Les Éditions Dargaud Benelux lancent une nouvelle collection intitulée « Intermezzo », sous la supervision de Ryun Reuchamps, l’une des directrices de collection.
« Intermezzo » accueillera des récits courts.
Que signifie « récits courts » ici ? Des albums à la pagination réduite pour un prix modique : précisément, dix euros pour trente-deux pages.
Les premières sorties sont annoncées pour le 28 août 2026.
Parmi les premières annonces, Pensionnaires, de Pierre-Henry Gomont.
Échantillon :
Une nuit, quatre camarades de chambrée forcent la fenêtre de leur pensionnat pour aller retrouver des filles… Da Costa n’a pas failli à sa réputation et a pu obtenir un « rencard ». À peine échappés, ils doivent faire une pause devant l’annexe, et, au beau milieu de la pelouse, allumer une cigarette : c’est comme ça que ça se passe, là-bas, il faut oser, jouer les bravaches, au risque de se faire prendre si on veut gagner le respect des autres. Les trois autres tailleraient bien la route, eux, mais il y a encore Da Costa, et il porte en haute estime les traditions de l’internat. Seulement voilà, ils font trop de bruit et finissent par réveiller le pion qu’ils croyaient endormi, assommé par trop d’alcool. C’est un drôle d’animal, celui-là, et on se demande bien comment on a pu lui confier la garde des quelque soixante gamins qui dorment ici… Ancien CRS, bas du front et rond comme une barrique, il se saisit de la carabine pendue au-dessus de son bureau et sort sur le parvis. Sans bien savoir quelles sont ces ombres qui s’agitent dans l’obscurité, il pointe le canon de son arme dans leur direction… et tire.
Pierre-Henry Gomont a ce don de transformer ses propres histoires en fiction. Après son enfance transfigurée dans Malaterre, il nous conte ici, avec son phrasé inimitable, une histoire survenue pendant ses années de pensionnat. En 32 pages, pour la nouvelle collection « Intermezzo », il saisit avec justesse le moment fugace de l’adolescence. Et la confrontation au monde des adultes.
Sur le compte Facebook des Éditions Dargaud, le 13 mai 2026 :
En août, découvrez une toute nouvelle collection en librairie : Intermezzo Des récits courts, condensés et légers, de la fiction pure, un espace dédié à la création, et tout ça en petit format et au prix doux de 10€ !
On vous présente le line-up pour cette première année :
Jane dans les nuages, par Jordi Lafebre
Pensionnaires, par Pierre-Henry Gomont
Les oranges amères, par Javi Rey
Figures imposées, par Marzena Sowa et Cristina Bueno
Ça donne envie, non ?
Rendez-vous mercredi prochain sur notre compte pour une nouvelle révélation exclusive
Une nuit, quatre camarades de chambrée forcent la fenêtre de leur pensionnat pour aller retrouver des filles… Da Costa n’a pas failli à sa réputation et a pu obtenir un « rencard ». À peine échappés, ils doivent faire une pause devant l’annexe, et, au beau milieu de la pelouse, allumer une cigarette : c’est comme ça que ça se passe, là-bas, il faut oser, jouer les bravaches, au risque de se faire prendre si on veut gagner le respect des autres. Les trois autres tailleraient bien la route, eux, mais il y a encore Da Costa, et il porte en haute estime les traditions de l’internat. Seulement voilà, ils font trop de bruit et finissent par réveiller le pion qu’ils croyaient endormi, assommé par trop d’alcool. C’est un drôle d’animal, celui-là, et on se demande bien comment on a pu lui confier la garde des quelque soixante gamins qui dorment ici… Ancien CRS, bas du front et rond comme une barrique, il se saisit de la carabine pendue au-dessus de son bureau et sort sur le parvis. Sans bien savoir quelles sont ces ombres qui s’agitent dans l’obscurité, il pointe le canon de son arme dans leur direction… et tire.
Éditeur : DARGAUD
Date de publication : 28 août 2026
Langue : Français
Nombre de pages de l’édition imprimée : 32 pages
ISBN-10 : 2505142777
ISBN-13 : 978-2505142775
Sur le compte Facebook des Éditions Dargaud, le 8 août 2026 :
Une toute nouvelle collection à découvrir fin août : Intermezzo Des récits courts, condensés et légers, de la fiction pure, un espace dédié à la création, et tout ça en petit format et au prix doux de 10€ !
Swipez pour découvrir les 4 premiers albums :
Jane dans les nuages, par Jordi Lafebre
Pensionnaires, par Pierre-Henry Gomont
Les oranges amères, par Javi Rey
Figures imposées, par Marzena Sowa et Cristina Bueno
Ça donne envie, non ? C’est à retrouver en librairie le 28 août
La deuxième vague est déjà complète. Nous y retrouverons Anne-Caroline Pandolfo et Terkel Risbjerg, Mathieu Burniat et Bertrand Gatignol, Cyrille Pomès, ainsi qu’Aimée de Jongh. Il y aura donc des auteurs du catalogue Dargaud, mais aussi des auteurs venus d’ailleurs. L’idée est vraiment que la collection reste ouverte.
Pierre-Henry Gomont qui avait connu un fort succès avec sa série Slava, revient sur le devant de la scène avec deux publications conjointes chez Dargaud. Pensionnaires précède en effet de deux semaines la sortie de Montefiore qui, lui aussi, s’intéresse à la complicité et à la fougue de la jeunesse. Les pensionnaires de Pierre Henry Gomont se sentent invincibles avec leurs longs doigts qui tiennent prétentieusement une cigarette interdite. Ils se meuvent comme si leurs corps étaient élastiques. Et dans la nuit, ils rayonnent. Pierre Henry Gomont opte pour une palette de mauve, de rose et de bleu qui met en valeur leur entrain. L’auteur français signe un récit initiatique aux couleurs séduisantes qui, pendant un court instant, semble arrêter le temps.
Très bien, celui-là, aussi.
Gomont dépasse largement son pitch (des pensionnaires qui font le mur, un surveillant aviné qui tire…) pour aller plus loin. Très vite, il arrive au bout de ce qu’il a promis et choisit d’aller explorer l’univers (le pensionnat) et les personnages (les élèves, en faisant le portrait du « nouveau »). Il présente une gamme de personnages assez convenus (le nouveau directeur sportif et psycho-rigide, l’élève de première qui se la pète…) dont il tire un excellent sel et de bons dialogues, puis il amène ses surprises. La voix off est assez formidable (un peu démonstrative sur la fin), et l’auteur fait donc le portrait des apparences qui dissimule des réalités autres (l’élève bravache qui dévoile un courage désintéressé, le pensionnaire rebelle qui découvre sa propre couardise, les mécanismes du silence…). C’est plutôt bien vu, avec une ouverture dynamique et bien dialoguée et une chute glaçante.
Vraiment, pour l’instant, cette première fournée dans la collection me plaît bien.