Donc, nous sommes en 1936, dans le milieu ouvrier : les usines Renault de Boulogne-Billancourt. De jeunes travailleurs, également sportifs, se mettent en tête de participer aux Olympiades Populaires organisées à Barcelone afin de concurrencer les jeux olympiques que le régime nazi accueille à Berlin. Ils partent donc pour l’Espagne.

Kris et Galic prennent le temps de présenter le petit groupe, avec ses amitiés, ses amours, ses grognements, ses bouderies et ses engueulades. Le petit aréopage est très rapidement sympathique : les dialogues sont un peu démonstratifs mais ils tapent juste immédiatement et on apprend donc à connaître très vite ces sportifs qui apprend à aimer (surtout cette tête de lard de Nicole). Le groupe se dote de deux recrues supplémentaires, un Juif allemand rencontré dans le train et un Irlandais rallié à la cause républicaine espagnole. Et tant mieux parce que les ouvriers, à peine les Pyrénées franchies, se retrouvent en pleine guerre civile, les nationalistes commençant à frapper.
Leur implication dans le conflit les conduit dans un petit village isolé où l’un d’eux a de la famille. Dans les combats où les sportifs mettent leurs capacités au service de l’action, drame, trahison, amour, jalousie se mêlent. L’intrigue retourne le vieux thème de Fort Alamo : ce sont les héros qui montent à l’assaut de la forteresse.

Un chouette album, frappé par le drame mais qui, potentiellement, aurait pu donner une suite, car il reste beaucoup de protagonistes et que, d’une certaine manière, le récit ne fait que commencer : car la lutte n’est jamais finie !
Jim
