RÉÉDITIONS MARVEL : TPBs, omnibus, masterworks, Epic…

Je n’en ai que deux parties sur quatre, et ouais, j’aimerais bien la compléter, effectivement.

Jim

Rooooh, du Colan ! ça va sortir en VF, ça, un de ces 4 !

C’est fait pour.

Il arrive au Mallrat d’être grognon, hein !
Après, en soi, il n’a pas tort : c’est long effectivement, mais je trouve que ça participe à ce sentiment d’étouffement et d’emprisonnement qui va si bien avec l’évocation des townships. On a l’impression que le héros ne va jamais s’en sortir, même au sens géographique du terme. C’est vraiment une expérience particulière, aux antipodes des trucs décompressés d’aujourd’hui, mais également assez loin d’autres prestations de McGregor. Et du coup, je trouve ça formidable qu’il y ait une telle personnalité. Moi, ça m’a emporté.

J’espère : ça mérite une redécouverte. Mais bon, pour ceux qui lisent l’anglais, c’est un truc à voir.

Jim

J ai les MCP que j ai lu il y a moins de 10 ans et j ai trouvé ca chiant. L idee est bonne mais c est long… long… long… et Colan n est déjà plus tout a fait colan…

Bon apres j ai lu panther 's prey il y a 1 ou 2 ans et le seul souvenir que j en ai est que c est illisible et moche.

Je vous l’avais dit : “grognon”.

Jim

Ulysses Bloodstone est un personnage particulier dans l’univers Marvel : créé dans Marvel Presents, développé dans les pages noir & blanc du magazine Rampaging Hulk, il meurt dans ses propres aventures avant d’être évoqué et récupéré au fil de différents récits (dont la très sympathique saga “The Bloodstone Hunt” dans les Captain America de Gruenwald et Dwyer).

Marvel_Presents_Vol_1_1

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Durablement mort, il a donné naissance à une fille, Elsa, inventée par Abnett et Lanning, a fait quelques apparitions dans des histoires situées dans le passé, et nourri un petit coin de ce monde de fiction, empruntant aux grands monstres et aux héros de pulps.

Ce chasseur de monstres aura droit à un album à son nom chez Artima, qui reprend quelques épisodes de ses aventures noir & blanc tirées de Rampaging Hulk. Même pas la totalité. Et ses deux premières aventures, dans Marvel Presents #1 et 2, demeurent à ma connaissance inédites.

Bloodstone-Artima

Ces deux chapitres sont dessinés par Mike Vosburg et Pat Boyette pour le premier, et Sonny Trinidad pour le second. La valse des dessinateurs continue dans Rampaging Hulk, puisqu’on a droit, sur les six premières livraisons, à John Buscema, Bob Brown, sal Buscema, Ruddy Nebres, Val Mayerick et Alan Kupperberg. En France, seuls les trois premiers chapitres sont arrivés chez nous via l’album cité plus haut.

Le recueil Bloodstone and the Legion of Monsters reprend une mini-série récent signée Dennis Hopeless et Juan Doe et mettant en scène Elsa Bloodstone et une galerie de héros monstrueux de Marvel. Le sommaire est complété par l’intégrale des aventures de son papa (soit les deux chapitres en couleurs et la suite en noir & blanc), qui affronte des monstres gigantesques mais aussi la “Conspiracy”, une sorte de société secrète dans les roues de laquelle il tente de mettre des bâtons.

Les vieux épisodes sont rédigés par John Warner, un scénariste qui semble avoir fait une carrière courte et fulgurante dans les comics des années 1970, signant chez Marvel quelques épisodes de Captain America ou, surtout, de Son of Satan. C’est vigoureux, rapide, efficace, et il semble toujours à l’aise dès lors qu’il sort du carcan des super-héros. Là, avec Bloodstone, il utilise de nombreux ressorts qui renvoient à l’imaginaire des pulps : cités englouties, monstres, sociétés secrètes, complots criminels. Son héros lui-même, immortel parcourant la Terre depuis des siècles, arbore des pectoraux et une chemise ouverte qui n’est pas sans rappeler Doc Savage, son énergie et sa combattivité évoquant celles des héros de Howard.

Cette compilation, qui allie la nouveauté au patrimoine, et l’occasion d’une lecture sympathique qui permet de savourer un genre aux frontières des super-héros. Un goût un peu différent, quoi…

Jim

Après les omnibus consacrées aux runs respectifs de Waid sur Cap et Busiek sur Avengers, la réédition des titres de l’ère Heroes Return continue avec le Iron Man de Busiek et les FF de Claremont :

HELLSTORM BY WARREN ELLIS OMNIBUS HC
Written by WARREN ELLIS
Penciled by LEONARDO MANCO, PETER GROSS, DEREK YANIGER & MARTIN CHAPLIN
Cover by BRIAN BOLLAND In his first American Marvel comic, rising superstar Warren Ellis made one hell of a debut! Now, rediscover his edgy and unsettling tales of Daimon Hellstrom, the Son of Satan himself! Daimon is on the hunt of a serial magician murderer alongside his ally Isaac Christians, the Gargoyle. But who is Jaine Cutter, and what is her role in the delicate balance between Heaven and Hell? What terrible fate lies in store for Daimon’s ex-wife, Patsy “Hellcat” Walker? And what happened to Daimon during his fateful confrontation with his demonic father? Ghosts, demons and things that go bump in the night all await — as does the truth about Satan himself! Plus: Ellis revamps the sorcerous Doctor Druid! Collecting HELLSTORM: PRINCE OF LIES #12-21 and DRUID #1-4.
424 PGS./Parental Advisory …$75.00
ISBN: 978-1-302-91324-3
Trim size: oversized

Juste recu
j ai juste lu la partie de Satana inédite.
1 numero noir et blanc lettré
1 numero noir et blanc sans lettrage
et ce que je ne savais pas… 1 numero n&b sans lettrage 5 ans plus tard quand Marvel a demandé à Ostrander et Bennet de continuer la série…
y a aussi les guides de couleurs des 2 1ers numeros
splendide!!

Ha ouais, ça donne bien envie.
J’avais lu et aimé Druid, joli OVNI.

Je ne suis pas sûr de comprendre… la version d’Ostrander et Bennett n’est jamais sortie ? Mais pourtant, il y a bien un épisode pas lettré ? Ce qui voudrait dire quoi ? Que Marvel voulait qu’Ostrander scripte l’épisode d’Ellis avant de reprendre totalement le scénario ? Je ne saisis pas bien… ce qui me donne encore plus envie de découvrir ce matériel.

Jim

Non
tu as 3 numeros en noir et blanc publiés dont le 1er est lettré.
2 datent de 1997 par Ellis et Olivetti qui devaient sortir sous le label Strange Tales (avec Man-Thing de Dematteis/Sharp et Werewolf de Jenkins/Manco).
Au départ, ils devaient sortir sans le comic code mais les propriétaires de l epoque ont désavoués l editorial sur ce point. Manthing et werewolf ont été atténués sur le langage mais Satana devait aussi etre repris graphiquement. Ellis a refusé.

En 2002, Marvel a voulu relancer la série sous le label Max… en editant les 2 numeros faits et en demandant à Ostrander et Manco de prendre la suite … un numéro a été faits (sans lettrage ni couleur) mais le projet a de nouveau été abandonné.
On a donc dans cet omnibus les 3 1ers numeros en pleine page en noir et blanc dont le 1er avec lettrage puis en plusieurs planches par page, les 2 1ers en guide couleurs.

A savoir que le courrier des lecteurs dont s occupait Ellis sur Hellstorm et Druid est aussi présent.

ooohhhh ca me donne envie ça.

Le Druid d’Ellis est dispo en TPB ?

non c est la 1ere reedition d hellstorm et de druid

Ah ok.
Donc je résume pour voir si j’ai bien compris : on a un Ellis lettré, un Ellis pas lettré et un Ostrander pas lettré.
J’ai bon ?
Purée, ça me tente de plus en plus, ton affaire.
Tout ça, plus Satana. Bon 75 boules, c’est pas mal, mais le sommaire est à la fois copieux et savoureux, visiblement.

Jim

c est ca
puis on a les ellis en guide couleurs

Miam.
Merci pour les infos.

Jim

J’ai récemment déniché le Fantastic Four Visionaries : John Byrne tome 0, qui reprend les différentes expériences de l’auteur sur le quatuor, avant sa fameuse reprise du titre (elle-même compilée dans les tomes 1 à 8 de ladite collection).

D’une certaine manière, j’ai été un peu déçu. Non que le matériel soit mauvais, bien au contraire, mais je m’attendais à un sommaire plus cohérent. Par exemple, je m’attendais à avoir les épisodes 209 à 214 de la série, qui marquent la conclusion de la grande saga du Sphinx, le combat contre Galactus, et le retour des héros (frappés d’un vieillissement accéléré). Épisodes proprement sensationnels, qui permettent à Marv Wolfman d’aligner une seconde épopée étourdissante après celle du Doctor Doom. Mais en fait, il n’y sont pas.
En échange, on a droit au dernier diptyque de Wolfman, une sympathique histoire avec Blastaar et un “humain du futur” ressemblant à un fantasme de Teilhard de Chardin (le scénariste quitte la série sur un récit moins ambitieux), deux épisodes écrits par Mantlo, et un autre diptyque (#220-221) dans lequel Byrne livre son premier scénario sur la série. Bref, un moment un peu mou pour le “plus grand comic du monde”.

Bon, le sommaire s’ouvre tout de même sur deux épisodes de Marvel Team-Up où Spidey croise la Torche Humaine (dans une magnifique saga écrite par Claremont où le Tisseur rencontre aussi Miss Marvel, le Super Skrull et même Tigra par flash-back interposé : j’adore ces épisodes), et surtout, surtout, l’épatant Marvel Two-in-One #50, dans lequel Byrne s’essaie à écrire là aussi, et livre une magnifique histoire où Ben Grimm s’allie à… Ben Grimm. Un épisode qui, je crois, reste encore inédit en France, malgré son évidente qualité.

Bref, un petit peu mitigé sur ce tome, qui a cependant le mérite de mettre en valeur des prestations qu’on oublie parfois dans la carrière de Byrne.

Jim

Catologue Hachette pour mai et Juin 2019

Je sais plis si j avais mis janvier à avril

J’ai opéré une petite rafle chez Pulps, cette semaine. Et j’ai trouvé le TPB compilant les quinze épisodes de la série Marvel Knights écrite par Chuck Dixon, dont je garde un excellent souvenir : dessin classique, action solide, même si l’ensemble est peut-être trop “normal” pour la ligne Marvel Knight de l’époque. Mais j’ai regretté l’arrêt (en VF), j’en aurais bien repris une louche. Dixon sur du Marvel, j’aurais aimé en voir plus.

Et c’est très sympa.

MarvelKnights2-cover

J’ai reparcouru la série en diagonale, mais j’y trouve beaucoup de qualités. Dixon a l’intelligence de mêler des tas de personnages qui ont du mal à cohabiter (symboliquement, il conclut la série sur la séparation de Matt et Natacha, le noyau dur du groupe, et un peu les seuls qui, historiquement, ont des raisons de grenouiller au même endroit), de varier le casting (le Punisher, Doc Strange ou Moon Knight font des apparitions en tant qu’invités, grosso modo) et d’introduire des menaces variées (Ulik le Troll, Nightmare, des LMD hors de contrôle).

Bien entendu, cette approche a son propre revers de la médaille : le groupe n’est pas unifié (il y a des blagues sur la difficulté à trouver un nom d’équipe) ce qui peut contribuer à diluer son intérêt et son identité, les menaces sont parfois disproportionnées, et si cela contribue aux surprises, c’est un contraste évident avec la dimension “street” des protagonistes. De plus, la série est une sorte de “vitrine” de l’ensemble du label, assemblant les personnages animés par Quesada et sa bande, ce qui permet de renforcer le petit bac à sable qu’il avait ménagé dans l’univers Marvel, mais le procédé se voit un peu trop. Cependant, le scénariste parvient à bien tenir ses personnages, à créer des tandems sympas (Black Widow et Dagger composent un tandem surprenant) et à construire un chouette suspense.

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Graphiquement, Barreto assure l’ensemble des épisodes, avec le talent qu’on lui connaît. En revanche, Marvel fait des choix bizarres en termes d’encrage : les premiers épisodes sont embellis par Klaus Janson, et l’association des deux styles, pas naturelle du tout, crée pourtant quelque chose de très vivant, dynamique, nerveux. C’est contre-intuitif, mais très chouette. A contrario, les suivants, retravaillés par Nelson, sont peut-être plus fidèles au trait de Barreto, mais perdent complètement son dynamisme, l’encreur ayant tendance à redessiner et à noyer le trait sous des textures trop envahissantes. C’est le point faible de la série, qui aurait gagné à avoir une identité visuelle plus affirmée (et moi qui viens d’acheter de nombreux épisodes de The Shadow Strikes, je regrette que Barreto n’ait pas encré la série tout seul).

Mais bref, c’est très agréable, une chouette série d’aventure comme Dixon sait en faire, musclée sans outrance, avec des personnages qu’on prend plaisir à suivre.

Jim

Ouais, c’était vraiment une très bonne anthologie.