SI ÇA SAIGNE - Stephen King (Albin Michel)

Si ça saigne (If it bleeds en V.O.), le nouveau recueil de Stephen King, sortira chez Albin Michel le 3 février 2021.

Il y a 4 histoires au sommaire et la principale, une novella qui donne son titre au livre, permettra de retrouver les personnages de Holly Gibney et Ralph Anderson (Mr Mercedes, L’Outsider…).

Eh eh eh, le lobby du chat est loin d’être mort !

Oh la bonne nouvelle de la journée!!!

Mais celui de la souris est plus mal en point…

La couverture :

Un petit cadeau de Saint Valentin de ma Chérie d’Amour! :wink:

Flûte, j’ai zappé la sortie, je pensais que c’était un peu plus tard (oui, il m’arrive d’oublier mes propres news ^^)…
Merci pour ce rappel, je vais voir ça avec ma maison de la presse demain…

Lu les deux premières histoires…

Le téléphone de Mr Harrigan, c’est du King classique et efficace. Une variation sur le genre de personnages et de situations qu’il affectionne (et que l’on peut donc trouver dans d’autres romans) au sein d’une intrigue qui aurait pu avoir sa place dans un épisode de La Quatrième Dimension, avec une importance donnée à l’évolution des technologies qui est plutôt bien vue.

La Vie de Chuck commence de manière intrigante, par la fin, une fin qui se joue sur deux niveaux. Au fil des pages, on remonte la vie de ce personnage et c’est une construction qui fonctionne très bien. Chaque acte a un ton, une musique bien à lui et repose sur une notion qui ne manque pas d’une certaine poésie. La boucle est bouclée dans une dernière page troublante. Une très belle nouvelle…

Je reprendrai ma lecture avec l’histoire la plus longue de ce recueil, Si ça saigne (avec le retour d’Holly Gibney)…

Si ça saigne : Après la trilogie Bill Hodges et L’Outsider, Si ça saigne est la première enquête en solo de l’attachante Holly Gibney. Le suspense est bien maîtrisé dans cette recherche d’un monstre (l’idée est très bonne) que l’on peut rattacher thématiquement à celui du roman précédent. Et la novella (presque 200 pages) est aussi intéressante par l’évolution du personnage et le soin apporté à ses relations avec ses proches (les dernières pages sont touchantes). J’espère qu’on retrouvera Holly dans une prochaine histoire…

Et dans la dernière histoire, on retrouve des thèmes chers à Stephen King. Le personnage de l’écrivain, l’exploration des mécanismes de l’écriture…cette fois sous la forme d’un « conte de fées maléfique » (pour reprendre le terme de la note de l’auteur) avec une sorte de « génie » qui prend une forme étonnante. Il n’y a pas vraiment de surprises pour ceux qui connaissent les marottes de King mais c’est bien raconté et l’ambiance du récit est prenante (avec un chouette jeu sur les mots dans les dernières pages)…

J’ai fini la lecture du bouquin pendant mes (superbes) congés (merci, ma Chérie).

Je rejoins le Doc sur son avis. C’est du bon King, pas de l’exceptionnel il faut bien le reconnaître. Reste qu’il a réussi quelques bons coups.

Sur la première nouvelle, c’est du King classique avec une solide relation entre un sénior et un petit jeunot. La relation est désintéressée, partagée comme King doit les aimer. Le format convient parfaitement à l’histoire qui m’a rappelé Cimetierre (mais pourquoi? Je ne le sais pas vraiment).

La deuxième nouvelle est la plus sympathique des quatre. J’ai pensé à Benjamin Button (aucun rapport) tant on vit à l’envers les vies (ou « la Multitude », comme écrit King) de ce Chuck.

La dernière nouvelle est la plus classique finalement mais celle qui m’a le plus touché avec des thèmes récurrents chez le Maître. L’écriture, la création, le phénomène de la page blanche, etc… C’est toujours un plaisir de lire le King écrire dessus.

La troisième nouvelle est la raison de mon achat, je dois dire. Après l’Outsider (aussi bien la série TV ou les précédent tomes où Holly apparaît), c’est (encore) un plaisir de la retrouver quelques temps après la fin de la chasse à l’homme tragique du Texas. Quelques temps après, King la remet en scène dans une enquête similaire à l’Outsider (aurons-nous droit à un filon?) où King montre un personnage ayant connu une évolution impressionnante face au surnaturel (et face à sa famille aussi - j’aime quand King décide d’instaurer une paix entre les membres d’une même famille). L’histoire est chouette à suivre toujours en croisant des personnages quelques fois typés mais diablement attachants au fur et à mesure de la lecture. J’espère revoir très rapidement Holly Gibney et son ka-tet.

Des lectures agréables et solides.