de CK.

                   CK
                   (parlant vite, entre ses dents)
                   Une blague pourri pour lui remonter le moral, une 
                   blague pourri pour lui remonter le moral…

CK prend son téléphone et compose un numéro.
Il attend un moment.

                   BEATRICE
                   (hors-champ)
                   Allo.

                   CK
                   (parlant avec un accent bizarre)
                   Allo, BEATRICE ?

                   BEATRICE
                   (hors-champ)
                   Oui.


                   CK
                   (parlant avec un accent bizarre )
                   Yé chelche à pamer avecé méssié Dourant, s’il vous 
                   plait.


                   BEATRICE
                   (hors-champ)
                   Il n’y a pas de monsieur Durant ici.


                   CK
                   (parlant avec un accent bizarre )
                   Excusez-moi.

CK raccroche, attend un moment puis rappelle.

                   BEATRICE
                   (hors-champ)
                   Allo.


                   CK
                   (parlant avec un accent corse pour touriste)
                   Allo, BEATRICE ?

                   BEATRICE
                   (hors-champ)
                   Oui.


                   CK
                   (parlant avec un accent corse pour touriste)
                   Je souhaiterais parler à Monsieur Durant.

                   BEATRICE
                   (hors-champ, qui ne répond pas tout de suite)
                   Il n’y a pas de monsieur Durant ici.

                   CK
                   (parlant avec un accent corse pour touriste)
                   Excusez-moi.

CK raccroche, attend un moment puis rappelle.

                   BEATRICE
                   (hors-champ)
                   Allo.

                   CK
                   (parlant un « d’jeun’s »des cités)
                   Yo !C’est toi, BEATRICE ?
                   
                   BEATRICE
                   (hors-champ, mal à l’aise qui ne répond pas tout de 
                   suite)
                   Oui ?

                   CK
                   (parlant un « d’jeun’s »des cités)
                   Yo ! Il est là, Durant ?

                   BEATRICE
                   (hors-champ, mal à l’aise qui ne répond pas tout de 
                   suite)
                   Il n’y a pas de Monsieur Durant, ici.

                   CK
                   (parlant un « d’jeun’s »des cités)
                   Yo ! Excuse-moi, ma sœur.

Il raccroche.

                   CK
                   Maintenant, j’enlève l’option « cacher son numéro ».

IL appelle.

                   BEATRICE
                   (hors-champ)
                   Allo.


                   CK
                   Allo, BEATRICE ?

                   BEATRICE
                   (hors-champ)
                   C’est elle-même.

                   CK
                   Monsieur Durant à l’appareil.
                   Y’a-t’il des appels pour moi ?


                   BEATRICE
                   (hors-champ)
                   CK, je t’ai reconnu.



                   CK
                   BEATRICE ?

                   BEATRICE
                   (hors-champ)
                   Oui ?

                   CK
                   T’AS UN GROS CUL!!!

CK raccroche.
Plan en plongée de REGULATOR.
REGULATOR éclate de rire.

                   REGULATOR
                   Ca fait du bien. Maintenant, c’est une chose de rire 
                   un coup, mais il faut penser aux choses sérieuses.

Plan américain de CK.

                   CK
                   Putain mais tu t’arrêtes jamais ?
                   On a eu la morale, l’Ordre et le Chaos, le Bien et 
                   le Mal…
                   Tu vas nous dire quoi, encore ?
                   Qu’on est considéré comme des héros ou comme des 
                   Tueurs en séries en fonction du contexte ?
                   Tiens, parle-moi de politique.

Plan en plongée de REGULATOR.

                   REGULATOR
                   Que veux-tu que je te dise.
                   On sert la justice !
                   On ne fait pas de politique.
                   On combat autant l’insécurité que les exploiteurs du 
                   peuple.
                   On mène quand même un combat politique, du coup.

IL marque un temps d’arrêt.

                   REGULATOR
                   On fait de la politique mais on est sans étiquette.

Plan américain de CK.

                   CK
                   J’aurai mieux fais de me taire. 

Plan en plongée de REGULATOR.

                   REGULATOR
                   Et sinon, comment va ta fille ?

Plan américain de CK.

                   CK
                   MELODY ?

Plan en plongée de REGULATOR.

                   REGULATOR
                   Non, connard, sa sœur jumelle. Bien sur, MELODY !
                   T’as qu’une fille, bordel.

Plan américain de CK.
CK se rapproche un peu de la caméra

                   CK
                   Ben écoute, elle va bien. Juste un connard ou deux  
                   Qui l’emmerdent de temps en temps. Mais ils ont été 
                   viré de l’école. Elle est trop gentille. Alors y’a 
                   des cons qui en profitent.

CK marque un temps d’arrêt.

                   CK
                   Ouaip…Enfin, ma fille va bien et faut reconnaitre  
                   Que ça fait du bien de les retrouver, elle et sa 
                   mère, après le boulot.
                   Et toi, comment va ANNIE-OPHELIE ?

Plan en plongée de REGULATOR.

                   REGULATOR
                   Elle va bien, merci.
                   Enfin, là, je l’ai confié à une de mes amies.
                   Je ne l’ai pas vu depuis deux semaines.

Plan américain de CK.

                   CK
                   D’autant que tu es seul à l’élever.
                   BON !!!
                   C’est pas tout ça mais je vais pisser.

CK se retourne et s’éloigne de la caméra puis, à un moment, tourne à gauche et sort du champ.

Retour au plan du début avec REGULATOR assis sur sa pierre.

                   CK
                   (hors-champ)
                   « Les statues de marbre font l’amour intégraaal,
                   Sous les arbres, je marche nu, je chante comme une 
                   casserole »

Temps d’arrêt. REGULATOR ne bouge pas.

                   CK
                   (hors-champ)
                   « La régulation…Porte ton nom. La régulation porte 
                   ton nom. »

Bruit de jet d’eau. REGULATOR se lève et part à droite. La caméra le suit. A un moment, il tourne à sa droite, de façon à nous tourner le dos. La caméra le suit toujours.IL marche puis s’arrête lorsque apparait, de profil, un HOMME regardant vers la gauche. La caméra se rapproche de REGULATOR de façon à faire un plan américain de dos.

                   REGULATOR
                   C’est LUI!!!
                   L’homme que nous attendions.
                   L’HOMME que je veux tuer sans me rappeler pourquoi…

L’HOMME se tourne vers REGULATOR.

Plan suivant :
La caméra est situé derrière l’épaule de l’HOMME, dont on ne distingue que la tête, de dos, et l’épaule.

Retour au plan de REGULATOR, de dos, en plan américain.

               L’HOMME
                   Monsieur ?
                   Je peux vous aider ?

Plan américain de REGULATOR.

                   REGULATOR
                   (Voix-off)
                   Qu’a-t’il bien put faire, celui-là ?
                   Il a volé, tué, torturé ???Violer, peut-être ?

Plan poitrine de l’HOMME. Il sourit.

                    L’HOMME
                    Vous êtes sur que ça va ?                   



                   REGULATOR
                   (Voix-off)
                   Oui, c’est ça. Cet homme est membre d’un réseau  
                   pédophile. Depuis le début, il n’était question que 
                   de ça.

Plan américain de REGULATOR.

                   REGULATOR
                   (Voix-off)
                   C’est dégueulasse de tuer un homme.
                   Même si c’est pour la bonne cause…
                   Même si j’ai raison de l’exécuter…
                   C’est affreux…
                   Monde de merde…
                   Où défendre la Justice implique d’être un assassin…

REGULATOR sort un pistolet de derrière son dos le tend en face de lui.

                    L’HOMME
                    (Hors-champ, effrayé)
                    Monsieur !!!

Plan taille de REGULATOR braquant son arme.

                   REGULATOR
                   (Voix-off)
                   Puis je pense à ma fille.

L’image devient flou. Coup de feu.

                   REGULATOR
                   (Voix-off)
                   Et ça vient tout seul…

Fondu au noir.

Séquence 6:ext. /jour/- sur un chemin:
Apparition en fondu de la tête de l’homme, de profil (droit), mort.

Plan américain de REGULATOR.CK arrive en arrière-plan, courant dans sa direction.

                   CK
                   Putain, patron.
                   Mais pourquoi t’es partie tout seul ?


                   REGULATOR
                   Pour faire parler les bavards.

                   CK
                   Génial.
                   C’est moi qui stresse et toi qui sort des blagues.

CK met ses mains sur ses cuisses et reprend son souffle.

                   CK
                   On fait quoi, maintenant ?

                   REGULATOR
                   On rentre chez nous. On a plus rien à faire ici.

                   CK
                   Ok.

                   REGULATOR
                   Ma fille me manque. J’ai hâte de rentrer.

                   CK
                   Ca te dit de passer à la maison, avec ta fille, 
                   Samedi prochain ? On va se mater un DVD, avec ma 
                   femme et ma fille.


                   REGULATOR
                   Lequel ?

Ils se retournent et s’éloignent.

                   CK
                   « Déjà vu ».

                   REGULATOR
                   Pas la peine, je l’ai déjà vu. D’ailleurs, je lui 
                   Trouvais un air de déjà-vu.

Ils attendent un peu puis éclatent de rire.
Fondu au noir.

Séquence 7:ext. /jour/-autour d’une table:
Plan poitrine de la FEMME qui regarde à droite de l’écran.

                   La FEMME
                   Tu comprends pourquoi c’est épique et pas mythique ?

Plan poitrine de l’HOMME qui regarde à gauche de l’écran.

                   L’HOMME
                   Non, vraiment pas.

Plan poitrine de la FEMME qui regarde à droite de l’écran.

                   La FEMME
                   Toutes ces questions qu’il se pose…Les tourments, 
                   Les doutes, les démons intérieurs…
                   Les émotions !
                   Mythique se rapporte aux dieux !
                   Mais REGULATOR et CK, ce sont juste des hommes.

Retour au plan de l’HOMME et de la FEMME qui se font face, autour d’une petite table.

Fondu au noir.

FIN

Séquence générique :
Plan sur IMIR, un chat, allongé en train de se reposer.

Texte :
« A Imir, mon chat.
Tu nous manques, vieux frère. »

Chaque acteur passe à tour de rôle devant la caméra avec son nom et le nom du personnage.
Puis chaque membre de l’équipe apparait à tour de rôle avec ses nom et prénom ainsi que la (ou les) fonctions.

youtube.com/watch?v=h6K4ucap … e=youtu.be

Un film de jeunesse,vraiment amateur;me tapez pas,pitié.

Ça y est.

Enfin,il est arrivé.

Ghost Head,mon film de fantôme.

Alors,pour le coup,il est très différent de ce que je filme habituellement car il ne s’agit pas vraiment d’un film mais d’une enquête(la première;il y en aura d’autres)sur une double disparition(un suicide et un porté disparu).
J’ai interrogé deux de leurs proches qui ont bien voulu me répondre(ce sont les seuls,les autres personnes contactées préférant rester dans l’anonymat,ce que je respecte);les autres images viennent de l’un d’entre eux qui me les a prêté et que j’utilise avec sa permission.

Disons que ce que j’ai découvert m’a convaincu de faire ce petit film-enquête.

Le nom des deux frères a été changé pour des raisons évidentes(enquête en cours). Les deux personnes interviewés sont présentés sous leurs vrais noms.

Suite à un problème technique,j’ai du mettre la vidéo en 4 partie sur le Net mais au moins,vous pourrez le voir.
Quand j’aurai trouvé ce qui ne va pas,je la reposterai en une seule fois.

youtube.com/watch?v=Uo9FzjMR … e=youtu.be

youtube.com/watch?v=rAoR2W4Hixs&feature=plcp

youtube.com/watch?v=r7ZY0kYfz9o&feature=plcp

youtube.com/watch?v=yHjFfTHf4tQ&feature=plcp

[size=150]Je compte sur vous pour faire tourner.[/size]

Ps:le générique de début,avec des images glauques pour mettre dans l’ambiance(mais que j’enlèverai probablement sur les conseils d’un membre de l’équipe)n’ont recourt à aucun trucage.
C’est mon vrai œil(je revenais de chez l’ophtalmologue suite à un problème de corps flottant dans l’œil.
Ce sont mes vrais gencives…Et mon vrai sang.

Prochainement,un nouveau film fait par un pote où je suis assistant-réalisateur,cadreur,monteur,monteur-son et acteur(dans un rôle de commissaire de police en costard-cravate).

Je vous laisse me reconnaitre…