Sur une planète désolée, Emmett est une sorte de chasseur de primes au bout du rouleau. Séparé de sa femme et son enfant, accro à une drogue étrange pour laquelle il s’est endetté, il gagne sa vie en capturant des animaux sauvages extra-terrestres qu’il livre à Clay, un scientifique fou adepte de Frankenstein… Mais cet équilibre précaire ne tient qu’à un fil : après avoir risqué sa vie lors d’une énième mission mortifère pour Clay, Emmett réalise que cette association le mène droit dans le mur et qu’il a un besoin vital de recoller les morceaux avec sa famille. De son côté, le gang de dealer auprès duquel il s’est endetté décide qu’il est temps de récupérer son argent…
À part @n.n.nemo, qui apprécie vraiment le dessin de Lesniewski ? Je sais qu’il a ses fans, mais son style est tellement particulier ! Il a une patte bien à lui, c’est indéniable.
Pour ma part, je ne peux pas dire que j’aime ou que je n’aime pas… Mais une chose est sûre : son travail me fait de l’effet. Il me fascine. M’impressionne. Me sidère. Un peu comme Allred, d’ailleurs… sauf que lui (Allred) fait carrément partie de mes dessinateurs préférés.
Délirium mise sur Lesniewski, on dirait. Sur le style du bonhomme, je suis partagé. J’ai souvent trouvé déroutantes ses illustrations très stylisées…mais j’ai jeté un oeil sur des extraits de certaines de ses BD et je trouve qu’il y a des choses intéressantes. Donc, faut voir…
Moi. ^^ Je le trouve même très impressionnant, dans son espèce de style “cartoony hyper-réaliste et détaillé”, si je puis user d’un oxymore (mais je trouve que ça décrit bien son style).
Concernant “Static”, je dois confesser que j’ai été déstabilisé par le côté totalement générique et minimaliste du scénario. Mais une fois qu’on a intégré que l’on a là affaire à un exercice de style, puisant aussi bien dans les cartoons barrés des années 90 type “Liquid Television” que dans le grand renouveau de la BD de SF dans les années 70/80, on accepte le côté chiche de la proposition sur ce plan et on goûte au talent invraisemblable de Lesniewski en tant que pur narrateur visuel.