STEPHEN KING au ciné et à la TV

#15 :

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#16 :

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#17 :

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#18 :

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LES DISCIPLES DU CORBEAU (1983)

Depuis le début des années 80, Stephen King permet à des étudiants/cinéastes en herbe de tourner leur premier court-métrage en les laissant adapter une de ses nouvelles pour 1$ (contre la promesse que le court n’aura pas droit à une exploitation commerciale sans son consentement). King a appelé ce contrat le « Dollar Baby »…et il y a eu beaucoup de Dollar Babies depuis une trentaine d’années. Le plus célèbre des réalisateurs ayant débuté par un Dollar Baby (le seul vraiment connu d’ailleurs) est Frank Darabont avec son Woman in the Room tourné en 1983. Darabont a ensuite poursuivi une fructueuse collaboration avec King avec les longs métrages Les Evadés, La Ligne Verte et The Mist.
Comme The Woman in the Room, Les Disciples du Corbeau est l’un des tout premiers « Dollar Babies ». Le court est inspiré par la nouvelle Children of the Corn (Les Enfants du Maïs en V.F.). Dans un trou perdu du Nebraska, un couple dont le mariage bat de l’aile est confronté à un culte religieux dédié à une divinité du maïs et dont les membres sont des enfants qui ont massacré leurs parents.
Le manque de moyens est flagrant et l’interprétation est médiocre, mais le réalisateur John Woodward a su installer une véritable atmosphère, avec quelques scènes assez efficaces dans un ensemble inégal. Malgré ses défauts évidents, ce n’est pas si mal pour un film d’étudiant et le format court donne un peu plus de fidélité au texte que les versions ciné.
Children of the corn a ensuite été adapté au cinéma en 1984 (avec Linda Hamilton), le début d’une franchise composée de 9 films et un téléfilm (!).

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Le premier est pas mal, avec une sacrée ambiance (mais une fin un peu torchée).
Je n’ai pas eu le courage de regarder les autres, je crois…

Jim

Pareil. Le premier me suffit…

Diable, si même toi n’y as pas goûté…

Mais tu as raison : le maïs, faut pas en abuser.

Jim

#19 :

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J’ai une super blague pourrie:

STEPHEN KING KONG!!!

#20 :

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#21 :

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#22 :

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#23 :

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#24 :

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#25 :

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#26 :

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ça mériterait presque un petit bouquin, tout ça ! Façon Scott C.

#27 :

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J’interromps très temporairement cette magnifique série d’illustrations pour poster une vidéo qui me semble en mesure d’intéresser du monde par ici ; sur ce thread elle ne me paraît pas hors-sujet, voire tout à fait appropriée : il s’agit d’une conférence donnée au fameux Forum des Images par Frédéric Bas, et qui se donne comme titre (prometteur) « L’histoire de l’Amérique considérée comme un film d’horreur ».

En fait, la conférence tourne exclusivement autour de l’oeuvre de Stephen King, et surtout des adaptations de ses travaux pour le grand écran. En vrac, l’auteur y fait le tour des « grandes » adaptations de King (Cronenberg, Kubrick, Carpenter y sont convoqués, sans surprise mais fort à propos), mais évoque aussi la fascination de King pour les années 30, et surtout les sources cinématographiques ayant informé le goût de King pour l’évocation de l’histoire criminelle des Etats-Unis, comme « La Chute de la Maison Usher » de Roger Corman, ou « La Nuit du Chasseur » de Laughton.
Frédéric Bas en profite pour dégager les grandes figures travaillées par (et travaillant…) King, comme l’enfance meurtrie, le devenir tragique des minorités disparues (notamment les Indiens d’Amérique, bien sûr) ou le père pris de folie meurtrière, et finit par évoquer les liens entre King et un cinéaste qui ne l’a jamais adapté mais partage bien des points communs avec lui : David Lynch.

Astucieusement, l’intervenant prend soin de citer en introduction Kracauer et son fameux essai « De Caligari à Hitler », qui dévoilait le sous-texte politique du cinéma expressionniste allemand des années 20 et son impact sur le spectateur ; c’est en fait un travail de même nature que se propose d’accomplir Bas, en décalant le cadre au cinéma horrifique américain et ce qu’il dit de son rapport à l’histoire de son pays. Il y a évidemment là de quoi faire…

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