RÉÉDITIONS MARVEL : TPBs, omnibus, masterworks, Epic…

J’aime beaucoup le premier passage de la team sur Cap, un peu moins le second, mais c’est du bon. Par contre, il n’y a pas que du Waid et Garney la dedans, je vois CAPTAIN AMERICA: RED, WHITE & BLUE

Ben déjà sentinel of liberty, garney n y reste qu au 6… et sur Cap (3eme série) je pense qu il part bien avant le 23 qui est le dernier de waid.
C est donc plus un omnibus de Waid puisqu il a uine courte histoire dans red white and blue… et l annual n est pas par garney non plus

merci des précisions Fred.

je disais ca de tete mais en fait Andy Kubert arrive assez rapidement sur la 2eme série… des le 7 ou 8… j ai l impression de revoir du kubert sur le crossover Live Kree or die…

Le 7, qu’il avait fait avec Eaglesham !
Oui, j’ai également de bon souvenir de cette période de Kubert.

L’avantage d’avoir une grande collection en province loin des comic shops, c’est qu’on peut lire les trucs qu’on a entassés sans avoir l’impression d’épuiser le filon.
Je suis donc en train de lire (ou relire, parfois) des trucs que j’ai chez moi et que je connais mal, ou peu, ou pas du tout.
C’est le cas de la série Blade, que j’ai achetée because Chaykin, et que je n’ai pas lue because Guggenheim. Sans détester le travail de ce dernier, je le trouve souvent décevant, prévisible et pas enlevé. Mais la lecture m’a été étonnamment agréable.

Pour rappel, la série se situe dans l’immédiat après guerre civile, vaguement au moment de la reddition de Captain America et de l’accession de Tony Stark à la direction du SHIELD. Ce qui explique la présence un peu forcée de Maria Hill, d’abord comme directrice puis comme ex-directrice.
La série aura duré douze numéros, ce qui en soit constitue un exploit même à l’époque. Le tout est compilé en deux tomes, « Undead Again » et « Sins of the Father ». De l’aveu de Guggenheim à l’occasion d’un texte de clôture, Ralph Macchio estimait que ça n’aurait duré que six numéros, et avait conseillé au scénariste de boucler son intrigue en prévision de cela. Ce dernier choisit de raconter une histoire par épisode, minimisant les cliffhangers, ce qui somme toute rend la série très accessible et assez dense. Parallèlement, il glisse des subplots couvrant la longue vie du héros vampirique. Au bout des douze numéros que durera finalement le titre, il parvient à tisser une vaste trame assez cohérente, sur le thème de la paternité maudite. Il tire un sel assez savoureux de la gestion d’une « prophétie », d’autant que celle-ci est comprise de travers par tous les protagonistes, ce qui donne beaucoup d’ironie au truc. Enfin, Guggenheim s’en sort très bien dès qu’il s’agit de caler Blade sur les éléments de continuité.
L’ensemble est plutôt lisible, assez léger en texte (ça se lit en trois minutes), avec un Chaykin plein de tics mais que je continue à apprécier. ah, et puis le dernier chapitre se conclut sur deux planches de Colan, à l’occasion d’une séquence connectée aux « origines » du héros, clin d’œil aussi bien vu qu’émouvant.
Bonne et agréable surprise.

Jim

Je viens de recevoir le premier tpb de Cloak and Dagger, Lost and Found. Je me suis régalé. C’est fun de voir le style de Leonardi se préciser au fil des épisodes. Et puis l’occasion de tomber sur un épisode de Larry Stroman, un autre d’Art Adams et de Mike Mignola. Du fun donc.
J’attends toujours le second, Shadows and Light, publié en février dernier.

Purée, ça, faut que je me le prenne.

Jim

J’ai complété cette réédition cette semaine : l’ensemble comprend quatre gros volumes, qui reprennent la série que Panini avait exploitée en « Big Books », et qui jouent l’intégrale Priest en compilant également un épisode de Mighty Thor (qui, à l’époque, servait de fill-in au milieu de la période Simonson, et dont l’intrigue fournit des éléments à celle de Black Panther), un récit tiré d’un Double Take et, cerise sur le gâteau, l’ensemble des épisodes de The Crew, la série qui a succédé à Black Panther, et dont je ne dois avoir qu’un fascicule ou deux.

Je n’ai pour l’instant que reparcouru l’ensemble des récits que je connais, me replongeant en diagonale dans l’intrigue avec les deux grenouilles dorées et la Panthère Noire de Kirby (je sens que je vais craquer et relire ces passages, qui sont épatants). Et je vais bientôt découvrir The Crew, une série rare et qui, à ma connaissance, n’a jamais été compilée. J’en ai entendu du bien, mais ma lecture parcellaire ne m’a pas permis d’en saisir beaucoup plus. Une occasion que je vais rattraper fissa.

Jim

Ca donne envie.

T’as jamais lu cette série ?

Jim

Black Panther si ce qui est sortit en Marvel Knights (le mag). Je n’ai pas fait la suite à l’époque manque d’argent et du coup je ne sais pas si le reste du run de Priest est bon.

Je relis toute la partie avec les grenouilles de bronze, et c’est bien frappadingue. Idées délirantes (grosse inspiration de la période Kirby), volonté de jouer avec la continuité en la tordant un max, narration à la Priest (donc pas linéaire), c’est bien barjot. Et pour l’essentiel, cette partie est dessinée par Sal Velluto, Donc c’est plutôt quali.
La fin de la série est nettement plus moche (Dan Fraga = pouah, notamment), malgré des idées et une orientation plus urbaine. The Crew, j’ai pas encore lu, mais c’est Joe Bennett au dessin, donc c’est cool.

Jim

L’excellent et regretté scénariste Dwayne McDuffie a repris le titre Fantastic Four au départ de Straczynski, et à la hauteur de Civil War. Son prédécesseur avait laissé des histoires prétentieuses, inutiles et soporifiques, comme à peu près tout le temps d’ailleurs, et n’avait pas su du tout tirer la moindre émotion de la situation, au demeurant inepte, proposée par Millar dans ce cross-over qui n’aura eu pour seuls mérites que d’attirer de nouveaux lecteurs et de faire naître The Initiative, unique série passionnante de cette sinistre période.
McDuffie est surtout connu pour avoir participé à l’édification de l’univers Milestone chez DC et pour avoir longtemps œuvré dans les dessins animés. Dans les bandes dessinées, c’était un scénariste inventif, qui faisait preuve d’une compréhension instinctive des personnages et d’une grande acuité dans les dialogues.

Sa prestation ici ne fait pas exception, et dans une décennie sinistrée, il laisse certains des meilleurs épisodes sur la série, avec des personnages attachants et des situations intéressantes.

Une première partie de son run a été rassemblée dans un TPB intitulé « The New Fantastic Four ». On y trouve les deux épisodes qu’il a écrits pour Mike McKone dans le contexte de Civil War (le premier s’ouvre sur une scène formidable où Reed et Johnny discute de la désobéissance civile, et en quelques bulles il synthétise ce que JMS n’est pas parvenu à faire dans ses épisodes, ni Millar dans sa mini-série), ainsi que la saga avec les Frightful Four. C’est l’époque où le groupe est séparé, le couple Richards prend des vacances afin de « se retrouver », et Black Panther et Storm les remplacent au sein du quatuor. Ah, et puis j’oubliais, c’est dessiné par Paul Pelletier.

J’ignorais jusqu’à la semaine dernière que la fin du run avait également été compilée, dans un volume intitulé « The Beginning of the End ». On y trouve le dernier arc de McDuffie, à base de Doctor Doom, de voyage temporel et de double, très ingénieux et rempli de biscuit pour fan. Le sommaire est complété par un diptyque signé Karl Kesel et Tom Grummett, avec Diablo dans le rôle de l’ennemi. C’est plus classique, mais c’est très agréable à lire.

Si vous aimez les FF, si vous appréciez l’aventure, le dépaysement, les idées astucieuses et les bons dialogues, jetez un œil à ces deux TPB, qui méritent amplement le détour.

Jim

Pff il va falloir attendre longtemps pour avoir ça de Panini… Un joli Icon ferait du bien…

On a déjà eu …:yum:

Juste en kiosque non?

oui, donc on a eu ça de panini

Pour les vieux ! et les jeunes dans tout ça ? Ils n’ont pas le droit de lire du bon FF ?!

Comme Jim et Lord, je garde un bon souvenir de ce court run trop souvent oublié en raison de sa position ingrate (« bon coco tu poursuis sur la lancée des intrigues de Straczynski et ensuite tu laisse la place à la superstar Mark Millar »). Contre toute attente cette période d’intérim s’est avérée plus inspiré que les runs respectifs des deux autres auteurs plus côtés. En tout cas, ce billet me donne envie de ressortir mes Marvel Icons des cartons ou d’investir dans les tpb.

Quel dommage que la parution des essentials se soit arrêté vers la fin du run de Wolfman ; il aurait suffit d’un volume supplémentaire pour couvrir la fin de la saga avec le Sphinx, l’ensemble du cycle de Moench, voire même le début du passage de Byrne en tant que scénariste, dessinateur et encreur.

http://www.fantasticfourheadquarters.co.uk/blog/dwayne-mcduffie-interview