PIF GADGET, 50 ANS D'HUMOUR, D'AVENTURES ET DE BD (Christophe Quillien)

Présentation de l’éditeur
Le beau livre “souvenirs” des 50 ans du célèbre magazine français Pif Gadget : toutes les séries, tous les jeux, les coulisses de la conception des gadgets, les débuts de Rahan et de Corto Maltese, les témoignages de Tabary, Gotlib, Mandryka, Pratt, Mordillo, Nicolaou…
Créé en février 1969, sucesseur de Vaillant, Le Journal de Pif est rapidement devenu un véritable phénomène de presse grâce à ses récits complets d’une part (et non des feuilletons comme on pouvait en lire à l’époque dans les journaux concurrents, Pilote, Tintin, Spirou, Le Journal de Mickey, qui cherchaient à fidéliser les lecteurs) et à ses gadgets d’autre part.
Les séries étaient extrêmement variées, allant de l’aventure animalière en couleur ( Pif, Placid et Muzo, Pifou), au récit historique de style réaliste en noir et blanc (Rahan, fils des âges farouches ; Docteur Justice ; Corto Maltese ; Teddy Ted, le “cow-boy aux yeux clairs” ; Les Pionniers de l’Espérance ; Ragnar le viking…) en passant par l’humour plus adulte comme Gai-Luron ou Corinne et Jeannot.
Le jeune lecteur trouvait également chaque semaine une quinzaine de pages de jeux comprenant des tests, des mots croisés, des énigmes…

Le gadget était bien évidemment “la cerise sur le gâteau”, LE concept marketing absolument génial. Chaque semaine, l’équipe de rédaction devait trouver un objet, un jouet ou un jeu qui plaise autant aux garçons qu’aux filles et qui soit facile à assembler. Certains ont plus marqué les mémoires que d’autres : les pois sauteurs du Mexique, les Pifitos, ou la poudre de vie, les Pifises, atteindront des records de vente, plus d’un million d’exemplaires vendus !

Tabary (Corinne et Jeannot, Totoche), Gotlib (Gai-Luron), Greg (Les As), Mandryka (Le Concombre masqué, Ailleurs), Mordillo, Osvaldo Cavandoli (La Linea), Kamb (Couik, Dicentim), Turk (Léonard), Nicolaou (Placid et Muzo), Pratt (Corto Maltese), tous sont devenus par la suite des grands noms de la bande dessinée.

Christophe Quillien revient en détails et en images sur cette saga passionnante, sur l’histoire de ce magazine qui a fait le bonheur de plusieurs générations.

Biographie de l’auteur
Passionné de bande dessinée, Christophe Quillien, journaliste indépendant, l’aime sous toutes ses formes. Il a écrit de nombreux ouvrages sur le sujet, dont Le Guide des 100 BD incontournables publié chez Librio. Il est également l’auteur de Rock&Folk, 50 ans de rock (Chêne, 2016). Il écrit sur le domaine de la culture dans des journeaux comme Epok, Famili

Broché: 272 pages
Editeur : Hors Collection (18 octobre 2018)
Langue : Français
ISBN-10: 2258152607
ISBN-13: 978-2258152601
Dimensions du produit: 21,2 x 2,7 x 26,8 cm

Je le veux.

Je l’ai chopé en occasion lors de ma visite annuelle à Bécherel. Je l’ai lu il y a quelques jours et c’est un bel ouvrage. Je trouve l’ensemble très clair et richement illustré avec la bonne dose pour que ce ne soit pas famélique ou qu’il y ai surdose.

La 1ère partie du livre est consacré à l’histoire de la revue avec son age d’or et son déclin. Ça met particulièrement bien en avant tout le travail de fou de Jean Ollivier et François Corteggiani (notamment) et aussi ça pointe bien le fait que la nature même de Pif Gadget (une revue de BD) a mis sous le radar de la critique beaucoup de ces auteurs et beaucoup de ces séries.

La 2ème partie est consacré à toutes* les séries parues dans Pif. C’est classé thématiquement et chaque série ou personnage emblématique a, généralement, une page voire plus qui lui ai consacré. Et là aussi c’est très détaillé dans l’historique de création mais aussi ponctué d’analyse intéressante.

Bref c’est un bel ouvrage et je suis content d’avoir eu quelques détails de plus sur la série que je suivais religieusement à l’époque : Noël et Marie. Je crois que ce fut mon premier contact avec le dessin de Jean-Yves Mitton (quoiqu’il y a surement eu avant L’Archer Blanc)

*enfin quasi, je pense, il y a des oublis mais je me demande si ce n’est parce que c’est des ré-éditions. J’ai par exemple le souvenir d’une histoire en trois ou quatre parties avec un gamin qui se retrouve dans un monde de fantasy après être rentré dans l’armoire ou le grenier d’un vieux messieurs. Ce qui m’avait marqué c’était la violence de l’histoire et notamment cette fin avec une énorme mante religieuse.