RÉÉDITIONS MARVEL : TPBs, omnibus, masterworks, Epic…

Un petit rappel si vous le permettez :

**Howard the Duck: The Complete Collection Volume 1 **

Langue : Anglais
Broché
Disponible depuis 14 juillet 2015
Prix : 32,55 voire moins

[quote]Get the full story of how Marvel’s most notorious movie star became trapped in a world he never made! Howard the Duck takes an adventure into fear when he is plucked from Duckworld and finds himself on Earth, bill to proboscis with the melancholy muck-monster Man-Thing! Stuck here on a planet of hairless apes, the furious fowl forges a future for himself in, of all places, Cleveland. But the would-be Master of Quack-Fu will have his wings full hanging out with Spider-Man and waging “waaaugh” with madcap menaces like the Space Turnip, the Cookie Creature, the Beaver and Doctor Bong. Will that earn him a spot on the Defenders?

Fear 19, Man-Thing (1974) 1, Howard the Duck (1976) 1-16, Howard the Duck Annual 1, Marvel Treasury Edition 12, material from Giant-Size Man-Thing 4-5[/quote]

C’est du sérieux donc.
Et on peut feuilleter le recueil ici.

Et on aura aussi :

Man-Thing by Steve Gerber: The Complete Collection Vol. 1

Langue : Anglais
Broché
Disponible à partir du 27 octobre 2015
Prix : 31,21

[quote]Marvel’s melancholy muck-monster, by the man who knows him best! With the Nexus of All Realities as the ultimate staging post,prepare for the wildest journeys of your life in this fi rst volume of a complete collection of Steve Gerber’s Man-Thing tales! Join the most startling swamp-creature of all in encounters with the Thing, sorcerers Dakimh and Jennifer Kale, and the most far-out fowl ever created, Howard the Duck! Plus existential angst, clashes with the modern world, and the death of a clown!

ASTONISHING TALES (1970) 12-13, FEAR 11-19, MARVEL TWO-INONE 1, MAN-THING (1974) 1-8; MATERIAL FROM SAVAGE TALES (1971) 1, FEAR 10, MONSTERS UNLEASHED 5
[/quote]

on peut feuilleter le recueil.**Amazon **

Pour les lecteurs uniquement francophones je rappel également ce recueil en français :

Album : 72 pages
Editeur : Panini (6 mars 2013)
Langue : Français
Prix : 10,69 + 2,99 de frais de port (moins cher ailleurs ?)

J’ajoute la critique de **Présence **(des avis toujours très complets et extrêmement instructifs) car j’ai lu ce qui correspond à ce recueil en V.O et je ne peux donc guère parler de la V.F :

[quote]Ce tome contient l’histoire complète en 3 épisodes parus en 2012, écrite par Steve Gerber et illustrée par Kevin Nowlan qui réalise également la mise en couleurs. Ce tome comprend également l’épisode 12 de la série Man-Thing (paru en 1974), ainsi que la première apparition de Man-Thing dans “Savage Tales” 1 paru en 1971.

“Song-cry of… the living dead man” (18 pages, scénario de Steve Gerber, dessins de John Buscema, encrage de Klaus Janson) - La créature Man-Thing est attirée par les fortes émotions qui émanent d’un asile d’aliénés désaffecté. À l’intérieur Brian Lazarus, un écrivain, est en proie à des émotions qui s’incarnent en des individus lui réclamant tout un tas de choses. Il devra son salut à l’ingérence de Sybil Mills.

Cette histoire est placée après celle de Gerber et Nowlan, mais il vaut mieux la lire en premier, car la suivante y fait référence. Dans années 1970, une nouvelle génération de scénaristes débarque dans le monde des comics avec des ambitions dépassant la simple histoire de superhéros, et un mode de pensée enraciné dans la contre-culture, avec des opinions politiques de gauche. Parmi eux, Steve Gerber ressort comme créateur inventif et capable d’utiliser le genre “superhéros” pour écrire n’importe quel type d’histoire. Il est passé à la postérité pour les aventures hors du commun d’une non-équipe de superhéros (voir Essential Defenders 3), pour les pérégrinations d’un canard parlant caustique (Howard the duck) et Man-Thing, un personnage qu’il a tellement fait sien que personne après lui n’a pu en tirer quelque chose après lui. Les épisodes de Man-Thing par Gerber ont été réédités en noir & blanc dans Essential Man-thing 1 et Essential Man-Thing 2, puis en couleurs dans the Man-Thing Omnibus (tout en anglais).

Man-Thing est une créature végétale des marais dépourvue d’intellect, capable de ressentir avec acuité les émotions, et tous ceux qui éprouvent de la peur brûlent à son contact. Dans ce premier épisode, l’esprit empathique de Man-Thing est agressé par les émanations psychiques de Brian Lazarus. Steve Gerber raconte l’histoire d’un individu qui passe trop de temps tout seul dans sa tête et qui n’accepte pas les compromis qui accompagnent le passage à l’âge adulte, l’abandon de sa soif d’absolu. Le résultat est une plongée dans les névroses ordinaires de tout adulte composant avec les nécessités matérielles de la vie, mais aussi d’une personne créative utilisant ses talents à des fins mercantiles (un scénariste de comics par exemple).

Les illustrations de John Buscema (plutôt ses crayonnés, achevés par Klaus Janson) sont professionnelles, sans être très jolies ou très attractives. En 1 épisode, Steve Gerber prouve de manière éclatante qu’un monstre de boue et de plantes peut servir de dispositif narratif pour évoquer le mal être de la vie en société, du créateur à l’imagination réduite en esclavage au service du profit. 5 étoiles.

“Screenplay of the living dead man” (62 pages, Gerber & Nowlan) - Une dizaine d’années plus tard, Brian Lazarus est de retour dans le marais. Il recroise la route de Sybil Mills. Il est de nouveau en proie à de violentes émotions, et il s’adresse constamment à une espèce de petite plante anthropomorphe qui est à ses cotés et qu’il a affectueusement surnommée Mindy. À nouveau la force des émotions de Brian perturbe Man-Thing.

Dans les années 1980, Marvel Comics annonce un nouveau récit de Man-Thing écrit par Steve Gerber et illustré par Kevin Nowlan ; mais ce dernier tarde à réaliser le projet. Gerber décède en 2008. L’histoire paraît en 2012. Elle constitue un prolongement de l’histoire de Brian Lazarus. Il a fini par se marier et trouver sa place dans la société. Mais le chômage a remis en question cet équilibre fragile et il est de retour dans les Everglades. Gerber écrit une histoire sur l’industrie du divertissement et un créateur nourrissant cette machine (en lui sacrifiant son intégrité artistique) qui doit être nourrie en permanence, pour débiter un flux ininterrompu d’émissions, de spectacles et de films. Son constat est noir et impitoyable.

Kevin Nowlan utilise un style très affirmé qui peut demander un temps d’adaptation au lecteur. Les formes sont détourées par des traits fins presque fragiles, et les couleurs apportent autant d’informations visuelles que les crayonnés. Afin de satisfaire aux exigences du scénario, il mélange une approche réaliste des personnages et des endroits, avec les manifestations virtuelles de l’esprit de Lazarus sous une forme plus enfantine. Sa mise en couleurs permet de lier les 2 modes de représentation sans solution de continuité. Il a une capacité très déconcertante à capturer l’expression d’une émotion sur un visage au travers d’un rendu très personnel. Il n’hésite pas à recourir à un registre graphique moqueur ou exagéré pour introduire une forme de dérision et de second degré qui décuple la dimension critique du scénario. En fait Nowlan ne se repose sur aucun des codes graphiques habituels des superhéros, pour un résultat idiosyncrasique qui complémente le scénario, ajoutant une dimension onirique, une saveur particulière unique. 5 étoiles.

“… Man-Thing” (11 pages, noir & blanc, scénario de Gerry Conway & Roy Thomas, illustrations de Gray Morrow) - Il s’agit du récit des origines de Man-Thing, la transformation de Ted Sallis en cette créature des marais.

Le tome se termine avec la courte histoire relatant la première apparition de Man-Thing. Il s’agit d’une histoire d’horreur avec une chute rapide. En 11 pages, le lecteur apprend tout ce qu’il y a à savoir sur Man-Thing pour apprécier ses histoires. 4 étoiles pour l’intérêt historique, dans une histoire qui n’a pas trop mal vieilli.[/quote]

Si vous êtes intéressés par le travail de Steve Gerber sur Man-Thing (qui n’est pas sans rappeller selon moi celui de **Moore ** sur Swamp Thing mais quelques années avant), j’avais proposé une histoire en V.F ici.

Ceci étant dit, si vous voulez en savoir plus sur Howard the Duck - son origine, sa vie, etc. - , Steve Gerber, la fraude dite des affidavit returns dont j’avais déjà parlé ici, etc., je vous propose un premier article disponible ici et en français.

Bonnes lectures !

J’ai acheté le Howard. Beau bouquin, avec pas mal de bonus très intéressants…j’ai hâte de pouvoir le commencer…et que le Man-Thing sorte aussi (l’omnibus était beaucoup trop cher)…

Reçu ca aujourd’hui :

C’est du bon ça.

Pour un aperçu des Doctor Strange des Peter Gillis, un épisode est déjà lisible ici.

Jim

Je viens de relire les 12 premiers numéros et j’avais oublié que c’était **Joe Quesada **qui faisait les dialogues des premiers épisodes !?

Reste que j’avais un souvenir assez mitigé des premiers épisodes, et leur relecture me l’a confirmé.
Je trouve que la narration par des récitatifs alourdit considérablement la fluidité de l’histoire (il me semble me souvenir qu’on avait à l’époque parlé d’un style à la Tarantino ceci explique surement cela).
Et ce qui n’arrange rien **Priest ** utilise des va-et-vient entre présent, passé ; des « avances rapides » fait par le narrateur, des « rembobinages », bref tout un dispositif qui finalement, c’est du moins mon sentiment, tente de masquer un scénario plutôt mince, pas désagréable ceci dit mais qui aurait pu être raconter en moins de 12 numéros et surtout sans tous ces artifices narratifs.
Ajoutez à cela des dessinateurs qui se succèdent et dont les styles sont très différents les uns des autres et cette année de publication est somme toute située, selon mes goûts du moins, au milieu d’une échelle allant de 1 à 10. :slight_smile:

Néanmoins le point fort de Priest, ou plutôt ce qui m’a bien plu c’est de faire de **T’Challa ** d’une part et avant tout un stratège ayant toujours un coup d’avance (ou presque) sur les autres (un peu comme comme ce qu’avait fait **Waid ** avec Batman, notamment dans la Tour de Babel), d’expliquer ses « pouvoirs » par la technologie (ce qui est bien vu compte tenu de l’avance de son royaume en la matière), et finalement de lui donner une véritable stature de roi.
Et en dernier lieu de mettre en toile de fond mais de manière très prégnante le Wakanda.

Donc en définitive un début assez moyen mais plein de promesses.

À suivre. :wink:

Ah ? Il me semblait qu’il faisait juste le « découpage graphique » ?

non… il a refait des dialogues et c est Marvel qui a demandé à Priest l approche en flashbacks facon tarentino qu il venait de faire sur Q&W
plus d infos sur son site
digitalpriest.com/legacy/comics/ … chips2.htm
ou dans cette interview en 3 parties
newsarama.com/25496-priest-l … nther.html

et j’en parle ici, si cela vous intéresse vous êtes, bien évidemment, les bienvenus.*run ***Priest **Black Panther

Dans un premier temps, je plante le décor. :wink:

Un arbre au Wakanda ? :wink:

Bien vu, c’est tout à fait ça. :slight_smile: :wink:

Je l’avais commandé aussi (j’avais jusqu’à maintenant de vieilles éditions de single) et c’est vrai qu’il est pas mal du tout ce bouquin (bonus, les histoires courtes parue dans les Man-Thing, etc).

Une éditions en V.F serait du plus bel effet, Howard the Duck est quand même un sacré phénomène dans le monde de l’édition, en plus d’être une série vraiment très sympa, dépaysante et qui peut donner à réfléchir.

Bref une lecture salutaire. :wink:

J’ai déjà dit le mal que je pensais de Secret Invasion, tant l’événement éditorial, télégraphié en grosses lettres, que la mini-série centrale, aussi illisible qu’elliptique. J’ai également exprimé le plaisir que j’ai eu à lire quelques morceaux choisis (les épisodes de Nova, qui permettent de comprendre que ce n’est pas un événement centré sur le nombril de la Terre, les épisodes de Hercules qui montrent le panthéon Skrull…), dont font partie les trois épisodes de Black Panther, qui ont plein de qualité.

Notamment, présenter un chef Skrull qui n’en a pas grand-chose à foutre des visées politiques de son empire et qui fait son boulot de la manière la plus efficace et la plus honorable possible, face à un couple royale qui incarne et humanise un Wakanda souvent réduit à des clichés. Bref, c’est un récit de guerre, mais dont les protagonistes, dans les deux camps, ont une véritable épaisseur.
J’étais d’ailleurs étonné de trouver autant de qualité dans ce récit, alors que la série menée par Reginald Hudlin me laissait souvent un sentiment d’enquiquinement.
Ce jeudi, j’ai trouvé un exemplaire du TPB, à pas cher. Et j’ai compris pourquoi cet arc m’a laissé un souvenir différent du reste de la série. Les trois épisodes sont écrits par Jason Aaron.

Jim

Les épisodes de DnA sur les gardiens étaient très chouettes aussi, notamment avec cet aspect huis clos sur fond d’ambiance paranoïaque (et qui a le mérite de ne pas mettre tous les skrulls dans le même panier, en montrant bien que certains sont plus que réticents par rapport à cette mentalité “va-t-en-guerre”).

Oui, comme souvent, ce sont les produits périphériques qui sont les plus intéressants.

Jim

Un ami m’a offert le hardcover reprenant Avengers: Assault on Olympus, l’arc mythologique intervenant vers la fin de la période Roger Stern et faisant suite à Under Siege, la légendaire attaque des Masters of Evil contre le Manoir.

Je connais bien cette saga, je n’ai donc fait que la survoler à nouveau (en lisant l’épisode fill-in réalisé par Bob Harras et Bob Hall, consacré à un Jarvis blessé), mais je l’ai trouvée plus exaltante qu’à ma première lecture. Si j’ai préféré Under Siege, ce premier assaut sur l’Olympe (des années plus tard, Pak et Van Lente en mèneront un autre avec Hercules) a quand même du souffle. Et c’est un plaisir de s’y replonger, c’est nettement plus bondissant que dans mon souvenir, et les personnages sont parfaitement écrits.

Jim

En discutant des TPB reprenant l’intégralité de la prestation de Roger Stern (on peut presque tout relire en relié, désormais, ce qui est une bonne chose) avec le pote qui m’a offert Assault on Olympus, j’ai découvert l’existence d’un autre TPB intitulé Heavy Metal, et reprenant l’arc « robotique » lancé par Stern avant son départ (et bouclé par Ralph Macchio).

61E9k6vvImL

De mémoire, le récit ne faisait pas assez d’épisodes pour remplir un TPB. Et en feuilletant le recueil en librairie, j’en ai eu confirmation : ce tome contient les premiers épisodes écrits par Walt Simonson pour le tandem John Buscema / Tom Palmer. Des épisodes frénétiques où le scénariste s’empresse de détricoter l’équipe en poussant très loin les différentes intrigues qui traînaient dans le coin. Électrisant.
On a beaucoup parlé de cette période inconnue (ou presque) des lecteurs français. Et pas encore compilée. Ou presque là encore, puisque donc, le début vient d’être réédité. On peut sans doute imaginer l’arrivée d’un TPB reprenant les autres épisodes de Simonson, pour ce qui reste un morceau de choix de l’histoire de cette équipe. Crossfingers.

Jim

Je viens de récupérer ce recueil, qui est assez épatant par son contenu, mais quelque peu foutraque dans son sommaire. Ils décident de commencer par la mini-série de James Owley, qui est très bien, mais qui arrive un peu en dernier par rapport à tout le reste. Bizarre.
Signalons que le premier épisode est dessiné par Paul Smith. Dans son interview à Scarce, il affirmait être très content d’avoir Vince Colletta comme encreur. Choix étonnant, vu comment le monsieur est décrié, mais les pages sont très chouettes.
Le reste du sommaire est composé d’épisodes de Captain America par Gene Colan, d’un Marvel Premiere par Mark Evanier et Sal Buscema (je ne sais pas trop s’il a été traduit, c’est possible, mais moi je n’en avais aucun souvenir), d’une histoire courte par Edelman et Budiansky, et surtout d’une back-up de Captain America, par DeMatteis et Zeck, où Sam Wilson est tiraillé entre son ancienne personnalité et qui il croit être, et flirte avec une carrière politique (je vois là un écho au « What can one man do » d’Elliot Maggin).
Graphiquement, les planches de Zeck sont splendides (quelques-unes sont encrées par Joe Rubinstein, et non John Beatty), l’épisode de Buscema est sympa, ceux de Colan et Sinnott sont des classiques, et la couverture de Miller qui orne l’ensemble est vigoureuse, typique de son sens du mouvement de l’époque. Dans l’ensemble, plutôt chouette, quoique inégal.
Bref, super sommaire, mais que j’aurais personnellement composé autrement (ou alors agrémenté de textes explicatifs, mais bon, ça, ils ne le font plus depuis longtemps…).

Jim

il me semble que le marvel premiere est dans un comic pocket genre un frankeinstein…

(edit : c est dans Etranges Aventures 70)

Ça ne m’étonne pas : encore une démonstration de ma mémoire défaillante.

Jim