RÉÉDITIONS DC : TPBs, Hardcovers, Graphic Novels

J’ai consulté ComicsVF qui ne donne aucune correspondance VF, et vu que cela correspond à une période où on a énormément de lacunes en France sur ces différents titres cela paraît cohérent.

J’ai une autre réponse moi, surtout que Comics VF est pas à jour.

Je ne pense pas que l’ont ait ces numéros car ça fait trop peu pour un album Urban qui comprend plus de numéros qu’un TPB.
Ca fait pas vraiment non plus une histoire, et enfin qu’Urban à déjà publié une partie de cette période avec New Gotham et n’a quasi rien sortit de la série Batman qui change de scénariste assez souvent. Et ils ont repris avec Batman Murderer et Fugitif qui se passe après cette période de transition. Je ne les vois donc pas faire cet album.

Ils pourraient en le combinant aux histoires dc de vaughan, autre tp
Mais bizarrement on a pas ces albums de moore, gaiman, vaughan, mignola… qui rentre pourtant dans le choix éditorial anthologie+auteur+ du batman

Oui malheureusement pas de MAJ depuis 2016… Ce serait vraiment dommage que le site soit abandonné vu le travail colossal qui a été réalisé pendant quinze ans dessus !

Oui bizarre, il n’y a guère que Kirby qui a eu droit à une anthologie sur le thème d’un auteur pour l’univers DC en général. En plus DC continue la collection avec un volume à venir sur Len Wein.

Tiens, je ne connaissais pas l’existence de ce tome. Merci.

Ni de celui-là non plus. Re-merci.

Jim

En 1998, DC lance une vaste saga articulée autour de la série JLA, alors relancée avec le talent que l’on sait par Grant Morrison et Howard Porter : One Million. Comme souvent chez le scénariste écossais, le postulat de base s’appuie sur une idée saugrenue (ici : que se passe-t-il dans l’univers DC à une époque où Action Comics atteint son millionième numéro ?) qui sert de déclencheur à l’imagination.

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L’intrigue commence dans les deux dernières planches de JLA #23, quand les héros, qui viennent de vaincre Starro, sont confrontés à leurs héritiers venus d’un lointain futur. L’action continue dans DC One Million #1, qui démarre sur les chapeaux de roue : parallèlement à la visite de ces héros du futur, la ville de Montevideo est détruite dans une explosion cataclysmique. L’intrigue va donc diviser les forces du groupe selon deux axes : les actions du présent et les aventures dans l’avenir.

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Pour la mini-série, c’est Val Semeiks qui se charge de mettre en scène les idées tordues de Morrison. Dessinateur compétent, au trait nerveux à défaut d’être raffiné, il donne beaucoup d’élan au récit.

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Très vite, les héros découvrent que l’immortel Vandal Savage utilisent des pilotes de l’escadrille des Red Rockets comme missiles, et fait donc peser une menace inquiétante sur la planète. Dans le même temps, les héros d’aujourd’hui sont invités à rejoindre les festivités dans le 853e siècle, alors que Superman (qui est toujours vivant dans ce lointain avenir) s’apprête à sortir de son exil volontaire dans le soleil. Mais à leur « arrivée » dans le futur, les choses se passent mal, et le premier épisode se conclut sur l’alliance entre Vandal Savage et Solaris, un ordinateur stellaire aux visées maléfiques.

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Frappadingue, qu’on vous dit.
Le récit est plutôt bien emmené, Morrison se sert du décalage technologique afin de mettre en danger la Terre du présent, mais également de mettre en évidence le talent et le courage des héros d’aujourd’hui, confronté à des techniques qu’ils ne connaissent pas mais doivent pourtant arrêter. Il parvient également à donner la vedette à un grand nombre de personnages, et à animer un vaste univers DC où chacun semble à sa place. Les héros à tour de rôle se retrouvent sous le feu des projecteurs.

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DC One Million, c’est aussi un splendide hommage à l’univers DC, à sa généalogie, au thème central de l’héritage et de la transmission générationnelle (hommage qui s’étend à l’ensemble de la prestation de Morrison, mais c’est frappant ici), ainsi qu’au caractère merveilleusement suranné de certains de ses aspects (les super-animaux, par exemple).

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Le cross-over prend aussi une certaine signification au sein de sa prestation. Très vite dans la série, le scénariste s’est arrangé pour faire venir d’autres personnages dans le groupe, afin d’élargir la formation à d’autres justiciers que les plus puissants qui en constituent le noyau. Et cela lui permet ici de diviser son équipe entre ceux qui incarnent les fondations d’une tradition et ceux qui gravitent autour, les premiers allant dans le futur rencontrer leurs héritiers et les seconds luttant sur Terre afin de tenir la barre. One Million tient donc une place particulière dans cet ensemble d’épisodes.

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Le cross-over s’étale sur l’ensemble du catalogue, les différentes séries faisant un pause afin d’accueillir un numéro 1 000 000, daté de novembre 1998. Selon une tradition désormais bien implantée, la rencontre entre les héros, pourtant proposée sur des bases pacifiques, ne manque pas de susciter des bastons. Et JLA #1000000 ne déroge pas à la règle, proposant une rencontre musclée entre la Wonder Woman du futur et Big Barda.

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L’intrigue a droit à un premier TPB en 1999, qui assemble les épisodes de la mini-série et l’épisode de JLA qui y est lié.

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Plus récemment (2013, je crois), un Omnibus est sorti, reprenant l’ensemble des épisodes concernés dans un total de plus de mille pages, sous une très belle couverture inédite de Ryan Sook.

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Jim

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Et pour la VF la saga est présente dans la série JLA Justice League of America Tome 1 - Urban Comics

(j’avais adoré cette histoire. On retrouve certains de ces personnages dans son All-Star Superman également)

Précisément, One Million est au centre du troisième tome.

Dans cette logique d’hommage au passé de l’éditeur.

Jim

J’adore One Million, mais de toute façon je suis gros gros fan de la JLA de Morrison.

1 « J'aime »

J’ai mis du temps à aimer (comme beaucoup de trucs de Morrison) mais j’y replonge toujours avec plaisir. Et puis c’est suffisamment riche et dense pour offrir de nombreuses surprises et redécouvertes à chaque lecture.

Jim

Bendis reprend espoir !

J’avais connu DC One Million par l’article de deux pages de Semic dans le magazine JLA, pour expliquer qu’ils ne le publiaient pas. Ils le résumaient pour suivre JLA avec juste les silhouettes assombries de la JLA One Million en illustration.
Énorme curiosité et grosse frustration.
La découverte il y a quelques années chez Urban Comics a été sans déception, car c’est vraiment bien fichu.

Je ne me rappelle plus dans quel numéro c’était (et donc si j’étais déjà arrivé ou pas), mais je pense que la nouvelle rédaction était déjà en place (j’irai vérifier dans ma collection). Si on a recouru à un tel subterfuge graphique, c’est sans doute parce qu’on n’avait pas d’images. Le matériel d’impression se limitait à des films d’imprimerie, même pour la couverture, qui était confiée au flasheur pour qu’il en tire une image (dont il fallait nettoyer les logos et titrailles, ensuite). C’est pour la même raison que la page de sommaire était composée d’un effet lumineux plus ou moins vague : parce qu’on n’avait pas d’image à détourer. C’était en 1999, encore la préhistoire.

Jim

J’imagine bien. Ça a en tout cas excité ma curiosité, en me demandant comment étaient ces héritiers qu’on me résumait rapidement !

Pour les amateurs de vieilleries, est annoncé pour décembre 2021 un omnibus Wonder Woman - The Silver Age.

GA-WW

Classic Wonder Woman stories from the Silver Age of comics are reprinted here for the first time in color.

Fans of the Amazon Warrior won’t want to miss this collection of some of the finest Wonder Woman comics from the 1950’s and 1960’s by some of the eras top talents including writer Robert Kanigher and legendary artist Ross Andru. These exciting tales featured Wonder Woman as a teenager, introduced Wonder Tot, teamed-up Diana with her mother, Queen Hippoylta, and much more.

Includes Wonder Woman #98-123

Bon c’est l’omnibus, donc si ça se passe comme d’habitude, DC sortira quelques mois plus tard la même chose en TPB.

Précision pour le contenu, contrairement à ce qui est indiqué, les premiers numéros (tout au moins du 98 au 110) ont déjà été reproposés en couleurs. C’était dans le Wonder Woman - The Amazon Princess Archives.

Et combien de temps après chez Urban ? ~___^

Tori.

Surement jamais, malheureusement. Les WW Golden Age existent déjà et il n’y en a pas chez Urban.
Mais je ne suis pas contre une bonne surprise !

Malheureusement, je me doutais un peu de cette réponse.

Tori.

Et tu le portes d’une seule main ?
Je pensais qu’un pavé pareil, fallait un palan pour le feuilleter !

Jim