THE GREEN LANTERN - SEASON TWO #1-12 (Grant Morrison / Liam Sharp)

Grant Morrison m’a un peu perdu, là.
Je l’ai déjà dit, je suis moins pris et intéressé par cette deuxième saison, mais je dois avouer que l’auteur hausse le ton ici. Hal Jordan est mort, il devient un Death Lantern au service de jeunes Gardiens de l’Univers, qui connaissent tout mais ne savent rien. Il agit pour eux, prend conscience de la menace, force sa renaissance, et se prépare au combat contre l’univers d’anti-matière.
En soi, l’ensemble est cool et prenant. Mais la manière de faire, la narration me laissent de côté. Oh, je connais Grant Morrison, j’ai lu et j’adore Final Crisis ; mais je suis laissé de côté, dans cette deuxième saison. Ca se lit, mais je ne suis pas passionné.
Liam Sharp continue ses explorations graphiques, c’est souvent réussi, mais pas à chaque fois. Je suis là aussi laissé de côté sur plusieurs planches.

Tout ça se relira très bien, mais cette deuxième saison me parle et me plaît beaucoup moins.

Des patrons, quoi.

Jim

Ah, ne me lance pas dessus.
Je suis depuis peu chef d’équipe adjoint, et j’essaye de gérer avec les consignes de télétravail qui viennent du haut et qui changent tous les jours.

Héhéhéhéhé.

Jim

Ou des fans

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War with the Anti-Matter World! The cliffhanger to Season One led to this cataclysmic confrontation! We saw that only one anti-matter soldier could decimate a small army of Green Lanterns. What happens when a horde of them strike?

Written by : Grant Morrison
Pencils : Liam Sharp
Inks : Liam Sharp
Colored by : Olyoptics, Steve Oliff
Cover by : Laura Martin, Liam Sharp
Page Count : 25 Pages
Release Date : October 13 2020
Age Rating : 12+ Only

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Source : www.aiptcomics.com

Je suis clairement moins convaincu par cette deuxième saison que par la première, mais j’ai apprécié cet épisode.
Grant Morrison l’écrit du point de vue de l’équivalent d’Hal Jordan dans l’univers d’Anti-Matière, avec une narration « à l’envers » mais aussi une lecture « à l’envers » des mots des GL, qui viennent ici rendre justice. On découvre donc une intrigue à rebours, avec un jeu pertinent pour suivre, quelques révélations et de l’émotion.
On découvre en effet que ce Weaponeer est a priori en couple avec Sinestro, qui veut l’empêcher d’appliquer son plan. Mais le Weaponeer le fait, et détruit la forge, trahissant ainsi son camp pour… l’amour ?
A voir la suite, et s’il y a une suite, mais Grant Morrison livre ici un épisode intense, qui force à s’impliquer, et créer une émotion surprenante mais bien menée. Liam Sharp adopte ici un style très sombre, qui me rappelle le graphisme parfois difficile de la SF britannique, comme 2000AD. C’est fort réussi, joli sur certains aspects, mais clivant.

Une saison qui me plaît moins mais un épisode réussi, ça laisse une impression meilleure que la dernière fois.

Ca me conforte dans le fait que j ai arrété à la 1ere série

Les trois épisodes de mi-saison étaient bons.

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THE GREEN LANTERN: SEASON TWO #9

Written by: Grant Morrison.

Art by: Liam Sharp.

Covers by: Liam Sharp, Chris Burnham.

Description: The trial of Hyperman is on, and as monstrous forces gather in the shadows, a change of heart reunites Green Lantern Hal Jordan with his one true love, Carol Ferris – but nothing is what it seems in a mind-bending, heartrending case of cross-dimensional mistaken identity and looming cosmic catastrophe!

Pages: 32.

Price: $3.99.

Available: Nov. 10.

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Sympa, la couv’ !

Tori.

Et l’épisode l’est aussi.
Grant Morrison approche de la fin de sa deuxième (et dernière) saison, en montrant le procès d’Hyperman mais en rappelant aussi la Star Sapphire de Terre-11. On découvre comment cette Carol « pousse » son Hal, un mufle relou et machiste, vers la Carol classique, pour s’en protéger. La Carol de Terre-11 amène le vrai Hal sur Terre-11, où les genres sont inversés (mais pas pour Hal et Carol, surprenant) et où le Golden Destroyer menace. Sauf que la Carol classique est aussi Star Sapphire et s’énerve… et tout ça va provoquer la « Multi-Crisis on Intimate Earths ».
Bon, on est sur du Morrison « classique », mais suffisamment « sobre » pour être compris sans difficulté. Je me répète, mais je trouve l’Ecossais moins passionnant mais aussi moins inspiré sur cette deuxième saison, bien que le numéro soit agréable. J’aime bien la Carol de Terre-11, j’aime bien les « chocs » comme la demande en mariage de l’autre Hal, et il faut rappeler la maestria graphique de Liam Sharp, qui expérimente et plonge dans des essais surprenants, mais efficaces.

Bon, intéressant, mais guère passionnant. Une bonne deuxième saison, hélas loin de la puissance de la première.

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THE GREEN LANTERN: SEASON TWO #10

Written by: Grant Morrison.

Art by: Liam Sharp.

Covers by: Liam Sharp, J.G. Jones.

Description: Meet Hal Jordan’s Earth-11 counterpart in the first skirmish of the Ultrawar! Against a backdrop of cosmic conspiracy and shady interstellar politics, two Green Lanterns and two Star Sapphires enact a four-way battle of the sexes. As the cracks of division spread from world to world, can love prevail?

Pages: 32.

Price: $3.99.

Available: Dec. 15.

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Pff, je n’y arrive pas.
Les intrigues de Grant Morrison me passent complètement à côté, même si je reconnais que les interactions entre les Hal & Carol de chaque monde sont plutôt bons, et que le twist (où Hal révèle à Carol qu’il envisage d’aller voir l’autre Carol, avec laquelle il s’entend plus, mais Carol l’informe que cette autre Carol est Carol… Jordan, avec son Hal Ferris) est plutôt bon.
Le reste… pff, ça me passe au-dessus, hein. Ca ne m’intéresse juste pas, la narration me lasse, le fond de la saga ne me plaît pas. Je trouve ça lourd, long, inutilement compliqué, volontairement obscur, et grosso-modo complexe pour rien.
Liam Sharp fait de jolies réussites graphiques, dans une approche expérimentale, proche de la scène indé’. Mais je ne trouve pas ça beau, et ça aussi, ça me lasse.

Je continue pour voir la fin.
Mais la brillance de la première saison et de l’entracte est bien, bien loin.

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Hal Jordan’s future as a Green Lantern is threatened when the Young Guardians’ plans to restructure the Corps move into high gear. What’s a guy to do but take a vacation? But when Jordan arrives on the swords-and-sorcery world of Athmoora for some R&R, he comes face to face with the biggest threat the universe has ever known-and a coalition of foes determined to bring his career and his story to its apocalyptic end! You cannot miss the game-changing two-part finale of Morrison and Sharp’s epic run…

Written by: Grant Morrison
Art by: Liam Sharp

U.S. Price:
3.99
On Sale Date:
Feb 9 2021

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Liam Sharp aura quand même toujours rendu des épisodes impressionnantes. Je n’adhère pas forcément à tout son style sur la deuxième saison, mais le trait est travaillé, les ambiances sont bonnes, même si la narration est souvent complexe. L’action se « perd » souvent dans des décors impressionnants, mais ça reste épatant comme sur ce #11.
Oh, et le scénario ? J’ai survolé. Ca ne m’intéresse pas, je trouve ça essentiellement naze, et le cliffhanger évoque un super-vilain que je trouve pathétique.
Vivement la fin.

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It’s Hal Jordan vs. Hector Hammond, and our Emerald Knight will need to summon all of his willpower to face down the psionic madman. Check out Grant Morrison and Liam Sharp’s grand finale more than two years in the making! This tale touches on every plot thread from the entire run, and it’s fully charged with fantasy, sci-fi, and Green Lantern lore. Say it with us now, “In Brightest Day, In Blackest Night…”

The Green Lantern Season Two (2020-2021) #12

Written by Grant Morrison
Pencils Liam Sharp
Inks Liam Sharp
Colored by Liam Sharp
Cover by Liam Sharp
Release Date: March 9, 2021

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Et ainsi se conclue le run de Grant Morrison et Liam Sharp, dans un numéro qui rassemble tous les ennemis de Hal réunis par Hector Hammond pour une mêlée générale.
C’est confus, inutilement complexe, souvent lourd, mais je ne peux m’empêcher d’être impressionné par la dernière image, sublime de puissance et de poésie spatiale par Liam Sharp. Ce dernier a été impérial tout du long, même si son style s’est peu à peu dévié vers des productions comme 2000 A.D. ou d’autres, et je n’aime pas vraiment.

Je reste très déçu de cette deuxième saison, inutilement verbeuse et compliquée.
Longtemps, Grant Morrison s’en est « pris » à Alan Moore, comme concurrent et pour le « dépasser ». Je remarque ici que l’Ecossais rejoint l’Anglais sur un point : à force de vouloir entrer trop de narration stylisée, trop de références obscures, il me perd et coupe tout mon intérêt.
Dommage.

N etait ce pas l idée dès le départ ?

Pas dans la première saison, en tout cas.