S1E8 : Cet épisode peut être vu comme un possible dernier acte de l’arc narratif de l’USS Miyazaki. Le retour de Tarima et son transfert de l’école militaire vers l’Académie Starfleet ravivent des souvenirs et des blessures et face aux troubles qui minent toujours la classe, la rectrice décide de faire appel à une spécialiste aux talents particuliers, un visage bien connu des spectateurs de la série Star Trek Discovery (et ça m’a plu de la revoir car elle me fait sourire). Donc une nouvelle fois la place est laissée aux sentiments pour une étape vers la guérison qui passe par un élément important des séries de cet univers, le théâtre. Et parallèlement, on suit Sam qui doit retourner sur la planète de ses concepteurs pour guérir, un destin lié à celui du Docteur incarné par Robert Picardo. Certains pourraient encore regretter le manque d’action mais pour moi c’est un ensemble qui fonctionne car il s’agit d’un moment fort dans la vie de ces cadets, un moyen de resserrer leurs liens via la symbolique du pouvoir des histoires. Le voyage de Nahla, Sam et du Docteur ne manque pas d’émotions et offre un beau portrait du médecin holographique qui a survécu à de nombreux équipages (avec une référence touchante à Star Trek Voyager).
S1E9 : Première partie du grand final de la série. Et ça commence très bien. Les auteurs profitent du contexte de la fin du cycle scolaire pour emmener les personnages principaux dans une aventure qui raccroche les wagons avec les événements du début de la saison et la quête personnelle de Caleb Mir. L’épisode est bien construit, avec dans un premier temps de bonnes interactions revenant sur le thème de la famille que l’on se forge et qui préparent à la décision de Caleb, une mission improvisée pour laquelle il ne peut empêcher ses camarades de le suivre. Il y a bien quelques facilités par la suite (Caleb n’a pas trop de problèmes pour retrouver sa maman dans un repère de malandrins les plus infâmes) mais le dernier acte est mouvementé, aussi bien au niveau des relations entre les héros (tiraillé entre ses amis et sa mère, Caleb essaye de se mettre les premiers à dos pour faciliter sa décision…mais Sam, qui a bien changé, n’est pas dupe) que de l’action, avec notamment une intervention spectaculaire de l’Athena. Le plan de Nus Braka est également révélé, ce qui annonce un final très intéressant qui va se jouer à plusieurs niveaux, de l’importante menace qui touche la Fédération à ce regard échangé qui en dit long dans les dernières secondes…
La série aurait gagné à avoir 5 episodes de plus pour pouvoir remplir un peu plus cette année scolaire. Quand l’annonce de la fin des 300 jours d’étude a lieu au début de l’épisode j’ai eu l’impression d’avoir à peine terminer le premier trimestre.
C’est pas faux. Si ça avait été une série de network comme à l’époque de TNG, DS9 ou Voyager, il y aurait eu 22 ou 26 épisodes. Pour compléter ces parties de la chronologie non vues à l’écran, il y a les romans ou les comics IDW…
Oui, ça se ressent moins sur Strange New World vu que la mission de 5 ans tient en 5 saisons.
Et puis c’est une école, hein…on peut aussi se dire qu’il y a eu pas mal de jours moins mouvementés où ils ont juste suivi leurs cours…^^
C’est surfait.
J’aurais pas été contre un épisode sur comment se déroule une semaine de cours a Starfleet, comme celui sur les vacances ou la rivalité avec l’école militaire. Ça fait aussi partie de la promesse du titre.
S1E10 : Le grand final boucle très bien la boucle avec les événements du début de la série, en dévoilant plus de détails sur le passé de Nus Braka et sur le drame qui a conduit à l’emprisonnement d’Anisha Mir (Tatiana Maslany retranscrit bien ce mélange de douleur et de tristesse qui caractérise le personnage). La structure de l’épisode est efficacement divisée en deux grandes parties, le « procès » de Nahla Ake qui représente à elle seule la Fédération et ses errements après le Brasier et les efforts des cadets et de Reno (au ton et répliques toujours savoureux, j’aime beaucoup ce perso) pour désactiver le mur et sauver la situation, avec une avalanche de techno bla-bla incompréhensible (et c’est ce qui fait aussi le charme de cette science-fiction). Il se passe beaucoup de choses, c’est bien rythmé, joliment interprété et le final appuie bien sur cette notion d’espoir très trekkienne et qui a été malmenée dans ce lointain futur.
Bref et comme je l’ai dit souvent ci-dessus, j’ai adhéré…et contrairement à la frange de trekkies qui déteste tout le New Star Trek, je suis content de retrouver les cadets pour leur deuxième année dans quelques mois (et avant cela, ça sera la saison 4 de Strange New Worlds)…
Pareil que le doc, beaucoup aimé, de très bons personnages très bien interprété. Je prendrais grand plaisir à suivre la saison 2.