SPIDER-NOIR (Saison 1)

Fichtre…

D’un autre côté, il y a difficilement moins cher qu’Amazon Prime.

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Aurelio Lorenzo :

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J’adore les téléscopages de genres…c’est souvent avec ce type de récit que je m’amuse le plus et le visionnage de Spider-Noir a été réjouissant sur plein d’aspects. J’ajoute que je n’ai toujours pas lu de comics de la ligne Noir de Marvel, j’ai juste l’intégrale poche des Spider-Man Noir que je n’ai pas sortie de ma PAL. Je connais juste le personnage par le biais du Spider-Verse papier et ciné et même si Nic Cage lui avait déjà prêté sa voix à l’écran, la version de la série est encore différente puisque les auteurs ont écarté Peter Parker pour lui privilégier Ben Reilly (ce qui n’est pas une mauvaise idée puisque on a évité les clins d’oeil qui aurait été presque obligatoires à la famille Parker pour se concentrer sur d’autres personnages).
Le but initial était de rendre hommage à une vision « fantasmée » des années 30 véhiculées par les films, les pulps, les polars noirs à la Hammett et Chandler et de ce point de vue, c’est une réussite. On a tout, le détective fatigué et cynique, la secrétaire à qui on ne la fait pas, le pote journaliste malin (Robbie Robertson), la femme fatale (Cat Hardy), le caïd du crime (Silvermane), les hommes de mains plus ou moins méchants, tous évoluant dans une New York restituée dans un très beau N&B, superbement travaillé et nuancé (c’est dans ce N&B que j’ai regardé la série car cette imagerie représente la vision originale des auteurs, Amazon ayant commandé sur le tard la version colorisée). Les figures imposées ne sont pas toutes à voir comme des clichés et tout cela se tient tout au long des huit chapitres.
L’intrigue bascule également dans le body-horror lorsque l’on en sait plus sur les expériences qui ont mené des anciens soldats à développer des pouvoirs, aussi bien le Spider que Flint Marko (L’Homme Sable), Lonnie Lincoln (Tombstone) et Dirk Leyden (Megawatt, que l’on peut voir comme un variant d’Electro). Il y a quelques maquillages très efficaces ainsi que des scènes oniriques assez surréalistes lors d’un épisode en particulier.
La série cultive également une étrangeté qui peut désarçonner de par ses pointes d’humour presque cartoonesques…ce qui pour moi participe à l’identité tonale de cet univers. Oui, Cage livre une de ces interprétations qui n’appartient qu’à lui…et il est absolument savoureux, notamment en V.O., pour les différents accents qu’il emprunte et aussi pour cette physicalité presque théâtrale. Il joue un homme devenu une araignée et qui a du réapprendre à être un homme. Son Ben Reilly joue donc constamment un rôle, amplifié par ses imitations d’Edward G. Robinson et James Cagney. Ce qui ne l’empêche pas de se montrer touchant lorsqu’il parle de ce qu’il a perdu et de son besoin d’évasion. Et les combats du Spider sont cools même s’il commence à se faire vieux pour ces conneries…
Je trouve que Spider-Noir est donc à part dans le petit monde des adaptations télévisuelles de comics et c’est ce qui fait son charme. J’ai passé de supers moments, sans creux pendant la saison, et visuellement la série a de la gueule. J’aime aussi le fait que la saison se suffise à elle-même, que l’intrigue soit complète sans cliffhanger au cas où il n’y aurait pas de saison 2 (et c’est bien possible, il se dit que Amazon aurait fait monter un peu trop le budget avec leur décision d’ajouter une version couleurs)…

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Ça va donc me plaire :wink:

J’aime beaucoup. Il me reste 3 épisodes à voir.
Nicolas Cage parle comme Geena Davis (ça tire sur les joues).
J’aime bien l’idée de justifier son lyrisme un peu à la manière du détective de Sugar.
C’est malin et bien écrit.
Pas une série dingue niveau SFX (on a des maquillages à la Star Trek) mais l’image est belle (je regarde en n&b évidemment).
Les origines des personnages sont malines, j’espère juste un vilain d’envergure derrière ça.

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Merde, j’étais persuadé d’avoir entendu le personnage se donner le nom de Rhino…

série trés sympa dommage qu’ils aient brulé de l’argent avec le reshoot pour cette version couleur inutile, elle sera donc difficilement rentable ce qui éloigne la possibilité d’une saison 2

J’ai trouvé ça soporifique a souhait, avec une blinde de mise en contexte et d’exposition qui alourdissent chaque épisode.

C’est dommage, la bande-annonce m’avait bien botté. Mais le résultat est chiant comme la pluie.

Je m’aperçois que je n’ai pas terminé d’ailleurs.

Kevin Rasel

Je rejoins un peu Jack.

Même si visuellement, la série a du cachet, reprendre les vieux codes des films des années 30 sans chercher à y apporter un peu de piment, c’est la voie de facilité.

Donc la série reste sympa, avec une belle performance de Cage, mais ça déroule tout seul, on sait à la fin du 1er épisode comment ça va finir, il n’y a aucune tension, pas de retournement de situation, pas de fausse piste. C’est juste dommage.

La série aurait gagné à avoir un format « Un épisode/ une enquête » et garder Hammerhead et le sérum en fil rouge tout au long de la série. Ça aurait permis de donner plus de poids au côté détective et héroïque du perso et plus de vie aux persos secondaire et à New-York.

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J’ai arrêté au bout du 5ème épiside.

C’est chiant en fait.

Et les « super vilains » que j’ai vu pour le moment sont représentés de manière extrêmement timide. J’avais l’impression de voir une série des années 90… ( Le Lézard, c’est le minimum syndical qui fait un peu pitié !)
Et j’ai du mal à imaginer Nicolas Cage faire des cabrioles…

Depuis Deadpool et The Mandalorian, on sait que maintenant que c’est plus du doublage que de l’acteur en costume.

Je me suis peut être mal exprimé, mais je n’imagine pas le personnage joué par Cage faire des acrobaties. C’est un homme d’un certain âge , qui a raccroché le costume pendant un temps, et les apparitions de l’Araignée ne trahissent pas cet âge, ce vieillissement, qui lui est visible chez l’acteur. Ça créé un décalage où je n’y crois pas tout simplement.

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Alors que pourtant si. Ses mouvements ne sont pas toujours assurés lorsqu’il se balance au bout de sa toile, ses atterrissages ne sont pas toujours réussis…il a encore de bons réflexes dans les bastons et il n’a donc pas tout perdu mais pour moi on a bien affaire à un vieux super-héros. Mais bon, la suspension d’incrédulité a des degrés différents selon les spectateurs, comme on dit…^^

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Oui. Mais ce que tu notes,.c’est justement à l’appréciation de chacun je trouve. Ça ne joue pas là-dessus, alors que ça pourrait être un élément narratif intéressant. Peut être même celui qui serait le moins artificiel, parce que tout cet imaginaire film noir pour faire genre fait très « cosmétique », et est du coup assez ennuyeux parce que ce n’ est qu’un exercice de style plan plan à mes yeux.

Pas d’accord…mais ça arrive souvent… :wink:

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