STRANGE FRUIT - LA CHANSON D'ABEL (Vincent Hazard / A.Dan)

Extrait :

Jim

Sur le compte Facebook des Éditions Dupuis, le 7 avril 2025 :

🎶 Strange Fruit : L’histoire chaotique de la chanson la plus importante du XXe siècle 🎶

Découvrez, à travers cet album, l’histoire de la chanson “Strange Fruit” , l’un des plus grands succès de Billie Holiday et un état des lieux poignant du racisme de 1939 à 1956, aux États-Unis.

Cette fiction-réalité nous emporte au cœur du jazz, symbole de liberté et s’intéresse particulièrement aux destins croisés de Billie Holiday et Abel Meeropol, interprète pour l’une et compositeur pour l’autre de “Strange Fruit”. 🎼

La bande dessinée est adaptée d’une fiction audio écrite par Vincent Hazard dans le cadre de l’émission de Stéphanie Duncan “Autant en emporte l’histoire”, diffusée sur France Inter en 2020.

👉 1956, dans les coulisses d’un petit club de jazz miteux de Harlem, Abel Meeropol, poète et activiste politique pourchassé par les maccarthystes, retrouve la chanteuse de jazz Billie Holiday, pour qui il avait écrit la chanson Strange Fruit. Cette dernière, minée par l’alcool et la drogue, n’est plus que l’ombre de la star qu’elle a été et elle revendique désormais être la créatrice de cette chanson mythique …

➡ “Strange Fruit” de A.Dan et Hazard

Jim

Je lis seulement maintenant le résumé… Il faudra quand même que ceux qui les écrivent apprennent à écrire :

Je ne savais pas qu’une chanson pouvait être minée par l’alcool et la drogue !
« Cette dernière », selon les règles de grammaire, ça fait référence au dernier groupe nominal féminin… Ici, « la chanson Strange Fruit » et non « la chanteuse de jazz Billie Holiday », à qui le rédacteur pensait plus probablement…

Bon, ça ne vaut pas un mail de pub que je viens de recevoir pour lequel l’infinitif est utilisé au lieu de l’impératif, dans l’objet du mail (c’en est même le premier mot !).
Quand les communicants ne savent pas écrire, ça pose problème : c’est leur métier, quand même !

Tori.

C’est un poète qui écrit ça !

Ah ça, ne pas savoir écrire, ils prouvent tous les jours que c’est bien leur métier !
:wink:

Jim

1 « J'aime »

Donc, on suit Billie Holiday et Abel Meeropol au moment où ils se retrouvent, en 1957, alors qu’ils sont tous les deux, de manière différentes et pour des raisons variées, dans le creux de la vague.

L’évocation des souvenirs (pas toujours dans l’ordre, et présentés dans un mouvement de balancier entre l’un et l’autre personnage) permet d’évoquer la situation des Noirs dans l’Amérique de la ségrégation, mais pas seulement, puisque la chasse aux sorcières du maccarthysme occupe également une place de choix dans la narration.

On a donc le portrait double de deux artistes couverts de cicatrices morales et psychologiques, qui survivent avec leur lot de regrets et de problèmes pas réglés. La toute dernière séquence est une jolie scène de résilience et de courage.

La narration est plutôt chouette, vivante et très limpide. Le trait, où A.Dan cherche volontairement à s’éloigner de l’encrage classique et à trouver de nouvelles matières (par l’utilisation de crayon gras, notamment), donne beaucoup de matière au dessin. Parfois, certains effets peuvent désarçonner, quand ils s’appliquent à des ombres, des drapés ou des peaux, mais dans l’ensemble, il y a une cohérence visuelle et un grain qui donnent beaucoup de personnalité au récit.

Jim

1 « J'aime »

Ex-libris BD Fugue :

Jim

Vincent Hazard sur son compte LinkedIn, le 5 mai 2025 :

Pour venir nous voir en dédicaces de « Strange fruit, la chanson d’Abel », voici la liste des dates. Editions Dupuis Olivier Jalabert Olivia Simonetto
A bientôt!

Jim