RÉÉDITIONS MARVEL : TPBs, omnibus, masterworks, Epic…

The Great Lakes Avengers est une mini-série que je voulais lire depuis un moment : voilà c’est fait.

Le recueil (TPB) comprend l’épisode 46 (disponible dans le TITANS n°135 de LUG et dans le recueil Avengers West Coast de Panini)) de West Coast Avengers où apparaît l’équipe (je ne vous apprend rien en vous disant que c’est une création de John Byrne) et donc la mini de Dan Slott.
Si l’épisode de Byrne est sympa, **Slott **prend une tout autre direction en accentuant l’aspect super-héros de seconde zone : il met les membres de cette équipe dans des situations qui prêtent à rire alors que parallèlement des événements dramatiques se déroulent.
Il y a aussi un “dispositif méta” qui est plutôt bien vu (à la fois par ce qu’il génère durant la lecture, mais aussi lorsque la mini-série se termine), et je suis assez d’accord avec certains points abordés par le personnage.
Je ne vais pas en dire plus, mais **Slott **se joue bien du lecteur (du moins ça a marché pour moi) et Paul Pelletier assure bien de son côté.

La** GLA** est une équipe que j’aimerais bien voir plus souvent, surtout dans ce registre.

Hmmm, ça a l’air intéressant. En plus, Slott m’émerveille (comme il ne l’a jamais fait auparavant) sur “Superior SPider-Man” en ce moment.
Je me souviens très bien de leur apparition dans le Titans de la grande époque, et j’étais d’ailleurs resté plutôt interloqué devant l’aspect pittoresque de certains persos, comme Big Bertha ou Flatman (je crois…?), l’ersatz “faxable” de Red Richards.

Oui c’est ça.

Artemus tu te serais pas planté ? C’est du DC et t’es chez Marvel :mrgreen:

Merci. :wink:

C’est corrigé.

Je viens de relire le tpb qui regroupe la min-série Daredevil: the man without fear de Miller et Romita Jr, qui nous présente une version hors continuité des origines de Matt Murdock.
C’est toujours aussi excellent, l’histoire apportant son lot de moments marquants, et JRjr réalise un de ses meilleurs travaux (magnifié par l’encrage d’Al Williamson son meilleur encreur selon moi).

J’en ai profité pour relire également l’épisode 219 de Miller et Buscema, un one-shot très sympa, avec une histoire somme tout assez classique d’un étranger, qui par sa simple présence, bouscule l’orde établi dans la petite ville où il vient d’arriver ( ce qui rappelle l’intrigue du film Bad Day at Black Rock) en poussant les habitants à régler leurs comptes.
L’étranger en question est bien entendu Murdock (arborant un look qui rappelle celui de Brando dans The Wild One) ce n’est jamais clairement dit mais la couverture laisse peu de place au doute.
Buscema se débrouille très bien dans le cadre de cette histoire réaliste, et l’encrage de Talaoc ajoute un côté torturé au récit.

Ah c’est étonnant. Je ne connaissais pas cet épisode signé Buscema qui n’a pas dû souvent se pencher sur D.D. : le résultat a l’air intéressant.
Le côté “Un Homme est passé” (jusqu’au handicap du perso principal), je le retrouve aussi dans quelques-uns des fameux épisodes Nocenti / Romita Jr (je tanne tout le monde avec ça, décidément…) ; d’ailleurs il y a un TPB, je crois, qui reprend quelques épisodes et qui s’appelle “Lone Stranger”. Tout un programme.
Le voilà d’ailleurs :

Si j’aime beaucoup le dessin de Romita Jr (au top effectivement avec Williamson) sur “The Man Without Fear”, j’avais été assez déçu par le scénar’, assez paresseux me semble-t-il me souvenir…
Décevant de la part de Miller, mais ses travaux de l’époque sont assez inégaux.

Lone Stranger, je l’ai récupéré y a pas longtemps. j’avais tout en VF, mais ça faisait partie de ces trucs que j’avais envie de me relire en VO (sur ce TPB, je n’avais en VO que l’épisode dont la couverture a été reprise ici, qui est vachement bien d’ailleurs).

c’est vraiment de la très bonne came, et ça a le mérite de tenter de sortir des codes milleriens (en réinjectant du fantastique, entre autres). et puis c’est du Romita en pleine possession de son art, je trouve qu’ensuite (sur son retour aux X Men, notemment), son style devient répétitif et presque autoparodique.

Absolument d’accord sur tous ces points, j’adore aussi l’épisode en question, sans l’ombre d’un super-vilain à l’horizon.
Pour la sortie des codes millériens, j’abonde ; en un sens ce que fait Waid en ce moment me semble un peu dans la même logique, qui consiste à raccorder D.D. plus fortement au reste du Marvelverse (Nocenti ramène Mephisto, les Inhumains, Ultron…), même si Miller l’a fait en quelques occasions, avec Hulk ou les Heroes for Hire.

Kesel avait tenté de son côté de trouver un équilibre entre le drame « noir » à la Miller et la sitcom à la Stan Lee. Il avait créé le personnage de la mère de Foggy (super personnage au demeurant), il s’amusait à donner un chien d’aveugle à Matt, et somme toute à renouer avec le jeu sur les apparences et les faux-semblants qu’avait proposé Lee (avant que Thomas puis surtout Conway glissent vers le sérieux, quoi…).
Cela dit, à relire les Miller, ça ne manque pas d’humour : Turk et Grotto, les blagues de Foggy, l’épisode avec le Stilt Man, l’épisode « Foggy Nelson Private Eye », sans compter un humour noir nettement plus diffus.
L’air de rien, Daredevil se prête assez bien à l’humour, même si les derniers scénaristes avant Waid semblaient l’avoir un peu oublié…

Jim

Vendredi, j’ai fait ma petite razzia trimestrielle chez Pulps. Je me suis précipité notamment sur cet Essential Captain Marvel tome 2, qui contient la période Starlin (un total must have de toute l’histoire de Marvel, j’ai pas d’autres mots), mais également l’immédiate reprise de la série par deux potes de Starlin, Steve Englehart et Al Milgrom.
Je considère la série Captain Marvel, à partir de Starlin, comme une très excellente série qui ne démérite plus jusqu’à la fin, les épisodes allant du bon (les Scott Edelman, avec le Docteur Minerva…) à l’excellent (les Doug Moench / Pat Broderick, avec ISaac l’ordinateur fou…). Et j’ai conservé des épisodes d’Englehart / Milgrom un excellent souvenir dans leur VF dans Strange. Notamment la saga du « procès du Gardien ». Ce sont ces trois épisodes que j’ai relus samedi soir, et c’est un grand plaisir : Captain Marvel affronte la fameuse « Légion Lunatique » qui vient de lui envoyer Nitro ou Nimrod sur le râble, et découvre un groupuscule de puritains krees racistes et suprémacistes qui cherchent querelle (et vengeance) aux sang-mêlés comme Mar-Vell. Et il se trouve qu’Uatu le Gardien s’est allié à eux, alliance qu’il regrette. Il se retourne contre ses tristes associés et, trahissant son vœu de non-intervention, décide de passer devant le jugement de ses pairs. Bon, tout ça, la parabole sur le racisme et le portrait d’une machine judiciaire sans frein dans les pentes, je m’en souvenais vaguement. Ce que j’avais oublié, c’est que Rick Jones, dans les mêmes épisodes, après un coup de fatigue, prend de la « vitamine C » que lui a donné une copine du milieu du spectacle. La capsule contient cependant des produits aux effets plus notables. Et il se retrouve en plein trip. Mais comme Rick et Mar-Vell partagent à l’époque la symbiose qui leur permet d’intervertir leurs corps, le trip hallucinatoire de Rick, Mar-Vell le vit (et le voit) aussi. Et ça, je ne m’en rappelais pas du tout (faudrait que je retrouve mes vieux Strange, pour voir s’ils avaient davantage édulcoré le récit qu’Englehart avait déjà bien déguisé). Toujours est-il que c’est sous le coup de cette « Vitamine C » que les deux héros parviennent à court-circuiter la fusion de leur corps et à apparaître tous les deux en même temps dans le même univers. Il est même précisé que la « conscience cosmique » (joli trip, ça, déjà…) et les autres pouvoirs de Mar-Vell sont décuplés.
Étonnant.
J’ai même du mal à savoir si Englehart a écrit cela dans la lignée des épisodes de Starlin, à savoir comme une illustration souriante et presque admirative des paradis artificiels, ou bien comme une gentille moquerie des orientations narratives de son prédécesseur et collègue, dont il décortique les limites et qu’il utilise pour sortir d’une situation répétitive (« choquons nos néga-bracelets l’un contre l’autre pour nous sortir de ce pétrin et retomber dans un autre », en gros…).
Mais toujours est-il que je trouve ces épisodes proprement hallucinants, et ce à plusieurs niveaux.
Je vais entamer la suite (qui n’est pas piquée des hannetons non plus) dans pas longtemps : redécouverte formidable.

Jim

C’est dans ces épisodes que Rick Jones affronte brièvement Annihilus ?
(je me rappelle également d’un épisode avec l’affrontement entre Mar-Vell et Drax, qui voit la première apparition d’Elysius)
Si c’est le cas j’en garde également un très bon souvenir…

Voilà.

Ça, c’est plus tard, c’est au début de la saga d’Isaac, par Doug Moench et Pat Broderick. Et c’est dans Titans.

Comme je disais, la série, à partir de Starlin, est vraiment d’excellente qualité tout du long. Même les épisodes de Scott Edelman, un peu plus faibles, sont d’une excellente facture.
Et les Moench / Broderick retrouve la magie, l’ampleur et la portée des Starlin, je trouve.

Jim


Après avoir lu The Other Side de Aaron, j’en ai profité pour lire une autre série de référence sur la guerre du Viêt nam, à savoir The Nam.
Le premier tpb regroupe les dix premiers numéros dessinés pour la plupart par Michael Golden, scénarisés par Doug Murray et édité par Larry Hama (tous deux vétérans de cette même guerre).
Le pitch de départ est qu’elle se veut plus réaliste (un an de publication correspond à un an de service pour les personnages) du moins au départ.
Ces épisodes sont vraiment pas mal, Golden est très en forme graphiquement, son style cartoony fonctionnant finalement assez bien dans ce genre de récit.
De ce que j’ai pu lire, ces épisodes sont clairement les meilleurs de la série, qui aura ensuite souffert du départ de Hama et de la baisse des ventes dans les 90’s…

Pour une fois, je ne vais pas parler d’un TPB que j’ai découvert, mais d’un TPB que j’appelle de mes vœux.

Vendredi dernier, j’ai pris le temps d’explorer le rayon des back issues soldées chez Pulps. Des bacs à 50 centimes, c’est toujours intéressant. Parmi beaucoup de comics des années 2000, j’ai trouvé quelques comics des années 1990 et même une ou deux pièces des années 1980. Et j’ai notamment retrouvé un numéro de Ka-Zar the Savage, la série animée par Bruce Jones dans les années 1980, et dont certains épisodes avaient en droit à des traductions désordonnées chez Artima. En son temps, j’avais retrouvé quelques épisodes de la suite, qui semble vraiment sympa. Il y a notamment une saga où, si j’ai bien compris, Ka-Zar est considéré comme mort, mais récupéré par ses ennemis et vaguement zombifié*, tandis que Shanna essaie de le retrouver et tient la vedette de la série.
J’ai donc retrouvé le #17.

Dessin de Ron Frenz, encré par Steve Mitchell, dans une association assez étonnante. Le récit intérieur est assez décalé (comme l’annonce la couverture), et le travail de lettrage, de Janice Chiang, est somptueux, offrant deux typos différentes pour deux types de voix off, qui elles-mêmes jouent sur le cliché du narrateur de roman noir. Formidable.
Et là, face à de telles couvertures, de si appétissantes bribes de saga, je me demande ce qu’attend Marvel pour rééditer toutes les histoires du personnage. Personnellement, c’est cette série qui m’intéresse le plus, mais les précédentes ont été servies par des dessinateurs comme John Buscema, donc c’est jamais à négliger.
Deux trois bons gros Essentials seraient une excellente surprise.
Ma foi, l’ensemble du patrimoine de Marvel commence à être réédité in extenso, lentement mais sûrement. J’ai longtemps espéré une compilation des Doctor Strange de Stern, et elle est aujourd’hui presque complète, Captain Marvel et Sub-Mariner, c’est en route, et plein d’autres choses qui valent sérieusement le détour. À quand Ka-Zar ? À chaque fois que je tombe sur un épisode, c’est toujours un grand plaisir.
Vivement !

Jim

  • Cela m’évoque la série Shadow d’Andy Helfer et Kyle Baker, que DC a publié dans la foulée des Sienkiewicz, mais que je n’ai pas lus non plus. Purée, il y en a, des TPB qui mériteraient de se faire !!!

A part “The Other Side” et “The Nam”, y’a pas grand chose sur la guerre du Vietnam, non ? Quand on voit la profusion de projets cinématographiques sur le sujet, c’est un peu chiche…

Celui dont je parle se situe plutôt aux alentours de Strange 87-88 avec les Null-Trons.

Période Englehart, donc. Mais Elysius n’y apparaît pas, je crois.

Jim

Je me rappelle d’une brune mystérieuse, j’ai sans doute cru que c’était Elysius en raison de la scène flashback de La mort de Captain Marvel où elle attaque Mar-Vell et Drax avec des serpents…

Je vais ressortir le recueil dans la journée, pour voir…

Jim