THE NICE HOUSE ON THE LAKE t.1-2 (James Tynion IV / Alvaro Martinez Bueno) + INTÉGRALE

Le ton de mon commentaire était, en effet, sarcastique sur ce versant là.

Mais il faut reconnaître le côté très efficace de sa narration. On pourrait parler aussi de page turner.

Et le grand format urban est bien venu pour donner l ampleur qu il faut aux dessins. Peut-être que si le département de la vérité avait été dans ce format, j aurais été plus conquis.

Jusqu au découpage en mid season, chaque fin de tome relançant très bien les enjeux.

A voir s il arrivera à créer au fur à mesure de vraies émotions sous la mécanique si bien huilée de son histoire.

Je conseille tout de même, c est assez imparable, d où mon sentiment, sans doute, de me faire un peu avoir, aux différents sens de l expression.

Je te rejoins.

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Le duo parle de leur série.

Interview sur Comicsblog de JT4!

Je laisse Kab copier les liens dans tous les treads le concernant de près ou de loin.

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lol ! Si tu savais le métier qu’il exerce… le pauvre… :joy::zany_face::wink:

Je crois qu’il sait.

Ah bon ? C’est juste pour le taquiner, alors ! :joy:

Non… c’est en référence à un multipostage digne des dieux de l’Olympe.

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Alors, j’ai beaucoup aimé le dessin (sauf parfois, où c’est moins fluide de comprendre dans quel ordre lire les cases) et l’histoire globale.
Mais alors, les dialogues et la façon de s’exprimer des personnages, je trouve ça plutot nul. On dirait un vieux qui essaye de faire parler des jeunes. Je trouve que le récit en patit beaucoup finalement. Je n’ai lu que le premier tome et ça m’embête vraiment car j’ai envie de lire le second pour en savoir plus sur l’histoire, mais dans le même temps, les dialogues m’énervent souvent.

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Ah tiens, amusant, c’est l’un des rares points où je trouve que c’est réussi (tant en VO qu’en VF, d’ailleurs).
Parce que je trouve que le récit repose sur une idée forte qui est diluée, à la Lost, et je déteste les insertions de pages de maquettes avec des chats sur la toile, des symboles ou des notes manuscrites : tout cela me donne l’impression d’une écriture qui roule des mécaniques.
Donc ouais, les dialogues, c’est le seul truc que j’aime bien.
Et les dessins, bien entendu : carrément impressionnants.

Jim

Disons que je trouve que les idées (notamment toute les parties traitant de l’homosexualité et de la transidentité) sont intelligentes/intéressantes, mais que les échanges entre les jeunes sonnent faux, que les réactions sont disproportionnées (même dans le contexte) ou qu’elles changent trop rapidement.
Exemple au deuxième chapitre, dans la retranscription : Le reporter s’énerve, puis redevient calme en un instant et raconte un truc qu’il vient de vivre. Il est ultra énervé contre une autre personne puis dit, d’un coup : “Heu, les gars ? Au fait, il y-a un mur.”

Dans aucune réalité à part une série télé cette scène ne peut arriver.
Tous les personnages sont tellement poussés à l’extrême que j’avais l’impression de voir des acteurs grossirent leurs traits pour qu’on comprenne bien : l’autrice qui jure tout le temps, a inventé la définition du cynisme, le comique qui est… stupide ? Tout ces traits de caractères sont tellement surlignés que ça transpire dans les dialogues et que ça m’a profondément dérangé.

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Tu as sans doute mis le doigt sur le truc.

Jim

Que c’est écrit à dessein d’être adapté en série télé ?

Alors je suis d’accord en partie avec Darky. Dans l’ensemble, j’ai bien aimé The Nice House on the Lake, mais - parce qu’il y a toujours un mais - je trouve qu’il y a beaucoup de confusion dans les dialogues, notamment avec ce jeu de mystère permanent autour de certains personnages qui en savent plus que les autres.
J’ai parfois l’impression que le scénariste cherche à complexifier artificiellement l’histoire, sans toujours y parvenir.

On parle de monstres, d’extra-terrestres, mais sans vraiment comprendre qui est Walter, ni ce que sont réellement ses mystérieux semblables. De la même manière, je n’ai jamais eu la sensation que la Terre avait réellement été détruite, puisque certains personnages affirment pouvoir sauver leur monde — avant d’en douter vers la fin — et que l’on apprend aussi que Walter peut être remplacé.
Tout cela m’a un peu cassé.

J’ai eu le sentiment qu’on passait trop vite du mystère à l’horreur/épouvante, puis presque à une forme d’héroïsme, sans que ces bascules soient toujours pleinement digérées. Comme si le récit hésitait constamment sur sa nature et que cette hésitation se répercutait sur les dialogues et les réactions des personnages.

Et puis j’ai eu une autre sensation assez dérangeante : l’impression qu’ils ne sont peut-être pas les seuls prisonniers dans cette bulle. Comme s’il existait d’autres bulles, chacune avec un Walter différent, chacun cherchant à prouver qu’il peut “sauver” ses amis de la fin du monde… mais surtout pour les observer, comme s’ils étaient dans une cage, pour des expériences.
Quand j’ai vu fin du premier cycle, je me suis même dit qu’on allait partir sur un très grand nombre de tomes, potentiellement sans fin, et ça m’a immédiatement fait penser aux films Cube et les téléréalités du même genre que les Loft Story.

Je n’arrive jamais à savoir, quand tu dis des choses comme cela, si tu essayes de me (nous) aiguiller vers quelque chose tout en m’(nous)encourageant à réfléchir par moi(nous) même, ou si tu t’interroges réellement sur le sujet.
Dans les deux cas, ça me plait beaucoup haha.

Les deux.

Bah tant mieux.

(Mais plus sérieusement, je trouve que Tynion écrit bien, mais que son écriture est influencée par d’autres médias, notamment l’audiovisuel. La télé. Je ne pense pas que ce soit un mal, mais ça tire à la ligne, quand même.)

Jim

A ton tour de mettre le doigt sur quelque chose :

C’est vrai que j’ai énormément de mal avec les dialogues des séries standardisées qu’on peut suivre sur Netflix notamment, et ça ressemble pas mal à ça (d’où l’influence que tu cites). Moi, ça me rebute même carrément.

Tu as raison.

C’est un peu expliqué dans le cycle 2 (ca doit arranger T4, bien sûr, pour retomber sur ses pattes) mais les stéréotypes, c’est un peu le thème du bouquin, me semble-t-il.

je pense qu’il doit être obnubilé par ce media. Par envie, par volonté de pénétrer ce marché, ou pour toute autre raison mercantile. On le sent bien.
Il travaille presque par saison, notamment pour ce titre.