QUAND LA TERRE S'ENTROUVRIRA (Andrew Marton)

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REALISATEUR

Andrew Marton

SCENARISTES

Jon Manchip White et Julian Zemet

DISTRIBUTION

Dana Andrews, Janette Scott, Kieron Moore, Alexander Knox…

INFOS

Long métrage américain/britannique
Genre : science-fiction/film catastrophe
Titre original : Crack in the world
Année de production : 1965

Le docteur Stephen Sorenson a le projet d’exploiter l’énergie géothermique du centre de la Terre en faisant exploser directement dans le noyau terrestre un appareil thermonucléaire. Malgré les avertissements désespérés de son collègue scientifique Ted Rampion, Sorenson poursuit l’expérience après avoir appris qu’il ne lui reste plus beaucoup de temps car son cancer est en phase terminale. L’explosion semble dans un premier temps avoir provoqué les effets désirés, mais les savants apprennent vite qu’une fissure s’est formée dans la croûte terrestre et qu’elle menace de séparer la Terre en deux si elle n’est pas arrêtée à temps…

Originaire d’Autriche-Hongrie, Andrew Marton fit ses débuts à Hollywood pendant le second conflit mondial en tant qu’assistant-réalisateur/réalisateur de seconde équipe, un poste qu’il occupa notamment sur l’énorme superproduction Ben-Hur (1959) dont on dit qu’il fut un élément essentiel de la réussite de la course de chars. En tant que réalisateur, on lui doit principalement des films d’aventures, dont le plus connu demeure Les Mines du Roi Salomon (1950, co-réalisé avec Compton Bennett), la meilleure adaptation cinématographique des romans mettant en scène l’aventurier Allan Quatermain.

Avec Crack in the world (Quand la Terre s’entrouvrira en V.F.), Andrew Marton s’était essayé avec efficacité au film catastrophe. Le rythme est soutenu, le montage est nerveux, la mise en scène solide et la photographie de Manuel Berenguer (Krakatoa à l’Est de Java) mettent bien en valeur le travail du décorateur et spécialiste des effets spéciaux Eugène Lourié, l’homme aux multiples talents, qui fut notamment le réalisateur du Monstre des Temps Perdus et Gorgo.

Dans ce genre de film, il faut bien évidemment attendre le dernier quart d’heure pour que la catastrophe annoncée prenne des proportions de plus en plus colossales, mais le scénario sait ménager des moments de tension et des péripéties captivantes (le submersible, la descente dans le volcan, la chute du train…) afin de maintenir constamment l’intérêt jusqu’à un final explosif, à l’imagerie infernale.

Le spectacle proposé sait faire passer les éléments hautement fantaisistes de ce scénario de fin du monde pseudo-scientifique. L’intrigue mêle par contre film catastrophe et soap-opera de manière inégale. Le triangle amoureux qui lie les trois personnages principaux (Sorenson, sa femme Maggie et Ted Rampion et Maggie) est assez convenu et de ce point de vue, le déroulement du récit est prévisible.

S’il n’est pas l’aspect le plus intéressant de Quand la Terre s’entrouvrira, le mélodrame rend les protagonistes plus vulnérables. Et l’interprétation est de qualité : le toujours impeccable Dana Andrews (Rendez-vous avec la peur de Jacques Tourneur) est le tourmenté Dr Sorenson, sa femme Maggie est campée par Janette Scott (qui figure en bonne place dans la chanson Science-Fiction du Rocky Horror Picture Show) et le viril Ted Rampion est interprété par Kieron Moore, le mari à la ville de Jenette Scott.
Les époux avaient d’ailleurs déjà partagé l’écran dans La Révolte des Triffides (1962) de Steve Sekely et Freddie Francis.

Tu regardes Paramount Channel, Doc ?

Ouaip… :wink:

je m’en doutais un peu …