Engagé dans la Légion, Randolph Carter est blessé, seul survivant d’une attaque à Belloy-en-Santerre. Soigné à Marseille, il se lie d’amitié avec un autre légionnaire. Il est témoin du suicide d’un marin américain rescapé du pacifique sud, rendu fou à la suite d’un naufrage. En 1917 ils sont volontaires pour partir au Levant et participent à la campagne de Cilicie.
Jovan Ukropina a posté, le 13 juin 2024 sur son compte Instagram, une vidéo le montrant au travail sur une planche de L’Horreur tropicale, une adaptation d’un texte de William Hope Hogson. Le scénario est signé Éric Corbeyran et l’album sera publié par l’éditeur belge Kalopsia.
Pour rappel, William Hope Hodgson est un écrivain fantastique et horrifique mort en 1918 sur le front, près d’Ypres. Il est connu pour La Maison au bord du monde, Les Canots du Glen Carrig et bien entendu la création de Carnacki, enquêteur du paranormal et, en tant que tel, quasi précurseur d’un genre tout entier.
En bande dessinée, l’œuvre de William Hope Hodgson a connu plusieurs adaptations. Richard Corben a notamment adapté La Maison au bord du monde (traduit chez Toth), mais le scénariste Éric Corbeyran n’est pas étranger à ce corpus puisqu’il a déjà adapté les aventures de Carnacki, avec Les Spectres de Venise, dessiné par Luca Raimondo chez Paquet.
En plus d’être une nouvelle, L’Horreur tropicale est un recueil, traduit chez Néo en 1983 (il existe une édition plus récente chez Terre de brume, mais je ne sais pas si le sommaire est précisément le même).
Est-ce que l’album en devenir va se contenter d’adapter la nouvelle homonyme (ce que je pense au vu de la planche) ou l’ensemble du recueil, ce n’est pas précisé.
On n’en sait pas plus. Quand d’autres images arriveront, j’ouvrirai un sujet directement consacré au projet chez Kalopsia.
Poursuivant son expédition dans le désert de Syrie, Randolf Carter cherche Kadath l’inconnue, la ville sans nom. D’étranges phénomènes déciment ses compagnons. Quelque part à l’Est quelque chose l’attend, l’appelle et rêve. Quelque chose ayant un rapport avec ce qu’avait trouvé son ancêtre au temps des croisades. Les aventures de l’alter ego de Lovecraft se poursuivent au milieu des démons et des merveilles de l’Orient.
Ma spéculation, toute personnelle, qui vaut ce qu’elle vaut, et qui n’est étayée par rien :
Avec Duval et quelques autres, il fait partie de cette première garde rapprochée qui a contribué à monter le catalogue Delcourt il y a trente ans. Mais les temps ont changé, les habitudes de consommation, le public et les formats aussi. Ils ont un public acquis, mais qui ne croît pas. Pour ces auteurs qui commencent à avoir de la bouteille, il faut soit rester dans le giron de l’éditeur soit rebondir. Duval a su le faire en passant par la case Dargaud (avec, notamment, Renaissance : pour en revenir au public, Duval m’avait expliqué, à une biennale à Cherbourg, qu’il tournait depuis des années à onze ou douze mille ventes chez Delcourt, mais en passant chez Dargaud, il a atteint les vingt mille, parce que l’éditeur a passé la vitesse supérieure) et, tout en continuant à faire des choses chez Delcourt, il se renouvelle.
Pécau semble, quant à lui, davantage encore associé à Delcourt, et éprouver d’autant plus de difficultés à sortir de ce catalogue. Le pseudonyme de Simon Treins, il l’a déjà utilisé chez Delcourt (Tuez de Gaulle, La Kahina, La Compagnie Rouge…) et chez Soleil ici. Sachant que Soleil appartient au même groupe…
Peut-être a-t-il observé ce que Tranchand a fait en devenant Pica. Pierre lui-même dit à tout le monde (il me l’a dit à moi, il l’a dit à des tas d’autres potes à d’autres occasions, c’est une sorte de blague douce-amère, chez lui) que s’il avait su qu’un simple changement de nom lui aurait apporté le succès, il l’aurait fait des décennies plus tôt. Bien entendu, un changement de nom et un recours à un pseudonyme n’assure pas le succès, mais il me semble assez légitime qu’un auteur se pose la question et tente le coup, s’il a le sentiment de ne pas avancer.
Mais, là encore, ce n’est qu’une hypothèse de ma part.
Oui.
Fred était très sensible au fait qu’il ait été invité à rencontrer les représentants et les libraires, ce que Delcourt ne lui avait jamais proposé.
En vente. Dargaud il y a 15 ans et aujourd’hui c’est le jour et la nuit. Pareil pour delcourt et Soleil (plutôt 25 ans pour lui et encore ça va mieux depuis 4-5 ans).
Sur La Compagnie Rouge, le coup du pseudo a été éventé par la publication sur la toile de la couverture, avec le nom de Pécau. À la suite de quelques décalages, la couverture a recommencé à tourner avec le nom de Treins.
Le changement de pseudo, ça peut servir quand on change complètement de registre, quand on change d’éditeur ou, simplement, quand on veut toucher un autre public.
On a bien Jean Giraud/Girl/Moebius, Corteggiani/Kort et d’autres…
En manga, c’est assez fréquent (ça permet à certains auteurs de hentai de sortir des titres mainstream sans que les gens fassent forcément le lien, ou de séparer la carrière pro de la carrière amateur d’un auteur)… Certains auteurs on six ou sept pseudos.