RENAISSANCE t.1-6 (Fred Duval, Fred Blanchard / Emem)

Passé à côté du premier.

J’ai plutôt beaucoup aimé, pour ma part (voir mes commentaires plus haut).

Jim

Oui, j ai vu ça.

C est très tentant.

Je vois pas tes commentaires pour le nouveau cycle. Le précédent oui, mais pas le nouveau.

Je parlais bien du premier.
Le tome 4, je viens d’envoyer un mail à ma libraire pour qu’elle le bloque. J’en parlerai dans quelques jours. Semaines. Mois ?

Jim

Y a un plan qui c est déroulé sans accro, je suis tombé sur le tome 1.

Attends d’en dire du bien, pour que ce soit sans accroc.

Sourire

Très bon démarrage pour ce second cycle.

L’action se passe vingt ans après les événements du premier cycle. Les humains ont vieilli (ou grandi) tandis que les extraterrestres sont un peu moins marqués par les outrages du temps. Le tome s’ouvre sur une émission radio contestataire qui fait le bilan de l’action du collectif « Renaissance », ce qui permet à la fois de faire le point sur la situation après ce saut temporel narratif mais aussi de poser les enjeux.

Les enjeux de surface, serais-je tenté de dire, d’autant que, astuce, l’action débute sous la surface, à l’occasion de l’attaque terroriste menée par un sous-marin. Car telle est la situation : il y a des insatisfaits, peu convaincus, séparatistes et révoltés, qui refusent l’action des humanitaires de l’espace. Ce qui est intéressant, c’est que Duval prend le temps de développer cette situation (l’amorce peut sembler un peu lente, avec des gens assis ou qui se baladent tranquillement et papotent calmement), et donc, d’une certaine manière, parvient à mettre en place un contexte où les contestations semblent… comment dire… naturelles, logiques, compréhensibles, voire excusables. Certes, il va nous présenter des gros cons obtus, encrassés d’âneries religieuses et de paranoïa basse du front, mais ils apparaîtront plus tard dans l’album, évitant un manichéisme caricatural.

À mi-chemin dans le récit, l’intrigue négocie un tournant. Quelques indices sont posés un peu avant, mais brutalement, les personnages sont confrontés à une réalité surprenante, parce qu’impossible biologiquement et interdite scientifiquement, à savoir l’existence d’enfants hybrides entre humains et extraterrestres. Cette révélation entraîne une succession de décisions et de réactions. La fin de l’album, bien tendue, lance des pistes orientées action et thriller, et développe une tonalité peut-être plus musclée qu’à la fin du premier tome. Bref, ça donne bien envie d’en lire plus.

Après, si je suis toujours très convaincu par le dessin d’Emem, qui est bien plus calme que dans Idoles et qui m’évoque parfois, un peu, le trait de Dave Gibbons pour sa capacité à mettre en scène des actes et des gestes naturels et quotidiens, je reste dubitatif par rapport au bullage (plus qu’au lettrage) : le recours plus que fréquent à des bulles en forme de cigares, la plupart collées à l’intercase, n’est ni joli ni toujours heureux. C’est vraiment dommage, et la série mériterait quelque chose de plus chouette.

Jim

Moins enthousiaste que toi, j’ai trouvé ce début de cycle un peu réchauffé et j’ai pas été emballé, j’ai plus eu l’impression de lire de la SF franco-belge habituel ce qui ne m’a pas fait frémir du tout.

Et c’est quoi, la SF franco-belge pas traditionnelle qui fait frémir ?

Jim

Bablet, Singelin par exemple.

Qesako ?

Ouais, Bablet, j’ai lu son truc avec les deux robots, c’est bien, c’est même très bien. Après, si c’était bien dessiné, ça serait mieux.

J’étais sûr que tu allais me répondre ça. Tu deviens élitiste, avec l’âge.

Jim

Ah, lui, j’ai pas lu.
:wink:

Bablet, c’est par exemple Carbone & Silicium.

Jim

Ahhh !

On me l a offert.

Pas encore lu ! Dans la pile.

Dans quelle pile ?
Moi, je leur donne des perits noms.

Je suis sage, je n en ai qu une. C est « la pile à côté du lit ».

Quels petits noms pour les tiennes ?

Les deux piles « kiosque », la pile livre, la pile mag, la pile Ulule, la pile rangée (les vieux nouveaux que je n’ai pas lus mais qui font jolis dans la bibliothèque), … y a le francobelge aussi, les indés, les bouquins sur les auteurs …