RÉÉDITIONS MARVEL : TPBs, omnibus, masterworks, Epic…

Voilà. Tu déduis bien. Il te faudra simplement un peu de patience.

Jim

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Une saga d’anthologie (conformément à mes souvenirs), en particulier la deuxième partie post-Xandar (après l’intermède sur Terre du #207) avec l’arrivée de Byrne, correspondant à une des périodes les plus productives de sa carrière.

Cet agenda alors très chargé est même le sujet d’une illustration méta du Byrne de l’époque :

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Au tour des 4 mois suivants :

  • Complete Collection : What If ? vol.4, Spider-Man - The Gauntlet vol.2 (suite et fin), Avengers d’Hickman vol.1 & 2, Oz, Winter Soldier de Brubaker, Peter Porker Spider-Ham vol.2, Eternals de Kirby, Old Man Hawkeye, Ghost Rider Robbie Reyes, Avengers Academy vol.3, Incredible Hercules vol.2, Spider-Girl vol.3
  • Epic Collection : FF book 5 (Lee/Kirby), Silver Surfer book 9 (Marz/Starlin), DD book 15 (Nocenti/Chichester), Conan Chronicles book 5 (Thomas/Wood), Avengers book 5 (Thomas/Buscema), Black Widow book 2 (divers), New Mutants book 7 (Liefeld), X-Men book 6 (Claremont/Byrne), Iron Man book 4 (divers), Avengers West Coast book 3 (Englehart), Star Comics Top Dog
  • Omnibus : Amazing Fantasy, Silver Surfer (Lee/Buscema), Cloak & Dagger, Morbius, Savage Sword of Conan, Uncanny X-Men, Miles Morales, Adventure Into Fear, Solomon Kane, Heroes Reborn The Return, Spidey Ben Reilly, X-Men Grand Design, She-Hulk de Slott, Absolute Carnage, Marvel Classics Comics
  • Divers : Heroes Reborn - Avengers, Heroes Reborn - Captain America, Heroes Reborn - Iron Man, Fury de Steranko et Dr Strange de Ditko (king-size), Astonishing X-Men Companion, Avengers: Live Kree or die, Acts of Vengeance: Marvel Universe, X-Men Reload d’Austen, Hellstrom Evil Origins, Hellstrom Prince of Lies (pré-Ellis), Eternals (Gaiman & Knauf), Eternals Sersi & Avengers, Thor Deviants saga, Conan the barbarian Marvel Years, Many Lives of Carol Danvers (divers), X-Men/Avengers Onslaught vol.2, Silver Surfer Parable, Shang Chi (post-Moench), The World Outside your window (relevant comics)
  • Marvel Select : Guardians of the Galaxy (DnA), Venom (Cates), DD Man Without Fear (Miller/JRjr), Infinity Gauntlet (Starlin)
  • Milestones (X-Men) : Necrosha, Second Coming, Age of X

(Oups, j’avais un brouillon qui traînait ici, je pensais avoir posté.)

Comme je le mentionnais à la fin d’un (plus ou moins) récent post sur la série Excalibur version Tini Howard et Marcus To, la réapparition du personnage de Pete Wisdom m’a donné envie de me replonger dans la série Captain Britain and MI:13, écrite par Paul Cornell et (majoritairement) dessinée par Leonard Kirk pendant un peu plus d’un an en 2008-2009.

La série a été collectée dans la foulée en trois TPB (des plus fins, une réédition en un seul volume ne ferait pas de mal) : le premier estampillé Secret Invasion, tie-in de l’event du même nom, reprend les quatre premiers numéros, soit l’arc « The Guns of Avalon », puis Hell Comes to Birmingham (#5-9) et Vampire State (#10-15 + un annual). Seuls les cinq premiers numéros ont été traduits en VF par Panini (en kiosque), dans Secret Invasion (Marvel Monsters) n°2… et oui, si vous avez bien suivi, cela veut dire le premier arc et le premier numéro seulement de l’arc suivant.

Si le MI:5 est la section des services secrets britanniques chargée de la sécurité intérieure du Royaume-Uni et le MI:6 sa branche tournée vers l’extérieur, le MI:13, imaginé en 1999 par Warren Ellis dans le cadre de son run sur Excalibur, est l’unité chargée des affaires surnaturelles. La section est dirigée par Peter Wisdom, un mutant également créé par Ellis quelques années plus tôt dans la même série.

Scénariste briton jusqu’au bout des ongles, ayant surtout officié sur différentes déclinaisons de Doctor Who (romans et nouvelles, comics, et quelques épisodes télé proprement dit, dont l’excellent diptyque Human Nature/The Family of Blood, nominé pour un prix Hugo et qui me met les yeux humides à chaque fois que je le revois), Paul Cornell avait déjà eu la charge, en 2007, d’animer le personnage et son équipe dans le cadre d’une mini-série de six numéros simplement titrée Wisdom, sortie sous le label MAX. Comme il se doit sous ce label, le titre série fleurait alors le mauvais esprit et la testostérone.

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L’année suivante Captain Britain and MI:13, titre « mainstream » et donc un peu plus « sage », s’ouvre avec une équipe presque entièrement renouvelée par rapport à l’incarnation précédente. Les Skrulls attaquent la Terre en force (l’Invasion Secrète n’ayant plus grand chose de secrète à ce stade), et ils concentrent (étonnamment) une partie de leurs attaques sur la Grande-Bretagne. Pourquoi un tel « régime de faveur » ? À cause de la magie, bien sûr — et du lien privilégié de la perfide Albion avec Avalon / Hors-le-Monde, qui fonctionne comme un « inconscient national » pour les Britanniques (un inconscient sacrément médiéval, comme pestait Pete Wisdom en 2007).

Le MI:13 mène donc la résistance sur deux fronts, occasion de présenter la nouvelle mouture de l’équipe : tandis que Wisdom mène à Hors-le-Monde un commando composé notamment de Captain Britain et Spitfire, Dane Whitman, le Chevalier noir, mouline de son épée d’ébène dans les rues de Londres aux côtés de l’armée — et d’une femme-médecin, le Dr. Faiza Hussain, qui va se retrouver dotée de pouvoirs (dans des circonstances qu’on qualifiera pudiquement de peu claires).

En dehors de cet aspect de présentations, ces quatre premiers numéros ne sont pas d’un intérêt majeur : la série souffre alors de son caractère de tie-in, et il est difficile de ne se défaire d’une impression de bourrinage et de brouillon, dans un récit contenu dans un nombre de numéros trop court pour ses ambitions. Heureusement, les choses ne s’arrêtent pas là.

Le deuxième arc, « Hell Comes to Birmingham », monte le niveau alors que le MI:13 doit commencer à gérer les retombées de l’action qu’a dû entreprendre Wisdom afin de se trouver des alliés suffisamment puissants pour affronter les Skrulls : un Duc de l’Enfer a ainsi établi sa résidence à Londres, faisant tomber sous sa coupe tous les habitants d’un immeuble auxquels il promet en échange la réalisation de leur plus cher désir. L’équipe s’enrichit par ailleurs de l’arrivée de Blade, de retour au pays natal. Ses relations avec Spitfire — alias lady Jacqueline Falsworth, ex-membre des Invaders et bolide vampire (suite à d’obscures histoires de transfusions de sang nées de la plume de Roy Thomas dans les années 70) — s’avèrent vite… compliquées — selon la formule classique et éprouvée « on essaye de se tuer jusqu’au moment où on se roule des pelles ».

Mais c’est surtout sur « Vampire State », son dernier arc mais aussi le plus étendu, que Captain Britain and MI:13 donne son meilleur. L’arc vaudra d’ailleurs à son scénariste une autre nomination pour le Prix Hugo. Même si les intrigues ne sont pas exactement comparables, à le relire en 2019, il est difficile de ne pas penser au récent arc des Avengers « War of the Vampires » et c’est peu dire que la comparaison ne se fait pas à l’avantage de Jason Aaron.

Ici Dracula se lance à la conquête de l’Angleterre pour en faire une « nation pour les vampires », avec quelques plans de nettoyage ethnique au passage (Cornell réutilise le background anti-islamique du Dracula « historique » dans une série où il fait d’une femme musulmane voilée la dernière porteuse en date d’Excalibur, le message d’ouverture est clair sans avoir besoin d’être asséné par des grands discours). Les attaques pleuvent (quasi littéralement) sur les membres de l’équipe, tandis que Jac reçoit la visite de son fils, vampire inféodé au « Maître ». S’engage alors entre le MI:13 et les suceurs de sang un affrontement où chacun rivalise de coups d’avances par rapport à l’autre.

Le plus étonnant peut-être est que l’on sent bien que la série a été écourtée, vraisemblablement par décision éditoriale, pour en arriver là : comme l’un des personnages le fait remarquer, le choix de Wisdom à la fin de « Guns of Avalon » aurait dû avoir de plus nombreuses conséquences (et aurait pu alimenter une série régulière) ; néanmoins, malgré ce changement de braquet un peu brutal, Cornell a planté suffisamment de graines dans les neuf numéros précédents pour pour leur faire porter du fruit avec succès dans cette dernière ligne droite avec une impression de forte cohérence.

« Vampire State » concentre le meilleur de Cpt. Britain and MI:13 : une capacité à jongler entre fantasy délirante (et over the top) et intrigue d’espionnage évoquant presque par moment le « réalisme » d’un Greg Rucka, des personnages attachants aux interactions travaillées et prenantes, un scénario roublard où l’affrontement se joue à qui dévoilera avoir le plus de coups d’avance sur l’autre, et une certaine conception de la culture anglaise, « un mélange de sitcom et de tragédie que les autres ne peuvent pas vraiment comprendre ».

Très bon résumé. J’aime beaucoup la série.

J’ai récemment déniché le septième tome de la première réédition intégrale de la série What if? d’origine (une nouvelle intégrale de quatre gros tomes est en cours de réédition).

Hé bien c’est super.

J’avais deux épisodes de ce tome, en fascicules : le #40, avec Doctor Strange, dessiné par Butch Guice un peu débutant mais déjà prometteur, et le #41, avec Sub-Mariner, illustré par un Marc Silvestri non moins débutant, affichant un certain goût pour John Buscema, mais animant un Namor quelque peu inexpressif.

Le What if? #42, écrit par Peter Gillis (sorte de pilier de la série à l’époque), est illustré par Ron Frenz, avec un encrage de Joe Sinnott. Quoi de plus normal puisque l’intrigue propose de découvrir ce qui se serait déroulé si Sue Storm était morte en couche (un récit que les lecteurs de Spidey connaissent, puisqu’il a été traduit chez Lug).

Gillis n’hésite pas à plonger Reed dans une profonde dépression et à aller très loin dans le processus de destruction psychologique, livrant l’un des épisodes les plus dramatiques de la série. Bon, celle-ci n’en manque pas, mais le récit parvient à associer une présence forte des personnages et une émotion palpable.

Frenz, en mode kirbyen, assure comme un beau diable, parvenu à imiter le maître sans le singer. Ses pleines pages, assez nombreuses dans l’épisode, en rajoutent une couche et Gillis a l’excellente idée de ne pas les noyer sous les bulles. Très bien joué.

À partir du #43, Bill Sienkiewicz devient le nouveau dessinateur de couverture (remplaçant Mike Golden, qui livre de belles illustrations), et assurera celles des derniers numéros (sauf une Ron Frenz, pour Spider-Man).

Le 43 est consacré à Conan (donc son aventure n’est pas rééditée dans cette édition, il serait intéressant de voir si les épisodes conaniens sont repris dans l’intégrale actuelle), avec une back-up dessinée par Mark Gruenwald et consacré au pan cosmique de l’univers Marvel (ce qui préfigure un peu son travail sur Quasar, dont j’ai déjà parlé dans cette colonne).

Le #44 est consacré à Captain America (l’image a récemment été postée dans la discussion consacrée à l’anniversaire du héros), pour un récit de Gillis, illustré par Sal Buscema, qui reprend le thème de l’imposteur. Le suivant est dédié à Hulk, et Ron Wilson, un dessinateur qui a connu de grandes heures sur Two-in-One dans les années 1970, y est encré par le tandem Akin & Garvey, et le résultat est plutôt agréable à l’œil, avec un Titan Vert à la fois surpuissant et sculptural.

Le gros morceau suivant arrive dans les pages de What If? #46, un épisode consacré à Spider-Man, et s’intéressant au devenir du héros si c’était la Tante May, et non l’Oncle Ben, qui avait succombé à l’assaut du funeste cambrioleur.

Gillis, démontrant une fois de plus une compréhension évidente du personnage et faisant preuve d’une sensibilité bienvenue, décide d’inverser la situation sur tous les points : Peter trouve une aide inattendue auprès de son oncle, et l’identité est dévoilée devant Jameson, qui voit bien l’intérêt de son journal à déclencher une croisade… mais d’un type différent cette fois.

La force de l’épisode est qu’il est dessiné par Ron Frenz. Ce dernier, qui vient de marcher dans les pas de Kirby quelques numéros plus tôt, suit cette fois-ci la trace de Ditko, reproduisant ses gaufriers, ses cases horizontales de combat, les mimiques maniérées de ses personnages. Là également, force est de constater que c’est virtuose, techniquement parlant. L’encrage de Sam De La Rosa, assez épais, évoque par endroits les graisses épaisses d’un Milgrom, et par d’autres les angles et les contours d’un Austin. Le mariage est assez étonnant, mais très agréable au final.

En parlant de final, la série se conclut sur une aventure parallèle de Thor, illustrée par un jeune Kelley Jones, qui cherche à imiter Kirby par endroits, et dans le travail de qui on peut sans doute voir des parallèles avec celui de Pat Broderick. Pas le meilleur épisode pour baisser le rideau, mais qui s’inscrit néanmoins assez bien dans cette compilation.

Jim

PS : la publicité du What If #40 est reproduite ici :

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D’après les sollicitations, il est bien au sommaire :

Collecting WHAT IF? (1977) #36-47.

Celui sur les FF avec Jane qui meure m’avait marqué. L’une des pages que tu as mise en ligne fait partie des pages que j’ai bien en mémoire.

Oui, sur ces épisodes, c’est le seul qui a été traduit dans Spidey…

Y a un paquet d’inédits, quand même.

M’en doutais.
Ça, c’est pour me faire racheter mes anciennes éditions.
Les saligauds.
C’est un complots !

Jim

Quatorze, si je compte bien.
Sans compter ceux dont une partie seulement a été traduite.

Jim

Merci Jim, je crois que je vais me procurer ça.

Fouine du côté de l’édition la plus récente, en quatre gros volumes. Apparemment, elle est intégralement intégrale.

Jim

Elle est tellement récente que le tome 3 sortira en février et le 4 en avril.

Voilà.
(Et moi qui suis tête en l’air, j’ai pas toute la première « intégrale » puisque j’en ai oublié en route, et du coup, je ne sais pas si je veux compléter celle-ci ou prendre la nouvelle histoire d’avoir les récits de Conan. Donc je crois que je vais procrastiner, na…)

Jim

Pas facile, ta vie, dis donc.

Ah là là, et ce n’est qu’un aperçu.

Jim

En plus, je note que tu as le pouvoir de changer tes fautes de frappe, même dans les citations. C’est une chance, ça !

J’ai découvert ça. Je me suis dit « quitte à corriger, autant partager ».

Jim