Discutez de Ouessantines
Une édition poche est annoncée pour le 12 juin 2024.
Jim
Va falloir arrêter

Ouessantines - Poche
« Qui voit Ouessant voit son sang »
Soizic, une jeune femme au caractère bien trempé, décide de changer de vie et d’ouvrir une maison d’hôtes sur l’île d’Ouessant, en Bretagne. Mais c’est bien connu : Ouessant se mérite. La vie y est rude et les locaux n’ont pas vraiment le sens de l’accueil avec les gens « du continent » excepté Marie, une vieille dame qui semble avoir pris Soizic en affection. Quelques mois après son arrivée, alors que Soizic commence à s’acclimater à sa nouvelle vie, les Ouessantins apprennent une terrible nouvelle : Marie a été retrouvée pendue ! Mentionnée dans son testament, la jeune femme va se retrouver mêlée malgré elle à des secrets troubles de l’île… Un roman graphique prenant, aux personnages attachants, le tout dans un cadre d’exception au parfum du bout du monde.
- Éditeur : Vents d’Ouest (12 juin 2024)
- Langue : Français
- Broché : 128 pages
- ISBN-10 : 2749310202
- ISBN-13 : 978-2749310206
- Poids de l’article : 505 g
Bah c’est pas mal du tout, ça. Même si ça peut être classique, il y a un côté vraisemblable qui donne une saveur sympathique à ce récit.
Dans le but de se reprendre en main, Soizic débarque sur l’île et ouvre une chambre d’hôte, sous le regard méfiant des Ouessantins et surtout des Ouessantines, vous vous doutez bien. Une étrangère qui arrive, même avec toute l’humilité et la volonté de s’intégrer qu’elle peut avoir, ça fait causer. Mais y a quand même la vieille Marie qui l’aide un peu et se montre sociale. Alors évidemment, quand cette dernière est retrouvée pendue, suicide que peu comprennent, et qu’elle lègue ses affaires à la jeune dernière fraîchement arrivée, ça fait causer. Et cette jeune va donc chercher à savoir ce qui s’est vraiment passer… mais c’est pas simple de faire causer les autochtones…
Une histoire de femmes (et un peu d’hommes), une histoire de vies, déguisée sous forme d’enquête, qui est vachement bien troussée, car c’est difficile de lâcher le bouquin (même quand on lit en heure tardive un soir de changement d’heure). Pour qui connait un peu l’histoire de l’île comprend pourquoi ce sont surtout les femmes qui sont mises en avant, et pour qui n’y connait rien, tout est très bien amené. Et en plus, il y a un petit cahier à la fin, qui parle de l’organisation de la vie sur l’île et qui fait écho à l’histoire narrée. Ouais, c’est vraiment très bien.
Je ne reconnaissais pas bien le coup de crayon de Nicoby, mais quand je lui ai posé la question, il m’a indiqué qu’il avait dessiné avec du bambou (si je ne me trompe pas)… pour essayer qu’il disait !
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En tout cas, je ne sais pas qu’elle est le niveau de précision donné par le scénariste, mais on retrouve en revanche très bien la narration de Nicoby, ses cadrages, sa fluidité qu’il donne au lecteur pour lire… y a un côté naturel et facile dans sa manière de raconter, qui est assez désarmant, je trouve. Parce qu’il doit y a voir du boulot derrière, même s’il doit avoir des mécanismes et des automatismes.
Et pour accentuer le côté vraisemblable, il est allé directement sur l’île pour s’en imprégner. Qui connait un peu les ouvrages de Nicoby n’est pas surpris, puisqu’il se nourrit vraiment de son quotidien pour développer des histoires.
(et puis faut le voir en dédicace … il tourne le bouquin dans tous les sens pour faire le dessin)
Voilà quelque chose qui ne paie pas de mine de prime abord, qui a un côté côté « polar breton » (oui, il y a toute une collection de livres chez un éditeur breton, que je vois dans toutes les brocantes) mais qui est beaucoup plus riche qu’un simple polar … ne serait-ce que sur l’histoire de l’île et des ouessantines.
Ah, oui, il y a certains dessinateurs qui font ça. L’habitude de dessiner sur une planche qui ne soit pas fixée à la table à dessin, sans doute, mais je trouve que ça rend la séance de dédicace vivante.
Tori.
BD validée par la famille. La grande l’ayant pris comme ça, en passant, sans nous le dire (faut pas que je laisse trainer un Walking dead)
