MISKA - Eva Martin (Critic)

Pour le capitaine Dacien, tout a commencé par une bière avalée sous des tombereaux de pluie. Une bière, et une rumeur. Toujours la même. Une voile blanche croisant à l’horizon. Un navire capable de survoler les flots. Une légende ridicule, car personne, pas même les marins les plus aguerris, ne peut franchir le maelström. Et pourtant, amie ou ennemie, la présence de ces étrangers ne peut être ignorée plus longtemps. Les Fédérateurs doivent se rendre à l’évidence, aller à leur rencontre est désormais une priorité. Une mission qui va tout naturellement échoir à Dacien et ses hommes. Mais rien, absolument rien, ne va se passer comme prévu…

Miska est une injure autant qu’un symbole de rébellion. Au fil des pages, Eva Martin construit une intrigue où deux mondes s’affrontent. Des soldats aux forces inéquitables. Des charmeurs aux pouvoirs inégaux. Des modes de vie que tout oppose. Et surtout, cette incroyable malchance qui semble suivre Dacien et sa bande de bras cassés, quelles que soient leurs décisions.

Date de parution 03/11/2023
EAN 9782375792834
Illustrateur SEBASTIEN ANNONI
Pages 504
Prix 23.5 euros

Alors je ne suis pas du tout fan de la couverture, depuis que j’ai vu ce bouquin en salon.
Mais y avait l’autrice devant moi, mon libraire (et éditeur) juste à côté … ouais, j’ai manqué de courage, et ce qu’elle m’avait raconté, sur cette fantasy, me rendait curieux. Mais qu’est-ce que je ne suis pas fan de cette couv’… et j’ai fini par me décider à le lire, ce bouquin, plus d’un an plus tard (ouais, c’est tôt pour moi, mais quand vous voyez votre libraire quasiment tous les mois et qu’il vous questionne de temps en temps… bref). Et puis bon, faut bien que je prouve que je lis autre chose dans un TGV.

Et donc je lis la préface, et le mec dit qu’il a enchaîné les chapitres sans s’en rendre compte … je ne vais pas dire que c’est ce qu’il m’est arrivé, mais cela dit, j’ai lu les 500 pages en 4 nuits, après des journées à plus 20000 pas de moyenne (et je peux vous dire que si le plat pays est plat, sa capitale ne l’est pas du tout).

J’ai beaucoup aimé ce bouquin, car il ne se perd pas dans sa fantasy justement. Elle sert à raconter une histoire, très politique, beaucoup plus que je l’aurais cru, avec des situations d’hommes qui sont loin d’être manichéennes. Alors, oui, il y a un côté fantasmé, et on reconnait derrière cela des choses qu’on le connait ou vit. Mais c’est assez habilement mixé, et surtout, c’est ni blanc ni noir … contrairement à ce qu’on pourrait penser jusqu’à mi-parcours. C’est assez subtile, je trouve et il en devient assez difficile ne pas comprendre chaque partie, même si, je pense que l’autrice à sa préférence.
Et puis, tout cela se situe au milieu d’une action quasi non stoppe, avec une boucherie quasiment d’entrée de jeu qui met dans l’ambiance. Les aspects 'militaires" des combats sont bien présent, que ce soit sur la mer, sur la terre, dans les ports, au corps à corps, à l’épée … bref, il y a aussi de la variété là-dedans, et même dans la « magie » utilisée.

Vraiment très sympa, et j’ai vraiment été bien pris dedans (et puis, ça me confirme que les auteurs ne savent vraiment pas parler de leurs bouquins :rofl:, parce que visiblement, je n’avais pas imaginé lire ça … c’est beaucoup mieux que ce qu’elle m’en disait ! Ou alors, elle m’a parlé des idées qui ressortent de son histoire, alors que moi, j’ai d’abord pris le premier degré en face)

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