THE TWO FACES OF JANUARY (Hossein Amini)

La première réalisation du scénariste de Drive.

[quote]DATE DE SORTIE FRANCAISE

18 juin 2014

REALISATEUR & SCENARISTE

Hossein Amini, d’après le roman Les deux visages de janvier de Patricia Highsmith

DISTRIBUTION

Viggo Mortensen, Kirsten Dunst, Oscar Isaac, Daisy Bevan…

INFOS

Long métrage britannique/américain/français
Genre : thriller
Année de production : 2013

SYNOPSIS

  1. Un couple d’américains très élégants, le charismatique Chester MacFarland et sa jeune épouse Colette viennent d’arriver à Athènes. A l’Acropole ils font la rencontre de Rydal, un jeune guide touristique, américain mais parlant grec, arnaqueur de touristes à l’occasion. Séduit par la beauté de Colette et impressionné par l’argent et le raffinement de Chester, Rydal accepte sans hésiter leur invitation à dîner. Mais les Mc Farlands sont moins lisses qu’il n’y paraît. Dès son arrivée dans leur hôtel luxueux, Rydal est sommé par Chester de l’aider à déplacer le corps inanimé d’un homme, qui l’aurait soi-disant attaqué. Rydal accepte spontanément, mais les évènements s’enchaînent et il se retrouve vite entrainé dans un engrenage malsain, piégé. Son attirance de plus en plus grande pour la vulnérable Colette, qui y semble sensible, rend Chester fou de jalousie. La tension entre les deux hommes devient palpable, insoutenable. Leur voyage les entrainera de la Grèce à la Turquie, jusqu’à l’issue, terrible, dans le dédale d’allées du Grand Bazaar d’Istanbul.
    [/quote]

La bande-annonce :

La fête du cinéma aidant, j’ai vu la bande annonce en salle, et je me suis dit que ça pouvait être sympa. Au tout début, je me suis dit que j’avais affaire à un remake déguisé du Talentueux Monsieur Ripley (ou de Plein Soleil). En chemin, je me suis dit que j’avais affaire à un thriller psychologique néo-hitchcockien. Et quand le générique de fin a défilé et que j’ai vu le nom de Patricia Highsmith, j’ai fait “ah ok ok d’accord d’accord” (en mode Jojo la Poiscaille, quoi…).
Je ne connaissais rien du film. Et je dois avouer que si j’avais su que c’était la première réalisation du scénariste de Drive, j’aurais passé mon chemin.
Là, au tarif de la fête du cinéma, je ne dis pas que je regrette.
Même si je ne suis pas emballé plus que ça.

C’est bien filmé, y a quelques astuces de transitions de scènes (des astuces de scénaristes, jouant sur les sons, notamment), mais y a quelques pétouilles de montage. Rien de grave, mais bon, quand on filme des poursuites dans des ruelles, autant être carré.
Les acteurs sont très bien. Viggo Mortensen et Kristen Dunst, on s’en doute. Oscar Isaac, que je découvre, est assez bon aussi. Les petits rôles sont très bien, tout tourne bien.
L’ambiance hitchcockienne est pas mal (les couloirs d’hôtel, les routes en bus…), avec une musique post Bernard Hermann aux influences évidentes.

Tout cela est très bien.
M’attendant personnellement à des jeux de manipulations et à un duel de personnalité, j’ai été un peu déçu. C’est, au final, un film sur la descente, l’effritement, la déchéance. Sur l’obstination des hommes pas vraiment méchants à ne pas faire les bonnes choses (les choses honnêtes, mais également les choses logiques). Mais c’est un peu trop pour moi, ce portrait de l’obstination mortifère, de l’autodestruction, dans une structure de thriller.

Bref, j’en suis ressorti avec le sentiment qu’il manquait quelque chose (et cette petite sensation que c’est peut-être moi qui cherchait quelque chose qui n’a pas à y être). Mais, deux heures et demi après, je continue à penser qu’il y a quelque chose dans l’équilibre général qui manque.

Jim

PS : Et une fois de plus, j’en suis réduit à la consternation de voir que l’industrie du cinéma française, infestée qu’elle est d’incultes et de colonisés culturels, n’a pas trouvé le moyen de traduire le titre. Alors que le roman de Patricia Highsmith est édité en France depuis des décennies sous le titre Les Deux visages de janvier. Tristesse.

Typiquement le genre de film dont la bande-annonce me dégoûte.
Trop remplie, trop longue, apparemment trop révélatrice du contenu. Le pitch m’intéresse, mais la bande-annonce m’en a trop dit : je me suis “fait” le film en pensée, et je n’ai plus vraiment envie de le voir maintenant.