THE LIGHTHOUSE (Robert Eggers)

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DATE DE SORTIE PREVUE

Indéterminée

REALISATEUR

Robert Eggers (The Witch)

SCENARISTES

Robert et Max Eggers

DISTRIBUTION

Willem Dafoe, Robert Pattinson…

INFOS

Long métrage canadien/américain
Genre : drame/horreur
Année de production : 2019

SYNOPSIS

Non communiqué.

Haha, j’allais dire en déconnant que c’était le grand père de Robert Pattinson sur la photo.
Je croyais que c’était un film de la rubrique Ciné-club jusqu’à que je vois l’année de production… :sweat_smile:

Un rapport avec annihilation ?

Ou Cold Skin!
C’est vrai que les phares sont à l’honneur en ce moment.

Ayant surkiffé “The VVitch”, le précédent (et premier) long du jeune Robert Eggers, j’attends ça de pied ferme.
Il paraît que le tournage a été particulièrement compliqué. Echaudés par les exigences un peu démesurées d’Eggers, très tatillon, Dafoe et Pattinson ne se sont pas du tout entendus, et à peine parlés entre les prises…

La bande-annonce :

Rhâ, toujours pas de date de sortie…

J’espère bien, compte-tenu des échos extrêmement élogieux glanés sur le net (festivals, etc…), qu’on y aura droit en salles, quand même. Mais bon, inutile de se lamenter une énième fois sur l’état déplorable de la distribution en France… :roll_eyes:

Sortie française le 18 décembre 2019 !

Il suffisait de demander !!!
Tant mieux, tant mieux…

J’en sors.
Je viens de le voir en avant-première, car The Lighthouse est le film d’ouverture de la 12e édition du Festival Européen du Film Fantastique de Strasbourg.
Je ne sais pas quoi en penser.
Enfin. Le film a plein de qualités, et il est impressionnant ; visuellement. C’est magnifique. C’est juste superbe à l’oeil. L’image est d’une beauté déconcertante, avec ce grain idéal, ce noir et blanc merveilleux. C’est superbe, et la réalisation est extraordinaire, avec une puissance à chaque plat, une gestion précise et terrible du timing, des choix de caméras, de lumière qui sont parfaits. C’est superbe, c’est une leçon visuelle.
Les acteurs sont aussi extraordinaires ; ils sont habités. Je lis que Robert Pattinson et Willem Daffoe ne se sont pas entendus - ça ne gêne pas leurs performances. Ca a même pu la renforcer, car la relation entre les deux personnages se module, s’intensifie. Ils se rapprochent, se rejettent, s’égratignent, se haïssent alors que la tempête qui pousse ces deux gardiens de phare (un vieux, un jeune), bloqués sur leur île par cette tempête - bref, la relation se module alors que la situation se dramatise, et les acteurs incarnent idéalement cela. Ils sont superbes.
Mais.
Mais c’est bien le scénario qui me gêne. Non pas la relation entre les deux personnages, même si le « jeu » entre dominant et dominé est parfois biaisé, avec des rebondissements et changements d’équilibre qui manquent de sens et surtout de fluidité ; d’autant que certaines révélations personnelles sortent un peu de nulle part. Mais soit. Cela peut passer, cela pourrait passer si… le film offrait plus de clés à son spectateur. En tout cas, à moi.
J’aime beaucoup les films « à mystère », où tout n’est pas clair ; où le spectateur est impliqué, peut envisager « sa version ». Quand il a les clés. Quand les auteurs laissent des éléments, des indices pour tout saisir ; ce n’est pas vraiment le cas. Robert Eggers livre un récit « à mystère », mais ne m’a pas donné les clés pour le comprendre. Plusieurs plans me sont incompréhensibles, ou exigent de moi que je « rajoute » des éléments pour comprendre ce qu’il se passe à l’écran.
Ca me gêne. Je ne sais pas, au fond, ce qu’est la mythologie du film. J’ai bien saisi que le film parle de la folie, avec un fort accent sur la mythologie marine (même si elle est en fait « à peine » évoquée, et « à peine » montrée), et également sur le mythe de Prométhée. Mais le « coeur » des rebondissements n’est pas expliqué, n’est pas fluide.
Ca m’embête. Ca m’empêche de profiter, d’aimer pleinement ce film ; qui me trouble. Sur la forme, c’est une merveille. Sur le fond, c’est survolé, trop rapide, trop « facile », en misant trop sur des acteurs certes habités mais qui ne peuvent pas faire plus.

C’est beau. C’est puissant.
C’est un film intense.
Mais j’ignore toujours de quoi ce film parle vraiment, et ça m’embête quand même.