STAR TREK : LA SAGA EN COMICS

Miller a aussi signé la couverture du #10, avec Gene Day à l’encrage :

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STAR TREK #7 :

Nouvelle équipe créative de passage pour le septième épisode du comic-book Star Trek. Après Marv Wolfman et Mike W. Barr, Tom DeFalco est aux commandes le temps d’une aventure, avec Mike Nasser aux dessins. J’avoue que je ne me rappelais pas vraiment ce dessinateur au style solide et après un coup d’oeil à sa fiche, je pense avoir juste lu une poignée de Marvel (dont des Marvel Team-Up et des Conan) mais pas son travail chez DC. À l’encrage, c’est toujours Klaus Janson et je reste partagé. Non pas que je n’aime pas la signature caractéristique du bonhomme mais sur du Trek j’ai du mal (on est loin de Tom Palmer sur Star Wars, qui participait pleinement à l’identité graphique du titre).

Dans Tomorrow or Yesterday, l’Enterprise doit aider à l’évacuation d’une planète condamnée car elle est menacée par un nuage d’énergie destructeur. La présence de ce phénomène perturbe le rayon téléporteur et si Kirk et son équipe sont bien transportés sur Andrea IV, il faudra tout le talent de Scotty pour le réparer, ce qui amène une tension de course contre la montre dès les premières pages. Pendant ce temps, Kirk, Spock et McCoy rencontrent les habitants et ont la surprise de découvrir qu’ils les connaissaient déjà…et ont érigé une statue en leur honneur des siècles auparavant !

Tom DeFalco orchestre alors à la fois un bon suspense (dans l’espace, l’Enterprise commandé par Scotty doit échapper aux énergies mortelles du nuage) et le mystère sur la nature des Andreans qui se révèlent être de véritables paradoxes temporels vivants, une race qui transcende le temps et qui expérimente chaque période simultanément. L’idée est intéressante mais il n’y pas assez de pages pour la développer (et les comics Marvel faisaient alors 17 pages) et si tout est bien qui finit bien, la fin en forme d’interrogation n’a jamais eu de suite.

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Bonus : Star Blecch, la parodie de Mad Magazine.

George Pérez :

STAR TREK #8 :

À partir de son numéro 8, le comic-book Star Trek accueille le scénariste Martin Pasko (Action Comics, Saga of the Swamp Thing…), la signature la plus régulière de la série avec sept épisodes. La partie graphique voit le retour de Dave Cockrum, qui a également dessiné le suivant avant de quitter le titre pour privilégier son retour sur Uncanny X-Men quelques mois plus tard. Sur les aventures des mutants, il a été associé aux encreurs Joe Rubinstein et Bob Wiacek, que j’ai toujours trouvé plus adaptés à son style que Klaus Janson, Ricardo Villamonte (sur ce #8) et Frank Springer (sur le suivant).

Dans Le Syndrome de l’Expansionniste, l’Enterprise est attaqué par les vaisseaux d’une race extraterrestre inconnue alors qu’elle se rendait vers la base stellaire 14. La communication est impossible et Spock disparaît soudainement, téléporté par cette nouvelle menace. Une entame percutante et le rythme ne faiblit pas lorsque la mission de sauvetage est envoyée sur la planète proche. Kirk et ses hommes font alors connaissance avec les humanoïdes Orgs, pris dans une guerre séculaire contre les Mox, organismes mécanoïdes.

Après la partie explicative, les explorateurs découvrent que le conflit entre ces deux civilisations n’a rien de manichéen et que chaque camp a ses raisons d’agir comme ils le font, une opposition remontant à l’époque des guerres eugéniques. Des péripéties entraînantes dans la dernière partie, qui donnent aussi lieu à une intéressante discussion sur les interprétations de la Directive Première entre Kirk, Spock et McCoy…et une chouette note légère en dernière page pour terminer tout cela…

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STAR TREK #9 :

Le scénariste Martin Pasko a écrit plusieurs histoires d’horreur pour DC Comics, dans les anthologies de l’éditeur comme House of Mystery et House of Secrets. Il s’est donc amusé à plonger l’équipage de l’Enterprise dans ce genre d’atmosphère en revenant au thème classique du vaisseau fantôme. Dans Experiment in Vengeance, le dernier épisode dessiné par Dave Cockrum (qui avait inauguré ce titre par l’adaptation en bande dessinée du long métrage Star Trek de Robert Wise), l’Enterprise retrouve la trace d’un vaisseau de la Fédération porté disparu depuis 22 ans.

Mais alors que l’Enterprise entame la phase d’approche, l’Endeavor procède à un tir de défense. L’Enterprise se défend et Kirk mène ensuite la mission de reconnaissance à bord du vaisseau…où la petite unité se retrouve entourée de cadavres ! Et pourtant il y a une présence, qui possède l’un des lieutenants de Kirk avant de suivre la petite unité sur l’Enterprise après la téléportation. Martin Pasko maîtrise comme il faut un bon petit mélange d’action et d’horreur et entretient plutôt efficacement ce mystère qui permet de varier les menaces que doivent affronter les explorateurs de l’espace.

L’intrigue est bien ficelée, Pasko se tirant même bien de la situation parfois un peu cliché des anciennes conquêtes du capitaine Kirk, ici Karen Hester, une officier scientifique liée aux événements tragiques qui se sont déroulés sur l’Endeavor. L’ambiance est tendue pendant une dizaine de pages, le suspense est maîtrisé et la grande révélation est correctement amenée dans les dernières pages, en dévoilant la véritable nature des « spectres » de l’Endeavor.

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STAR TREK #10 :

Les missions de l’Enterprise sont aussi faites de recherches, telles celles qui ont amené l’équipage près de la planète Barak-7 pour recueillir des infos sur les propriétés de son champ magnétique unique et tellement puissant qu’il perturbe les communications et les téléporteurs du vaisseau. Pour plus de datas, il va falloir se rendre directement à la surface…et comme le capitaine Kirk se remet à peine d’une grippe, l’équipe envoyée se limite à Spock et au docteur McCoy…

Sur Barak-7, il ne faut pas longtemps pour que Spock et Bones se heurtent aux coutumes locales, notamment constituées de sacrifices à un « puissant dieu dragon ». Les deux amis vont se retrouver séparés dans deux tribus rivales et essayer de s’en sortir jusqu’à ce que le capitaine Kirk les localise…et naturellement sans trop enfreindre la Directive Première. Les méthodes et les armements de cette peuplade sont en effet très archaïques, d’où le « Spock le Barbare » de la couverture de Frank Miller…même si le terme est un brin exagéré compte tenu du déroulé de l’aventure…

Star Trek #10 ne fait pas vraiment partie des meilleurs épisodes de la série. Michael Fleisher (qui n’avait pas encore oeuvré sur les aventures d’un célèbre barbare publié par Marvel) ne fait que passer pour une histoire dans l’ensemble assez moyenne, à la résolution expédiée (tout cela finit en queue de poisson). La partie graphique est également faiblarde entre un Leo Duranona (pas le plus connu des dessinateurs argentins de l’époque) sans inspiration et un Klaus Janson qui ne m’a jamais vraiment convaincu sur ce titre.

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