SIDEKICK t.1-2 (J. Michael Straczynski / Tom Mandrake)

[quote]Sidekick 01. Descente aux Enfers

Date de parution : 21/01/2015 | ISBN : 978-2-7560-4783-6
Scénario : J. Michael STRACZYNSKI
Dessin : Tom MANDRAKE
Couleurs : HIFI
Série : Sidekick
Collection : CONTREBANDE

RÉSUMÉ DE L’ÉPISODE

Lorsque son mentor, le super-héros Red Cowl, meurt, Barry Chase – alias Flyboy – décide d’enquêter sur les circonstances de sa disparition. Il découvre des choses qui vont totalement bouleverser sa vie. Qui était réellement Red Cowl ? Qui voulait s’en prendre à sa carrière en dévoilant des secrets inavouables ? Que s’est-il passé pour que quelqu’un décide de le tuer ?[/quote]

Le site de l’éditeur : editions-delcourt.fr/catalogue/comics/sidekick_01_descente_aux_enfers

[size=200]LE SUJET SUR LA V.O. [/size]

J’ai lu le début en vo. Bon point de départ mais j’ai trouvé que le rythme donnait un manque de cohésion à l’histoire.

C’est pas révolutionnaire, mais j’aime bien le début en tout cas. C’est vrai que le rythme est un peu bancal, mais ça se laisse lire et c’est plutôt joli.

Oui j’ai ressenti la même chose malgré que j’ai lu cela en tpb. Un peu bizarre le rythme ca part un peu dans tous les sens et ca aurait mérité d’être resseré un peu.

Je sais pas si c’est voulu par contre mais le fait est que l’édition de Delcourt reprend la même “forme” que celle qu’ils ont utilisé pour Irrécupérable de Mark Waid. C’est pas bête dans un sens car les deux séries ont la même logique je trouve. Celle de jouer avec des archétypes, des variations pour essayer d’en comprendre ou analyser le sens.

j’aime bien cette idée d’image que renvoi le sidekick. Il y a un peu de ça dans les comics “classique” mais traitait de façon plus noble (comme une sorte de parcours initiatique*) alors qu’ici on est dans un traitement plus cru et noir. Certains événements sont assez prévisible (c’est d’ailleurs à cause de ceux là que je trouve le rythme mal foutu) mais le traitement du personnage est vraiment bien foutu avec notamment

Ce basculement et une transformation “Jokeresque”

  • C’est là où je serais vraiment curieux et intéressé de lire les début de Wally West en tant que Flash

La critique par Le Doc est disponible sur le site!

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C’est une histoire bien glauque à laquelle nous convie JMS, et le dessin & l’encrage de Tom Mandrake accentuent encore cette impression.
Comme l’ont dit certains de mes prédécesseurs il y a un manque de rythme dans ce recueil, c’est évident.
Reste que comme d’habitude avec JMS je ne suis pas déçu de l’idée de départ, du moins celle qui semble apparaître à la lecture de ce premier tome.

Ca me fait penser que Delcourt n’a toujours pas sorti la suite. Echec du premier tome ?

Le deuxième tome de Sidekick sortira finalement en juillet.

[quote]Sidekick 02. Revanche d’un loser

Date de parution : 06/07/2016
ISBN : 978-2-7560-6979-1

Scénariste : STRACZYNSKI J. Michael
Coloriste : HIFI
Illustrateur : MANDRAKE Tom
Série : SIDEKICK
Collection : CONTREBANDE

Résumé

Second opus de ce diptyque signé J. Michael Straczynski consacré au destin du jeune partenaire d’un super-héros assassiné. Au programme : noirceur et retournements de situations !

Après la mort de son mentor, le super-héros Red Cowl, Barry Chase – alias Flyboy – est laissé sans repère et sombre peu à peu. Une des ennemies du Red Cowl, Julia Moonglow, dotée de pouvoirs psychiques, manipule Barry. Abandonné par ses amis, ridiculisé par la presse, Barry bascule totalement lorsqu’il apprend que le Red Cowl n’est en réalité pas mort…[/quote]

Il aura mis un peu de temps à venir ce deuxième tome (mais l’essentiel c’est qu’il vienne).

La critique par Le Doc est disponible sur le site!

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…. **[size=150]I[/size]**l me semble que la manière la plus simple d’envisager la présence d’un sidekick (faire-valoir/partenaire) adolescent auprès d’un super-héros adulte est de le voir comme un moyen d’identification pour les plus jeunes lecteurs.
Dans le cas de Batman – et cet exemple n’est pas choisi au hasard - on s’accorde pour y voir aussi une manière d’atténuer l’aspect assez sombre des aventures du Dark Knight vers lequel il tendait au début du Golden Age.

…. Dans le premier numéro de Sidekick publié aux U.S.A, le scénariste de la série J. Michael Straczynski (abrégé en JMS), déclare sans ambages qu’il les déteste pour la simple et bonne raison que si quelqu’un comme Batman le poussait à grandir lorsqu’il avait 13 ans, son partenaire Robin - approximativement du même âge que JMS à l’époque - lui faisait bien sentir qu’il était capable de faire des choses que lui ne pouvait pas (et ne pourrait jamais) faire au même âge.
Si Batman pouvait apparaître comme un idéal à atteindre (même si en définitive il demeurerait inaccessible), Robin au contraire lui faisait bien sentir sa médiocrité.

Une analyse pour le moins inédite de la place de ce type de personnage dans l’imaginaire.
Mais c’est aussi pour ça que j’aime JMS, il a des idées et envisage des perspectives qui ne sont pas les miennes. Et c’est encore le cas ici.

Les douze numéros de la série sont donc une sorte de revanche sur tous les sidekicks (Robin, Speedy, Bucky, Kid Flash, Rick Jones ….) qui lui ont empoisonné l’existence.

Et le moins qu’on puisse dire c’est que la note est salée.

…. Un peu trop à mon goût, même si j’ai trouvé la conclusion de cette histoire très inattendue.

S’il me paraît difficile de faire pire en matière de « descente aux enfers », il est indéniable que le dessinateur Tom Mandrake était sur la même longueur d’onde que son scénariste, et qu’il ne s’agissait pas ici de suggérer mais bien de montrer.
Et le résultat n’est peut être pas à mettre entre toutes les mains.

…. À l’aune de ces 12 numéros, compilés en deux recueils chez Delcourt (traduits par Nick Meylaender et lettrés par Moscow*Eye), j’en déduis que J. Michael Straczynski a la rancune tenace, et que les sidekicks lui ont salement pourri l’existence à un moment donné de sa vie (si tant est que l’anecdote ne soit pas apocryphe).
Cela dit JMS semble aussi régler ses comptes avec les super-héros qui ont « adopté » un jeune partenaire, mais aussi avec une partie du lectorat qui pardonne tout à leur protecteur du moment qu’il le reste.
Bref, personne ne sort indemne de ce règlement de compte, qui sonne aussi comme un solde de tout compte, surtout depuis que J. Michael Straczynski a annoncé son retrait de ce quadrant de la culture de masse.

Est-ce que ça valait pour autant le coup de nous faire partager cette rancune ?

Mais surtout est-ce que ça vaut le coup de la partager ?

Rien n’est moins sûr.