RIO t.1-4 (Louise Garcia / Corentin Rouge)

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La critique de Rio T.2 (simple - Glénat BD) par vedge est disponible sur le site!

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à ne pas confondre avec le western de Doug Wildey.

Jim

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Rio - Tome 4

Chacun pour soi

Une ville où la vie est un combat

Deux journalistes gravissent, sous lourde escorte, les marches de la favela Beija-Flor pour s’entretenir avec le chef local qui n’est autre que… Rubeus ! Le jeune homme a en effet assis sa popularité en développant des marchés d’alimentation et de médicaments à prix réduits pour les déshérités. Désormais, il est à la tête d’une communauté quasi indépendante pour laquelle il a fait bâtir une clinique gratuite, plusieurs écoles et établi un impôt basé sur la large redistribution des gains. Une véritable réussite, mais qui ne saurait être tolérée en marge du système… Alors que le gouvernement a l’impression de perdre prise, une véritable guerre de pacification est en préparation pour se réapproprier les favelas. Beija-Flor servira d’exemple.

Louise Garcia et Corentin Rouge concluent avec force leur thriller urbain au cœur de la société contemporaine brésilienne. Une fiction ancrée dans une réalité brutale, incarnée par l’un des plus grands dessinateurs réalistes du moment.

Scénariste

Louise Garcia

Dessinateur

Corentin Rouge

Numéro de Tome:

4

Parution :

05.06.2019

Collection :

24X32 (Glénat BD)

Thèmes:

Action et aventures

BD d’auteurs

Thriller/policier

Sixième livraison pour la newsletter de Glénat, « spéciale confinement » :

Chaque jour, un auteur de la maison nous raconte comment il vit la situation actuelle. Aujourd’hui, nous vous proposons une interview croisée de Caryl Férey et Corentin Rouge , qui travaillent ensemble sur un nouveau thriller haletant que l’auteur de Condor et Zulu a écrit tout spécialement pour le génial dessinateur de Rio . Un formidable one-shot à paraître en 2021.

- Comment se passe votre confinement ?
Caryl FEREY : Le mieux possible vues les conditions - sexe, bon vin, rock n’roll et écriture de mon prochain roman du matin au soir.

Corentin ROUGE : La vie du dessinateur est déjà une vie de confinement… J’ai toujours travaillé chez moi, donc rien ne change sur mon quotidien et mon boulot. J’ai simplement mon fils de 18 mois à côté la journée, ce qui déconcentre parfois un peu… Mais on s’adapte… Non, le plus dur c’est de ne plus faire de sport, jouer au foot etc.

- Quelles idées proposez-vous pour plus de solidarité ?
Caryl FEREY : Je sais que mes confrères/soeurs ne s’ennuient pas (dessin ou écriture). Pour les autres, les heures de création passant très vite, c’est peut-être le moment d’écrire la généalogie de sa famille pour les plus jeunes (laisser une trace), ou oser se lancer dans un projet du style qui rythme les jours…

Corentin ROUGE : J’ai le sentiment que les gens se serrent les coudes. Les événements du moment ont renforcé les cellules familiales et amicales. J’ai reçu des appels d’amis dont je n’avais plus de nouvelles depuis des lustres. Côté idée, pour les personnes qui sont dans la création, le temps passe très vite. C’est peut-être l’occasion pour les autres de se mettre à la musique, à la peinture ou au dessin. Tiens, les gens pourraient essayer de faire le portrait de leur proches, conjoint, enfant, ils développeront leur observation et puis ça les fera marrer…

- Comment votre travail de création est-il affecté, et quelles visions nouvelles cette crise peut-elle vous apporter ?

Caryl FEREY : Sans rdv extérieur, je suis au contraire concentré sur mon projet à 100%. Les visions nouvelles viendront peut-être des politiques qui, depuis 30 ans, s’acharnent à détruire les services publics (les soignants et chercheurs sont en grève depuis des années mais « ils » s’en foutent), mais je n’y crois pas trop : on va nous demander de consommer pour rattraper la « croissance » et c’est reparti pour un tour…

Corentin ROUGE : Les premiers jours j’avais moins d’énergie dans le boulot, sans doute le fait que tout donne la sensation d’être à l’arrêt … Et puis c’est vite reparti, le temps s’est un peu suspendu, ce qui se passe intérieurement quand on dessine, s’est aussi passé à l’extérieur pour les autres, c’est curieux. Pour la crise, je ne sais pas encore ce qu’elle peut m’apporter, et à propos de l’avenir, bien malin qui peut prédire quoi que ce soit. Le système aura la nécessité de repartir au plus vite, quitte à injecter autant de milliards qu’il faudra. Maintenant est-ce que la mondialisation et l’économie globale feront une amnésie post-traumatique ou bien tireront les leçons des erreurs qui leur ont fait mettre un genou à terre ? On verra bien, on est aux premières loges…

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