RÉÉDITIONS MARVEL : TPBs, omnibus, masterworks, Epic…

A noter que l episode où la cape et l epee apparaisse pour le premiere fois et la mini en 4 a été traduite recemment en vF dans la collection rouge de chez Hachette!

Complètement zappé ce récit.
Faut que je le relise.

Mais ouais, la “seconde” période Conway, je l’aime aussi beaucoup : Glory Grant prend de l’importance, Robbie cache des secrets, et le rythme feuilletonnesque tient super bien la route.
J’ai plein d’agréables souvenirs (mais j’ai aussi des trous de mémoire, visiblement, merci pour ce rappel).

Jim

Et je ne fus pas déçu du voyage ! (Merci aussi à Photonik pour le complément. :slight_smile: )

Mes possessions cape-et-épesques se limitant pour l’heure à un volume “Top BD” de Semic, comprenant un graphic novel de Mantlo et Stroman (qui doit se trouver dans le TPB suivant)

et les épisodes des New Mutants récemment sortis dans le volume Icons de Panini, le plantureux menu proposé par cette collection en V.O. me fait sacrément de l’œil… surtout présenté avec autant de maestria. :wink:

Des épisodes qui doivent être au sommaire de ce volume (dont la suite se fait toujours attendre, avec Robbie en zonzon), déjà évoqué par Lord dans ce même thread (le 572ème message et la déviation qui suit sur la carrière de Sal Buscema).

clean

Hop, merci pour l’info, je suis allé relire tout cela…

Et tous ces commentaires du Seigneur de Babylone me donne envie de me replonger en VO dans cette série. J’aimais beaucoup le style de Sal Buscema de l’époque, qui semblait ne pas se remettre de son passage sur Thor, écrit par Simonson, et tant mieux : l’usage d’un encrage très anguleux me semblait du meilleur effet.

Jim

J’ai justement relu les deux numéros rattachés à Mutant Massacre il n’y a pas longtemps. Si certains des premiers épisodes sont parfois lourds à force de marteler le message de l’escalade anti-mutants (même en plein shopping, Rogue n’y échappe pas), les épisodes du duo Simonson/Buscema (qui arrive à ménager ses propres intrigues) constituent en revanche une véritable bouffée d’air frais, riche en chaleur humaine (Sigurd et la fratrie accueillante) jusqu’à l’arrivée de Thor dans les égouts (une partie forcément plus conforme à l’atmosphère du crossover).

Allez, faisons une petite pause dans la carrière de la Cape et de l’Épée, et retrouvons notre ami le Vengeur Cosmique, Quasar, égérie de Mark Gruenwald, que nous avions déjà évoqué ici :

https://www.comics-sanctuary.com/news/24643/viens-dans-mon-comic-strip-quasar.html

Et ici :

Constatant que je n’avais pas fait de chronique concernant la sortie du TPB Cosmos in Collision, je me suis dit que j’allais faire un petit détour. Et puis, pourquoi ne pas évoquer le tome précédent, intitulé Classic, portant un numéro 1 mais jamais suivi d’un second.

1051081

Donc voilà, vous êtes partis pour un diptyque que je posterai entre ce soir et demain. Na !

620355

Quasar Classic (tome 1, donc) reprend les neuf premiers numéros de la série régulière, ainsi que l’apparition du héros dans Avengers Annual #18, connecté à la saga « Atlantis Attacks » (à l’occasion d’un petit récit illustré par un Mark Bagley encore débutant et dans lequel Quasar est officiellement recruté par Cap America), et dans Marvel Comics Presents, où l’équipe régulière livre un court chapitre (permettant d’introduire Quagmire dans l’univers 616, ce qui aura son importance par la suite).

La couverture du recueil est retravaillée selon la mode récente, à savoir qu’on applique des couleurs informatiques sur un dessin conçu plusieurs décennies plus tôt et prévu pour des aplats. Le résultat est loin d’être hideux, mais il affiche un travers assez fréquent dans ce genre d’entreprises : la surenchère des effets pyrotechniques.

Je ne reviendrai pas sur les origines du personnages, évoquées dans la chronique dont le lien se trouve plus haut. Il suffit de dire que le personnage se greffe sur le Marvel Boy des années 1950, auquel Roy Thomas a fait un sort dans Fantastic Four puis dans Captain America. Les bracelets de ce héros sont récupérés par le SHIELD et confié à un agent qui apprend à se servir de ces capacités. Cet agent, c’est Wendell Vaughn, qui n’est visiblement pas taillé pour le métier et qui, pendant un temps, fera office de chef de la sécurité du Projet Pegasus. C’est dans les pages de Marvel Two-in-One que Gruenwald croise le personnage, duquel il s’éprend et qu’il développe dès qu’il en a l’occasion.

Le premier épisode récapitule l’état des lieux à l’aide de flash-backs qui permettent de développer la personnalité de Wendell, sorte de héros réticent toujours en décalage par rapport à sa mission. Les auteurs, Mark Gruenwald au scénario, Paul Ryan au dessin et Danny Bulanadi à l’encrage, font un bon boulot mais qui semble plus versé dans l’encyclopédie que dans la grande épopée. La rencontre entre Ryan et Bulanadi est très fructueuse : l’encreur, qui jusque-là avait déployé un style très chargé, s’épure avec les crayonnés de Ryan, sans perdre en précision. Le résultat est plutôt chouette à regarder et leur vaudra d’illustrer la période De Falco sur Fantastic Four qui, si elle est controversée, est l’occasion de grands morceaux et d’une régularité exemplaire.

Les choses sérieuses commencent dans le deuxième épisode qui, pourtant, est encore l’occasion de reporter à plus tard le coup d’envoi. En effet, l’action se déroule dans l’espace, et la première page montre Quasar avec une longue barbe, parti en vadrouille dans le vide infini. En fait, sa mission, consistant à retrouver la mission uranienne d’où provenait Marvel Boy, permet au scénariste, et donc à ses lecteurs, de faire le lien en matière de continuité. Qui plus est, c’est aussi l’occasion pour le héros de rencontrer Deathurge, un super-vilain croisé précédemment dans des Marvel Two-in-One sans qu’il ait eu l’occasion d’être développé.

Revenant sur Terre au troisième épisode, le héros peut enfin débuter ses vraies aventures. Continuant à installer son personnage dans l’univers Marvel, Gruenwald fait de Wendell Vaughn un spécialiste de la sécurité dont les locaux sont installés au Four Freedom Plaza, le quartier général des Fantastic Four. Le quatuor est l’une des références régulières de la série, l’autre étant Captain America, que Quasar prend comme modèle. D’une certaine manière, le Vengeurs Cosmique est le nouveau Hawkeye, à la différence qu’il remplace le trop-plein de confiance de l’archer par une estime de soi souvent défaillante.

Ce manque de confiance est peut-être aussi celui de Gruenwald, et de Howard Mackie son editor. En effet, leur apprenti héros s’associe à d’autres héros (Johnny Storm dans le #3, Aquarian dans le #4, Spider-Man dans le #7), et affronte des vilains bien connu comme l’Absorbing Man dans le #5, ou Venom et le Living Laser dans le #6. La série fournit son lot d’aventures, avec une caractérisation intéressante et une construction efficace de la galerie de personnages secondaires (pour la plupart les employés de l’agence de Wendell), mais elle ne connaît pas encore d’envolée. Cependant, l’épisode #6 marque la rencontre avec le Watcher, et peut-être le premier pas du héros vers sa mission cosmique.

Pour la petite histoire, la couverture de l’épisode #6 montre, en médaillon, le visage avenant et goguenard de Venom. En réalité, ce dessin a été réalisé pour la couverture du numéro précédent. Mais souvent, déjà à l’époque, les couvertures étaient réalisées en amont, alors que le script n’était pas fini. Et l’apparition de Venom a été décalée au chapitre suivant par rapport aux prévisions, son médaillon passant d’une couverture à l’autre. Mais je laisse Mark Gruenwald expliquer l’affaire :

I really liked the series Quasar. It had a very cool Marvel cosmic setting and I always thought Wendell Vaughn’s Quasar was a great character and a lot of fun to read. I especially liked the early Paul Ryan issues. This particular comic was an Acts of Vengeance tie-in plus it had one of my very favorite villains Absorbing Man - here on the cover absorbing the Quantum Bands! What is a huge coincidence is that this story takes place chronologically after the events of Hulk #348 where Hulk fights Absorbing Man. This is his very next appearance after that fight and I have that cover. How the heck did I manage that?

What makes this cover extra special is that there is a wonderfully drawn - HISTORIC - Venom inset as Venom was supposed to appear in this issue but he doesn’t really appear until issue #6 in a brief cameo. I asked Tom DeFalco why this was and he could not remember. Nobody seems to know and I can only imagine the original story or script had Venom in #5 but after Paul Ryan drew the cover plans were changed and he was bumped to just that first 1-2 pages in issue #6. Why this is special is that this drawn image of Venom - which would be used exactly on the cover of 6 - represents just the 3rd cover appearance of Venom ever. It is only about a year after Venom first appeared and he would grace the cover of Amazing Spider-Man #315, #316 and next show up on the cover of Quasar #6 with this image! Not only would it be just the 3rd time we see Venom on a cover but it is the VERY FIRST time Venom appeared outside of Amazing Spider-Man. It is Venom’s first guest appearance anywhere else!

So whatever the mystery about why Venom showed up here (and in such an awesomely drawn image) only adds to this fanastic Paul Ryan Marvel battle cover that crossed over into one of my favorite Marvel events, Acts Of Vengeance!

Quasar #5
December, 1989

"The Absorption Principle!
Writer: Mark Gruenwald

L’épisode 6 marque le départ de Paul Ryan. Il est remplacé par Mike Manley, un excellent dessinateur assez mésestimé, qui livre une prestation très vivante, toujours soutenu par l’encrage précis de Bulanadi.

Quasar, de son côté, continue à assurer la protection de la Terre face à Terminus (#7), un monstre hantant les couloirs abandonnés du Projet Pegasus (ce qui permet de faire le lien avec ses précédentes fonctions, #8) ou Modam (#9). La série n’a pas encore connu la grande envolée qui la fera connaître et reconnaître, se contentant de positionner le personnage dans l’univers Marvel.

Quasar est cependant devenant le nouveau protecteur de l’univers, disposant de la Conscience Cosmique, comme son prédécesseur le Capitaine Mar-Vell. Il a fait la rencontre d’Eon, dont il cache une manifestation dans un placard (en réalité une sorte de portail dimensionnel ouvrant sur le cosmos). Gruenwald donne d’ailleurs une dimension amusante à ce jeu de cache-cache, dans une sorte de variation vaudevillesque de la protection de l’identité secrète : Wendell cherche à éviter que les autres ouvrent la porte et tombent sur le ciel étoilé où se trouve Eon suspendu, dans une évocation des portes qui claquent propres au théâtre de boulevard. C’est d’autant plus amusant que cette fatidique ouverture de porte, qui surviendra plus tard, sera le moteur de nombreuses intrigues.

Mais ces intrigues, et la fameuse envolée, sont encore à venir. Elles occuperont le sommaire du TPB suivant, Cosmos in Collision, qui n’est pas le tome 2 tant attendu, mais qui reprend là où ce volume s’est arrêté. Rendez-vous est donc donné pour la suite de cette chronique.

JIm

D’ailleurs elle est devenue quoi la new Quasar de Spencer ?

Je suis un vrai grand fan de Paul Ryan.

elle etait dans secret empire…

Pour Quasar, j ai lu que jusqu au 15 (le reste est dans ma pile de lecture)…
Il y a quand même des petites baisses de régimes…
Ca part assez fort tant qu on a Ryan… les Acts of vengeace sont sympathiques… J aime assez l autre venom Iron Manesque du tie in secret wars… apres il ya le truc avec Minerva, Modam… qui est assez faible je trouve…

Là je dois confesser un biais qui doit beaucoup tenir à une question de génération : pour moi, Quasar, c’est “d’abord” Phyla-Vell — je sais bien qu’elle a hérité des bandes de Wendell Vaughn, mais malgré tous les efforts de Jim, je ne me suis jamais senti un intérêt supérieur à aller lire la série de Gruenwald…

Ouioui mais je parle dans l’après Spencer !

Attends donc ma chronique du tome suivant (hopefully, demain…).

Jim

Dommage qu’elle ait disparu, elle était intéressante et avait du sens dans la chronologie et l’héritage Marvel.
J’avais lâché avant les GotG de Donny Cates, je crois que celle qu’on y voit vient d’une autre Terre, mmh ?

Il n’y a pas d’après-Spencer. Avril Kincaid est morte dans Mighty Captain Marvel #8, épisode lié à Secret Empire.

À qui le dis-tu… :sob:

Oui, apparue dans les Infinity Wars de Duggan — argument qui à lui seul m’avait poussé à entreprendre la lecture du truc, ce que j’ai bien regretté ensuite. Et en plus je cherche encore le moindre rapport entre cette Phyla-Vell “parallèle” et l’originale.

Et elle est bleue, ça surprend.
Merci !

Ça a pris un peu de temps, mais voici donc la chronique du second (pour l’instant) TPB consacré aux aventures en solo de Quasar, le Vengeur Cosmique.

4778187

Cosmos in Collision, reprenant le titre d’une grosse saga dans laquelle le héros assume son nouveau statut (et fête son vingt-cinquième épisode), reprend là où Quasar Classic nous avait laissés.

4778188

Le sommaire s’ouvre donc sur l’épisode 10, dessiné par Mike Manley, un récit qui marque la rencontre avec le Docteur Minerva, scientifique Kree que les lecteurs ont déjà croisé à l’occasion d’un (ou plusieurs, à vérifier) épisode(s) de Captain Marvel par Scott Edelman et Al Milgrom. L’ombre du Capitaine Mar-Vell plane depuis quelque temps sur la série, du fait du rôle de Wendell Vaughn, devenu le nouveau protecteur de l’univers, le nouveau détenteur de la Conscience Cosmique et le nouveau meilleur pote d’Eon, cette étrange entité qui lui sert en quelque sorte de mentor, de juge et, bientôt, de substitut paternel. L’aventure est clairement rédigée dans le but de situer le héros dans la continuité, et de renforcer son rôle.

Les deux chapitres suivants, qui voient l’alliance avec eXcalibur contre Modred the Mystic (#11) et la rencontre avec l’Éternel Makkari (#12), qui aura son importance dans la suite de la série, continuent de cimenter la place du héros dans l’univers Marvel, mais il est vrai qu’au bout d’un an de publication, il serait temps que les choses passent à la vitesse supérieure.

C’est le cas avec le lancement de la saga « Journey into Mystery », qui reprend le titre de l’anthologie qui a vu Thor apparaître, et qui propulse le héros dans une épopée cosmique de plus grande ampleur. La promotion autour de l’événement est assez astucieuse, et je me souviens encore du vif intérêt que j’avais ressenti à l’époque en voyant les couvertures reproduites dans le catalogue de VPC de la boutique Dangereuses Visions, dont j’étais un client assidu, quoique complètement fauché.

En effet, afin de marquer le coup, l’équipe éditoriale ne se contente pas d’écrire en grosses lettres « Journey into Mystery part one » sur la couverture. Ils vont jusqu’à en confier la réalisation à quatre dessinateurs alors en vogue à l’époque : Jim Lee assure celle du #13, avant d’être suivi par Todd McFarlane, Mike Mignola et Steve Lightle, et tous quatre interprètent le personnage avec leur style distinctif. Et dans l’ensemble, c’est même plutôt chouette.

Pour ma part, je suis assez client du style de Jim Lee de l’époque (disons que c’est la période Punisher War Journal, quand il commençait à signer quelques fill-ins sur X-Men), encore parfois maladroit, mais offrant une allure franchement hiératique à ses héros, qui semblaient tous plus grands que nature. L’illustrateur s’applique à coller à l’intrigue, qui ouvre sur une scène poignante où Wendell vient rendre une visite à la tombe de son prédécesseur, Mar-Vell. Son illustration est très belle.

Le récit débute alors que Quasar voit atterrir un vaisseau spatial contenant différents réfugiés que le héros ne connaît pas, mais que le lecteur identifie bien vite comme étant les membres du Squadron Supreme. C’est l’occasion pour Gruenwald de donner une suite à sa fameuse mini-série et au graphic novel qui l’a suivie. L’arrivée de ces personnages venus d’un autre univers le lance dans une enquête qui le conduit bientôt sur la planète du Stranger, où il découvre de nombreuses créatures enfermées et étudiées par cet extraterrestre à la légendaire curiosité. L’astuce permet au scénariste de faire revenir des protagonistes qui, parfois, n’avait fait qu’un seul tour de piste au détour d’un épisode obscur. Continuité quand tu nous tiens.

Son enquête auprès du Stranger l’amène à se pencher sur l’autre intrigue que Gruenwald déroule en filigrane, à savoir la mort suspecte de plusieurs Watcher. Et c’est là que son histoire prend des proportions épatantes, car il développe une idée qui préfigure celle de la mémétique, à savoir que ce n’est pas un assassin qui tue les congénères d’Uatu, mais un concept. L’idée est brillante et oblige le héros à trouver une méthode nouvelle pour vaincre, car les coups de poing et les rayons d’énergie ne suffisent plus.
L’histoire est d’une telle ampleur que l’épisode 16 est double, offrant un déluge d’action et d’idées.

Après ce coup d’éclat, qui démontre qu’on peut avoir une chouette histoire même sous des couvertures réalisées dans le but unique d’attirer le chaland, Gruenwald ralentit un peu. L’épisode 17 raconte une course de bolide à travers l’univers Marvel, à l’occasion de laquelle les personnages font la rencontre d’un individu apparemment capable de courir plus vite qu’eux tous, mais visiblement amnésique. Les héros pensent qu’il est issu d’un autre univers, et le Runner s’engage à le ramener chez lui. Tout ce dont ce bolide blond se souvient, c’est qu’il s’appelle peut-être… Buried Alien !
L’allusion est amusante, et l’épisode fort distrayant. C’est sur ce chapitre en clin d’œil que Mike Manley, désormais encré par Dan Panosian, quitte la série. Il cède la place à un nouveau venu qui saura se faire remarquer.

quasar5

Quasar #18 est un tournant à plus d’un titre. D’une part, c’est le premier chapitre que dessine Greg Capullo, et l’illustrateur, encore débutant, fait déjà des merveilles, épatant les lecteurs par la souplesse de son trait et le naturel qu’il confère aux attitudes de ses personnages. Ensuite, si Gruenwald rédige à nouveau un épisode d’un seul tenant, celui-ci sert de tremplin à la saga à venir et introduit deux nouveaux personnages-concepts dans la cosmogonie Marvel, Origin et Unbeing. De même, le héros est confronté à une épreuve et l’expérience acquise, malgré son manque de confiance, lui fait effectuer le bon choix : le héros se construit. Pour preuve : il gagne un nouveau costume (assez sympa d’ailleurs).
Enfin, note personnelle, il s’agit du premier épisode que j’ai acheté et lu dans la série, et ça a été un plaisir sans mélange : l’élégance du trait de Capullo, additionnée à sa capacité à dessiner les entités cosmiques (talent qu’il va très rapidement déployer) faisaient de Quasar l’une des séries les plus divertissantes du moment.

Maintenant que le personnage est lancé, il doit faire face à son plus grand défi. La saga « Cosmos in Collision » s’étale des numéros 19 à 25, constituée de six « prologues » et d’un épisode double, qui conclut l’intrigue et fête les deux ans de la série.

Tout commence par une suite de conflits provoqués par la présence d’Eon dans le placard de Wendell, donc sur Terre. Quasar est rapidement confronté à cet étrange héros-vilain russe, Presence, qui porte l’assaut au Four Freedom Plaza. Mais derrière cette bagarre qui relève des codes classiques du genre, il y a une éminence grise qui tire les ficelles, fragilisant lentement le héros cosmique.

863457

Bientôt, toute l’équipe de la société de Wendell est invitée à une réception donnée par un client. Mais rapidement, ils vont découvrir que l’invité cache sa véritable identité. Ce jeu de dissimulation, les collègues de Wendell y sont habitués, puisque leur patron leur a dévoilé son statut de héros cosmique. Cependant, la saga est l’occasion d’une suite de surprises, pour eux comme pour nous lecteurs.

794297

Tout d’abord, le méchant de l’histoire est dévoilé, il s’agit de Maelstrom, un vilain déjà apparu dans Marvel Two-in-One, et qui trouve ici une dimension plus considérable. La révélation de son identité permet aussi au scénariste de démontrer que de nombreux éléments placés dans les numéros précédents constituent un vaste puzzle. Les liens entre Maelstrom et Deathurge (son subordonné) ou Oblivion (l’entité devant laquelle il répond) sont creusés. Et enfin, le but de l’ennemi devient clair : s’emparer des bracelets quantiques de Quasar.

794311

Sans rentrer dans les détails, le héros entame alors un véritable calvaire : torturé, mutilé et finalement tué, il est porté disparu, laissant ses amis prisonniers de son adversaire. C’est à ce moment-là que la dernière recrue de son entreprise, une femme mystérieuse capable de convaincre les clients les plus réticents, dévoile sa véritable identité : il s’agit de Moondragon, qui elle aussi a des vues sur Wendell. Mais pour l’heure, elle rallie la cause du héros.

Couv_350990

Ce dernier, mort et désincarné, accède à un autre niveau d’existence, ce qui lui permet de porter le combat dans la sphère des concepts. On est bien loin des intrigues strictement terrestre que Gruenwald avait explorées durant la première année du titre. Cette fois-ci, on est dans le cosmique, le métaphysique, l’ensemble porté par un Capullo qui montre un appétit féroce. Emballant.

On s’en doute, et je ne gâcherai sans doute la lecture de personne si je le précise, mais le héros s’en sort à la fin. Mais bien sûr, la mort qu’il vient de vivre (si je peux dire) fait son office initiatique. Ce n’est pas une mort symbolique, mais elle a la même force. Devenu le héros cosmique qu’il était censé être, ayant préservé l’équilibre du cosmos, il est prêt à vivre de nouvelles aventures. La série est définitivement lancée. Et le dessinateur, s’il reste encore le temps de quelques courts épisodes (jusqu’au cross-over « Galactic Storm »), il vient d’entrer dans la cour des grands.

Jim

Wahou, merci de ce retour. Je connais très peu Quasar, mais tu vends bien la série !