SEULS t.1-13 (Fabien Vehlmann / Bruno Gazzotti)

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Et c’est pas que pour les enfants …

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LES CLOUEURS DE NUIT
Yvan s’est réfugié en Bretagne, dans la maison de vacances de ses parents… du temps où il était vivant. Il survit en récupérant des boîtes de conserve dans les maisons vides et en pêchant des araignées de mer. Pour retrouver ses amis, il ne sait où aller : à Néosalem où le psychopathe Saul a pris le pouvoir ? Ou à Fortville, avec ses Terres-Basses et ses horreurs paranormales ?

Un soir, Camille lui rend visite. Par ses propos étonnants et sa connaissance incroyable des quinze familles, Yvan comprend qu’elle est l’Enfant-Minuit, l’élue des familles du mal. Camille le menace : il doit rejoindre ses amis à Fortville sous peine d’avoir la visite des cloueurs de nuit. Puis elle disparaît aussi soudainement qu’elle était arrivée.
La nuit suivante, un bus à impériale sort de la mer et déverse une horde d’enfants zombies qui, armés de clous et de marteaux, attaquent le manoir où s’est réfugié Yvan.
Commencent alors pour Yvan des nuits de veille, de fuite et de cauchemar dans l’épisode le plus glaçant d’effroi de la série.

PARUTION LE 01/06/2018
Genre : Aventure
Collection : Dupuis « Tous Publics »
Age du lectorat : 9+
Etat de la série : En cours
Album cartonné - 48 pages en couleurs
Hauteur : 300 mm / Largeur : 218 mm
ISBN: 9782800170473
PVP : 10.95EUR

Je n’avais jamais lu Seuls, mais j’en connaissais le pitch. J’ai eu l’occasion de lire le tome 3 dans Mega Spirou et je n’ai pas eu de difficulté à rentrer dans l’histoire, très accessible pour un nouveau lecteur. Les gamins sont vite attachants et commencer par une scène d’action offre un début très dynamique. Avec cette rencontre avec un autre clan dirigé par un admirateur du IIIème Reich, les auteurs se sortent bien du passage presque obligé de la référence à Sa Majesté de Mouches. C’est bien caractérisé, très dynamique, avec un dessin très agréable. Vraiment pas mal du tout…

Ouais, c’est une bonne série. J’ai lâché en cours de route, parce que je trouvais que l’arrivée des explications n’était pas à la hauteur du mystère, et que Vehlmann, sur ce coup-là, m’a un peu perdu. Mais faudrait que je reprenne : le suspense, les situations assez « adultes », le recours à une certaine violence « survivaliste », l’analyse des traumatismes divers, tout cela est d’une grande finesse, sans jamais enrayer l’action et la caractérisation.

Jim

Ma femme aime beaucoup cette série.

J’ai l’impression de parler à Columbo, quand tu dis ce genre de choses.

Jim

Figure-toi que dans mon boulot, un jour, un mec m’a appelé « inspecteur Columbo » (bon, c’était pas lié à ma femme). Sa patronne n’a pas arrêté de m’appeler comme ça, après.

Mais est-ce que je t’ai dit que ma femme n’a pas voulu voir le film, parce qu’elle trouvait que les choix d’adaptation qu’on a pu deviner avec les extraits ne lui donnaient pas envie ?

Je l’ai pas vu non plus. Et franchement, je suis pas pressé.

Jim

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Seuls - tome 12 - Les révoltés de Néosalem

Saul est inquiet : il n’arrive pas à utiliser ses pouvoirs à volonté et certains membres du Conseil commencent à se demander s’il est vraiment l’Élu du Bien et, à ce titre, leur empereur légitime. Et suite à des décisions particulièrement cruelles de Saul ― comme celle de marquer les enfants de la Huitième Famille au fer rouge ― de vives tensions sont apparues à Néosalem, rendant tout le monde très nerveux. Pour resserrer la cohésion de son peuple, Saul décide d’organiser de nouveaux jeux… plus intenses que précédemment. Des jeux qui s’achèveront systématiquement par la mort des perdants ! Saul décide de sortir Leïla de la Chambre Blanche pour la faire participer. Armée d’un simple couteau, elle doit arriver à attaquer un candidat aux yeux bandés, posté sur une colline et qui dispose d’une mitraillette. De plus, le parcours est truffé de fils de fer barbelés munis de clochettes. Et si elle réussit cette épreuve de colin-maillard améliorée, d’autres encore plus tordues l’attendent. Mais à l’aide de quelques amis qui lui sont restés fidèles, Leïla va arriver à tourner ces jeux à son avantage et à provoquer une véritable révolution parmi les esclaves de Néosalem.

  • Album : 48 pages
  • Editeur : Dupuis (3 avril 2020)

Nouvelle date : 5 juin 2020.

Jim

Et le tome 4 est également très bien. L’évolution des relations et des différentes dynamiques est très intéressante et les références sont à nouveau bien digérées pour un épisode prenant et qui se conclut sur un terrible cliffhanger

Les-Cairns-rouges

Seuls - Tome 13 - Les âmes tigrées

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Dodji accepte de passer l’épreuve du Maître Fou. Il arrive à lui voler la clé qui crée des portails à volonté. Il délivre Melchior, son voisin de cellule, qui lui révèle que lui et ses amis de Fortville sont des « âmes tigrées », des enfants qui refusent de choisir entre les familles du Bien et du Mal et qui pourraient servir de médiateurs entre les deux clans. Dodji n’a qu’une hâte : réunir ses amis dont il a été séparé trop longtemps. Ainsi, ils seront ensemble pour affronter la terrifiante « Guerre des Limbes » qui s’annonce !

  • ASIN ‏ : ‎ B096TW98SY
  • Éditeur ‏ : ‎ DUPUIS; Illustrated édition (12 novembre 2021)
  • Langue ‏ : ‎ Français
  • Broché ‏ : ‎ 48 pages
  • ISBN-13 ‏ : ‎ 979-1034753352
  • Poids de l’article ‏ : ‎ 505 g

Fabien Vehlmann naît à Mont-de-Marsan le 30 janvier 1972. Après avoir patiemment suivi les cours d’une école de commerce nantaise, puis effectué un service civil dans une troupe de théâtre, le jeune homme réalise que sa voie est ailleurs. Bien décidé à se lancer dans la bande dessinée, il se consacre à l’écriture de manière intensive pendant toute une année, avant de scrupuleusement inonder de projets la rédaction du Journal Spirou . Sa ténacité est récompensée puisqu’il y fait ses débuts en 1998, d’abord en scénarisant des animations puis la série Green Manor , dessinée par Denis Bodart, où le jeune auteur met en scène de réjouissantes et caustiques histoires de meurtres so british. La machine à faire rêver est lancée. Elle ne s’arrêtera plus. On doit ainsi à Fabien Vehlmann, au cours des dernières décennies, des oeuvres explorant avec délice tous les genres. Parmi les plus notables : la philosophique et humoristique série Samedi et Dimanche (Poisson Pilote, dessin de Gwen, Dargaud), le one-shot d’anticipation Des lendemains sans nuages , avec Ralph Meyer et Bruno Gazzotti (2001, Lombard), la grande saga d’aventure Le Marquis d’Anaon (Dargaud, avec Matthieu Bonhomme), Ian (Dargaud, avec Ralph Meyer) ou encore la réjouissante et décalée Wondertown avec Benoit Feroumont (Dupuis). Mais on peut également citer - entre autres ! - Les cinq conteurs de Bagdad , avec Frantz Duchazeau (Dargaud), le faussement mignon Jolies ténèbres, avec les Kerascoët (Dupuis), les albums sociologiques et sensuels de l’Herbier Sauvage (Soleil, avec Chloé Cruchaudet et David Prudhomme), ou encore Paco les mains rouges , diptyque réalisé chez Dargaud avec Eric Sagot et contant le destin tragique d’un bagnard guyanais. À partir de 2005, Fabien Vehlmann, accompagné de Bruno Gazzotti au dessin, a entamé la publication de Seuls aux Éditions Dupuis. Invitant leurs lecteurs à suivre les aventures d’une bande d’enfants se réveillant seuls dans une ville sans adultes, les auteurs développent depuis un univers plein d’étrange et de suspense hautement addictif. Seuls , qui connaît rapidement un très important succès public, reçoit en 2007 le Prix jeunesse 9-12 ans du festival d’Angoulême et en 2013 le Prix Diagonale/Le Soir de la meilleure série. Avide d’échanges avec ses lecteurs, Vehlmann participe activement au lancement du site seuls-labd.com, grand jeu en ligne permettant aux fans de se regrouper en Clans . Leïla, Dodji et les autres personnages de la série se voient offrir une adaptation filmée en 2017, réalisée par David Moreau. Outre Seuls , Fabien Vehlmann est également devenu le scénariste attitré de Spirou & Fantasio , sur un dessin de Yoann. Après un premier essai en 2006, pour le one shot Les Géants Pétrifiés, le duo succède à Morvan et Munuera à partir du tome 51, intitulé Alerte aux Zorkons . Viennent ensuite des albums aussi réussis que La face cachée du Z , Dans les griffes de la vipère , Le groom de Sniper Alley ou La colère du Marsupilami . Les lecteurs du vénérable groom découvrent sous la plume de Vehlmann un Spirou plus pétillant et engagé que jamais, qui deviendra même un étonnant super-héros dans la série parallèle Supergroom , également dessinée par Yoann, dont le tome 1 paraît en 2020. Inépuisable raconteur d’histoires, Vehlmann surprend à nouveau son public avec Le dernier Atlas , saga réalisée avec Gwen de Bonneval, Hervé Tanquerelle et Fred Blanchard. Un récit uchronique où l’Algérie n’a obtenu son indépendance qu’en 1976, et où l’on trouve de titanesques robots… Étonnant ? Oui, à tel point que le premier volume du Dernier Atlas reçoit en 2019 le Prix René Goscinny du meilleur scénario ainsi que le Prix graphique ActuSF. Actuel scénariste de Spirou & Fantasio , sur un dessin de Yoann, Fabien Vehlmann a succédé à toute une lignée d’auteurs prestigieux. Mais il a également su se tracer une route scénaristique propre, avec une série aussi célèbre que Seuls , mise en images par Gazzotti. Infatigable créateur d’univers, auquel on doit également Le marquis d’Anaon , Wondertown , Jolies ténèbres, ou Paco les mains rouges , Fabien Vehlmann a encore récemment surpris avec Le dernier Atlas , trilogie uchronique réalisée avec Gwen de Bonneval, Hervé Tanquerelle et Fred Blanchard. Engagé, plein de curiosité et d’humour, Vehlmann est de ces auteurs faisant souffler un vent de fraîcheur, d’intelligence et de tonicité sur le monde de la BD… et l’imaginaire des lecteurs !

Bruno Gazzotti est né le 16 septembre 1970 sur les hauteurs de Liège, à Cointe. Son grand-père italien était venu travailler dans les mines belges. Arrivé en Belgique à l’âge de 4-5 ans, son père avait opté pour la nationalité belge et épousé une Liégeoise. Professeur d’éducation physique comme son épouse, il suivait avec passion les B.D. proposées par SPIROU et TINTIN. Le jeune Bruno va rapidement être contaminé par ce virus. Très jeune, il s’efforce d’apprendre à lire pour comprendre les textes qui accompagnent les images qui l’attirent. Spirou, Tintin, Gaston et Natacha comptent parmi ses héros préférés et il dessine énormément pour se faire la main. D’un naturel plutôt timide, il trouve dans cet exercice une manière de se faire apprécier et encourager par un milieu très ouvert à la bande dessinée. Il termine ses études secondaires à l’Institut Saint-Luc de Liège et y aborde le cycle supérieur à l’automne 1988, à la section des Beaux-Arts, mais le côté académique de ce type de cours et le penchant de ses professeurs pour l’illustration plutôt que la B.D. l’ennuient rapidement. En novembre 1988, peu après ses dix-huit ans, il se présente à SPIROU avec un dossier d’essais en genres divers (humoristique, réaliste, semi-réaliste) et quelques planches de gags tournant autour de la profession de vétérinaire. Ce dernier projet ne sera pas retenu, mais sa palette fort variée séduit Patrick Pinchart, rédacteur en chef à l’époque, qui lui commande quelques illustrations pour la rubrique « Zig-Zag » et l’envoie à tout hasard chez Tome, qui cherche un collaborateur pour assister Janry dans la réalisation des gags du « Petit Spirou ». Après une page d’essai sur ce personnage, Gazzotti est engagé à l’Atelier Tome et Janry, et abandonne ses études pour se consacrer entièrement à la B.D. Sa collaboration au « Petit Spirou » commence au vingtième gag et se prolongera sur une soixantaine de planches, avec quelques coups de main sur l’épisode « Spirou et Fantasio à Moscou ». Il est toutefois particulièrement attiré par les aventures de type semi-réaliste et c’est tout naturellement que Tome songe à lui en juin 1989 pour reprendre le dessin de la série « Soda » que Luc Warnant souhaite abandonner. A la planche 12 du troisième épisode de ce personnage (« Tu ne buteras point »), Bruno Gazzotti s’attaque à cette gageure et la remporte haut la main. Après s’être plié au moule initial, le jeune créateur talentueux dégage son propre style et affine cette série d’album en album. Il s’appuie notamment sur une documentation riche de plusieurs milliers de photographies prises lors de ses séjours à New York. Sa mise en pages efficace et dynamique va porter les aventures du détective parmi les best-sellers. Après avoir longtemps habité Bruxelles, à l’atelier Tome et Janry, Gazzotti est revenu à Liège où, en parallèle aux récits de son personnage principal, il commence à former de jeunes artistes de la Cité Ardente dans des récits complets semi-réalistes.

Tu me fais penser qu’il faudrait que je les redescende de la chambre de ma fille.
Je n’ai lu que le premier pour l’instant.
Après Sky Masters, je vais enchaîner sur « Seuls ».