ROGUE TROOPER, LES VALLEES D’ALBION
Bienvenue sur Nu Earth, la planète paradisiaque devenue un vaste champ de bataille. Des années de guerre chimique, bactériologique et nucléaire ont fait de Nu Earth une terre désolée et toxique, témoignage de la passion que l’humanité éprouve pour la guerre. L’atmosphère y est mortelle, et nul être humain normal ne peut y survivre sans combinaison de protection… Tandis que les Sudiens et les Norts s’affrontent dans une guerre sans fin dont on a même oublié l’origine, le ROGUE TROOPER, dernier survivant d’une unité de fantassins façonnés génétiquement, parcourt les ruines de Nu Earth à la recherche des responsables de la mort de ses camarades. Avec les Vallées d’Albion, nous vous proposons de découvrir ce personnage incontournable de la BD anglaise dans une histoire complète publiée outre-Manche en 2023. Créée par le célèbre Garth Ennis (The Boyz, Punisher, Preacher…) et illustrée par Patrick Goddard, jeune talent de la scène BD d’outre-Manche, le flambeau de cette série culte est ici repris avec brio dans un hommage vibrant aux grandes séries de guerre anglaises, à commencer par l’une de ses sagas les plus essentielles : La Grande Guerre de Charlie !
- Éditeur : DELIRIUM 77; 1er édition (7 mai 2025)
- Langue : Français
- Broché : 104 pages
- ISBN-10 : 2493428501
- ISBN-13 : 978-2493428509
C’est cool de voir ça en VF.
Avis à chaud après première lecture:
Une nouvelle lecture du patrimoine brittanique provoque toujours beaucoup d’espoir en moi.
J’ai eu du mal à m’intéresser à cette histoire.
C’est difficile de s’attacher au personnage sans le background (on débarque in medias res).
De même pour les 3 autres « esprits » de trooper dont on ne sait rien.
L’enjeu du récit pose vraiment problème: on nous présente une traque d’un fêlon comme l’objectif du Trooper. Or celle ci passe finalement en second plan tandis qu’on attend qu’un grand enjeu débarque, le personnage subie alors les péripéties.
Les dialogues, j’ai trouvé ça … fade.
Cela dit, mon intérêt pour cet univers n’est pas éteint, et j’espère en découvrir davantage à l’avenir.
La grande satisfaction se trouve dans la partie graphique, ô combien soignée et réussie!
Voilà, pas trop convaincu de ce choix pour démarrer cet univers en France ce qui j’espère n’anéantira pas les ambitions de l’éditeur autour du titre.
En parlant de ça, je trouve que la communication et le marketing c’est léger, surtout en 2025.
Pas d’effet de fab’ pour démarquer le bouquin dans le rayon comme un embossage sur le trou noir et du vernis par exemple (ils l’ont très bien fait sur Le vilain rat de Talbot pourtant).
Une publicité qui se limite à l’entresoi.
Bref, peu de chance que ça perçe la niche et j’ai peur d’un destin à la Slaine.
Aussi, le prix fait mal. Est-ce que ça valait le coup de bourrer des crayonnés à la fin? N’aurait-il pas mieux valu couper les bonus pour passer en-dessous des 20 euros ?
Surtout faites vous votre propre avis (et réclamez la suite Slaine!)
Si j’ai bien capté, Rogue Trooper en BD, c’est inédit en France depuis la série des années 80, et Delirum propose une mini qui date de 2023, c’est bien ça ?
Presque…2024…^^
Je ne suis pas hypé, même si c’est du Ennis. J’aurai préféré taper dans le matos d’origine.
Sa reprise de Johnny Red est sympa.je trouve.
C’est pas mal du tout pour qui connaît le personnage, qu’on a plaisir à « retrouver » ici (mais il est si sous-exploité en France que ce sera sans doute une première rencontre pour beaucoup de lecteurs). Ça reste un petit Garth Ennis, mais c’est quand même très bien troussé.
Donc l’action commence sur Nu Earth, la planète qui accueille la guerre éternelle que se livrent deux factions, l’une nordiste (à la langue vaguement germanique), l’autre sudiste, pour des raisons oubliées depuis longtemps. La planète orbite autour d’un trou noir et nous sommes à l’époque où elle se trouve au plus près du phénomène, ce qui engendre toujours des trucs bizarres. En l’occurrence, Rogue se trouve projeté dans les tranchées de la Première Guerre mondiale avec un petit groupe de soldats anglais. Il leur prête sa puissance de feu, jusqu’à ce que le processus s’inverse et que la petite troupe se retrouve projetée sur Nu Earth.
C’est classique, et plutôt bien rythmé autour de chapitres courts dont la chute est bien souvent percutante. Ennis trouve le temps et l’espace de faire vivre et exister les compagnons d’infortune du soldat du futur. Il y a de belles scènes, des cases de silence évocatrices, bref, il sait faire. C’est aussi pour lui l’occasion de rendre hommage aux bandes dessinées de guerre qui constituent un genre à part dans la production britannique et une fascination personnelle du scénariste.
C’est un récit classique qui fonctionne bien, avec un dessinateur solide, qui gère bien les ombres (idéal pour une publication en noir & blanc) et qui semble à mi-chemin entre la précision d’un Bryan Hitch et l’expressivité d’un Charlie Adlard. Agréable sans esbroufe. En revanche, je crois que l’album aurait gagné à profiter d’un peu de rédactionnel, ne serait-ce que pour présenter le personnage et son équipe (à savoir l’esprit d’autres soldats téléchargé dans son casque, son sac à dos ou son arme).
Je partage cet avis : pour avoir lu quelques histoires de la version classique, j’aimerais bien en avoir davantage par chez nous.
Jim





